09/02/2012

Syrie, pas encore démocratique et Egypte, totalement démocratique

Les Occidentaux ne se cachent plus : il faut financer, soutenir et armer les insurgés syriens, comme si cela n'est pas encore fait. La seule différence, BHL n'est pas encore sorti de l'ombre dans cette affaire et ne se balade pas dans le désert syrien. Il est bien claire que, à l'instar des précédentes tentatives visant à "isoler" un "coin" en Syrie faciltant une intervention occidentale, ce dernier essai finira par échouer aussi. De toute manière, le sort des terroristes semble scellé. C'est question de jours, sinon d'heures.

Pour ce qui est du Parlement égyptien, installé démocratiquement et applaudi à en rompre les tympans par nos lamentables politiciens et médias, voici l'exploit d'un de ses membres, démocratiquement élu. Nul besoin de traduire quoi que ce soit : le député, démocratiquement élu, se lève, interrompt la séance et fait l'appel du Muezzine à la prière, au beau milieu du Parlement.

Le Figaro : appel à la prière au parlement égyptien


A la question dedefault.jpg savoir si des parlementaires coptes pourraient faire sonner les cloches, une fatwa est vite sortie : non, car le prophète dit que les cloches sont les clarinettes de Satan.

Enfin, un petit cadeau à nos chers analystes, connaisseurs, spécialistes du monde arabo-musulman et...je ne les oublie bien évidemment pas, journalistes férus de vérité, un de leurs nouveaux chéris, un frère musulman du même parlement (il paraît qu'ils sont moins fondamentalistes que les salafistes) s'est levé et lancé, lui aussi, une petite fatwa au beau milieu de la séance disant que rien ne doit perturber l'appel à la prière de l'Oumma (Oumma = peuple).

Réjouissons-nous. Bientôt ce sera le tour du Palais Bourbob, suivi, à moins que ce ne soit précédé, par notre cher parlement fédéral. Personne n'y trouvera rien à redire : c'est bien le peuple (l'Oumma) qui l'a voulu.

Allez, pour finir, un petit sourire. Il paraît que, suite au véto sino-russe de la semaine dernière et alors que Hillary Clinton avait essayé d'appeler son homologue russe Lavrov, celui-ci aurait répondu qu'il n'avait pas de temps. A voir ces images, on comprend un peu pourquoi.

Rabbani-Clinton.JPG

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : egypte, syrie, islam, islamisme, terrorisme, gowrié, médias, tsr, bhl

11/01/2012

Qatar, Turquie, Tunisie et les autres : plus dure fut la chute

J'avoue ne pas savoir comment commencer ni où me donner la tête. Je voulais écrire un billet sur l'affaire de la BNS, suite à celui que j'ai publié lundi et voilà que le Président Syrien prononce un discours assez important, que l'Emir du Qatar se fait proprement mettre à la porte alors que sa visite, avec une suite imposante, en Mauritanie venait à peine de commencer et qu'en Tunisie, les islamistes « soft » d'Ennahda (grande fierté des gouvernements et, surtout, médias occidentaux) n'ont même pas pu attendre les 12 mois réglementaires pour annoncer, à leur tour après les frères musulmans d'Egypte et les démocrates libyens commandés par un chef d'Al Qaïda, qu'à « long terme », le Califat est le but ultime de la « révolution ».

1.       Commençons avec ceux-là, justement. Il est presque minuit, Arte diffuse un reportage consacré à la Tunisie « d'après Ben Ali ». A un moment donné, un des enfants chéris de nos médias d'ici, le premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, accompagné de deux représentants du Hamas, lance : c'est ici que commence, inchalla, la libération de Jérusalem, c'est d'ici que se déclarera, inchalla, le 6e Califat. On a plutôt l'habitude d'entendre cela dans la bouche de feu Oussama ben Laden. Bien évidemment, ce ne fut qu'une facette de la partie émergée de l'iceberg car, presque au même moment, l'Imam de la Grande Mosquée de Kairouan déclarait « textuellement » qu'Islam et laïcité sont incompatibles.

Il n'y a effectivement que chez nous que des « spécialistes » de la région et de l'islam, ainsi que "l'excellent Juppé" considèrent que cette compatibilité est parfaitement possible.

2.       Pour ce qui est du Qatar, il semble bien que de Nouakchott à Bagdad et Beirut, en passant par Alger, Le Caire et même, peut-être, Riyad, on  commence à en avoir assez. Le Bédouin a déjà mangé son pain blanc.

Voici un joli commentaire d'avant la visite de Hamad, l'Emir, en Mauritanie

http://www.slateafrique.com/80511/mauritanie-visite-de-le...

Et en voici un autre, après.

http://lavoixdesmartyrsdelaplume.over-blog.com/article-ma...

...et un autre

http://lecalame.info/contenu_news.php?id=2610

Ainsi, tous ces dizaines de milliards de dollars n'auraient servi à rien. Bientôt, l'Emir et sa chaîne Al Jazeera, peut-être même quelques succursales de celle-ci ici, apprendront que la Réal Politique prendra le pas, qu'il a eu sa petite heure de gloire, qui aura tout de même duré un an et qu'il devra dorénavant se contenter de dépenser ses milliards dans des loisirs plus « conformes » à son histoire : immeubles, voitures luxueuses, harem, balades sur les bords du Léman, etc. Il est fort à parier que le grand partisan de cet échec soit le Président syrien, je veux dire la résistance de ce dernier, qui commence à porter ses fruits.

3.       Avant de parler du discours du Président syrien, signalons seulement les réactions, étrangement mollassonnes, de l'Ottoman Erdogan et du Gaullois Juppé. Il y a de cela quelques semaines seulement, ils ne tarissaient pas de commentaires quotidiens sur la nécessité, que dis-je, obligation, pour le Président Syrien de quitter le pouvoir...sinon.

Cela semble avoir fait pschitt. Dès lors :

4.       Contrairement à ce que beaucoup de pseudo analystes croient ou prévoient, le dernier discours du Président Assad ne démontre nullement une déconnexion de la réalité mais, tout au contraire, une parfaite connaissance de se qui se passe. Les Syriens savent ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire. Ils savent exactement sur qui compter. La semaine dernière, les « mini » manœuvres militaires, consistant uniquement au lancement de missiles « longue portée », n'étaient destinées qu'à être repérées par les satellites espions américaines. Ces missiles ont atterri dans le désert...iranien.  Assad, malgré des pressions immenses, a promis de frapper les terroristes avec une main de fer. Entre nous, c'est bien le souci principal des Américains, non ? Je me trompe ? Oh, ces derniers disent que les opposants en Syrie sont « pacifiques ». Il y a quelque chose, encore un, que je ne comprends pas : Il y a de cela quelques semaines, le Président syrien a appelé les insurgés à remettre leurs armes aux autorités, tous les insurgés. Quelques minutes après seulement, le département d'état des USA, affaires étrangères, a conseillé à ses opposants de ne pas le faire. Serait-ce un aveu claire que ceux-ci sont armés ?

Pour ce qui de l'Ottoman, il semblerait que les forces de sécurité syriennes aient capturé une bonne quarantaine d'officiers turques sur le territoire syrien, ce qui expliquerait le silence soudain d'Erdogan. Le bédouin qatari semble aussi très en retrait en ce moment. Je mettrai tout cela au conditionnel mais il semblerait que certains, en Syrie, ont en leur possession des enregistrements très compromettants concernant le bouillant premier ministre et ministre des affaires étrangères du Qatar. On a par ailleurs déjà entendu un de ces enregistrements circuler sur le net. Dans celui-ci, le premier ministre du bédouin parle de tout, sauf d'éloges, à l'encontre du souverain saoudien. Ambiance.

La Syrie semble être sur le bon chemin pour gagner la partie. C'est tant mieux. Aaprès les mésaventures islamistes et islamisantes de la Tunisie, Libye et Egypte, la Syrie est, comme d'habitude, le dernier rempart contre les fondamentalistes.

Je vous le dis comme je le pense : entre un gouvernement autoritaire quelconque et les salafistes/talibans, je n'hésite pas une seconde.

P. S. Je sors un peu du sujet mais aux nouvelles de ce matin, il semblerait que les Américains veulent se débarrasser de certains de leurs « invités » à Guantamo et cherchent des pays pour les accueillir. La France déclare être favorable pour en accueillir quelques uns. Ceux qui ont été emprisonnés à tort et dont les aveux leur ont été arrachés par la torture. Ah bon ? Les Américains pratiquent la torture ? Et le fameux rapport annuel sur l'état des droits de l'homme dans le monde, est-ce le Saint Esprit qui le publie ?

 

12:11 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, suisse, tsr, média, médias, qatar, france, juppé, erdogan, usa, opposition, printemps arabe, assad

06/01/2012

Attentats terroristes à Damas

Deux mots, pas plus.

Page Swisscom.PNG

 

Vendredi, 6 janvier 2012, un attentat terroriste, le troisième en l'espace de moins de trois semaines, fait plus de 25 morts civils. Ceci n'empêche, toujours, pas nos médias d'appeler ces terroristes des manifestants pro-démocratie.

Ainsi, en 2012, les manifestants « pacifiques » d'Al Jazeera et ses succursales ici font exploser des voitures piégées au beau milieu des passants, innocents.

Al Jazeera et ses succursales d'ici, sont les partenaires « objectifs » des terroristes. Les premiers les financent et, ensemble avec les seconds, en font la promotion.

Des terroristes faisant l'éloge de leurs frères d'armes.

Bras médiatiques de criminels qui, de leur propres aveux, utilisent leurs poulains pour faire la guerre à la Syrie car ils n'ont pas le courage de le faire eux-mêmes.

https://www.youtube.com/watch?v=ifZK6SVlQ1Y&feature=r...

https://www.youtube.com/watch?v=2pY4WNVM7bg&feature=r...

Vous n'avez aucune honte à avoir car, pour avoir honte, il faut au préalable être un homme

 

14:53 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, suisse, média, médias, tsr, swisscom, tdg, usa, france, gowrié

Sondage : que reproche-t-on à l'Iran ?

Je n'ai jamais écrit sur ce sujet. Dès lors, ce n'est ni une tentative de racolage, ni de la provocation. Juste un essai pour voir à quel point il est difficile de sortir des idées reçues, forger sa propre opinion et de répondre à des questions tellement simples qu'on croyait déjà résolues.

La question est très simple : on met en place des sanctions contre l'Iran, on veut attaquer l'Iran, on veut isoler l'Iran, on veut renverser le régime (au passage élu parfaitement démocratiquement), etc. Que reproche-t-on exactement l'Iran ?

Attention : si on trouve une raison, il faut penser à sanctionner également tous ceux qui font la même chose. Exemple : l'Iran constitue un danger pour la paix (laquelle déjà ?) ou l'Iran soutient le terrorisme (ah bon ?), comparons alors les méfaits iraniens dans le domaine les 150 dernières années à ceux commis par les gardiens de la paix dans le monde durant la même période (si vous voyez où je veux en venir).

...Et ainsi de suite.

Pour vous aider, voici un document fort utile : Hilary Clinton ; nous avons créé Al Qaïda

Je souhaie sincèrement la participation du plus grand nombre à cette discussion-sondage. Si, au bout, nous réussissions à éliminer les raisons (idioties) habituellement véhiculées par les politiques et leurs bras médiatiques, nous aurions alors fait un grand pas vers la...vérité.

Et...je ne suis pas un ami de l'Iran. D'ailleurs, je ne peux pas l'être !


08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, suisse, terrorisme, islam, médias, tsr, france, usa, gowrié

28/12/2011

Génocide arménien : dans quel camp se trouve la balle ?

geno47s[1].jpgJ'ai bien fait d'attendre aujourd'hui pour publier mon billet. D'abord parce qu'il fallait publier l'autre et ensuite parce que je viens de lire celui du blogueur "Les Hommes-Libres".

Son billet résume parfaitement l'état du monde dans pratiquement tous les domaines. Ce n'est pas un compliment, loin de là.

Deux points ont essentiellement attiré mon attention : l'auteur nous parle d'abord de cette gauche dont « l'humanisme supposé n'est plus qu'une machine à se tirer des balles dans les pieds ». Sur ce point, je ne puis qu'être d'accord. J'irai encore plus loin : l'humanisme de la gauche n'est que supposé et dicté par un dogmatisme qui, de nos jours, prêterait à rire si ce n'est que les effets en sont désastreux. Quant aux balles, qu'ils s'en tirent autant qu'ils veulent dans leurs pieds, à condition qu'elles ne touchent pas les nôtres.

Le deuxième point concerne la nécessité d'une telle loi aujourd'hui. Là, je ne puis qu'être totalement en désaccord.

Tout le monde sait maintenant ce que je pense de la France, de ses autorités, notamment son Président et son...excellent ministre des affaires étrangères (remarquez, ce dernier était contre, bien sûr). Pour autant, peut-on leur en vouloir d'avoir fait passer cette loi ? Motivations électoralistes, me direz-vous ! Ah bon ? Parce que vous croyez que toutes les autres lois sont dictées uniquement par des motifs humanistes ou légales ? Est-ce de la naïveté ou du cynisme ?

Autant me « re » présenter, histoire de fermer la porte à tous ceux qui me traiterait d'impartial. Oui, je ne puis qu'être impartial. Comme vous tous. Ce qui n'affecte en rien mon penchant pour une justice totale et...égale.

Mon grand-père maternel est syriaque et son épouse est...arménienne. C'est cette dernière qui est partie en courant (c'est une image) en 1916 pour fuir les massacres et se réfugier en Grèce où ma mère est née et a grandi et où un certain nombre de ses cousins et cousines vivent encore.

Quant à mon père, Dieu ait son âme, il est Syriaque du côté des montagnes du sud-est de la Turquie. Pour la « petite » histoire, les Syriaques (les derniers dans le monde à parler encore la langue du Christ) furent déplacés et massacrés en masse entre 1915 et 1920 par les armées ottomanes et...les forces kurdes. Les dernières estimations situent le nombre de tués entre 500'000 et 750'000, soit environs 70% de la populations totale. Indépendamment du nombre, je vous laisse imaginer ce que signifie 70% d'une population quelconque, en terme de génocide, dans le vrai sens de celui-ci.

Génocide Assyrien, ou Assyro-Chaldéo-Syriaque (document magnifique)

Comme cela ne suffisait pas, Ils ont subi un deuxième massacre en Irak entre 1938 et 1948.

Je rappelle, enfin, que des dizaines de milliers d'arméniens furent accueillis et protégés par la Syrie qui, depuis, leur accorde non seulement égards et protection, mais toutes les garanties, sans restriction aucune, quant à la pratique de leur langue, culture et culte. A bon entendeur. Les Syriaques, qui ont donné à la Syrie son nom, et les Arméniens lui seront éternellement reconnaissants.

Alors, y a-t-il encore quelqu'un qui puisse contester le droit des Arméniens et Assyro-Chaldéen-Syriaques à une reconnaissance de leur(s) génocide(s) ? Est-ce pour autant une raison suffisante pour une victimisation permanente et systématique ? Non.

Portes ouverte aux Amérindiens, Indiens d'Amérique, Congolais et autres ? Et alors ? Car, Chers amis, on ne peut avoir les avantages d'un processus sans les inconvénients de celui-ci. On a voulu légiférer sur tout et rien et cela a commencé à un moment précis de l'Histoire : on a le droit de dire ceci, pas le droit de dire cela, écrire ceci, mais pas cela, dessiner ceci, mais pas cela, se moquer de ceux-ci, mais pas de ceux-là...racisme, antisémitisme, discrimination positive, négative, tout y passe. Est-ce bien ? Est-ce mauvais ? A vous de voir.

Ainsi, oui, les Arméniens, Assyro-Chaldéo-Syriaques ont le droit absolu de faire reconnaître leurs génocide, pas plus, pas moins que les autres. Il n'y a pas de degrés dans la souffrance humaine, non plus dans celle d'un peuple.

Nous ne récoltons que ce que nous avons semé, strictement.

Dans un monde où un nouveau peuple élu, une partie de celui-ci en tout cas, commet les pires atrocités (je le répéterais jusqu'à en avoir la nausée), en Irak, tout en échappant totalement à la justice, alors même qu'il exige l'application stricte de celle-ci, aux autres, il ne faut pas s'attendre à trouver la bonté et le bonheur régner partout.

Les cyniques savent tout cela mais ne font rien, prétendant la cécité.

Les idiots ne savent rien de tout cela.

Que Dieu puisse avoir pitié des deux.

 

27/12/2011

BHL, Hayoun…et les autres : le masques tombent.

Dans mon billet d'hier, je prévoyais d'écrire sur le vote, par l'Assemblée Nationale en France, concernant le génocide arménien, « sauf si l'actualité en décide autrement ». Il se trouve que le blogueur cité plus haut a décidé, enfin, d'y aller franco, sans, comme à son habitude, édulcorer son discours par des considérations humanistes ou humanisantes  devenues inutiles. Il rejoint bruyamment BHL dont le récit des exploits a été relaté hier. Voilà que les contours du plan commencent à bien se dessiner. Alors même que tout le monde, ou presque, commence à montrer une grande déception et des inquiétudes grandissantes quant aux développements des événements en Libye, Egypte et Tunisie, les mêmes, ou presque, persistent à vouloir installer les islamistes en Syrie. Le plan est donc bien en marche. Comme nous l'avions dit et prévu dès le premier jour, la démocratie, la défense des libertés et des droits de l'homme n'y sont pour strictement rien.

Strictement rien.

L'alliance objective, entre les islamistes, les Américains, les Français et...un autre pays, comme dirait BHL, ne fait pas de doute. Au fait, Jodel, ai-je le droit de parler de ça ?

M. Hayoun croit que l'intervention militaire en Syrie devient une obligation...morale. J'ai déjà entendu ça quelque part. Il croit même que c'est l'armée israélienne, dont il prend grand soin d'appeler Tsahal, qui doit y aller. C'est la première fois que j'entends cela. Au fait, pourquoi et sous quel prétexte ? Israël se soucierait-il du sort des populations arabes ? Si ce n'est pas le cas, que serait-ce alors ? Quelqu'un pourrait m'aider ?

En prenant même les chiffres de M. Hayoun, on arrive à un nombre de morts « civiles » de 3'000 personnes. Cela fait une moyenne journalière de 11 personnes. Pour moi, ce sont 11 personnes de trop car, c'est aussi cela mon éducation, chrétienne, rien ne justifie la mort violente d'un homme. Cela étant dit, n'ayant pas une idée précise des écrits de M. Hayoun, j'aurais bien aimé savoir ce qu'il pense des 1038 morts civils (parmi lesquels 338 enfants) qu'Israël a causé entre le 27 décembre 2008 et le 15 janvier 2010 ? Comme d'habitude, voici mes sources :

Offensive israélienne sur Gaza : Libération du 15 janvier 2009

Offensive israélienne sur Gaza : le Figaro du 14 janvier 2009

Offensive israélienne sur Gaza : Le Monde du 3 janvier 2009

Offensive israélienne sur Gaza : Amnesty International

Cela fait, puisque vous aimez les décomptes macabres, une moyenne d'une soixantaine de victimes civiles par jour. Une extrapolation simple sur 10 mois donnerait...plus de 17'000 morts.

Résultat : même pas une enquête, rien, zéro, si, si, si : deux vétos américains au Conseil de Sécurité, en l'espace de deux semaines. Ce même Conseil de Sécurité que tout le monde veut voir maintenant condamner, que dis-je, entreprendre une action militaire contre la Syrie.

Tout cela est vieux et classique ? Oui, je le sais, mais c'est comme ça.

M. Hayoun fait même dans la tactique militaire. Il croit qu'une demie division blindée, même pas une entière, sur les hauteurs du Golan, SYRIEN, suffirait à « fixer » la moitié de l'armée syrienne. Peut-être, l'armée israélienne se serait alors très bien entrainée depuis sa mésaventure libanaise de 2006.

Il est en plus drôle, ce Monsieur. Il nous parle si gaiement d'un pays « entouré » de voisins qui ne soutiennent pas le régime actuel. Et alors ? Si on devait attaquer militairement tous les pays  entourés de voisins qui ne les aiment pas ! Si vous voyez ce que je veux dire.

La situation de Homs ressemble à celui de Benghazi. Ah bon ? N'est-ce pas BHL qui disait ça ? L'intervention de l'OTAN a sauvé plusieurs dizaines de milliers de vies ? C'est curieux, les chiffres « officiels » disent exactement le contraire ! Et pourquoi charger la Ligue Arabe de la transmission du dossier au Conseil de Sécurité ? Les USA, France, GB ou...même Israël peuvent bien le faire et n'ont besoin de l'autorisation de personne, non ?

Mieux, beaucoup mieux. Pas de raison pour que la Syrie soit traitée différemment de la Libye ? C'est BHL et vous qui le décrétez ? Est-ce valable uniquement pour la Libye et la Syrie ?

Voici, pour tout le monde, ce que pensent les Syriens de ce qui passe en Syrie :

Prière des Syriens

Un prêtre et un imam, récitant, d'une seule voix...Notre Père qui es aux Cieux suivi par « je vous salue Marie, pleine de grâce » et, enfin, par la première sourate du...Qoran.

Et voici les messages véhiculés par les amis de MM. BHL et Hayoun, dont une bonne partie vient d'Afghanistan, d'Irak et de...Libye (Libye-BHL ? Hmmmmm) :

AArour, Al Qaïda en Syrie : quelques jours et nous prierons sur les minarets de Lattaquié et Qerdaha

Cela est diffusé un jour seulement avant le double attentat de Damas.

Je laisse la traduction à M. Hayoun qui, semble-t-il, comprend l'arabe, puisqu'il passe son temps à suivre les « nouvelles » sur Al Jazerra, Al Arabiya, etc.

Voyez-vous, M. Hayoun, avant de vous saluer, car c'est la dernière fois que je citerais votre nom dans un billet à moi (juste pour ne pas me sentir encore plus ridicule), je dois vous avouer être d'accord avec vous sur un point : s'il y a quelque chose à regretter, c'est que les Syriens, au lieu de passer les 40 dernières années à servir les intérêts de celui-ci celui-là, auraient dû s'armer, jusqu'aux dents, se renforcer, encore et encore, dans un seul et unique but : le cas échéant et lorsque cela s'avère nécessaire, envoyer, allez je vais être poli, balader tout le monde.

Certains voisins se le permettent depuis plus de soixante ans.

Vous voyez pour qui tout le monde roule ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bhl, hayoun, tdg, syrie, suisse, israël, usa, france, médias, printemps arabe, gowrié

23/12/2011

Vous avez allumé le feu, qu'il vous brûle

Jamais je n'aurais pensé pouvoir souhaiter le moindre mal à personne. J'ai toujours pensé que mon éducation, chrétienne, m'en protégerait. Je me suis trompé : les salauds m'ont changé.

Dimanche, c'est Noël. La tradition veut que ce soit le jour où les Chrétiens célèbrent la naissance du Christ...Sauveur. J'irai à la Messe, la mort dans l'âme, je ne demanderai pas pardon et ne prendrai pas l'Eucharistie. Ce serait faire offense à celui en qui je crois.

Maintenant qu'ils ont quitté l'Irak, parfaitement démocratisé mais accusant quelques dizaines de morts par jour, qu'ils ont installé leurs nouveaux alliés dans les pays arabes « libérés », ils s'attaquent au dernier bastion qui leur résiste encore. Comme aucune de leurs stratégies n'a fonctionné, ils envoient maintenant leurs mercenaires, ennemis d'hier mais alliés d'aujourd'hui, les fanatiques d'Al Qaïda, dont une bonne partie vient de la Libye (qu'ils viennent aussi de libérer) se faire exploser dans les rues de Damas, tuant sans distinction civils et militaires.

Pour ne pas perdre la face, en avaient-ils vraiment ?, les remplisseurs de colonnes de journaux, oiseaux de mauvais augure, trouveront certainement la parade en disant que les manifestations étaient « vraiment » pacifiques mais que face à la répression, les manifestants se sont radicalisés et se sont trouvé des alliés, les touristes de la terreur passant leurs vacances fanatiques là où il y a de la vie à prendre.

Je vais le dire très ouvertement : je ne comprends pas pourquoi les autorités syriennes ne proclament pas l'état d'urgence et ne frappent pas d'une main de fer tous ceux, sans exception, qui veulent conduire le pays à la ruine. Si c'est à cause des Américains et des Français, et bien qu'ils aillent se faire pendre. Ils n'ont qu'à y aller eux-mêmes.

Ils n'ont semé que terreur, malheur et désolation partout où ils sont allés. Que Dieu, en ces jours de mémoire et de recueillement, me pardonne, je leur en souhaite tout autant.

 

13:29 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : usa, france, américains, amérique, syrie, suisse, média, médias, tdg, presse, tsr, gowrié, salafistes

19/12/2011

Les Américains se retirent d'Irak

Mission Accomplished.jpg20 mars 2003, après une préparation « médiatique » de plus d'une année, les Américains et leurs « alliés » occupent l'Irak pour le débarrasser de son dictateur sanguinaire et, surtout, débarrasser le monde des armes de destruction massives, que le Monsieur possédait.

Neuf ans après, le dictateur est pendu, la démocratie est installée et les armes de destruction massive sont...euh, où sont-elles ?

Cela devient vieux ? Non, je ne le crois pas car, de même que nous, pardon, VOUS avez tout gobé alors, vous gobez tout maintenant et vous goberez tout demain.

Je regardais ce vendredi une émission qui traitait des événements à Falluja, haut lieu de la résistance, et de la répression américaine (tiens, ce mot m'est familier. Il provoque l'ire de remplisseurs des colonnes de journaux et des bons pensants qui, alors, sont restés étrangement silencieux). A Falluja, les Américains, après avoir fermé la ville (on accuse aujourd'hui les autorités syriennes de faire la même chose) ont rasé tout sur leur passage, poursuivant les « insurgés » jusqu'à l'intérieur des mosquées pour les massacrer. Exécutant des blessés qui se trouvaient par terre, utilisant des armes interdites, parmi lesquelles se trouvent des armes à composantes atomiques.

Quelques mois après le début de l'invasion de l'Irak, Bush fils, alors Président des USA, fait atterrir son hélicoptère sur un destroyer où l'on avait posé une énorme banderole sur laquelle on pouvait lire : « mission accomplie »

Neuf ans après, son successeur, en qui la terre entière, pauvre d'elle, croyait tellement, se retire de l'Irak en déclarant : nous partons avec le sentiment du devoir accompli.

Voici le bilan du devoir accompli en Irak par les Américains :

baniere_TortureIrak1.jpg

Morts civiles : entre 560'000 et 1'000'000

Nombre de blessés : plus d'un million et demi

Déplacés à l'extérieur du pays : 4'000'000

Déplacés à l'intérieur du pays : 2'500'000

Nombre d'orphelins : 2'500'000

Le summum fur atteint lorsqu'il, Obama, a déclaré : nous espérons que les Irakiens « sauront » faire face au danger du terrorisme qui les guette.

Mais alors, ce n'est pas encore fait ?

Voici le visage du nouvel Irak libre et démocratique. Ce qui n'empêche pas certains, éternels invités de ce coin blogs, de louer les efforts des Américains pour pacifier le monde et y apporter sécurité et prospérité. N'hésitant même pas à qualifier cette action de « morale ».

Un minimum de morale, et d'humanité, vous ferait le plus grand bien. Seulement, en êtes-vous capables ? J'en doute.

 

09:04 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : iran, irak, syrie, suisse, gowrié, usa, amérique, médias, guerre, morale, printemps arabe, terrorisme

16/12/2011

Hayoun, USA, France, Juppé, Syrie, Israël…

Voici le commentaire que j'ai écrit au sujet du billet que M. Hayoun, invité permanent du coin blogs de la TDG, a publié mercredi. Commentaire que M. Hayoun n'a pas publié. Je l'ai agrémenté de quelques réflexions supplémentaires.

« Cela fait un bon moment que vous écrivez sur les événements en Syrie, sans oublier de faire des prévisions, lesquelles, malheureusement pour vous, se sont révélées fausses dans leur totalité : manifestations « pacifiques » monstres, Assad isolé, intervention militaire extérieure imminente, la Russie qui se fissure, Assad sur le départ, guerre civile larvée, et j'en passe.

La dernière étant la meilleure : Juppé, excédé, parle d'absence de morale dans le traitement du cas syrien.

Juppé-morale, morale-Juppé, il y a comme quelque chose qui cloche. N'est-ce pas ce Monsieur qui a été condamné, par la justice de son pays, à 18 mois d'emprisonnement et...10 ans de privation de droits civiques ? Avant qu'il ne récupère ces derniers en appel, bien sûr.

Ah, je viens de lire à l'instant, sur la TDG électronique elle-même, que Jacques Chirac vient d'être condamné à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris.

Chirac, Juppé, Chirac habitant un appartement appartenant à Hariri, ça vous dit quelque chose ?

La morale, Cher Monsieur, la morale, surtout elle. Ne connaissez-vous pas l'expression : il aurait mieux valu qu'il la ferme ?

La morale ? J'aurais acquiescé pour toutes la raisons pouvant être invoquées. Mais la morale...ça ne passe pas.

On ne parle pas de morale, Cher Monsieur, lorsqu'on a massacré plus d'un million d'Algériens.

On ne parle pas de morale, Cher Monsieur, lorsqu'on a massacré un million et demi de Vietnamiens.

On ne parle pas de morale, Cher Monsieur, lorsqu'on a massacré, sans aucune raison, plus d'un demi-million d'Irakiens.

On ne parle pas de morale lorsqu'on a massacré un million et demi d'Arméniens (la Turquie étant, en ce moment, la tête de pont de votre ami Juppé).

Et puisque vous parlez, aussi, de cynisme, le comble du cynisme est de réunir, dans un même billet, quelques personnages, et faits, des plus cyniques et les laisser parler de...morale »

Pour le reste, les médias viennent de nous inventer une nouvelle expression : les déserteurs de l'armée syrienne. Ainsi, les manifestants sont « toujours » pacifiques (même si on ne voit plus de manifestations du tout). Seuls les « déserteurs » tirent sur leurs anciens camarades, dont 27 périrent dans une embuscade terroriste hier.

Vive la morale...et le cynisme.

 

13/12/2011

On aimerait bien une bonne guerre civile, mais comment y arriver ?

Voici la question que les exterminateurs des indiens d'Amérique et les tueurs de plus d'un million d'Algériens se posent. Ils ne savent plus où se donner la tête, ni par quel bout prendre le « régime » syrien. Rien n'y fait. Ils résistent, ces maudits Syriens. Cela fait même des années que ça dure, y en a marre.

Les loyalistes, que j'appelle ainsi par opposition aux traitres et aux collaborateurs, ont, dès le début des troubles, inventé une expression que je trouve délicieuse : « la Syrie, c'est Dieu qui la protège ».

Je n'en ai plus le moindre doute : c'est vrai.

En 2003, les tueurs de plus d'un million et demi de Vietnamiens auraient bien voulu continuer l'aventure irakienne en Syrie. Il leur a manqué un peu de temps. La Syrie fut sauvée une première fois au prix, malheureusement, de plus d'un demi million de morts irakiens innocents. Il y eut ensuite plusieurs tentatives, la dernière étant celle de la Libye qui, malheureusement pour les libyens aussi, se solda par le deuxième sauvetage de la Syrie.

Je fais une petite parenthèse, histoire de ne pas perdre le fil de mes idées. Les défenseurs de la « démocratie » et de la « liberté », épaulés par des ONG sans reproche et par des remplisseurs de colonnes de journaux qui ne savent plus reconnaître la dignité d'un homme, encore moins la leur, prétendent, depuis longtemps déjà, que le Président Assad a perdu sa légitimité. Ah bon ? C'est décidé où, comment et par qui ? A la place, ils sortent de leurs chapeaux un clown, dont personne ne connaissait même l'existence, un certain Ghalioun, président d'un Conseil National encore plus clownesque et décrètent que ce cirque EST le représentant légitime du « peuple » syrien.

Revenons à « l'impuissance » des puissances occidentales. Leur pari initial, une chute rapide du régime, ayant été perdu, ils se sont rabattu sur une succession d'inventions pitoyables :

-          pauvres manifestants « pacifiques », payés et un peu armés, tout de même. Résultats peu probants, on passe aux :

-          Blindés, chars, qui tirent sur les manifestants « pacifiques ». Problème, les trous, béants, causés par les obus sont imaginaires et les fumées des explosions sont causés par des pneus brûlés par les « révolutionnaires ».

-          Viennent alors les colonnes de réfugiés syriens fuyant la « répression ». Problème : aucune image, aucune, ne nous parvient de ces camps pleins de milliers de réfugiés, en dehors, bien entendu, de celles d'Angelina Jolie visitant des réfugiés que l'on ne voit pas.

-          On passe ensuite à l'étape des défections dans l'armée. Financée à coup de millions de dollars, l'armée fantoche ne compte guère plus que quelques centaines d'éléments faisant plutôt penser à une association de malfaiteurs.

-          Cela ne fonctionne pas non plus. Que faire ?

Une bonne guerre civile, dont on commence déjà à faire la...publicité.

Autant le dire tout de suite : cela ne marchera pas non plus. Les Yankees, qu'ils le veuillent ou non, vont devoir y aller eux-mêmes. A la bonheur.

Comme le présente le Dr. Amin Hoteit, expert en stratégie militaire, pour qu'une guerre civile ait lieu, il faut réunir trois conditions :

1.       Un pouvoir faible et incohérent. On voit ce qu'il en est

2.       Un peuple divisé et des peurs réciproques en son sein. Non seulement c'est loin d'être le cas, mais au-delà du triangle Deraa, Homs, Idleb, où le pouvoir syrien a réussi à isoler les insurgés et les terroristes, il ne se passe pour ainsi dire pas grand-chose ailleurs.

3.       Le facteur externe, on passera rapidement là-dessus. Des puissances étrangères empêchent le dialogue entre les parties et fournissent  armes, argent et médiatisation à certains, créant un climat favorable à l'émergence de haines réciproques.

On voit bien qu'on dehors de ce troisième facteur, les deux autres sont totalement insignifiants. Et si les Français nient le fait qu'ils financent et entrainent militairement les insurgés, sur les terres turques, c'est simplement pour éviter la défaite en cas d'échec. Techniquement parlant, la Syrie dispose d'unités d'intervention rapide très entrainées et extrêmement mobiles capables de briser toute tentative visant à allumer l'étincelle conduisant à une guerre civile. C'est tant mieux.

Je reviens aux Yankees. Je lis, dans la TDG électronique d'hier, que les USA quittent l'Irak la tête haute : Ha...ha...ha. Non, qu'ils le veuillent ou non, ils quittent l'Irak la queue entre les jambes, comme ils quitteront l'Afghanistan bientôt et comme ils quittèrent le Vietnam avant.

Quant aux soldats qui quittent l'Irak maintenant, vous croyez qu'ils partent chez les bédouins du Golfe ? Non, quelques unités se sont secrètement dirigées vers la...Jordanie. La Jordanie ? C'est tout près de...Deraa, non ?

Leurs tentatives s'étant toutes soldées par des échecs, il ne leur reste que la dernière.

L'Histoire est faite pour nous donner des leçons. Ils n'apprendront jamais, ou peut-être si, à leur dépens. C'est tout le mal que je leur souhaite.

 

06/12/2011

Printemps arabe : la grande victoire de la démocratie

Bravo...et félicitations. Ce sont les premiers mots qui me viennent à l'esprit.

Ainsi, tout le monde, les grands professionnels des médias en tête, ont applaudi à tout rompre l'avènement de la démocratie et de la liberté dans les pays « arabes ». Ils étaient « sûrs », absolument « sûrs », 100% « sûrs », 1000% « sûrs » que la conscience « révolutionnaire » des « peuples » saura barrer la route aux velléités islamisantes des salafistes et autres frères musulmans.

C'est fait.

Leurs ardeurs furent d'abord un peu refroidies par les résultats des « élections » en Tunisie. Indécrottables, ils inventent une nouvelle expression : islamistes « modérés ». Malheureusement pour eux, leurs islamistes modérés viennent de déclarer vouloir séparer les étudiants des étudiantes à l'université. Tant qu'à faire, ils rendent aussi possible (pour l'instant, car ce sera bientôt obligatoire) le port du Niquab intégral.

Ils reçoivent une deuxième gifle lors de la première sortie du président du CNT, au lendemain de la « libération » de la Libye par ses maîtres. Celui-ci n'a rien trouvé de plus important, pour l'avenir de son pays qui vient de sortir de 40 années de persécution khaddafienne, que de déclarer que la Charia sera la loi du pays et que la polygamie, soi-disant interdite sous Khaddafi, sera remise à l'ordre du jour.

Décidément, les choses allaient crescendo.

Allez, courage, tout espoir n'est pas encore perdu. Vive l'Egypte et sa démocratie retrouvée. Les premiers résultats viennent de tomber : les islamistes obtiendraient plus de...65% des voix. Mais dans ce cas, on touche carrément au sublime. On a même trouvé pire que les frères musulmans, devenus extrêmement modérés aux yeux des professionnels d'ici : les salafistes récolteraient entre 20 et 30% des suffrages. Et voilà la TDG, dans sa version électronique, qui titre : L'Egypte, nouvel Afghanistan ?

TDG du 3 décembre. L'Egypte : le nouvel Afghanistan ?

Une conscience soudainement retrouvée ?La nouvelle famille présidentielle en Egypte.JPG

Après la victoire écrasante des salafistes en Egypte, les spécialistes se sont trouvé une nouvelle expression : victoire "surprise". Vraiment ? Je le dis en toute modestie : non, ce n'est en aucun cas une surprise. Je l'ai, quant à moi, annoncé dès le premier jour. Il y a de cela quelques semaines, le responsable des blogs, M. J.F. Mabut, écrivait, dans son introduction : Jean-Souhel Gowrié voit les islamistes derrière les mouvements du printemps arabe, vraiment ? Et bien, oui, Cher Monsieur Mabut, oui, vraiment.

Où peut-on trouver des islamistes « modérés » amoureux, comme nos chers spécialistes de la « région », de la démocratie et de la liberté ?

Et si on essayait en Syrie ?

J'ai, à propos de la Syrie, une petite question, ce n'est pas la première fois que je la pose mais personne, spécialiste ou pas, ne m'a encore répondu : il «  semblerait », selon les agences diverses et variées appartenant à cette institution totalement indépendante qu'est l'ONU, que le nombre de victimes (remarquez bien que, désormais, on généralise et on ne parle plus de victimes « civiles ») ait atteint 4'000. Pour autant que je m'en souvienne, l'OTAN, et ses traitres locaux, ont détruit la Libye pour moins de cela ! Alors, on n'installe plus la démocratie et la liberté par la force ? Ah, pardon, j'ai oublié. On a peut-être...peur ? Mais alors, les principes, la démocratie et la liberté, ne méritent-ils pas quelques sacrifices ? Et puis BHL, il ne parle plus à Sarkosy ? Sarkosy lui-même et ce cher guignol de Juppé, on ne les entends plus ! Leur Maître de Washington non plus ? Ils ont, semble-il, confié la tâche aux bédouins qui, silencieux à en rompre les tympans pendant plus de cinquante ans sur ce qu'ils considèrent eux-mêmes comme l'infamie suprême, l'Etat d'Israël, se réveillent comme un seul homme et menacent, sanctionnent...

Oh, une toute dernière chose avant la suite de demain : la Syrie vient d'envoyer tout le monde se balader. Elle vient aussi de suspendre le traité de libre échange avec la Turquie et...de recevoir quelques missiles longue portée capables de faire très mal. Au cas où certains voudraient malgré tout installer la démocratie par la force.

Une petite réunion autour d'une table, sans menaces, sans sanctions (qui ne serviront à strictement rien car personne ne les appliquera), ne voudrait-elle pas mieux ?

Quelqu'un croit-il encore qu'on peut s'adresser aux Syriens en disant : vous ferez ça, sinon ?

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, suisse, opposition, gowrié, média, médias, tsr, tdg, démocratie, liberté, turquie, france, usa

28/11/2011

Syrie : encore un petit effort

Ils ont de la peine à le dire franchement, alors ils le distillent à coup de petites annonces par ci par là et du bout des lèvres.

Eux, c'est qui ? Vous ne l'avez pas encore deviné ? Mais alors ? Les grands démocrates et leurs succursales médiatiques, gardiens et commerçants de libertés diverses et variées, de droits de l'homme et de l'épanouissement des peuples dans un monde « libéré » de ses geôliers dictateurs.

Je vous la fais courte : depuis quelques jours, on ne parle plus tellement de liberté, de démocratie et de manifestations « pacifiques » en Syrie. On parle carrément de plans pour « armer » l'insurrection. Je le dis en toute modestie : ils vous le font découvrir maintenant, je l'ai, quant à moi, annoncé dès le premier jour.

Ils se sont trompés depuis le début, ils se trompent encore aujourd'hui et se tromperont demain aussi.

Un article publié dans la TDG du 25.11.2011 le dit bien : il n'est point question de manifestations pacifiques, de démocratie ou de liberté, mais d'armer ce qu'ils appellent la « rébellion » syrienne. Cela commence à me convenir parfaitement.

Article de la TDG du 25.11.2011.pdf

Les plans et scénarios, je le précise encore une fois, en rien spontanés mais planifiés dans les moindres détails dès le premier jour, et même bien avant, ayant échoué les uns après les autres, il fallait bien essayer autre chose. Comme il ne restait précisément plus grand-chose à essayer, ils, les démocrates et les gardiens des libertés mondiales, ne pouvaient plus faire autrement que de sortir leurs vrais plans, petit à petit, au grand jour. Comme ils n'osent, et n'oseront jamais, refaire le coup de la Libye (car ils savent très bien qu'ils s'en mordront les doigts), ils poussent vers la solution ultime : la guerre civile et ils y prennent ouvertement parti.

Je le répéterais jusqu'à saturation : la démocratie et la liberté n'y sont pour rien. C'est la même vieille histoire colonialiste habituelle qui se répète.

On a aussi appris, il y a de cela quelques jours et l'article de la TDG semble le confirmer, que des bâtiments de guerre russes se sont dirigés et stationnent désormais dans le port de Tartous. J'en ai déjà parlé la semaine passé mais je ne pouvais le confirmer, Syrie : la nouvelle offensive, voilà qui est fait. Je ne me mettrais bien évidemment pas à répéter les analyses et interprétations des uns et des autres. Je dirais simplement que l'époque maudite de Eltsine est révolue, Dieu merci. Elle est révolue l'époque où LE navire de guerre envoyé par la Russie post gorbatchévienne pour soutenir la Serbie tombe en panne au milieu de la route. Non, ce n'est un avertissement ni pour les Ottomans, ni pour les croisés. C'est peut-être un retour franc vers la guerre froide, voire tiède. Vive la guerre froide, si c'est vraiment le cas.

Dans une guerre, une vraie, il y a des gagnants et des perdants. Brennus disait : malheur aux vaincus. Dans cette guerre qui s'annonce, une guerre déclarée, planifiée, dirigée par les puissances occidentales et financée par leurs banquiers bédouins, il y aura forcément des vainqueurs et des vaincus. Les vainqueurs, aux bookmakers du malheur et de la bêtise de les deviner, ne passeront jamais l'éponge.

Surtout, la France, en reconaissant et en appelant à reconnaître cet assemblée de traîtres collaborateurs qui n'ont ni pays ni territoire, a virtuellement, mais officiellement, déclaré la guerre à la Syrie. Ne pouvant me résoudre à m'en prendre à ce pays, que j'aime profondément et où j'ai des amis, c'est de l'Etat que je parlerai. Cet Etat est en guerre contre la Syrie. Il est dès lors un ennemi qu'il faut combattre, et vaincre, par tous les moyens.

Pour mémoire, ceux qui courent maintenant pour reconnaître toutes les assemblées possibles et imaginables qui, par ailleurs, n'ont ni territoire ni qui représenter, refusent depuis plus de soixante ans de reconnaître l'existance même d'un peuple légalement représenté, ayant un territoire reconnu. Je laisse aux amoureux fous de la démocratie et de la liberté le soin d'imaginer de qui il s'agit. Alors, Mesdames et Messieurs les représentants de nos médias "libres, bien sûr", encore une comparaison malheureuse de ma part ?

Au fait, quelqu'un a des nouvelles du mandat d'arrêt international à l'encontre du Président soudanais, accusé de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide ?

Au fait (bis), quelqu'un a des nouvelles de cette malheureuse journaliste de FR3 au Caire et des dizaines de milliers de femmes qui ont disparu des manifestations "pour la démocratie et la liberté" en Egypte ?

 

07:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, suisse, gowrié, médias, tdg, journalistes, tsr, opposition, armée, rébellion, turquie

21/11/2011

Syrie : la nouvelle offensive

Une nouvelle offensive, essentiellement médiatique, a commencé hier. Celle-ci, comme toutes celles qui l'ont précédée, a été pensée à Washington, est financée par le Qatar et sera exécutée par les médias du monde « libre », lequel a décidé d'être gouverné par Goldman Sachs.

Permettez-moi de faire un petit détour avant de revenir au sujet central de ce billet. Il y a de cela quelques semaines, les journaux de toute la Romandie n'avaient pour seul souci que les malheurs d'un certain opposant, qui s'est trouvé poursuivi par les services secrets syriens et dont la voiture a été sabotée par ceux-ci. Un petit rappel : un journaliste du Matin a même réussi à photographier l'agent secret en question. Il paraît même que cet opposant ait déposé une plainte. D'autres journalistes, a qui je reprochais d'écrire tout et n'importe quoi, surtout n'importe quoi, sans la moindre vérification et en fabriquant même les événements, certains me répondirent disant que l'essentiel du métier du journaliste consiste à « investiguer », vérifier et relater. Je les crois sur parole et c'est pour cela que je leur demande : où en est cette histoire ? Vous ne vous sentez plus envahis par cette envie dévorante d'investiguer et de suivre le résultats de vos « enquêtes » si professionnelles et si « neutres » ?

La presse romande touche le fond

Revenons à notre sujet du jour.

Voici les détails du plan.

1.       Brouiller, voire couper, la réception des médias audiovisuels syriens. Je rappelle à ce sujet que cela a déjà commencé. En effet, les démocrates d'ici ont déjà réduit au silence la chaîne Al Dounia. Celle-ci se contentait de « rediffuser » les images d'Al Jazeera, France 24, Reuters et autres en montrant la manière dont elles éraient « fabriquées ».

2.       Saboter les réseaux de communications et diffuser des informations disant que l'institution militaire syrienne est tombée.

3.       Diffuser des images « filmées au Qatar » montrant des soi-disant défections en masse dans l'armée syrienne. Ceci a par ailleurs été déjà confirmé par certains observateurs.

4.       Les pays du Golfe, cherchez l'erreur, demanderont une intervention militaire étrangère. C'est probablement la Turquie qui s'en chargera. Je l'avais déjà prédit et les événements de ces derniers jours viennent le confirmer.

ONU dehors, bonjour l'OTAN

La Tuquie, ange du Moyen-Orientl

Voici aussi un lien qu'un de mes lecteurs vient de m'envoyer :

http://www.wikistrike.com/article-la-syrie-deploie-son-ar...

Ainsi, tout ce que nous avions prévu et avancé, depuis le début des événements, se révèle être juste et vérifié par les faits.

Ainsi, tout ce que les médias on écrit et relaté, depuis le début des événements, se révèle faux et démenti par les événements.

Pour les « prévisionnistes » libres et démocrates, aveugles au point de ne pas voir ce qui se passe en Tunisie et en Libye, j'offre une perle, en provenance de l'Egypte.

On y voit une journaliste d'une télévision égyptienne, interviewant un barbu démocrate, refusant de parler directement à la journaliste et exigeant une voile entre elle et lui.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Enfin, il semblerait que des bâtiments de guerre russes aient atteint les rives orientales de la Méditerranée, face à Lattaquié. Message parfaitement claire à Obama, le nabot français et le lanceur de missiles turque ? Je le crois.

 

15/11/2011

Questions aux amoureux fous de démocratie

Le 14 août 2008, le TPI (traduisez Tribunal Pénal International...Waoooo), dont les USA n'ont pas signé le protocole, lance un mandat d'arrêt international à l'encontre d'Omar El-Bechir, le Président du Soudan. Lisez bien ce qui suit :

Luis Moreno-Campo, Procureur de la CPI (traduisez Cour Pénale Internationale) affirme détenir « des preuves » irréfutables permettant d'accuser El-Bechir de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Rien de moins que cela. Savez-vous ce que cela signifie ? On met ce Monsieur au même niveau que Hesse, Goering, Ribbentrop, Rosenberg, Frick, Keitel, etc. A souligner aussi que Slobodan Milosevic est mort dans les geôles du même tribunal et que Mladic et Kardzic y croupissent pour des faits bien moins graves, du moins numériquement.

Nous sommes le 14 novembre 2011, trois ans et trois mois plus tard.

Entre-temps, le Soudan a été coupé en deux, El-Bechir a exécuté tout ce que les Amérciains et leurs laquais lui ont demandé.

Ma question est la suivante : où en est le mandat d'arrêt international pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide. Un rapport de l'ONU situait le nombre de morts entre 200'000 et 250'000 en 2008.

Alors, Juppé ?

Alors Obama ?

Alors, Sarkosy ?

Alors, Cameron ?

Alors, Calmy-Rey ?

Alors, les nabots ?

Et...surtout : alors, Messieurs les journalistes, si indépendants et si férus de liberté, de démocratie et bla...bla...bla ?

Sans doute que le Darfour et ses centaines de milliers de morts...on s'en fout. De plus, George Clooney s'en occupe tellement bien, ça laisse tout le temps aux Juppé, Sarkosy, Obama, Cameron et...TOUS les journalistes libres de nos médias pour se consacrer entièrement...à la Syrie.

Quelqu'un a des réponses à mes questions ?

Un minimum d'honnêteté et de professionnalisme, ça vous dirait ?

Non ?

 

08/11/2011

Syrie : et maintenant

Les Etats-Unis viennent, par la voix de la porte parole du ministère des affaires étrangères, de demander, pardon conseiller, aux insurgés syriens de « ne pas » livrer leurs armes aux autorités. Lesquelles autorités avaient promis l'amnistie à tous ceux qui le feraient.

La Croix : les Etats-Unis conseillent les insurgés de pas livrer leurs armes

Le Point : les Etats-Unis conseillent les insurgés de pas livrer leurs armes.

On peut bien évidemment émettre des doutes quant à la sincérité des autorités, mais la question n'est pas là. Il se trouve que le mensonge n'a que trop duré et que même ceux qui  l'ont fabriqué ne croient plus à leur propre mensonge. Il reste Al Jazeera et ses succursales ici pour nous montrer des images en boucle sur des manifestations par ci par là demandant la chute du régime. C'est proprement pathétique, oui : pathétique.

Ainsi, les Etats-Unis reconnaissent ouvertement que les manifestants, certains d'entre eux en tout cas, ne sont pas pacifiques. C'est ce que nous avions annoncé depuis le début et c'est ce que les médias ont essayé de nous cacher aussi depuis le début. Ils reconnaissent également, ouvertement, qu'ils sont derrière ce mouvement et que les ficelles de celui-ci se trouve entre leurs mains.

Alors, révolte pacifique ? Non, simple lutte pour le pouvoir, à l'image de ce qui s'est passé en Tunisie, Egypte et Libye et avec les mêmes espoirs. Il se trouve seulement que la Syrie n'est ni la Tunisie, ni l'Egypte et encore moins la Libye. Mieux : elle ne doit rien à personne.

De quoi s'agit-il exactement ? Dans la suite de ce que certains commencent à appeler maintenant l'hiver islamiste, des bandes organisées et financées principalement par les Etats-Unis et les monarchies du Golfe, commencent à semer le chao dans différentes villes du pays. Tout le monde croyait que l'affaire serait pliée en quelques semaines. C'est précisément là où tout le monde s'est trompé. La raison essentielle étant une méconnaissance totale des spécificités syriennes :

1.       Quoi qu'on  en dise, le mouvement n'est pas du tout populaire. Il a dès le début été voué à être violente.

2.       Le mouvement, vieux de plus de sept mois maintenant, n'a jamais pu prendre dans les plus grandes villes du pays, ce malgré les tentatives de l'ambassadeur américain à Damas.

3.       L'armée, élément que tout le monde semble avoir oublié. Après l'échec de toutes les autres tentatives, j'insiste : pilotées par l'extérieur, on a essayé de nous vendre la thèse des défections, que certains ont même qualifiées de « massives » dans l'armée. Il n'en est en fait rien. Selon les estimations les plus pessimistes, ou optimistes (cela dépend de notre positionnement) il s'agirait tout au plus de quelques dizaines d'éléments totalement insignifiants. Comme il est est drôle par ailleurs de constater que personne ne parle plus de ces soi-disant défections depuis quelques semaines. C'est la même chose pour tout le reste ; une petite invention, cela ne prend pas, alors on passe à autre chose.

4.       Dans le même registre, cela semble aussi avoir été oublié par tout le monde, pas une seule défection dans les rangs des fonctionnaires internationaux. Ceci est valable même s'agissant des fonctionnaires de rangs subalternes.

5.       La mosaïque ethnico-religieuse de la Syrie ne ressemble en rien à « l'homogénéité » islamisante des autres exemples. Ceci se traduit pas une véritable aversion et une résistance authentique quant à l'éventualité d'une telle emprise.

Que reste-il dès lors aux Américains et leurs laquais pour sauver la face ? Une intervention militaire ouverte et franche, sans mensonges et justifications stupides en invoquant des droits de l'homme dont tout le monde se fiche éperdument,  peut-être par le truchement de quelques alliés «  locaux », Turquie en tête. Cette éventualité n'est pas à écarter. Nous pouvons seulement garantir le désastre qui suivra, y compris et surtout pour ceux qui tenteront le coup. La Syrie a d'innombrables cartes à jouer. Car, disons-le ouvertement, ses autorités n'ont pas passé les 40 dernières années à jouer...aux cartes.

 

07/11/2011

Syrie, printemps arabe, Charia, etc.

Comme certains d'entre nous, probablement le plus lucides et certainement les moins cyniques, l'avions annoncé dès le début, les événements en Syrie n'ont rien à voir avec des aspirations à la démocratie et à la liberté. Ce n'est pas non plus la dictature insupportable des Assad qui en est l'origine. Il s'agit ni plus ni moins d'une lutte pour le pouvoir sous la forme la plus classique qui soit, même si les moyens de communication modernes et, cela devient un grand classique, les médias font de leur mieux pour nous vendre la chose comme une grande révolution populaire.

Mais, je le prédis, le retour de bâton risque de leur être plus que douloureux.

Populaires et spontanés ? peut-être. A mon avis, cela n'a duré que quelques minutes, les toutes premières, le temps que ce malheureux vendeur ambulant tunisien s'immole pour crier son ras le bol devant tant injustices. A partir de cet instant, tout, ou presque, fut planifié, organisé, instrumentalisé.

1.       En Tunisie même, personne n'est dupe, c'est l'armée qui a « gentiment » demandé à Ben Ali de partir.

2.       Les choses furent un peu plus compliquées en Egypte et le résistance de Moubarak plus forte. N'empêche que, dans ce cas aussi, ce ne fut qu'un coup d'état avec, comme d'habitude, une main mise absolue de l'armée sur tout.

3.       Au Yémen, c'est une mini guerre civile qui oppose partisans et opposants au Président Saleh. Le plus étonnant dans ce cas, c'est le silence « presque » absolu des puissances « démocratiques » et leurs bras médiatiques. Il paraît que , selon certains, le Yémen, on s'en fout.

4.       La Libye est, pour l'instant, la dernière en lice. Je ne reviendrai pas sur le coût de cette « libération ». Dans ce cas, je soulignerais seulement l'attitude de nos « fédéraux », se mettant à genou devant le défunt dictateur, l'actuelle Présidente de la Confédération qui a : « presque de la peine » pour son ancien collègue (Merz). Elle a juste oublié qu'elle l'a bien accompagné à certains moments, les révélations récentes à son sujet de la part de la police genevoise sont à ce propos délicieuses. Elle a aussi oublié qu'elle s'est fait photographiée, voilée, sous un portrait géant de Khomeini, quelques mois auparavant.

Aucun de ces ex grands amis de nos puissances « libres » n'est à regretter. Mais la question n'est pas là. Il se trouve que personne ne s'est posé la seule vraie question qui s'impose : les remplacer ? Oui, mais par qui, par quoi ?

N'oublions pas, tout cela a été fait au nom des...droits de l'homme, malmenés dans ces pays. Bravo pour les visionnaires qui applaudissent maintenant l'instauration de la Charia partout.

On m'a conseillé de ne pas faire d'articles longs pour ne pas ennuyer le lecteur. Je me contenterais de ces lignes aujourd'hui et je publierai le reste demain.

 

31/10/2011

Je persiste et signe : oui, on a touché le fond

J'ai, depuis le 19 août, publié 31 notes sur ce blog, la plupart traitant de la problématique syrienne, des menaces islamistes, ici et là-bas, du démantèlement de certaines de nos valeurs les plus essentielles et, surtout, du traitement médiatique de ces sujets.

Tout allait "plus ou moins" bien jusqu'au jour où, entre le 10 et le 11 octobre, j'ai publié une note intitulée : presse romande, on touche le fond.

Le lendemain ou le surlendemain, je ne me le rappelle plus, mon blog a disparu des blogs citoyens et se trouva perdu, comme un de mes lecteurs l'a si bien dit, dans la "fosse commune" de tous les blogs. En essayant d'en savoir plus, le médiateur me répondit que la raison en était les insultes que j'aurais proférées à l'endroit des...journalistes. J'ai, par trois fois, demandé à ce que l'on me montre UNE SEULE insulte lancée sur la trentaine de notes publiées, j'attends toujours la réponse.

J'attends toujours la réponse.

Je connais, quant à moi, la vraie raison. Tant que je restais loin de la corporation, ça allait bien. Il se trouve que le 10 octobre, je m'en suis approché beaucoup trop près.

Et bien oui, nous n'avons malheureusement pas de médias libres. Les journalistes de ces médias, je ne leur en veux même pas, sont des « employés », comme vous et moi, recevant des ordres qu'ils doivent exécuter du mieux, ou pire, qu'ils le peuvent. Seule différence, vous et moi on se fait renvoyé pour faute pofessionnelle.

Il y a de cela un peu plus de deux semaines, un journaliste d'un média visuel me dit ne pas comprendre mon attitude. Il se demandait quelle intérêt aurait ce média, public, à être partial, à prendre position et déformer la réalité.

Je lui retourne la question.

Quel intérêt, Cher Monsieur, aurait la TSR à diffuser plus de 150 sujets, totalisant plus de 300 minutes d'antenne à l'opposition syrienne, ici et là-bas, et seulement...57 secondes à nous ?

Quel intérêt aurait la TSR à ne pas diffuser le seul et unique sujet qu'elle a consacré à notre manifestation d'il y a une dizaine de jours, prétextant des priorités de derrière les fagots et courir une semaine après pour diffuser, vendredi 28 octobre, un sujet Ô combien important sur la réunion, Ô combien importante, d'une dizaine « d'opposants » syriens à Lausanne ?

Non, les médias ne sont pas libres

Oui, ils sont totalement partiaux.

Oui ils sont instrumentalisés.

Oui, ils sont tendancieux.

Non, ils ne recherchent pas la vérité.

Oui, ils déforment la réalité.

L'honnêteté, professionnelle et intellectuelle n'est malheureusement pas votre point fort.

A propos, où en est-on de la plainte, déposée par un opposant syrien, contre un agent du régime syrien qui le traquait, lequel agent était même photographié par le journaliste du Matin ? Cette affaire a bien été l'unique souci de la...totalité de la presse romande pendant une semaine, non ?

Pas de nouvelles ?

 

20/10/2011

Opposition syriene : violence et mensonges (2)

Non, Chers Amis, je ne censure rien, je l'ai toujours affirmé. C'est plutôt le contraire qui est vrai. Et puisque vous semblez lire mes billets, voici ce que j'ai à vous dire (sans noms d'oiseaux, sans menaces, sans mensonges et sans histoires trafiquées, ce qui semble être votre pain quotidien).

Pour commencer, votre représentant m'affuble du qualificatif « porte-vomi ». Il continue ensuite « sa démonstration » par la relation d'un pêle-mêle d'histoires fausses et d'affirmations, malheureusement pour lui, totalement infondées. Si, moi, je peux prouver ce que j'avance, lui pas. Mieux, je peux prouver le contraire de ce qu'il relate.

Commençons par le commencement. Capture 1.PNG

1.    Dans ce qu'il appelle « sa première rencontre » avec ma personne, il affirme m'avoir entendu dire que je suis interdit de territoire syrien. C'est aussi ce qu'il est allé raconter à des journalistes qui, échaudés par la masse de mensonges qu'ils ont entendus jusqu'à maintenant, ont préféré me poser la question. Je vous informe que ces journalistes ont mon passeport, portant les tampons d'entrées et sorties de ce même territoire. C'est régulier et annuel. Je n'ai pas déserté. L'exactitude ne semble pas être sa qualité première. On ne déserte que si l'on est déjà dans l'armée, Cher Monsieur. Je n'ai, quant à moi, pas fait mon service du tout. C'est simplement pour cela que je dois obtenir un visa et une autorisation, comme « presque » n'importe quel étranger. Donc, mensonge grossier. Je vous invite par ailleurs à visionner effectivement l'émission Infrarouge qu'il a lui-même postée sur sa page Facebook et bien écouter "tout" ce qui s'est dit.

2.    Ce qu'il dit concernant sa « seconde rencontre » me convient en revanche très bien. Je ne vais pas m'attarder sur la manière dont il qualifie les deux intervenants, cela ne concerne que lui. Ce qui m'intéresse est son affirmation d'y être allé en tant que « musulman ». C'est exactement, je l'en remercie sincèrement, ce que j'ai moi-même dit dans mon billet consacré à ce débat. Il se définit comme musulman avant tout le reste et, peut-être aussi, à l'exclusion de tout le reste. Comme vous pouvez le constater, il n'ont même pas besoin de moi pour se découvrir. "Votre nature profonde", Cher Monsieur, c'était ma seule remarque lors de cette deuxième rencontre (contrairement à votre intervention fleuve).

Il se demande ensuite : et lui ? (parlant des raisons de ma présence). Et bien, Cher Monsieur, j'y suis, moi, allé en tant que citoyen, avant tout. Citoyen en possession sa totale liberté d'écouter qui il veut là où il veut. Je ne suis, moi, Cher Monsieur, toujours pas membre d'aucun mouvement politique et ne cherche pas à me faire connaître par tous les moyens dans l'hypothétique espoir d'une élection quelconque. Mes liens supposés avec Dupont et Durand sont des mensonges qu'il vous reste à prouver.

3.    Pour ce qui est du Sbire (c'est comme cela qu'on doit l'écrire) mangeant dans la « gamelle » du régime, avec un cou lacéré...etc., Mon Dieu. Comme vous pouvez le constater, la rage n'est pas ma qualité première. Je n'ai jamais utilisé de tels termes, abstenez-vous, en homme civilisé, que vous prétendez être, d'en user. Je mange, Cher Monsieur, le fruit de mon travail quotidien (c'est ce que j'ai par ailleurs démontré à la journaliste à qui vous avez raconté vos histoires). Je ne reçois, moi, rien de personne et je peux, moi, le prouver. C'est précisément pour cela que je suis libre. Votre Conseil Nationale, financé à hauteur de 98 millions par leurs maîtres (les vôtres ?) ne sont et ne seront jamais libres. Vos habits, ainsi que tout le reste de votre allure, sont bien visibles partout et je n'ai vraiment pas besoin de vous "tracer" pour le savoir. Comment peut-on être ridicule à ce point ? Je vais même vous avouer quelque chose : j'ai sincèrement crû un moment que vous êtes intelligent, mais là...

Je ne suis, moi, pas violent. Je ne fais que reprendre ce que vous écrivez ou dites vous-même. Je ne fais que relater la violence qui suinte de vos propres affirmations. De l'aveu même de ceux, de votre mouvement, qui nous ont attaqués samedi dernier après le départ des journalistes. Vous manifestez régulièrement sans que personne ne vienne perturber votre affaire car c'est précisément la vôtre. C'est cela ma définition de la démocratie et la liberté que vous semblez tellement chérir mais qui vous sont tellement étrangères. La violence, inouïe, dans votre page Facebook à mon égard est on ne peu plus révélatrice de votre personnalité profonde, que vous essayiez de cacher jusqu'à présent car on n'entendait que vous. C'est cela même, en effet, qui semble vous être insupportable : que l'on puisse entendre d'autres voix que la vôtre. Et voulez-vous que je vous dise : tout cela n'est pas de très bon augure pour l'avenir que vous semblez souhaiter pour votre pays. Avez-vous par ailleurs un pays ?

Je vais vous le dire sans la moindre ambiguïté : ce que vous appelez régime syrien n'est, pour moi, pas une fin en soi. C'est même très exactement ce que j'ai dit à la journaliste lors de ce que vous appelez notre « première rencontre ». Je l'ai même fait à deux reprises, en affirmant que M. Assad n'est pas mon président et en disant, quelques minutes après, que l'important n'est pas qu'il reste ou pas mais que ce soit la Syrie qui reste. Vos affirmations se trouvent, encore une fois, totalement contredites par les faits. C'est malheureux pour vous, mais c'est comme ça.

Ne m'aimez pas, c'est votre droit le plus absolu, mais élevez-vous à la hauteur des qualités que vous prétendez avoir. Je crains malheureusement que ce ne vous soit difficile.

Vous nous préparez la Syrie irakienne, je n'en veux pas.

P.S. A une de vos participantes qui écrit ne pas vouloir le bombardement de la Syrie mais « simplement » l'exclusion aérienne, je dis : je ne vois pas d'avions de chasse qui bombardent des manifestants prétendument pacifiques et...la destruction de la Libye a, elle aussi, commencé par une « petite » exclusion aérienne. Voici aussi l'aveu d'un autre participant (avec sa traduction, que vous pouvez contster si vous le pouvez) de l'attaque physique sur notre manifestation. Capture.PNG

Traduction : Samedi dernier.docx

 

15/10/2011

Mon blog : censuré ? (2)

Troisième jour de censure pour cause inconnue, à moins que ce ne soit de m'être trop approché de la corporation. Cela ne change rien.

Chaque jour qui passe confirme, si besoin est, la justesse de mon attitude et la véracité de mes propos. J'ai , à plusieurs reprises, lancé  le défi à des journalistes dont j'ai attaqué les articles, truffés de fautes, contrevérités et informations falsifiées. Jusqu'à ce jour, je n'ai rien reçu. Si, la censure. Venant de journalistes, admettons que cela est assez singulier.

Par la présente, je le confirme et reconfirme : nos médias ne sont pas indépendants et les quelques journalistes plus ou moins politisés laissent libre cours à leurs penchants quitte à ce que le prix en soit la perte totale de toute notion de déontologie et de professionnalisme.

Depuis quelques semaines que je m'intéresse au sujet, je n'ai découvert que mensonges, informations non vérifiées, voire même trafiquées et falsifiées.

Voilà, je suppose qu'en fin de compte le but n'était autre que celui que tous le censeurs poursuivent depuis des lustres : couper le lien entre celui qui écrit et ses lecteurs. La logique voudrait que la raison en soit aussi la même depuis tout le temps, le premier a vu juste et c'est cela qui dérange. Dans ce cas en particulier, c'était trop grave : je suis allé jusqu'à annoncer que le but de mon blog était de faire découvrir les mensonges, notamment médiatique, C'en était trop pour eux.

Je les remercie, les champions de la liberté.

Voici, pour rire, ou pleurer, la déclaration des devoirs et droits du journaliste. Lisez les 4 premiers article, surtout le troisième.

Declaration2008 devoirs et droits des journalistes.pdf

 

 

05/10/2011

Le Temps : antichambre des opposants syriens

Je ne croyais pas devoir en parler de nouveau, mais il semblerait que ce journal ait décidé d'adopter les opposants syriens. Pis, il en devient pratiquement le porte-parole.

Quel dommage.

Après « l'immense » article consacré par M. Bussard à un « exilé » syrien dont, par ailleurs curieusement, personne n'entend plus parler, après aussi le long article de M. Mabillard concernant l'opposition syrienne qui « songerait » à passer aux armes mais qui a tout de même réussi à tuer (à mains nues peut-être) 700 membres des forces de l'ordre, voici ce même Mabillard prendre sous son aile un autre « dissident » syrien, dont j'avoue avoir déjà oublié le nom, qui serait menacé par les services secrets syriens ici en Suisse. Ces services seraient déjà entrés chez lui, dérobé quelques objets, détruit sa voiture, pris son téléphone portable, du matériel consacré à la Syrie, etc. Ces services auraient même essayé de l'assassiner en plaçant une banane à l'extrémité de son pot d'échappement, à moins que ce ne soit une saucisse (Ô quelle horreur), ce qui le poussa à lever le doit pour prononcer le Chehada (que M. Mabillard explique comme étant la profession de foi musulmane). Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, ce Monsieur se préparait à mourir en martyre. Je vous laisse lire tranquillement l'article et savourer la théatralité des propos. Cela laisse songeur. http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5211fdce-edff-11e0-94d4-2...

Comme tout a déjà échoué et comme la totalité de leurs mensonges sort au grand jour, il faut bien qu'ils trouvent autre chose. Songez donc, les services secrets syriens faire tranquillement tout ce qu'ils veulent, ici chez nous, sans que personne n'en sache rien. Songez aussi à l'importance extraordinaire de ce personnage pour que ces services prennent autant de peine à le pourchasser, laissant de côté tous ceux qui viennent de constituer le "Conseil de Transition Syrien".

M. Mabillard, avez-vous vraiement perdu vos moyens à ce point ?

Beaucoup plus sérieusement, je peux affirmer, preuves à l'appui, ce que les opposants et leurs médias n'ont JAMAIS réussi à faire, que c'est l'exact contraire qui est vrai. Ce sont plutôt les soutiens des autorités syriennes qui font l'objet de menaces et se font assassiner d'une manière méthodique. Certains ont même dû quitter le pays et se réfugier en Europe car ils connaissaient l'emplacement exact de leurs noms sur la liste des assassins terroristes. L'un d'eux tiendra par ailleurs une conférence à ce sujet très bientôt. Je vous en donnerai les détails en temps voulu.

Je ne crois pas trop risquer en annonçant ce qui suit : pour autant que cela soit réellement arrivé, c'est ce Monsieur, ou certains de ses amis, qui l'ont fait. Il donnerait tout ce qu'il a pour qu'on parle de lui.

Un dernier mot, nous attendons toujours les preuves du voyage de Monsieur Vannay à Hama. Nous attendons aussi les réponses de Madame Mounier quant à l'article de M. Bussard.