07/06/2012

Groupe de Shanghai : la douche froide

Il y a de cela deux jours, le monde était de nouveau en effervescence. Le monde ? Oui, celui des médias et des « spécialistes » de tous poils. Un obscure vice quelque chose russe aurait déclaré que le maintien du Président syrien aux commandes du pays n'est pas une priorité absolue pour la Russie.

Je ne suis pas un fana des Russes, ni des Chinois, ni de personne d'autre d'ailleurs. Je trouve juste qu'il est salutaire et indispensable que la puissance malfaisante des USA et quelques uns de leurs larbins puisse être constructivement contrée par une puissance au moins aussi forte. Pour le reste, ils peuvent tous aller au diable. Je ne vois pas qui donnerait le droit à X ou Y de décider du sort qui doit être réservé aux autres.

Pour revenir aux Russes et aux Chinois, ceux-ci viennent pour la énième fois de refroidir les ardeurs des Occidentaux. Coup sur coup, ils déclarent, par la bouche de Lavrov, toujours lui, qu'il n'est pas question ne serait-ce que de penser à mettre le nez dans les affaires internes de la Syrie et que le changement du « régime » conduira à une catastrophe régionale. Comprenne qui pourra. Si le langage diplomatiques doit, apparemment, être interprété d'une manière très spécifique, le patron de l'Alliance Atlantique, Rasmussen, vient de déclarer qu'il n'est pas question pour l'OTAN de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Syrie. On voit que non seulement il n'est pas question d'intervention militaire, mais l'idée même de mettre son nez dans les affaires syriennes est hors de question.

La leçon commence manifestement à entrer. A la bonheur.

Et tant pis pour tous ceux qui se sont excités à l'annonce de la bonne nouvelle : le énième lâchage de la Syrie par la Russie. Parmi ceux-ci, se trouve notamment un blogueur, prévisionniste et philosophe de son état, invité permanent de ce blogosphère, qui n'arrête pas depuis plus d'une année de constater l'isolement grandissant de la Russie et les fissures qui apparaissent par ci par là dans les relation syro-russes.

Il est vrai qu'il a aussi prévu que l'année 2012 sera celle de...DSK

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, russie, gowrié, chine, usa, france, dsk

01/06/2012

La Syrie doit défier l’Occident

C'est la seule manière de l'obliger à changer de ton et de...manière. Ce n'est pas l'entêtement qui me pousse à le dire mais l'enseignement de l'histoire, celle qui est encore là, en Irak, en Libye et ailleurs. Ce d'autant que ces derniers n'avaient pas les moyens de le faire alors que la Syrie oui. Il est absolument indéniable que l'Occident se fiche éperdument de la démocratie, de la liberté et du bonheur du peuple syrien comme il se fiche de ces valeurs partout ailleurs dans le monde.

En Irak, l'histoire en devient lassante, cela a commencé par l'introduction des barbouzes, appelés pour l'occasion « observateurs », de l'ONU, bien évidemment, qui, pendant deux ans, ont rassemblé toutes les informations nécessaires à l'invasion américaine, avec les conséquences que l'on sait. C'est pour cette raison, mais pas seulement, que la Syrie doit se dépêcher de mettre à la porte dans les plus brefs délais ces mêmes barbouzes, avec leur chef. Elle doit défier l'Occident et répondre à chaque provocation de celui-ci, jusqu'à le provoquer, à son tour. C'est le seul langage qu'il comprend. Cela fait 14 mois que « toutes les options sont sur la table », selon une expression devenue lassante et insupportable. Eh bien, puisque toutes les options, moins une, ont déjà été mises en œuvre, qu'on en finisse et que la dernière soit lancée. Je crois que, contrairement à ce que la plupart des pseudos analystes pensent, les Syriens ont tort de jouer sur le temps. Ils ont déjà eu grand tort d'attendre 14 mois. Ils devaient les défier dès le premier jour. Dès l'instant où ceux-ci, grisés par leur « victoire » en Libye et par leur stupidité historique, ont déclaré que le président Syrien a perdu toute légitimité et qu'il devaient partir. Je rappelle à ce propos que feu Juppé lui avait donné deux semaines pour le faire. Les Syriens devaient comprendre dès ce jour là que les Occidentaux ne pouvaient pas revenir en arrière et qu'ils feraient tout, comme à leur habitude, pour ne pas perdre la face et le peu de respectabilité qu'il leur reste dans le monde. Faire tout ? Oui, y compris le pire, détruire la Syrie pour arriver à leurs fins.

Ceux, y compris les syriens, qui croient que la Russie protège la Syrie et qu'elle est son dernier rempart ont aussi tort. C'est probablement l'inverse qui est vrai et les Russes l'ont très bien compris. C'est un atout majeur que les Syriens devraient savoir utiliser. C'est effectivement la Syrie qui est le dernier rempart sur les frontières russes. La survie, sur le plan international et stratégique, de la Russie, passe par la Syrie. Non seulement les occidentaux ne feront aucune concession pour amadouer les russes et leur faire changer de position, mais il est illusoire de croire qu'ils respecteront le moindre engagement, la moindre parole donnée. Ce n'est ni dans leurs habitudes, ni dans leur mœurs.  A supposer même qu'un tel marchandage soit possible, les Occidentaux, une fois l'affaire terminée, entendez le départ, sous une forme ou une autre, du Président Syrien, se retourneront contre les Russes, les isoleront totalement et les mettront à genoux. Ceci aussi les Russe, du moins je l'espère, l'ont très bien compris. Ce n'est pas pour rien non plus que le président Russe, M. Poutine, a déjà mis les points sur les i avant même qu'il ne se rende à Paris, en ironisant même sur les propos de son « homologue » Français, lequel vient, lui aussi, de faire allusion à « toutes les options mises sur la table ».

Quoi qu'il en soit, tout cela ne changera rien pour les Syriens. On sait tous que si les Occidentaux voulaient et pouvaient intervenir militairement en Syrie, ils l'auraient fait et ils le feraient, avec l'aval russe ou pas. Je rappelle, là aussi, qu'ils n'ont pas attendu les Russes pour intervenir en Serbie. Ils ne les ont pas attendu non plus pour ravager et saccager l'Irak et tuer un million de ses habitants. Cette histoire de « légitimité » légale n'est donc qu'une boutade, une mascarade que même la fameuse opinion publique commence à trouver très peu amusante. Ce ne sont donc pas les Russes qui empêchent les Occidentaux de faire quoi que ce soit. Ce sont plutôt les Occidentaux qui trouvent cette situation extrêmement commode. Cela leur donne l'occasion de mettre la responsabilité du blocage de la situation sur le dos des Russes et des Chinois.

J'irais encore plus loin. A supposer même que non seulement les Russes acceptent de lâcher leur soi-disant allié syrien, mais se joignent même aux Occidentaux. Qu'est-ce que cela changerait-il ? Quelques avions ennemis de plus ou moins dans le ciel syrien !

Ils ont eu tort de s'en prendre immédiatement aux autorités syriennes. Ils ont eu tort de s'acharner ensuite. Ils ont eu tort de financer, armer et envoyer les terroristes en Syrie. Ils ont eu tout aussi tort d'expulser les diplomates syriens. La Syrie doit, enfin, en profiter, faire ce qu'elle a à faire et frapper fort, très fort.

Pour finir, je reviens, petit à petit, sur "le massacre" de Houla. Dernier épisode dans la besace des Occidentaux. Comme pour Baba Amr qui nous a livré ses trésors "médiatiques" après l'assaut des forces de l'armée syriennes (vidéos fabriquées, morts inventés, etc.) il semblerait, c'est même certain, que les autorités syriennes s'apprêtent à sortir au grand jour toute la vérité concernant ce dernier massacre et toutes les manipulations, notamment médiatiques, autour de celui-ci. Je m'en réjouis et attends de voire la tête des employés de nos journaux.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie.occident, russie, france, hollande, poutine, gowrié, chine, terrorisme, terroristes

29/05/2012

Embargo et sanctions à tour de bras, rien n’y fait. C’est tant mieux

A peine la crise syrienne déclenchée, par les bédouins, les islamistes et les voyous de tous bords, que les gouvernements occidentaux, le nôtre, hélas, avant les autres (notre politique depuis quelques années est qu'il faut systématiquement être plus royalistes que le Roi, ce dans tous les domaines : accords fiscaux, accords bilatéraux, couchage devant les Américains, les Allemands et les Français, etc.) se sont précipités pour :

1.   Demander, que dis-je, exiger et ordonner le départ du président Assad. Certains lui donnèrent même deux semaines pour s'exécuter.

2.   Lancer la batterie habituelle de sanctions de tous genres : économiques, politiques, financières, blocage d'avoirs, etc.

Le hic, dans le cas syrien, est que ceux-ci sont infiniment plus futés que les Libyens, Tunisiens et autres. On n'invente pas l'agriculture, la civilisation, l'alphabet, les sciences, l'algèbre et l'astronomie pour rien.

Qu'avons-nous trouvé comme avoirs à bloquer ? Rien. Absolument rien. J'ai dit futés mais il ne s'agit pas uniquement de cela. S'il est indéniable que les personnes qu'on veut sanctionner et dont on veut bloquer les avoirs ont des « petits » quelques choses par ci par là, la plupart de ce qu'ils ont se trouve...chez eux, à l'intérieur du pays. C'est peut-être pour cela qu'à l'hystérie généralisée de l'impuissance occidentale face à la résistance syrienne vient s'ajouter, est-ce vraiment une surprise, le ridicule hystérique. Au point de s'en prendre à la mère, octogénaire d'Assad et à sa femme, à qui on reproche une surconsommation de chaussures de chez Louboutin.

Les Occidentaux ne semblent toujours pas avoir compris. Cinquante ans d'embargo et de sanctions contre Cuba, des dizaines d'années de sanctions contre l'Iran, contre la Corée du Nord, etc. On voit le résultat.

Pour revenir aux Syriens, ces derniers, se foutant, à raison, des sanctions stupides et inutiles des « Occidentaux » viennent de passer des accords économiques et financiers très importants avec la Russie. A terme, cela devrait aboutir à l'adhésion de la Syrie à l'accord de libre échange avec la Russie, le Belarus et le Kazakhstan.

Avec « ça », on peut, les Occidentaux, toujours espérer que la Russie lâche son « allié » syrien. Car, il n'aura échappé à personne, la Russie fait cela avec...le gouvernement de M. Assad. Elle n'a pas attendu « pour voir ». Pour les professionnels de la politique et de la diplomatie, ceci doit certainement avoir une grande signification. La Russie envoie un message on ne peut plus claire : nous sommes en train de revenir sur la scène internationale même si cela devait se faire au prix d'une nouvelle guerre froide.

Pour ce qui est des sanctions, embargos et autres stupidités du genre, le Venezuela vient de mettre « ses menaces » (ses promesses) à exécution. Elle a déjà commencé ses livraisons de mazout à la Syrie. Laquelle semble aussi pouvoir se fournir en liquide raffiné ailleurs. La logique du soutien politique de certains pays de la Syrie, se prolonge donc par un soutien économique.

Il ne restera, comme parade, pour les Occidentaux, que l'intervention, militaire, direct.

Ça décantera pas mal de choses.

A ce propos, chose étrange : quelqu'un pourrait nous dire où se trouvent actuellement l'islamiste Erdogan et son ministre des affaires étrangères ?

 

08:34 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : turquie, iran, russie, venezuela, syrie, gowrié, erdogan, france, usa, asl, terrorisme, islamisme

01/05/2012

L’ONU et ses observateurs : virez-les

S'il est vrai que les Russes se sont très bien rattrapés en déclarant que c'est l'opposition syrienne, composée essentiellement de groupes terroristes, et ses soutiens, Juppé, Clinton, Hamad, Erdogan et Cie, qui sapent le plan de Kofi Annan, il n'en demeure pas moins qu'ils se sont fait partiellement avoir, pour la deuxième fois depuis l'épisode libyen.

Alors qu'ils sont parfaitement au courant des moindres détails sur le terrain, qu'ils sont conscients des raisons réelles de cette mascarade dangereuse qu'est la mission de l'ancien Secrétaire Général de cette institution aussi inutile que néfaste : fournir un quelconque prétexte, que les Occidentaux recherchent depuis des mois, à une intervention étrangère sous une forme ou une autre, ils ont malgré cela tombés dans le piège que ces derniers leur ont tendu. Ils ont, avec les Chinois, voté la résolution permettant l'envoi d'observateurs dont la mission est de vérifier le respect du cessez-le-feu. Seuls les Syriens ont eu la lucidité et la fermeté nécessaires pour refuser tout observateur national d'un pays « hostile ». D'observateurs, soi disant neutres, tout le monde sait que ces gens n'en ont que le nom, et encore. Tout comme les journalistes « clandestins », pour la plupart des militants pro terroristes, voire des barbouzes, ces observateurs ne sont là que pour glaner le maximum d'informations et fournir un quelconque prétexte justifiant une intervention étrangère.

Stratégiquement, je crois que la « faute » des Russes est impardonnable. Alors que la soi-disant ASL, groupement hétéroclite de déserteurs et de terroristes islamistes, était Euronews armes à destination des rebelles.JPGaux abois, que l'armée nationale syrienne était sur le point de les écraser, cette résolution est venue saper tous ces efforts et sacrifices et donner un ballon d'oxygène inespéré aux terroristes. Comme par hasard et coup sur coup, on apprenait samedi dernier que les autorités libanaises ont arrêté un bateau, en provenance de la Libye, chargé d'armes et de munitions destinées aux terroristes et que les forces armées syriennes ont intercepté plusieurs bâtiments chargés d'hommes et d'armes, en provenance de la Turquie cette fois-ci, qui se dirigeaient vers la côte syrienne.

On voit dès lors clairement le but réel de cette résolution et des « observateurs » : fournir aux terroristes le temps et le répit nécessaire pour se refaire une santé, s'armer (comme l'avaient bien promis les Français et les islamistes des monarchies pétrolières).

La Russie vient donc de déclarer qu'elle et la Chine sont « d'accord à 100% » sur la Syrie et qu'il est désormais "nécessaire que les autorités syriennes puissent repousser avec fermeté les terroristes qui opèrent dans le pays". Les Russes ont ajouté que les acteurs à l'intérieur comme à l'extérieur (du pays) doivent les empêcher de recevoir le soutien qu'ils réclament. Lavrov a dit cela sans utiliser le moindre subterfuge de langage diplomatique. Juppé a dû apprécier. Romandie.com : la Syrie doit repousser avec fermeté les terroristes.

Tout cela est bien. Ce qui serait encore mieux est que les Syriens commencent par virer les barbouzes de l'ONU, de fermer la porte à toute tentative, quelle qu'elle soit, d'ingérence dans les affaires « internes » du pays.

Juppé et les autres n'ont qu'à continuer à pester dans leur coin

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : onu, france, juppé, lavrov, russie, chine, syrie, gowrié, terroristes, observateurs

30/04/2012

Juppé le fou, Ki Moon le laquais aveugle

La différence essentielle entre les Russes et les laquais cités plus haut, est que contrairement à ces derniers, les Russes ne se basent pas sur les « rapports » d'Al Jazeera et de ses nombreuses « succursales » ici, la presque totalité de nos journaux et nos médias télévisuels, ni sur les dires de Vannay, Hammouche, Vallélian, Daniels ou encore cette Bouvier, pour décider de la politique à suivre. Ils ont des milliers de « vrais » observateurs sur le terrain, lesquels ont une idée extrêmement précise sur la réalité des événements là-bas.

Dès lors, le soutien sans faille de la Russie à la Syrie n'est pas uniquement dicté par les éternels intérêts géostratégiques dont tous ceux qui fréquentent les bistrots du coin se plaisent à parler, il est aussi largement construit autour d'une parfaite connaissance des réalités sur le terrain. En effet, voyant le « fou » rêver du matin au soir de sa guerre contre la Syrie, ainsi que l'aveugle ignorer totalement plusieurs attentats terroristes ayant fait des dizaines de morts, les Russes ne peuvent pas faire autrement que de soutenir totalement les autorités syriennes. Ils viennent à cet effet de faire une déclaration, la première du genre à être aussi claire et aussi définitive, pour ne pas dire défiante vis-à-vis de l'Occident : la Russie demande aux autorités syriennes de mener une action aussi vigoureuse que possible afin d'éradiquer le terrorisme et d'anéantir les terroristes et leurs soutiens.

A propos de soutien, on vient aussi d'apprendre que les autorités libanaises viennent d'arrêter un bateau en provenance de la Lybie chargé d'armes et de munitions à destination de ces mêmes terroristes.

Il ne vous aura pas échappé non plus qu'aucun pays occidental, y compris, hélas, le nôtre, n'a condamné les attentats terroristes dont on a parlé plus haut. Normal, on ne peut espérer que des terroristes condamnent certains des leurs.

La défaite de tout ce petit monde étant annoncée à plus ou moins courte échéance, viendra un jour le temps des bilans et certains doivent rendre des comptes. Ce sera très cher.

Juppé le bélliqueux veut une guerre avec la Syrie. Juppé représente officiellement son pays, la France. Comme on ne fait pas la guerre contre ses "amis", la France veut être considérée comme un ennemi. Il faut absolument en retour la considérer comme tel, avec toutes les conséquences que cela suppose. Les ennemis, on les combat et, si possible, on les bat, PAR TOUS LES MOYENS.

N'est-ce pas un chef Gaullois, Brennus le vainqueur des Romains en l'an 390 avant JC qui aurait déclaré : « malheur aux vaincus » ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juppé, france.syrie, gowrie, ban ki moon, terrorisme, terroristes, russie, chine

22/03/2012

Tueries de Toulouse : à qui la faute ?

C'est donc un jeune Français, de religion musulmane (je le dis bien évidemment parce que c'est ce qu'il met lui-même en avant dans ses revendications) que les médias présentent à longueur de journée comme étant « d'origine algérienne » comme s'ils voulaient se dédouaner, qui aurait commis ces crimes innommables. On se demande par ailleurs jusqu'à quand lui et ses enfants, s'il avait eu le temps d'en faire, resteront, pour les médias, d'origine algérienne. Mélanchon doit pester. Le tueur n'est pas de l'extrême droite.

A qui la faute ?

A la France, à son Président, à son ministre des affaires étrangères, ainsi qu'à toute la classe politique dirigeant ce pays depuis plus de trente ans.

Dites-vous bien que ces gens-là, alors même qu'ils font semblant de pleurer leurs morts, font tout pour installer ces mêmes islamistes fondamentalistes partout où cela est possible. Cela a commencé il y a longtemps déjà. Les USA, sources de la plupart des malheurs de ce monde, ont crû bon de « créer » Al Qaeda pour battre les « communistes » de l'URSS. Ils les ont équipés et, ensemble avec les Saoudiens, grands démocrates devant l'Eternel, les ont entrainés et financés.

C'est au même moment où ces criminels font semblant de pleurer leurs morts qu'ils font le siège, oui le siège, du Conseil de Sécurité de l'ONU afin d'intervenir en Syrie où « le régime » lutte contre des bandes armées infestées de jihadistes envoyés et financés par ces mêmes Saoudiens semant la terreur et la désolation partout.

J'avais dans un précédent billet dit que ces gens-là n'ont pas de pays, ils ont une doctrine. Ils ne sont pas Français, ils ne sont pas Suisses, ils ne sont même pas Arabes, Pakistanais, Afghans où je ne sais quoi encore. Ils n'ont de loyauté envers rien ni personne, en dehors de la doctrine néfaste dont ils se réclament.

Le tueur de Toulouse a même déclaré que son seul regret et d'avoir été découvert avant qu'il ne puisse tuer d'autres victimes. Il a dit sa fierté d'avoir mis la France "à genou". Il a mis la France, un pays qui n'est pas le sien, un pays ennemi, le pays des mécréants, à genou.

Avant de mourir, le Pape Shenouda III avait déclaré que « si la survie des Coptes d'Egypte est au prix d'une intervention étrangère dans le pays, alors il vaudrait mieux qu'ils disparaissent ». Qaradawi, un prédicateur islamiste, Président du Conseil Mondial des OulémaPape Shenouda III.PNGs, déclarait, lui, que, pour faire triompher l'Islam, il conviendrait de s'associer même avec le diable. C'est ce même prédicateur, plus grande autorité dans le monde islamique, selon certains, qui détaille la manière dont les homosexuels doivent être tués (comment tuer l'actif, le passif, etc.)

Wikipedia, Qaradawi : licite et illicite dans l'Islam

Farès Khoury, célèbre homme politique syrien de la première moitié du 20e siècle et grand patriote, avait prononcé une phrase, restée célèbre depuis : « Si laCapture 1.PNG France est là pour protéger les chrétiens, alors là, je suis un musulman ». Il l'avait prononcée dans l'enceinte même de la...mosquée El Omeyyade.  A l'époque, la Syrie ne connaissait pas vos amis démocrates, les salafistes wahhabites, qui sèment la terreur et une certaine forme d'inquisition en Syrie comme ils l'ont fait en Irak. Farès Khoury était...chrétien.

Aujourd'hui, les membres de ce grand rassemblement patriotique qu'est le CNS, sont 500% pour une intervention militaire contre leur propre pays.

Infrarouge : 28 février 2012 (regardez à 43min35

En 1916, alors que les Ottomans se retiraient de leurs dernières possessions dans le Moyen Orient, commettant au passage massacres et génocides, beaucoup d'intellectuels et de patriotes s'en sont réjoui et y ont vu l'avènement d'un nouveau monde, moderne, libre, laïque. C'est au même moment qu'un courant islamiste s'appelant « tendance orientale » est né en Egypte.  Il appelait à la constitution d'une grande région, allant du Maghreb et jusqu'au Pakistan, sous domination turque.

Tout cela ne date donc pas d'hier.

Faut-il leur en vouloir ? Non, il ne faut nous en vouloir qu'à nous-mêmes.

Je vous le dis, le pire est devant nous.

Réjouissons-nous de la prise du pouvoir par les salafistes en Tunisie, Egypte (où les Coptes fuient par milliers), en Libye et ailleurs. Soutenons les Saoudiens dans leurs efforts d'installer ces criminels partout, comme ils l'ont fait à l'époque d'Al Qaeda, des Talibans, des Tchéchènes, etc. Nous nous réveillerons, peut-être, quand nous aurons notre 11 septembre à nous. Je n'en suis même pas sûr. Le pétrole est si aveuglant.

Oh, j'oubliai...certains n'ont pas oublié de nous demander de ne pas faire...

D'amalgames.

Amalgame avec quoi exactement ? la folie du fanatic de Toulouse et l'enseignement d'une des plus grandes autorités de l'Islam, Cheikh Qaradawi, par exemple ?

 

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, gowrié, syrie, islamisme, russie, usa, terrorisme

20/03/2012

Les idiots et l'ours

L'ours, c'est la Russie. Les idiots : je vous laisse deviner.

S'il est vrai que l'une des vertus essentielles de notre civilisation, celle que nous essayons d'inculquer à nos enfants, est la persévérance, les idiots semblent avoir tendance à la confondre avec acharnement.

Les idiots essaient de nous vendre à longueur de journée « leur » monde qui change mais semblent ne pas comprendre qu'il a vraiment changé.

Les idiots croient toujours vivre en 1989, mais nous nous trouvons en 2012.

Les idiots sont endettés à hauteur de plusieurs fois leur production nationale, sont en faillite et se font achetés par les bédouins mais ne réalisent même pas que, à la différence de 1989, l'Ours est en excédent, et dispose de réserves monétaires de plus de 500 milliards de dollars.

Une des vertus essentielles des idiots est leur insensibilité. D'aucuns appellent cela : avoir honte, de temps à autre. Les idiots n'ont jamais honte.

Lors de sa récente visite en France, Madame Valentina Matvienko, présidente du Conseil de la Fédération (la haute chambre russe) a fait savoir, d'une manière on ne peut plus claire que la Russie ne changera jamais d'un iota sa position sur la Syrie. Ses déclarations font suite à celles du Nouveau Président de son pays, M. Poutine ainsi qu'à celles du ministre des affaires étrangères, M. Lavrov. N'essaJuppe_senat_russe_cle0bc439.jpgyez pas. Pour peu, les Russes auraient dit : même un âne aurait compris le message. Pas les idiots.

Pour la première fois depuis l'occupation de l'Irak par les Américains et leurs « alliés » et à l'éternelle, et stupide, question de savoir si ceux qui la regrettent auraient préféré que Saddam reste, une personnalité d'un aussi haut rang que Madame Matvienko répond, en des termes très peu diplomatiques, à propos de la même question stupide mais concernant cette fois-ci Kadhafi; « oui, on aurait préféré qu'il reste ». "Quoi qu'on pense de Kadhafi, c'était tout de même le chef de l'Etat. Les images de violences et d'acharnement contre lui étaient insupportables, moyenâgeuses". Elle a ajouté : « cela ne ressemble pas à un processus de paix mais à une guerre civile ». La seule chose qu'elle n'a pas dite ouvertement, mais l'a fait très bien comprendre, ...et vous en êtes les responsables directs. Juppé a dû apprécier.

De son côté, le Président syrien, sans aucune légitimité et à qui on « ordonnait » hier de partir, fait encore plus fort : il invite « toutes les organisations qui luttent contre le terrorisme à faire pression sur toutes les parties « connues » pour qu'elles cessent de soutenir le terrorisme ». Qu'entend-t-il par là ? La France, USA, GB, Turquie et autres, seraient-ils des... soutiens aux terroristes ? Comme je l'ai déjà prévu il y a de cela quelques semaines, la Syrie négociera, mais à partir d'une situation de force et...elle dictera SES conditions : les terroristes ne doivent pas seulement être désarmés mais doivent répondre de leurs actes devant la justice...SYRIENNE.

La Syrie négociera

Quant aux amis et protégés, très provisoires, de Juppé, les membres du Conseil d'Istanbul, ils ont oublié la chose la plus importante de l'équation : l'histoire. Celle-ci ne pardonne pas. Ses poubelles accueillent surtout et avant tout les traitres. Ils iront sous peu y rejoindre leurs camarades. Les Français, dont certains ancêtres récents ont une grande expérience en le domaine, doivent en savoir quelque chose.

Ouvrir de ses propres mains la porte aux bandits et leur indiquer le chemin de la chambre à coucher. C'est la devise commune à tous les traitres, où qu'ils se trouvent et d'où qu'il proviennent.

Voyez-vous, nous vivons dans un monde où, submergés d'informations dont la plupart ne vaut rien, cellles-ci passent sans même qu'on ne l'y prête attention. Ainsi, y compris sur ce blogosphère, certains "analystes" parlent des monarchies pétrolières en les qualifiant de pays arabes "modérés". L'expression fut, me semble-il, inventé par les USA et repris par la totalité des pays du "monde libre". En 2012, un pays comme l'Arabie Saoudite se trouve qualifié de "modéré".

La plupart des terroristes qui ont commis les attentats du 11 septembre sont Saoudiens.

L'Arabie Saoudite a financé les Talibans, créé et financé Al Qaeda.

De même, elle a financé les terroristes Tchéchènes.

Ainsi que tous les mouvements jihadistes possibles et imaginables de par le monde.

Elle interdit la construction des églises sur son territoire.

Elle appelle à détruire les églises déjà construites ailleurs sur la péninsule arabique.

On y coupe les mains des voleurs, coupe la tête des adultérins, lapide les femmes adultères jusqu'à ce que mort s'ensuive, etc.

On y interdit même aux femmes de conduire une voiture.

Mais c'est un pays...modéré

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : russie, france, juppé, gowrié, syrie, opposition, collaboration, islamisme, médias

19/03/2012

Attentats terroristes à Damas : c’est certainement le régime


Images des attentas.PNG

Vous l'auriez compris, le titre est une boutade...tragique. J'attends juste de voir combien de lignes cela représentera dans nos médias, à l'affût de la « vérité ». En tout cas, sur bluewin.ch, pas de problème : c'est la « télévision d'état » qui dit que...

Le rédacteur de « l'article » n'a pas oublié de mettre le mot « terroriste » entre parenthèses. Il doit certainement avoir suivi sa formation dans la même école que Hammouche Vannay, Bouvier et Daniels. Il est à signaler que la TDG, dans sa version électronique, a fait appel aux mêmes parenthèses pour parler des terroristes. L'OSDH, source d'information « presque » unique de nos valeureux médias, faisait, lui, état de morts militaires seulement. On se demande, là aussi, comment a-t-il pu faire pour nous fournir des renseignements aussi rapides et aussi précis.

Tous doivent être contents : 27 civiles tués par leurs amis démocrates, dans des attentats « pacifiques ». Le quartier visé étant en majorité habité par des chrétiens, le but poursuivi est claire. Il faut juste savoir que samedi est jour de congé, sauf pour les écoles privées. Au moment de l'explosion, des bus scolaires pleins de petits enfants passaient, leurs vitres ont éclaté en mille morceaux et des dizaines d'enfants ont été blessés.

Les manifestants « pacifiques » défaits, ils se tournent maintenant vers le terrorisme anonyme le plus lâche et le plus criminel.

Les monarchies pétrolières, nos « démocraties » occidentales et...nos médias, les ont soutenus activement et continuent de le faire.

L'alliance de la terreur, en quelque sorte.

Toute autre chose. L'Arabie Saoudite, grand pays démocrate, vient de déclarer qu'il faut « détruire » toutes les églises dans la péninsule arabique. Là aussi, les islamistes de tous bords, y compris ceux de nos médias, doivent être ravis.

Il paraît que Juppé a condamné "avec fermeté" les attentats. Il y a en arabe un proverbe dont la traduction pourrait donner : tuer et marcher dans le convoi funèbre derrière le mort. On rappelle juste que c'est Juppé et ses amis, les bédouins, qui financent et arment ces terroristes.

 

 

Bluewin.ch.PNG
P. S. Les choses allant très vite, les amis "pacifiques" de MM Juppé, Sarkozy, etc. viennent de commetre un autre attentat à Alep, ce dimanche 18.03.2012. Cela se passa à Al Souléimanié, à quelques mètres d'une église et au moment où des parents venaient chercher leurs enfants à l'école.

J'accuse la France, les USA, la GB et l'Europe d'être directement responsables de ces attentats terroristes.

J'accuse les bédouins Qataris et Saoudiens d'être les commenditaires directs de ces attentats.

J'accuse nos médias qui, une année durant, ont fait la promotion et milité activement en faveur des groupes terroristes, d'être au moins autant responsables de ces attentats. Ces mêmes médias continuant, aujourd'hui même, à qualifier ces actes terroristes de révolution "pacifique".

Il serait temps, je le dis sans détour, que les autorités syriennes frappent d'une main de fer ces terroristes sans foi ni loi. De les poursuivre partout où ils peuvent se trouver, jusque dans les chiottes, et qu'elles leur infligent le châtiment qu'ils méritent.

Il paraît que l'Arabie Saoudite achemine maintenant directement des armes aux terroristes Islamistes via la Jordanie. La syrie doit déclarer ces pays comme ennemis et prendre les dispositions, y compris militaires, qui s'imposent. La Jordanie a décidé de faire de ses frontières avec la Syrie le point de passage des terroristes et de leur matériel, elle doit en répondre directement.

Aujourd'hui, dans les 10 secondes que la RTS a consacré à la Syrie, la présentatrice n'a rien trouvé de mieux que de dire : "alors que la répression continue en Syrie, le Président du CICR ira à Moscou, etc., etc.". Pas un mot des attentats terroristes. Effectivement, ls RTS n'a pas envie de dire du mal de ses protégés "pacifiques".

En effet, écrasés militairement, les groupes terroristes de la soi-disant ASL et, j'insiste, ceux qui les soutiennent et en font la promotion, n'ont rien trouvé de mieux que de se reconvertir dans le terrorisme des attentats suicide. A se demander quant cela fera officiellement partie du programme des écoles militaires et...de journalisme.


 

 

 

 

 

 

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, terrorisme, arabie saoudite, gowrié, russie, france, islamisme

13/03/2012

La Russie fait son mai 68

C'est sous ce titre qu'Eric Hoesli, directeur des publications du groupe Edipresse, a publié un excellent édito ce dimanche, 11 mars 2012. J'espère qu'il ne me tiendra pas rigueur d'avoir utiliser le même titre.

M. Hoesli y parle notamment de la victoire de M. Poutine qui, malgré les fraudes, admises, n'en reste pas moins incontestable.

La lucidité, franchise et honnêteté intellectuelle de l'auteur, tout au long de l'article, forcent l'admiration. On eut aimé qu'il en fût ainsi tout le temps, pour tous les sujets.

M. Hoesli est sans aucun doute le premier et seul responsable d'un média occidental qui se risque à dire que «Et n'en déplaise aux observateurs et à la presse occidentale dont l'antipathie pour le personnage est telle qu'elle finit par l'aveugler, cette victoire, de M. Poutine, est peu contestable». Ainsi, les sentiments personnels des collaborateurs de ces médias les aveuglent, moi qui croyais qu'ils ne sont mus que par le professionnalisme et l'objectivité, supposés être au cœur même de ce métier.

Sujets bâclés, documents non vérifiés voire, parfois, trafiqués, matériel vidéographique aux origines plus que douteuses, analyses remâchées traduisant une ignorance presque totale du sujet traité...Résultat prévisible d'un journalisme voué au sensationnalisme et soumis à des impératifs économiques reléguant la déontologie et l'objectivité aux rangs inférieurs.

On m'objectera, bien sûr, que, faute de mieux (entendez par là l'impossibilité pour les journalistes de se rendre compte eux-mêmes) ils sont obligés de procéder de la sorte ! Je ne le crois pas. En voici, encore une fois, la preuve : une grande chaîne internationale d'information fabriquant une information montée de toutes pièces.

CNN et Danny fabriquant un massacre

D'autres preuves, innombrables, existent. Les médias les ont en leur possession, mais ils refusent de les révéler. Le parti pris les en interdit.

Pour revenir à l'analyse, séduisante, de M. Hoesli, une différence, à mon avis essentielle, entre le mai 68 français et sa « copie » russe, semble lui avoir échappé : la Russie n'est pas la France et les Russes ne ressemblent pas aux Français. Le triomphe électoral de De Gaulle ne lui a peut-être servi à rien car il n'a plus compris les mutations de la société française, cela n'empêche : c'est lui qui avait vu juste. Nous n'avons qu'à regarder le spectacle affligeant qu'offre la France d'aujourd'hui pour s'en convaincre. C'est parce que nous voulons appliquer à tout prix notre modèle de vie et notre manière de penser, à des cultures très différentes de la nôtre, que nous n'arriverons jamais à comprendre les réactions des autres peuples. Je vois en effet mal les Français, pour ne prendre que cet exemple, incapables de comprendre les résultats des référendums de leurs plus proches voisins, nous, essayer de comprendre ce qui se passe à plus de 5'000 km de chez eux.

TDG : ces Suisses travailleurs font tiquer les Français.

A ceux qui s'étonnent à ce point des réactions de la Russie et de la Chine, ne croyez pas qu'il s'agit seulement d'intérêts économiques et géostratégiques. Car "certains" grands pays ne construisent pas leurs politiques sur la base de vidéos amateurs transmises par je ne sais qui et diffusées à grande échelle par des pseudos médias, mais sur leur connaissance des réalités sur le terrain. Mais il n'y a pas que cela. La Russie n'a pas oublié et n'oublie toujours pas que c'est la même Arabie Saoudite, qui finance et envoie les terroristes jihadistes en Syrie, qui, en son temps et peut-être même aujourd'hui, a financé et équipé les...Tchéchènes.

Enfin, puisque l'édito de M. Hoesli nous laisse tout de même un peu d'espoir quant à la capacité des médias d'être objectifs, je lui offre, de même qu'à toute la profession, ce énième document, étant presque sûr qu'il subira le sort de tous ceux qui l'ont précédé : rester dans les tiroirs.

Manifestation pacifique à Homs, Alaouites.PNG

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : russie, syrie, gowrié, hoesli, eric hoesli, médias, information, islamisme, alaouites

29/02/2012

29 février 2012 : deuxième bilan mensuel

Fin du deuxième mois de l'année. Qu'en est-il des prévisions des spécialistes, vous savez : les spécialistes du Moyen orient, les experts en géopolitique, les spécialistes des mouvements fondamentalistes, les spécialistes de l'islam, les spécialistes de ceci et de cela.

1.  La Russie ne se fissure pas, pas encore. Le mouvement de contestation, parfaitement légitime au demeurant, semble cependant s'essouffler. Poutine n'est pas sur le départ et on peut même être certain de sa réélection. Les Russes, contrairement aux prévisions des spécialistes, semblent avoir acquis une étonnante maturité durant, précisément, l'ère Poutine. Ils semblent même apprécier et approuver très majoritairement la politique volontaire de leurs dirigeants. Les agitateurs extérieurs n'ont pas réussi leur coup. Loin d'être sur la défensive, Poutine vient, à la manière des USA, il faut le reconnaître, de déclarer vouloir armer la Russie d'une manière sans précédent, 700 milliards d'Euros sur 10 ans. La signification de tout cela est on ne peut plus claire : le retour définitif de la Russie au premier plan, y compris et surtout sur le plan de la force militaire pure. Le hasard, certainement, a voulu que le moment choisi soit la crise syrienne.

2.  J'aurais dû commencer par là : DSK n'est, malheureusement, toujours pas l'homme de l'année 2012. Je crois qu'il faille attendre très longtemps avant que cela n'arrive. Il vient même de passer, repasser, quelques jours en prison, en garde à vue, dans le cadre d'une, énième, affaire de mœurs. Proxénétisme, plus précisément.

3.  L'Iran, qui devait être bombardé le 15 janvier, ne l'est toujours pas.

4.  Les USA et leurs laquais ne dictent plus rien à personne. Les premiers, ayant dès le premier jour de la crise syrienne exigé, que dis-je, ordonné le départ du président syrien, demandent maintenant une solution « politique » à la crise. Ils appuient l'idée d'une « fenêtre humanitaire » de deux heures par jour dans les endroits « sinistrés ». Avaient-ils procédé pareillement lorsqu'ils ont assiégé Fallujah, coupée du monde, massacré hommes, femmes et enfants, utilisé des armes chimiques et bombes incendiaires, projectiles avec têtes en Uranium appauvri, etc. Lisons à ce propos ceci Wikipedia, Fallujah : le massacre caché

Et cela Reuters : Fallujah

Et cela aussi International News : les effets dévastateurs des armes américaines sur Fallujah

5.  Syrie toujours, Zabadani, espoir éphémère des « amis de la Syrie » pendant quelques semaines, sous le contrôle total de l'ASL, appuyée, dit-on, par des officiers français, est complètement nettoyée des gangs armés.

6.  Le congrès des amis de la Syrie s'est réuni à Tunis. Surprise, il n'y a que des ennemis.

7.  La Grande Bretagne, dont le courage des soldats, circulant à pied et sans casque de protection à Bassorah, n'est plus à démontrer, n'a pas non plus mis l'Iran à genou. Cela fut aussi prévu par certains suite à l'attaque, par de jeunes manifestants iraniens, des locaux de l'Ambassade de GB, suivie de sa fermeture.

8.  L'OSDH est toujours le fournisseur exclusif des médias d'ici. Lesquels, très offensifs et extrêmement professionnels, n'ont jamais eu l'idée d'aller fouiller un peu dans les caisse du personnage. Oh, vous ne le saviez pas ! Il s'agit d'une personne, Rami Abdul Rahmane. Comme l'affirme La croix (je ne voulais pas prendre des sources « pro-régime ») il semble être l'unique source d'information des médias occidentaux. Il affirme lui-même être à la tête de deux cents « informateurs ». On le croit bien sûr sur parole. Mais au fait, autant de précision « chirurgicale » sur les « statistiques » des « victimes pacifiques » avec seulement 200 informateurs, se trouvant eux-mêmes au cœur (on ne sait pas comment) des combats ! Hmmmm. La Croix : Rami Abdel Rahmane

Essayez  juste de taper OSDH ou Observatoire Syrien des Droits de l'Homme sur n'importe quel moteur de recherche. Vous n'en reviendrez pas. Savez-vous que ce...je ne sais même pas comment l'appeler, a un site...en arabe...seulement ! Pour un observatoire, basé à Londres (même pas sur place) fournissant la totalité de nos médias professionnels, c'est plus que singulier, non ?

Allez, rendez-vous au 31 mars, si le ciel, ou quelques bombes, ne nous tombent pas sur la tête d'ici là.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gowrié, syrie, hayoun, bilan, russie, poutine

28/02/2012

Attentat contre Poutine déjoué : un traitement médiatique exemplaire

C'est en me rasant hier vers 6H45 du matin que j'appris, sur France Info, la nouvelle sur la tentative d'assassinat déjouée contre Poutine.

Vous l'auriez compris, la seule chose intéressante dans l'affaire est la manière dont ce grand véhicule médiatique français a traité l'information. Le sujet commence comme suit : « l'information est à prendre avec beaucoup de précautions, un attentat contre Poutine aurait été déjouée... ». J'aurais bien aimé saluer ce grand retour au professionnalisme journalistique. Le problème est que, quelques instants après, la même personne sur l'antenne introduit son sujet sur la Syrie en parlant du Référendum sur la Nouvelle Constitution Syrienne, qualifié de mascarade, et en insistant sur le fait que le Président syrien garde l'essentiel de ses prérogatives. Elle a aussi parlé des « bombardements » à Homs sauf que, dans ce cas, aucune précaution ne fut observée et l'usage du conditionnel fut, bien sûr, bannie. Elle a, là aussi, dû oublier de lire la Constitution de son propre pays et y examiner les prérogatives de son Président.

Lire à ce sujet le billet :

Les Amis de la Syrie et la Nouvelle Constitution syrienne

Le summum fut ensuite atteint lorsque la présentatrice se permit de qualifier le travail de ses « confrères » des médias russes, « lesquels ne sont pas connus pour leur talents de journalistes d'investigation et d'enquête ». Cela présuppose, bien évidemment, que ce soit un professionnel, talentueux et rompu aux techniques d'enquête et d'investigation, qui en parle. Pour un média, comme la plupart des autres ici par ailleurs, dont la « presque » unique source d'information est l'OSDH, basé à Londres et dont personne, je dis bien personne, ne sait rien, c'est effectivement du tout grand professionnalisme.

La vie est "vraiment" injuste. Nous, on aurait été plusieurs fois déjà licenciés pour faute professionnelle pour le dixième d'âneries qu'ils se permettent.

Rendez-vous demain, 29 février et dernier jour du mois, où je publierais, comme convenu, le deuxième bulletin mensuel de l'année, consacré, comme celui de janvier,  essentiellement aux prévisions ratées.

D'ici là, prions pour que le ciel ne nous tombe pas sur la tête.

 

13/02/2012

La Syrie négociera

Oui, mais à partir d'une position de force. C'est-à-dire une fois que les terroristes auront été éradiqués.

Acte 1 : Dans les couloirs du Conseil de Sécurité, quelques minutes avant le vote et le fameux double véto sino-russe la Syrie, une conversation étrange entre l'ambassadeur Tchourkine et l'homme le plus puissant du monde, le bédouin Hamad le Qatari eut lieu, démentie par la suite, alors même que France 2 semble l'avoir enregistrée. Dans celle-ci, le bédouin menace M. Tchourkine, lequel aurait répliqué en disant que le bédouin n'est là que parce qu'il est invité, qu'il doit revenir à sa taille normale et que M. Tchourkine ne parle qu'aux grands de ce monde. Certaines sources disent même que le Russe aurait dit au bédouin que le pays de ce dernier pourrait revenir à ce qu'il était cent ans en arrière : lorsqu'il n'existait pas encore.

Acte 2 : Un déchaînement de violence suite au double véto sino-russe. Rice  est « scandalisée ». Pourquoi est-elle scandalisée ? Parce que des Chinois et des Russes sans cœur ont osé le faire au mépris de la souffrance d'un peuple martyrisé par son dictateur.

Le véto russe scandalise Madame Rice. Mais les 62, soixante deux, vétos des USA en faveur d'Israël, non.

Ceci scandalise madame Rice.

Véto.JPG

 

Mais pas cela

La Syrie négociera.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Acte 3 : Le ministre russe des affaires étrangères, accompagné du chef des services de renseignements extérieurs, se rendent deux jours après le vote à Damas. L'accueil est triomphal et digne d'un chef d'état. Certaines sources disent que M. Lavrov est venu non seulement confirmer le soutien de la Russie mais également son concours technique. Non seulement le scénario libyen ne se répétera pas, mais la Russie semble prête à prendre part à un éventuel conflit, aux côtés de la Syrie. La nouvelle guerre froide sera bien plus tiède qu'on ne le croit. Je vous laisse imaginer les conséquences.

Acte 4 : On l'aura compris, la Syrie est, malheureusement, le théâtre de la nouvelle, et ultime, confrontation est-ouest. Jusqu'où peut alors aller la Russie ? Jusqu'à :

1.       Couper l'approvisionnement en pétrole et gaz par le détroit d'Ormuz. Eh bien oui. Elle fera probablement comprendre au monde entier que c'est elle, et non pas l'Iran, qui le fait.

2.       Fermer le gazoduc le « Nord Stream ». L'Ouest sera à genoux en l'espace de deux semaines.

Ce dernier acte est de la science fiction. Il serait cependant utile, pour les Russes, de faire comprendre qu'il n'est pas totalement exclu.

La guerre se fait aussi comme cela.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : lavrov, russie, syrie, gowrié

06/02/2012

Véto sino-russe et cercle des amis de la Syrie

 

Voici en quelques mots le résumé de la soirée de samedi au Conseil de Sécurité à New York. Je ne vais ni qualifier ni analyser le double véto, historique, de la Russie et de la Chine (cette dernière n'avait pas besoin de le faire mais elle l'a fait tout de même) mais surtout les réactions violentes et inédites, à l'intérieur et extérieur de ce même Conseil de Sécurité à la suite de ce vote. La rapidité des «  décisions » notamment française et américaine prouvent la justesse de celles de la Chine et de la Russie.  Français et Américains n'ont pas fait leurs déclarations en réaction au double véto, leurs discours étaient déjà prêts : « nous allons continuer et intensifier notre aide aux forces de l'opposition syrienne ». Tout est dit. Quelques minutes après, on apprenait aussi la constitution du « Cercle des Amis de la Syrie ». Cela vous rappelle quelque chose ?  Mais si, la Libye. Ça a commencé comme cela. La Russie avait donc raison sur toute la ligne, le scénario libyen était déjà sur le tapis. Continuer et intensifier l'aide ? Continuer à fournir armes, munitions, aide militaire et logistique, renseignements ? Oui.

Dans le temps l'Arabie Saoudite en avait le monopole, le Qatar prend maintenant le relais : financer et armer tous les mouvements jihadistes et salafistes possibles et imaginables. Les Talibans furent créés par les Américains , armés, soutenus et financés par les Saoudiens. Les terroristes d'aujourd'hui sont mis en place paNous avons créé AlQaida.JPGr les Américains et les Français et se font armer et financer par les Qataris. Je me permets à ce propos de rappeler encore une fois que le chef militaire de la région de Tripoli, en Libye, est le numéro deux d'Al Qaïda dans la région, rien de moins que cela.

Toute la stratégie des Occidentaux consiste à donner la possibilité au insurgés de contrôler un point d'entrée en Syrie, tous les efforts des autorités syriennes consiste à éviter une telle éventualité à tout prix. Ce n'est pas pour rien que, depuis le premier jour, oui le premier jour, on tourne systématiquement autour des mêmes points : Deraa (frontières jordaniennes), Zabadani (frontière libanaises), Homs (frontières libanaises), Idlib et Jisr el Choughour (frontières turques) et ainsi de suite. Il est par ailleurs plus qu'étrange de constater que les essais sur les autres frontières, Deir el Zor et Boukamal (frontières irakiennes) et Hassaké (frontières turco-irakiennes), sont restés sans lendemain. La Syrie entre donc parfaitement dans le plan global de remodelage de cette partie du monde. La Russie ne s'en est malheureusement rendue compte que tard, mais assez à temps pour déclencher l'énorme colère des Occidentaux, lesquels savent qu'ils ne pourront pas faire plier les Russes, surtout pas économiquement.

Revenons aux « essais » abandonnés. Au sud -est et à l'est, il y a l'Irak qui semble avoir complètement échappé au contrôle des Américains et refuse obstinément d'entrer dans leur jeu. Au Nord, le cas de la Turquie semble un peu plus compliqué mais le silence assourdissant et très abrupt de celle-ci est plus que significatif. On ne parle même plus du soi-disant camp de réfugiés syriens sur la frontière et l'Armée Syrienne Libre, ASL, semble avoir complètement disparu de la région, à l'exception de son chef : Riad el Assad. Selon certaines sources, les autorités syriennes auraient fait prisonniers des dizaines d'agents turcs et que la Turquie négocierait le libération de ceux-ci et, surtout, la non diffusion de leurs aveux contre la livraison de ce colonel. Un premier échange avait déjà eu lieu il y a de cela quelques semaines (plusieurs agences l'ont rapporté), celui concernant le commandant déserteur Hussein Harmouche.

Et la suite ?

Ma réponse peut paraître étrange mais j'y crois vraiment : il ne faut pas qu'il y ait un...vainqueur . Comme tout porte à croire que, militairement, ni cette ASL ni ses soutiens ne pourront faire le poids et  si l'on veut vraiment éviter un bain de sang qui, hélas, ne servira à rien, il faut se battre pour une solution à 100% syrienne. S'être dépêché pour tomber dans les bras des Américains, Français, Anglais et quelques autres larbins de moindre importance fut et est toujours une faute impardonnable. Je lisais l'autre jour une comparaison assez pertinente et étrangement actuelle entre ce Bourhan Ghalioun, sorti de nulle part (en fait du chapeau des Occidentaux) et propulsé Président du Conseil National Syrien et Ahmed Chalabi, placé à la tête du Congrès National Irakien, afin de faciliter l'invasion de l'Irak. CNS, CNI, on ne sait plus où donner la tête. Charlatan, totalement inconnu voire insignifiant, aucune assise populaire, ne représentant que lui-même. Où se trouve ce Chalabi aujourd'hui ?  Regardez cet article, écrit en 2004 déjà.

 

Ahmed Chalabi : où est-il ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ahmed_Chalabi

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chine, russie, véto, chalabi, ghalioun, qatar, syrie

02/02/2012

Le scandale syrien

Capture.PNG

Scandale. C'est ainsi que « l'excellent » ministre des affaires étrangères de la Gaulle, qualifie la situation en Syrie. La seule chose que cette excellente personne oublie de faire, c'est de nous dire pourquoi. On peut cependant deviner : ce serait ce qu'il appelle, avec insistance, la répression, par le régime, du mouvement populaire pacifique. Dans cette dernière partie de la phrase, on trouve :

1. Mouvement populaire. Ainsi, on nous vend depuis des mois la « popularité » du mouvement. Dites-vous bien que, après dix mois d'un bourrage de crâne inconnu jusqu'alors dans l'histoire, 55% des Syriens seraient pour le maintien du président actuel au pouvoir. Il se trouve que ce sondage a été commandé par le Doha Debates, un institut Qatari. On ne peut donc pas les soupçonner d'être à la solde du régime. Il est aussi vrai que 81% des Arabes, ainsi que les USA ez leurs vassaux, souhaitent son départ. Le problème, pour eux, est que Assad est le Président de la Syrie et non pas des Arabes, Américains.  ou autres.

Capture Doha Debates.PNG

 

 

 

Ce sondage, à l'instar du rapport de la Commission des Observateurs de la Ligue ARABE en Syrie, personne n'en parle, encore moins nos valeureux guerriers de l'information qui seraient même prêts à prétexter jusqu'à leur ignorance de l'existence de ces documents.

Le voici aussi, ce rapport, totalement ignoré par nos politiques et nos médias. Il n'a même pas été présenté hier, lors de la réunion de Conseil de Sécurité censé condamner la Syrie.

Capture rapport observateurs.PNG

 

 

 

2. Pacifique. Oui, certainement. Je ne sais comment ils font, ils doivent certainement l'apprendre aussi dans leur formation, mais ils vont maintenant jusqu'à parler de « combats » entre l'armée régulière et des « insurgés » tout en qualifiant l'attitude de cette même armée de répressive. Si je comprends bien, les forces de l'ordre, en combattant des terroristes armés, exerce une répression sur ceux-ci. Bon, j'apprends quelque chose.

Allez, juste pour vous, quelques images de ces manifestants pacifiques.Manifestants armés (2).jpg

Avant-hier, Al Jazeera et quelques unes de ses succursales d'ici ont rapporté avec jubilation la « prise » de quelques quartiers de la banlieue de Damas par les insurgés wahhabites. Al Jazeera a même annoncé que le « régime est tombé » alors que certaines succursales, un peu plus prudentes, parlaient de la « fuite » de la famille du président syrien. Ce sont les mêmes qui, quelques heures après, ont recommencé à appeler à l'aide de la communauté internationale et à la protection de la population « civile pacifique ». Raison ? L'armée a mis en pièces les terroristes, certainement pacifiques.

L'autre sujet de scandale, toujours selon l'excellent Juppé, concerne l'attitude de la Russie face à la même problématique.

Ma question est extrêmement claire, sérieuse et simple : Qu'y a-t-il de scandaleux dans l'attitude de la Russie ? Son soutien inconditionnel à la Syrie ? De quoi se plaint-on ? Eh bien, chers amis, chacun fait comme il peut. Les USA soutiennent des monarchies pétrolières où le rêve ultime de toutes les femmes est de conduire une voiture, où l'on décapite, lapide et coupe les mains à tour de bras et ce n'est pas un jeu de mots. Ils installent des islamistes fondamentalistes en Tunisie, Egypte, Libye et bientôt au Yémen, lesquelles s'empressent de déclarer la Charia comme loi fondamentale du pays, pourchassent les minorités et les déclarant mécréants.

Alors, le soutien de la Russie à la Syrie n'est pas seulement un droit mais un devoir, moral. Le droit et le devoir de s'opposer à un ordre soi-disant mondial qui n'a semé que malheurs et désolation. Le droit et surtout le devoir de faire un tant soit peu de ce pays le dernier rempart où les vagues wahhabites finiront toujours et systématiquement par se briser.

Celles et ceux qui se scandalisent maintenant parce que les autorités syriennes pourchassent les terroristes, financés et armés par les monarchies wahhabites et dont un bon nombre, les touristes du Jihad, viennent d'Egypte, de Libye, de l'Arabie Saoudite et d'ailleurs, n'avaient qu'à être tout aussi véhéments à dénoncer les centaines de milliers de morts, les tortures, les viols et les meurtres de l'armée américaine en Iraq.

Espèce de lâches.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : scandale, syrie, juppé, russie, iraq, irak

31/01/2012

31 janvier 2012 : premier bilan mensuel de l’année

Comme prévu, je vous livre aujourd'hui mon premier bulletin mensuel de l'année.

On commencera par les prévisions dont la quasi-totalité ne se réalisa pas. Ainsi :

DSK est toujours empêtré dans ses histoires de fesses. Il n'est pas encore l'homme de l'année 2012, on a même parlé de son absence à Davos. Il est vrai qu'il était fatigué après son séjour triomphal en Chine.

L'Iran n'est pas encore envahi, alors qu'on l'avait prévu pour le 15 janvier. Aucune bombe ne s'est abattue non plus sur ses installations, nucléaires ou pas, alors que, parait-il, "le compte à rebours avait déjà commencé" et que "seul un miracle pouvait désormais sauver l'Iran"

La Grande Bretagne, dont le courage des soldats, circulant à pied et sans casque de protection à Bassorah, n'est plus à démontrer, n'a pas non plus mis l'Iran à genou. Cela fut aussi prévu par certains suite à l'attaque, par de jeunes manifestants iraniens, des locaux de l'Ambassade de GB, suivie de sa fermeture.

L'Iran et la Syrie ne se sont pas encore disloqués.

Les jours du pouvoir syrien, se comptant en semaines en avril 2011, prolongées de quelques autres semaines en juillet, puis encore de quelques jours en octobre, semblent se prolonger de plus en plus.

A propos de ce dernier, la Ligue, Arabe, lui a donné deux mois pour partir (dès le mi mars 2011, Juppé, Sarkozy, Clinton, Cameron, etc. avaient exigé la même chose) que se passerait-il s'il ne le faisait pas ?

Les démocraties qui devaient s'installer dans le monde arabo musulman se transforment petit à petit en une série de "républiques ?" islamiques.

La Russie, malgré les efforts louables des agitateurs à l'ouest de l'Oural et de l'Atlantique, semble avoir gagné la partie et marque définitivement son retour comme une "très" grande puissance mondiale. Certains tacticiens/prévisionnistes n'avaient même pas remarqué que deux éléments essentiels des années 80 et 90 manquaient : on ne peut plus les étrangler économiquement, c'est même plutôt le contraire qui serait vrai, et...Eltsine (l'ivrogne) est mort.

Allez, rendez-vous le 29 février, si le ciel ne nous tombe pas sur la tête d'ici là.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : dsk, hayoun, iran, russie, syrie

19/01/2012

Russie, ce pays fragile qui se fissure

C'est en tout cas l'avis de certains, dont je promis de ne point citer le nom, prenant leurs rêves pour des réalités, ce qui ne les empêche pas de se présenter comme de fins analystes géopolitiques, voire même de prévisionnistes spécialistes de ceci et de cela, de tout et de rien. J'y reviendrai car, pour 2012, j'ai décidé de tenir, à la fin de chaque mois, une sorte de bilan reprenant toutes ces analyses et prévisions pour en tester « l'efficacité ».

Revenons pour l'instant au sujet du jour, la Russie qui tombe en ruine. Alors que la « névrose diplomatique », pour ne pas dire névrose tout court, d'une Europe au bord de l'implosion, fait répéter à ses dirigeants des anathèmes quasi religieux contre la Syrie, cette dernière vient de marquer une victoire que je considère comme éclatante et définitive : la Russie, fissurée mais membre permanent du Conseil de Sécurité, n'en déplaise à certains, vient de déclarer, d'une manière toute aussi définitive (fait très rare) que toute action contre la Syrie, de quelque nature que ce soit, est « par avance » rejetée. Je ne sais ce qu'en pensent les « spécialistes » mais quelque chose de très important a dû se passer pour qu'une grande puissance, membre permanent du Conseil de Sécurité, décide de se fermer elle-même toute porte de sortie et tout retour en arrière, qui lui ferait perdre la face et toute crédibilité.

La Russie est même allée plus loin déclarant qu'elle continuera à fournir à la Syrie toutes les armes dont cette dernière a besoin et que ceux à qui cela ne plaît pas peuvent essayer de l'en empêcher eux-mêmes, s'ils le peuvent. Jusqu'où la Russie est-elle prête a aller dans son soutien à la Syrie ? Jusqu'à la confrontation...militaire ? Peut-être. Faut-il s'en réjouir ? Je crois que oui. Simplement parce que c'est le seul moyen d'éviter que cela arrive...vraiment.

Pour le reste, s'il fallait féliciter M. Assad, pour une seule chose, ce serait certainement d'avoir fait oublier toutes les règles du langage diplomatique aux dirigeants européens. Même les légendaires flegme et politesse britanniques semblent avoir abandonné le premier ministre Cameron. Lui qui, au bord de la crise de nerfs, vient de traiter le Président Syrien de « maudit tyran ».

Une « petite » défaite, sans combattre, de ces petits tyrans démocratiques ne peut qu'être salutaire. Ce le serait encore plus si la Syrie pouvait en être l'artisan. Ils devront se contenter des fondamentalistes qu'ils ont placés en Tunisie, Libye et Egypte, où le retour de bâton ne leur sera que plus douloureux.

Quant au bédouin, petite grenouille/bœuf encore plus agité que Juppé et Cameron, il vient de nous offrir sa toute dernière trouvaille : il veut envoyer des « troupes » en Syrie. Peut-être même qu'il en prendra le commandement, au volant de sa Rolls, à moins que ce ne soit une Cadillac.

On ne sait ce que pense de tout cela le père du bédouin/grenouille, qui a été renversé par un coup d'état mené par son propre fils.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : syrie, russie

18/01/2012

Les soutiens de la Syrie se comptent sur les doigts d'une seule main

Les soutiens de la Syrie.PNGDeux mots après quelques jours d'arrêt. Pour vous parler, encore une fois, malheureusement, du bla bla journalistique, mais aussi politique, habituel, raconté pour ne rien dire, écrit pour être consommé sans être lu.

C'est un journaliste d'I-télé, dont j'oubliai le nom, qui en parle. Il n'est pas le premier.

Ainsi, les soutiens de la Syrie dans le monde se comptent sur les doigts d'une seule main, et encore, ils sont généreux. Faisons les comptes :

Russie

Chine

Inde

Iran

Brésil

Vénézuela...et quelques autres.

Cela fait, si toutes les études démographiques ne sont pas falsifiées par le régime syrien, quelque 3 milliards de personnes, plus de 40% de la population mondiale. La main en question doit avoir souffert d'un dérèglement génétique suite à une exposition prolongée aux radiations de...allez, Fukushima, ça vous va ?

Il est vrai que les « adversaires » de la Syrie sont emmenés par le Qatar, brrrrrrr. Ce dernier compte 830'000 habitants, dont 80% sont des...indiens, pakistanais, iraniens... Il possède en outre une chaîne de télé et...un club de football.

A se demander combien de temps cela va encore durer. Ils sont vraiment infatigables. Mais bon, il paraît, selon ce même journaliste, qui le dit totalement dépité, que le temps joue en faveur des autorités syriennes.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, suisse, média, tdg, tsr, russie, chine, inde, gowrié

12/12/2011

Et maintenant la Russie (2)

Selon des informations, pour l'instant confidentielles, la Syrie disposerait d'informations extrêmement gênantes concernant le rôle actif et direct joué par les Américains et leurs « alliés » régionaux, Turquie et Qatar en tête, et s'apprêterait à les sortir au grand jour si les dernières négociations, visant à mettre fin à l'instabilité dans le pays, n'aboutissaient pas. Il semblerait même que les services secrets syriens aient fait prisonniers des officiers de l'armée turque qui se trouvaient dans les régions de Deraa et de Homs.

Est-ce que cela explique le silence inhabituel de l'Ottoman ? Probablement. Il est par ailleurs curieux de constater que la Turquie, pouvant plaisanter avec tout sauf lorsqu'il s'agit de son prestige militaire, n'ait pas réagi aux mouvements de troupes syriennes à ses frontières, à la déclaration de l'armée syrienne qu'elle détruirait toute zone tampon entre les deux pays. Les autorités turques cherchaient même à temporiser hier niant les informations selon lesquelles l'armée syrienne aurait tiré sur des éléments armés qui essayaient d'entrer en territoire syrien.

Nous verrons.

Revenons à la Russie. A l'instar des manifestations « pacifiques », je ne m'en lasse pas, pour la liberté et la démocratie dans les pays arabes et suite à la mise dans les roues des USA de quelques bâtons russes, empêchant la mise en œuvre du plan américain global pour le Moyen Orient, l'Oncle Sam a actionné ses pions dans la capitale russe : effondrement du tandem Medvedev-Poutine de plus de 15% en l'espace de quelques semaines, manifestations géantes pour dénoncer les manipulations des élections...Rappelons une fois encore que, il n'y a de cela que quelques semaines, les deux hommes étaient crédités de plus de 65% d'avis favorables.

Le prix du retour à la stabilité en Russie serait-il que celle-ci « lâche » la Syrie ? Tout dépendra de la manière dont Poutine règlera, plus ou moins rapidement, le problème « interne ». Le pari américain n'est pas pour autant gagné, car parmi les opposants russes on trouve notamment...les communistes, pas forcément amoureux fous de l'Oncle Sam.

Tout va donc dans le même sens : empêcher les Russes d'étendre leurs zones d'influence dans la région. Ces derniers viennent de s'octroyer une grande victoire à travers le gazoduc qui alimente maintenant l'Europe, augmentant la dépendance de celle-ci vis-à-vis de la Russie et la diminuant face aux Américains (par le truchement du gaz qatari qui ne peut plus rivaliser car nécessitant des opérations de liquéfaction avant son acheminement vers les pays consommateurs). Ce n'est pas non plus par hasard si le grand projet du Gazoduc Nabucco a pris autant de retard, on parle maintenant de 2017 au plus tôt. Nabucco, quèsaco ?  Sans aller dans les détails, il s'agit d'un projet américain rassemblant les gaz produits dans toute la région, y compris dans l'est de la Méditerranée, pour l'acheminer vers l'Europe à travers la Turquie, en évitant même la Grèce. Isoler la Russie, y compris et surtout pour ce qui est de ses possibilités d'écouler ses ressources naturelles, en la contournant.

Révolution orange en Ukraine, où passait le gaz russe vers l'Europe, des pressions sur la Biélorussie, où passe aussi une partie du gaz russe. La guerre, du gaz, arriva à son paroxysme lorsque les Russes ont coupé le gaz acheminé via l'Ukraine. Pressions américaines sur les Européens pour accepter leur projet, les Russes soulignent la fragilité des projets américains et leur vulnérabilité face aux attaques « terroristes » et sabotages. L'Ukraine est finalement lâchée et les « Orangistes » sont écartés avec la bénédiction des Européens. Leur cheffe de file ira bientôt même en prison. Les projets américains semblent par ailleurs compromis par leurs échecs successives et retentissants :Afghanistan, Iraq (seul pays arabe, avec la Jordanie, à refuser d'appliquer une quelconque sanction contre la Syrie alors qu'il est encore sous « occupation » américaine, c'est dire), défaite de la guerre de 2006 au Liban, etc.

Les Américains essaient maintenant d'aller frapper au cœur. Certains médias, TSR ce dimanche, commencent même à en parler : même méthodologie qu'en Egypte. Moubarak est tombé, est-ce que Poutine tombera ?

Pas sûr. Pas sûr du tout. Ils ont essentiellement parié sur des régimes qui leur doivent beaucoup, ou d'autres qu'ils ont fait tomber par la force. Dans le cas présent, ni la Syrie, ni la Russie ne leur doivent un centime, quant à l'usage de la force...on vous attend.

Comme d'habitude, une petite question, destinée notamment aux remplisseurs de colonnes de journaux : pourquoi tant d'acharnement de la part des Américains et, accessoirement, Français (on entend déjà moins les Anglais et plus du tout les autres, Qatar mis à part) ? Attention, ceux qui répondront que le motif est la défense de la démocratie et la liberté recevront un...bonnet d'âne.

N'en déplaise aussi aux remplisseurs de colonnes de journaux, près de 10 mois après le début des troubles en Syrie, aucun diplomate, lisez bien : aucun, même pas un concierge d'ambassade, n'a fait défection (analysez). Ne leur en déplaise aussi, ABC, grande chaîne d'information américaine, vient de se confondre d'excuses à n'en plus finir pour avoir déformé l'interview qu'une de leurs journalistes vient de faire avec le Président Syrien. Ils viennent de diffuser l'interview dans son intégralité en ajoutant ces commentaires : Assad n'est pas Khaddafi, il n'est pas non plus Moubarak, ni Ben Ali.

 

09/12/2011

Et maintenant, c'est la Russie

Résumons : nous avons, ici, chez nous, trois gouvernements NON élus, donc tout sauf démocratiques, ce qui ne nous empêche pas d'aller prêcher la démocratie et la liberté ailleurs.

On entend en ce moment même des âneries du genre : nous n'avons pas le temps d'organiser des élections, nous sommes pratiquement en état d'urgence (économique) qui nous oblige à procéder de la sorte. Puis-je traduire cela en disant : faisons comme cela, pour l'instant, et nous rediscuterons démocratie lorsque les choses se seraient rentrées dans l'ordre ?

La démocratie et le syndrome du Serengetti

J'en ai même entendu certains dire que l'essentiel est actuellement de « sauver » les pays, en installant des « techniciens » capables de « corriger » les erreurs commises, avant de « re » confier les rênes du pouvoir à des gouvernements « démocratiquement » élus.

Sauver le pays !

Techniciens, donc spécialistes !

Corriger les erreurs !

Re-confier le pouvoir !

Comme cela est étrange ! Le même langage tenu, pendant des décennies, par ceux chez qui on veut installer la démocratie, y compris par la force.

Ainsi, la démocratie serait mauvaise, incapable, dangereuse et néfaste ? Mais alors, puisque, logique implacable, on retire à la démocratie ses prérogatives, précisément pour corriger ses erreurs (qui, apparemment, nous conduisent à la catastrophe) ce serait idiot de ne pas continuer comme ça, non ?

Revenons aux « printemps ».

Le dernier en date, c'est le russe. Des manifestants, pacifiques (c'est étrange, j'ai déjà entendu cette expression) sortent dans la rue pour la démocratie et la liberté.

Raison : élections apparemment manipulées. Et alors, ça vous dérange ?

Elections en Russie : manipulées ? Et alors ?

En Tunisie, élections et résultats parfaits ?

En Egypte, élections et résultats parfaits ?

En Libye...oh...pas d'élections encore mais un Conseil National décrétant la Charia.

Etrange similitude que la suivante : après la Tunisie et l'Egypte, on croit que cela se passerait de la même manière en Libye. Ce ne sera pas le cas, alors on la détruit. Furieux, les Russes décident de manière définitive de ne pas se faire avoir une deuxième fois, allant jusqu'à faire comprendre qu'ils défendront au besoin directement la Syrie.

A ce propos : on n'entend plus l'Ottoman, Erdogan le Magnifique, alors même que les Syriens massent leurs troupes sur ses frontières. Serait-il redevenu Turque ?

On entend aussi beaucoup moins le nain Qatari, celui qui a déposé son propre père sur ordre des Américains !

Je ne vais pas, encore une fois (cela devient plus que lassant), poser la question de savoir si vous croyez vraiment qu'il s'agit de démocratie, liberté, droit des peuples, etc. et bla...bla...bla.

Voyons comme cela est amusant :

1.    Des manifestants, pacifiques, sortent au Bahrain, on les réprime dans le sang avec l'aide...des troupes saoudiennes et les services...américains. La démocratie, c'est pour plus tard.

2.    Plus d'un million d'opposants, le quart de la population, manifestent au Liban en 2006 contre le gouvernement Siniora. Rien ne se passe. La démocratie, c'est pour plus tard.

3.    Un peu plus d'un million d'Egyptiens, à peine 2% de la population, manifestent : le gouvernement tombe. La démocratie, c'est pour tout de suite.

4.    Quelques milliers de Géorgiens, révolution des Roses, manifestent, le gouvernement Chevarnadze tombe. Saakachvili est Président. La démocratie, c'est pour tout de suite.

5.    Quelque temps après, quelques milliers de Géorgiens manifestent contre ce même Saakachvili, ils sont réprimés et rien ne se passe. La démocratie, c'est pour plus tard.

Le scénario est étrangement le même et va, étrangement, dans le même sens : toutes les « révolutions », manifestations, contestations et autres « démocratisations » allant dans la direction dictée par Washington passent sans le moindre problème. A contrario, toutes les revendications, aussi légitimes soient-elles, autonomes mais pas forcément à la solde des USA, ne passent pas.

Cherchez l'erreur.

Cela n'empêche pas les « remplisseurs » de colonnes de journaux de chanter les louanges des révolutions pacifiques des peuples.

Vous croyez vraiment qu'il s'agit de la Syrie et de l'Iran (proprement dits) ou de n'importe quel autre nain régional ?

Non, il ne s'agit que de la Russie.

Non pas le pays, mais ses ressources énergétiques...son Gaz.

Pour cela, il suffit de regarder la carte de l'Asie et constater de quelle manière les Américains essaient de ceinturer la Russie.

Nous parlerons de tout cela en détail lundi.

Bonne fin de semaine.

Oh... j'oubliai. Je viens de lire le billet du « Blageur » Le Blageur : une forme de censure à la Tribune ?, qui, si mes souvenirs son bons, publie sous son vrai nom dans le courrier des lecteurs. Il y parle de la censure de la Tribune et de la dizaine « d'invités », toujours les mêmes, de M. Mabut. La censure ? Avec moi, ainsi que deux autres blogueurs, cela commence à faire beaucoup. N'est-ce pas, Cher Monsieur Mabut ?

Dans mon cas, c'est uniquement lorsque je me suis attaqué à la "corporation" que la censure m'a frappé.

Je persiste et signe : oui, on a touché le fond

Mon blog : censuré ?

Mon blog : censuré ? (2)

Nous voudriez-vous pas écouter notre manifestation « pacifique » ?

 

05/12/2011

Elections en Russie : manipulées ? Et alors ?

Voici la dernière trouvaille de nos médias, je ne m'en lasse pas, indépendants et tout à fait libres : les élections russes sont, ils l'affirme déjà au présent, entachées d'irrégularités. Irrégularités par ci, irrégularités par là, pressions, intimidations, matériel informatique saisi chez les opposants, sites internet, parait-il, miraculeusement inatteignables, etc.

Et alors ?

Quelqu'un a déjà entendu parler de l'adage : on balaie d'abord devant sa porte ? Non ?

Commençons par le pays dépositaires des droits de l'homme dans le monde : la France. Il parait que les socialistes accusent l'actuel président et sa majorité d'une sorte de...fraude électorale. Plus précisément, le président actuel, sans être officiellement candidat, l'est tout de même un peu et financerait sa future campagne, qui n'a pas encore commencé, en utilisant l'argent publique. Vous suivez ?

En France, il y a aussi une autre spécialité : les parrainages de candidats. Kesako ? Pour pouvoir se présenter aux élections présidentielles, le candidat doit au préalable réunir « quelques » conditions : entre autres, réunir au moins 500 parrainages d'élus. En cherchant un peu, on trouve le nombre « hallucinant » de 45'000 grands électeurs potentiels. Et pourtant.

A cinq mois des élections, certains candidats n'ont toujours pas réussi à réunir les parrainages nécessaires. C'est certainement dû au hasard. Rien n'empêche non plus d'aider le hasard à coup de...pressions, intimidations, promesses diverses et variées...

A ceux qui saisiront immédiatement l'occasion pour dire : ah... le voilà, il veut parler de la candidate Le Pen, je dis : j'ai le droit de parler de qui je veux. Je suis en ...démocratie, non ? Pour le reste, trouvez-vous normal qu'en démocratie, plus de 20% des gens, selon les derniers sondages, ne trouvent personne pour les représenter dans l'Assemblée la plus démocratique de la République ?  Et voilà que certains, les même que tout à l'heure probablement, sauteront sur l'occasion pour dire : n'oublions pas que Hitler a été élu grâce à des élections parfaitement démocratiques. Mais alors, on module la démocratie comme on veut ? A ceux-là je dis aussi : merci de mettre de l'eau dans mon moulin, je suis parfaitement d'accord mais alors, manipulations pour manipulation et pressions pour pressions, chacun se débarrasse de ses adversaires comme il peut. Et puis, un peu d'indulgence, ce serait sympa de notre part.

Les spécialistes, encore eux, et professionnels  de l'information, encore eux, ont tout de suite trouvé toutes les excuses possibles et imaginables aux « électeurs » du printemps arabe : nous avons eu besoin de plus de 160 ans, 1789 - 1950 grosso modo, pour que notre démocratie puisse s'installer, donnons-leur un peu de temps pour s'habituer (ils parlaient des supporters des salafistes). Allez, soyez sympas, donnez aux électeurs des ex-états soviétiques un peu de temps. Ils n'en sont sortis que depuis une petite vingtaine d'années. Ça leur laisse 140 ans pour s'habituer à votre manière de manipuler les élections.

Merci la Russie. Si c'est pour en arriver à cet état généralisé de décrépitude et de délabrement et si la Russie devait, peut-être, être un des derniers remparts, alors vivent les manipulations électorales à la russe.