30/05/2012

BHL : piètre pitre

Si ce n'est que, pouvant compter sur un réseau médiatique aussi servile qu'incompétent, je me contente de cela pour l'instant, il arrive tout même à faire passer certains de « ses exploits ». Seule lueur d'espoir : il semblerait que le « public », un peu moins imbécile qu'il n'y paraît, ne marche pas. Le problème est que ce n'est, hélas, pas le public qui décide. C'est pour cela que BHL se contente joyeusement de Sarkozy, le feu Juppé et, bientôt, de Hollande et...Fabius.

Un peu oublié depuis ses exploits libyens, BHL se vit dérouler le tapis rouge, à Cannes, afin qu'il puisse y présenter le récit de ses aventures. Le comique s'y présenta avec des « rebelles libyens » et...deux Syriens camouflés de la tête au pied : ils étaient en Syrie il y a à peine quelques heures et sont venus « témoigner ». Encore un témoignage. « Ils ont peur des représailles contre leurs familles, restées là-bas ». Voyez-vous, la terre s'est carrément vidée et il a fallu aller chercher en urgence ces deux là « pour témoigner ». Bien sûrphoto_1337967128644-3-0_w350.jpg.

Premier couac et chose inhabituelle, il a présenté son navet après la conférence de presse. Il a probablement senti le coup et voulut dire ses âneries habituelles avant la projection. A peine celle-ci terminée, l'autoproclamé philosophe s'envole pour Paris pour y présenter, en avant première et 12 jours avant sa sortie « nationale » le serment de Tobrouk et là, ce fut littéralement un véritable drame : une vingtaine de personnes à tout casser, alors que la salle pouvait en contenir six centaines. Ce malgré un tapage médiatique digne du personnage : Le Figaro, TF1, Nouvel Observateur, eh oui, Libération, etc. Inutile, bien évidemment, de trouver quoi que ce soit sur les déconvenues de BHL sur ces mêmes médias. Leur spécialité étant en effet seulement la promotion des œuvres du cercle restreint de certains de leurs amis. L'amical des Nazes, en quelque sorte. Il manquait juste quelques titres bien de chez nous et la fête de la médiocrité eut été parfaite. A savoir aussi que l'ambassadeur de la médiocrité est parti immédiatement après la projection de son navet déplorable sans, comme il est de coutume en de pareils évènements, répondre aux questions des "quelques" personnes présentes.

Je suis allé, pour trouver quelques références à insérer dans mon billet, sur le net et tapoté, sur un moteur de recherche bien connu : « le bide de BHL ». Là, des dizaines d'articles apparaissent. J'en choisis un http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Jour_et_la_Nuit

Je vous laisse le lire tranquillement, surtout la fin, où il est question de critiques du film, premier exploit en l'espèce du « cinéaste rebelle ». Décidément, ça devient une habitude.

Toujours à propos de BHL, je vous laisse aussi visionner cette délicieuse séquence d'@ sur image. L'auteur est Didier la Porte, lequel a été mis à "la porte" par France Inter. Lequel a aussi remporté son procès contre la radio en question qui a dû lui versé 250'000 euros pour licenciement abusif.

 

Didier La Porte.JPG

 

 

 

 

Regardez bien les invités du philosophe comique pour le 20e anniversaire de sa revue. Les chaudes embrassades d'avec Philippe Val, vous savez ? Philippe Val est le chevalier de la liberté de presse. C'est lui qui a reproduit les caricatures de Mahomet "pour défendre la liberté d'opinion". C'est aussi lui qui a licencié La Porte et Guillon. C'est lui aussi qui avait viré le dessinateur Siné de Charly Hebdo, vous savez pourquoi ? Parce que ce dernier a "osé" présenter un dessin dans lequel il fait allusion au fils Sarkozy et la possibilité de conversion au judaïsme de ce dernier. L'express : Siné viré de Charly Hebdo

 

De nouveau, il manquaient quelques pitres de certains de nos médias et la fête aura été parfaite.

Houla.JPG

Je reviendrai très certainement sur le drame du massacre de Houla, en Syrie. Mais seulement après que les circonstances exactes de celui-ci auront été connues. Histoire de ne pas me joindre à la horde des pseudos journaleux qui, à peine quelques minutes après le drame, avaient décidé, sans le moindre doute, que c'est le « régime » qui en est l'auteur. Je me contenterais, ici, de deux « toutes petites » remarques :

1.    Les journaleux nous ont raconté que des « chars » et des canons ont pilonné Houla, causant la mort de plus d'une centaine de personnes. Ces mêmes journaleux nous ont raconté que des dizaines de victimes étaient mortes par balles ET...égorgés par armes blanches. On aimerait juste savoir comment est-il possible que ces victimes soient à la fois frappés à distance et exécutées à bout portant.

2.    La BBC, une véritable institution médiatique, a décidé « d'illustrer » le massacre. C'est pour cela qu'elle a publié une photo, prise par le photographe Marco di Lauro...en Irak, le 27 mai 2003. On y voit des dizaines de victimes tuées par des frappes...américaines. Lisez bien le commentaire de la BBC : «  Photo from activist, photo provenant d'un activiste)

Marco di Lauro aurait déclaré que " Ce qui me surprend vraiment, c’est qu’une entreprise d’information comme la BBC ne vérifie pas ses sources et soit prête à publier n’importe quelle image envoyée par n’importe qui : un activiste, un citoyen journaliste ou qui que ce soit. C’est tout".


 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, gowrié, bhl, france, libye, rebelles, médias, désinformation

25/05/2012

RTS, Al Jazeera : même combat

De sources très bien informées (j'en ai les preuves formelles) le Conseil Suisse de la Presse aurait reçu un nombre anormalement élevé de plaintes ces derniers mois. C'est dire que je ne suis de loin pas le seul à penser ce que je pense de ces simulacres de médias et de leurs employés, qui insistent toujours pour s'appeler journalistes. Je ne vais pas vous le cacher : j'en ai, au nom du Collectif que je représente, déposé moi-même trois depuis une année. Je vais même vous révéler que dans sa politique de boycotte et de partialité absolue, les deux seules et uniques fois où la RTS m'a donné la parole, quelques minutes, ce fut précisément suite à deux de ces plaintes. La troisième est toujours en cours contre trois titres romands. En cours, je ne puis donc en révéler les détails.

Ainsi, après une accalmie de quelques semaines, durant lesquelles les médias français ont lançé une campagne de désinformation sans précédent, il semblerait que la RTS ait repris le relais. Qui leur donne l'ordre d'agir de la sorte...à tour de rôle ?

Jeudi, 24 mai, journal de 19h30 de l'excellent Darius Rochebin, minute 18'00'' très précisément, le présentateur lance son sujet, avec l'avertissement habituel sur la dureté des images. Suit le « paraît-il » reportage de l'envoyé spécial, un certain Laurent Burkhalter au ... Liban.

Voici ce « reportage » : Laurent Burkhalter au nord du Liban

Je vous laisse tout d'abord observer les mises en scène successives, entre autres des jeunes filles dormant à même le sol dans le brouhaha ambiant et alors qu'une équipe de tournage se trouve là. Je vous laisse aussi contempler les sujets du « reporter », ou plutôt leurs barbes dégoulinant le salafisme dont la RTS s'est fait le porte-parole. La RTS poursuit, lamentablement, son « combat » d'arrière garde, à l'image de son maître en la matière : Al Jazeera.

On se demande juste pourquoi le reporter, à l'image de certains de ses « confrères », n'a pas traversé, clandestinement,  la frontière libanaise pour aller rejoindre les criminels et les voyous de Homs et de Rastan, chers à certains de nos Conseillers Fédéraux. Viendra un jour où je vous dirai pourquoi.

A l'image, aussi, d'Al Jazeera, la RTS vient de commettre une faute prof.... (je ne sais si je peux utiliser l'expression, car pour commettre ce genre de faute, il faut au préalable être un professionnel). A la fin du sujet, écoutez bien, Laurent Burkhalter nous avertit : «  les gens restent enfermés, masqués, même au Liban. Les partisans du régime habitent dans le quartier ». Mais alors, Monsieur le professionnel de l'information et Messieurs les responsable de ce média à redevance dont le professionnalisme n'a d'égal que la neutralité et l'objectivité : ne vous est-il  jamais venu à l'esprit de faire traverser la rue à votre grand reporter ?  Histoire d'aller à la rencontre des « partisans » du régime ? Voir qui ils sont et quels sont leurs soucis ou motivations ? Et puis, il y aurait maintenant des partisans au régime ?

Allez, sans rancune et RDV lors de votre passage à Al Jazeera pour témoigner de ce que vous avez constaté au Liban.

 

23/05/2012

La désinformation de trop.

Al Jazeera n'a pas hésité une seule seconde : mettant en scène un soi-disant commandant de l'Armée Syrienne, passé sous la bannière de la milice terroriste ASL, financée par les bédouins, armée par les Français, les Américains et les Anglais et soutenue par le Turcs et...une partie de nos autorités fédérales, la chaîne des bédouins nous annoncé ni plus ni moins que l'assassinat, accompagné de l'occupation de la capitale Damas par l'ASL, des :

Ministre de l'intérieur

Ministre de la défense

Adjoint du Vice-président de la République

Numéro deux du parti Baas

Président de la cellule de gestion de la crise

Si je regrette une seule chose, c'est que les autorités syriennes, ainsi que les intéressés eux-mêmes, n'aient pas attendu un ou deux jours avant de sortir, comme ils l'ont fait, personnellement démentir cette désinformation tragi-comique. Je le regrette simplement parce que nous avons raté le suicide collectif de toutes les officines  de désinformations du genre AFP, France Info, France 24, Libération, quelques autres torchons français, ainsi que quelques titres bien de chez nous, notamment ceux qui sévissent du côté des terres fribourgeoises. Ces torchons n'auraient effectivement pas manqué, comme ils le font depuis plus d'un an, de reprendre la désinformation telle quelle et d'y rajouter même un peu de sel.

Dommage.

Faillite médiatique, faillite morale, faillite professionnelle, agissements ridicules et grotesques, à l'image de celles et ceux qui les véhiculent, de CNN à Al Jazeera en passant par tout le spectre politico médiatique de cette partie du monde.

Cette manière de faire « militante » de la chaîne des bédouins semble en effet tellement inspirer les employés de nos médias que certains de ceux-ci, une fois revenus de Syrie, après un séjour clandestin, Vannay, ou pas, Hhhhaammmouche, se rendent immédiatement et en premier chez les bédouins leur donnant la primeur de l'exclusivité. Cherchez l'erreur.

Al Jazeera et ses succursales sont devenues à ce point hystériques et rêvent tellement de pouvoir diffuser une telle information, qu'elles sont prêtes à tout. Tant mieux.

Pour Al Jazeera, il y aura un avant et un après 20 mai, surtout pour les Syriens. Juppé et compagnie gisant depuis quelques jours déjà dans les poubelles de l'histoire, il faut juste espérer qu'ils y soient bientôt rejoints par les patrons de leurs clubs de foot et quelques autres joyeusetés « journalistiques ». La fosse commune des ratés aigris en quelque sorte

 

22/05/2012

Le Yémen perd 100 soldats, en luttant contre Al Qaïda. C’est ce que les journaux disent.

C'est en tout cas le titre de la TDG, version électronique, d'hier 21 mai.

C'est au soir du même jour que cette même TDG titrait : Hollande condamne l'attentat au Yémen.

Il reste juste que M. Burkhalter, le successeur de la non moins sémillante Calmy Rey, nous gratifie lui aussi d'une condamnation de cet attentat. Aucun de ces personnages n'a dit mot de tous les attentats qui ont secoué la Syrie ces dernières semaines.

Nous allons décortiquer un peu ce magnifique titre, ainsi que quelques phrases du corps du sujet, et comparer tout cela avec le cas ... syrien.

La TDG, vous l'auriez compris, n'y est pour rien. Le même sujet, avec le même titre, aurait pu être écrit par n'importe qui dans n'importe quel journal. C'eut donné la même chose.

Le pays « perd » donc 100 soldats en « luttant » contre Al Qaïda.

En Syrie, des soldats du « régime » périssent dans les affrontements avec les militants « pro-démocratie ».

Au Yémen, c'est Al Qaïda qui a posé l'énorme bombe qui a ôté la vie à une centaine de soldats.

En Syrie, les bombes sont « peut-être » posées par des « groupes armés ». On n'est donc pas sûr et ... groupes armés : ce n'est donc pas Al Qaïda non plus. Certaines mauvaises langues disent même que c'est le régime lui-même qui a fait cela.

Au Yémen, selon la TDG, les USA, la France, mais aussi notre ministre des affaires étrangères, Monsieur Burkhalter, l'attentat survient dix jours après le début de l'offensive d'envergure contre le réseau terroriste.

En Syrie, alors même que le ministère des affaires étrangères de la France vient de confirmer l'existence dans le pays de « combattants » Tunisiens, ils sont précis, l'offensive de l'Armée Nationale Syrienne contre ... euh, je suis un peu perdu et ne sais plus comment les appeler, est une répression de manifestants « pacifiques ». Notez bien le qualificatif « pacifique ». N'oubliez pas que le lecteur est un imbécile et que les employés de journaux qui écrivent cela sont des spécialistes de la démocratie.

Au Yémen, l'article nous parle de soldats américains attaqués alors qu'ils sortaient d'un restaurant. Ces soldats sont là, au Yémen, pour aider les forces armées yéménites dans le sud, entendez dans leur « lutte » contre Al Qaïda.

En Syrie, le Washington poste, lisez à ce propos le billet Presse qui roule ... parfois cool nous apprend que les mêmes Américains aident les groupes armés, Al Qaïda selon Ban Ki Moon et les Français, dans leur « lutte » contre le pouvoir.

Je suggère à la personne qui a écrit l'article et aux Américains la solution, très simple et efficace, suivante : Si ces derniers passaient un accord avec le « réseau terroriste » au Yémen pour transporter ses combattants vers la Syrie. Cela débarrasserait le Yémen de ses terroristes et augmenterait le nombre des militants « pro-démocratie » en Syrie.

Qu'en pensez-vous ?

 

18/05/2012

Presse qui roule...parfois cool

Mais seulement parfois.

De temps à autre, comme si une mouche leur aurait piqués, des employés de quelques médias se réveillent, retrouvent un peu de leur dignité d'hommes et de professionnels et « essaient » de transmettre la vérité.

Alors que l'AFP, l'expresse, Médiapart, Valeurs Actuels, Le Monde, Libération, mais aussi la plupart de nos propres médias continuent leur militantisme actif pro-terroristes syriens, qu'ils persistent à appeler manifestants pacifiques, le Washington Poste vient de sortir au grand jour ce que nous avancions depuis le premier jour : les USA et les bédouins sont directement liés à la rébellion terroriste syrienne.

Les bédouins financent, achètent et fournissent, les Américains coordonnent et assurent l'acheminement et la logistique.

Voici, déjà, le lien vers l'article du journal en question.

http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2012/05/2...

TDG, Le Matin, Le Temps, les titres des montagnes fribourgeoises et ... la RTS, la super RTS, vont-ils en parler ? J'en doute. Ils attendent peut-être les instructions d'Al Jazeera.

Ainsi, les terroristes soutiennent maintenant ouvertement leurs camarades salafistes, que notre Ministre des affaires étrangères, le Conseiller Fédéral Burkhalter appelle manifestants pacifiques (c'est pour cela qu'il a fermé notre Ambassade à Damas). Il nous paraît dès lors plus que légitime que les premiers lésés, les Syriens, puissent se défendre par tous les moyens. Il nous paraît légitime et nécessaire que les syriens puissent porter la bataille chez les terroristes et sur leur terrain. Je crois qu'ils en ont les moyens. Il serait légitime, que dis-je utile et salutaire, que les Américains, les Français et les bédouins goûtent, chez eux, l'amertume de la tasse qu'ils font boire au peuple syrien. Ceci les calmera, peut-être, un peu.

Armer, financer, entrainer et assurer le soutien logistique aux « rebelles pacifiques » à New York, Doha, Paris, Istanbul ou Ryad, ce serait bien, non ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : presse, médias, washington poste, syrie, gowrié, france, istanbul, terrorisme, qatar, doha, ryad, usa

16/05/2012

Presse qui roule...

Il en va ainsi des employés des médias du monde « libre » : il faut bien qu'ils puissent boucler leurs fins de mois.

La ligue des falsificateurs professionnels, dont le spectre des membres va de l'AFP (Agence Fausse Presse) à CNN (Crappy Neverending Nausea, traduisez nausée merdique et sans fin) en passant par la presque totalité des médias français (entre autres Mediapart, Valeurs Actuelles...) et, hélas, quelques titres bien de chez nous. Il est vrai que ces derniers ont, récemment, commencé à être un peu, juste un peu, moins suivistes, moins aveugles et légèrement plus raisonnables, très légèrement. Peut-être que les évènements en Syrie ne font plus tellement vendre. C'était à prévoir.

Ainsi, pour démentir la fabrication de toutes pièces par CNN d'un soi-disant bombardement de l'Armée Syrienne sur des civils à Homs (cliquez sur le lien suivant pour voir La boîte noire médiatique de Baba Amr s'ouvre

l'employé de CNN a réinvité le même Danny de Homs, lui a montré le sujet en question lui demandant de démentir les accusations de fabrication et de collusion avec CNN.CNN refabrication.JPG

Cela commence à la minute 9.03 : le même employé de CNN dit, surpris et manifestement agacé : la télévision syrienne montre le sujet que nous avions tourné avec vous à Baba Amr, comment ont-ils réussi à l'avoir ? (mais alors, n'était-ce pas un sujet public ?)

Danny : je ne sais pas comment ils ont fait. Tout cela est privé et nous l'effaçons normalement. Je ne sais pas ce qui s'est passé.

Employé de CNN : Ils disent que vous avez fabriqué l'événement et que vous avez donné l'ordre à l'un de vos amis de tirer au moment où vous devez transmettere l'information.

Danny : Non, non, il n'y avait pas de tirs au moment où j'étais en ligne avec vous (c'est drôle. Sur le sujet original de CNN, Danny était justement sur la ligne pour témoigner des bombardements incessants).

Danny (minute 10.23) : Non, non, là où j'étais il n'y avait même pas de tirs ??????? Ils frappaient ailleurs, à Khalidia qui se trouve à 15 KM de là où j'étais (lisez bien, 15 kilomètres).

Minute 11.23, on revoit le document original où Danny dit à l'employé de CNN : ils nous frappent d'une manière indiscriminée. On ne peut pas sortir car ils vont nous tirer dessus (je croyais qu'ils se trouvaient à 15 km). Danny poursuit en disant : on entend les tirs à 200, 400 mètres.

Comme cela arrive très souvent dans de pareils cas, essayer de corriger une connerie ne fait qu'empirer les choses car dans le sujet original, source de la polémique, ce même Danny dit qu'il se trouve à ... 200 ou 400 ...MÉTRES du lieu des bombardements.

Le reste du document, saisi à Baba Amr, montre dans les détails la manière dont les "manifestants pacifiques" fabriquaient les sujets à diffuser sur Al Jazeera et ses succursales ici. Y compris une fillette, paraît-il mutilée, à qui on apprenait ce qu'il faut dire.

Ce document, ainsi que des dizaines d'autres, découverts à Baba Amr après la défaite des terroristes, ont été envoyés à nos médias, RTS en tête. Ils ne semblent pas les intéresser. La RTS préfère sans doute se rabattre sur les documents fabriqués par Danny et ses acolytes.

Des nouvelles de l'AFP ? Après avoir pris ses instructions auprès de l'OSDH, l'officine stipendiée du gouvernement de sa Majesté, l'AFP a essayé de nous refaire, à Rastan (où se trouve actuellement le gros des voyous financés, armés et soutRebelles à Rastan.JPGenus par la France, les bédouins du Golfe « persique », ne leur en déplaise, sous l'œil bienveillant, il faut le dire, de nos propres autorités fédérales) le coup de Baba Amr. Pour cela, cette agence a relayé les informations recueillies chez l'OSDH en mettant la photo que vous voyez ci-contre. Comme c'est le cas depuis plus d'une année et puisque les lecteurs sont des « cons », la photo provient du...Liban. Plus précisément de Tripoli où des affrontements ont eu lieu entre factions rivales sur base confessionnelle.

L'histoire des liens entre l'OSDH et les employés de nos médias est par ailleurs fantastique. Ceux-ci, rappelons-le tout de même, professionnels de l'information jusqu'au bout des ongles, commencent systématiquement leurs phrases par : « selon l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme, l'OSDH », histoire de se dédouaner de mentir.

A propos de Mediapart et cet éternel « combattant » de la vérité qu'est Edwy Plenel, dont les services de renseignements internes n'ont qu'un seul souci : enquêter pour trouver la vérité et dénoncer les mensonges et les abus, au point de ne se concentrer pendant cinq ans que sur un seul sujet : Nicolas Sarkozy. Ne lui est jamais venu à l'esprit « d'essayer » d'aller voir comment fonctionne cet OSDH ? Qui s'y trouve ? Comment est-il financé ? Par qui ?

Je pose la même question à nos valeureux journalistes de la Tribune de Genève, du Temps, du Matin, de 24 Heures, de la RTS  et ... de quelques autres titres champions de la recherche de la vérité du côté des montagnes fribourgeoises : On aimerait bien savoir, puisque vous commencez systématiquement vos « sujets », très recherchés du reste, par la fameuse phrase citée plus haut, ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'essayer de voir à quoi ressemble votre « fournisseur ».

Non ? Mais alors, la vérité, les droits de l'Homme, la Syrie, le régime qui tire sur des « civils », cela ne vous intéresse-il pas ?

Allez, une petite, toute petite, enquête sur l'OSDH, mais aussi, en passant, sur les membres du ce CNS (Conseil National Syrien), d'où viennent-ils ? Comment vivent-ils ? Comment paient-ils leurs journées entre hôtels de luxe et restaurants étoilés ? Où travaillent-ils ? Comment paient-ils leurs voyages et séjours en Chine, en Russie, à Tunis, à Paris, à Istambul, au Caire ? Qui finance tout cela ?

Non, ça ne vous dit pas ? Pour une fois que vous commenceriez un de vos articles par : « notre journaliste, X, qui a enquêté sur..... » au lieu de : « selon l'OSDH... ».

 

14/05/2012

DSK : une année après, on attend toujours l’homme de l’année 2012

Une année après les faits et alors que la France a un nouveau Président, M6 a choisi hier de nous gratifier d'une « zone interdite » qui est revenu sur l'affaire DSK depuis la naissance de celle-ci. Une enquête rondement menée et d'un professionnalisme « journalistique » absolu, comme d'habitude.

On y revoit les mêmes protagonistes, amis, partisans, courtisans, opportunistes, lavettes cathodiques et ... analystes de tout bord : politologues, sociologues, psychologues et même sexologues, raconter leurs âneries habituelles. Pour certains, ce fut l'exact contraire de ce qu'ils disaient une année en arrière.

Voici donc l'ami de toujours, le confident et le directeur de cabinet, Pierre Moscovici, scandalisé et fou de colère il y a de cela un an, quitter le premier la fête d'anniversaire de son autre ami, Julien Drey, car DSK y était invité.

Voici aussi tous les médias, notamment américains, désignant DSK comme le mal (mâle) absolu, retourner leur veste quelques jours après pour traiter Nafissatou Dialo de "Hooker" : pute.

Faut-il aussi parler de Jack Lang, pour qui il n'y a pas eu mort d'homme, de Pierre Elkabbach, d'Alain Duhamel, de Jean-François Kahn pour qui Strauss-Kahn n'a fait que "trousser une soubrette" et de tous les autres, grands spécialistes de tout ?

Inutile de parler des cas de tous les autres. Ce serait une copie conforme du cas Moscovici. Rappelons-nous juste que celui qui risquait de devenir le Président de la République Française avait des fréquentations du genre "DODO LA SAUMURE".

Cela n'empêche pas quelques « irréductibles » de persévérer. Parmi ceux-ci, on trouve un certain Patrick Bruel, joueur de poker et chanteur. Celui-ci vient de déclarer que, selon lui, DSK restait le meilleur candidat et le meilleur espoir « pour la France ». Il y a aussi le cas d'un blogueur, invité permanent de cet espace où il est très souvent promu, qui, mois après mois, continue de croire que l'année 2012 sera celle de DSK. Le  même blogueur nous raconte dans un billet récent qu'il conviendrait de suivre le chemin tracé par le Qatar et l'Arabie Saoudite.

La médiocrité étant de nos jours élevée en valeur suprême, nous sommes bien servis. Seule consolation, les « prévisions » de ces personnages (ils ne font que ça) s'étant révélées fausses dans leurs totalité, il faut juste espérer qu'ils continuent.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : dsk, france, hayoun, gowrié, médias, moscowici, nafissatou dialo, syrie, dodo la saumure

02/05/2012

Nos médias : morceaux choisis d’un professionnalisme poussé à son paroxysme

Nos valeureux professionnels du journalisme, pauvre de lui, ajoutent chaque jour une nouvelle corde à leurs arcs. A l'ignorance, mensonge, fabrication de nouvelles inexistantes, s'ajoutent depuis un moment la bêtise et la stupidité. A croire que l'hystérie généralisée dans cette partie du monde au sujet de la Syrie les a rendus encore plus hagards (ce n'est pas le mot que je voulais employer mais il faut que j'observe un minimum de politesse) que d'habitude.

Il n'est désormais nul besoin de faire des recherches poussées pour dénicher les inexactitudes, mensonges, bêtises et autres fabulations, ils ne prennent même plus la peine d'un minimum de vraisemblance : les lecteurs étant des idiots, nul besoin d'avoir une quelconque scrupule. Et je ne parle pas des torchons du coin, non. Il s'agit ici carrément de ce qu'ils appellent : médias de référence.

Savez-vous qui est le fournisseur unique de la totalité de ces « médias de référence » ? C'est l'OSDH, vous savez, l'officine basée à Londres, financée par on ne sait qui et fonctionnant on ne sait comment. Peut-être faut-il poser la question à ses clients, nos journaux de référence. C'est ce même OSDH qui fournit, minute par minute et à l'unité près, on ne sait toujours pas comment ils font, les victimes de la « répression sanglante » du régime syrien. ¨

Récapitulons : l'OSDH fournit les chiffres, que les médias (attention, de référence) reprennent tels quels pour les filer ensuite à nos dirigeants et politiciens qui, à leur tour, les reproduisent tels quels (j'en ai les preuves formelles. Elles seront publiées en temps voulu, prochainement).

Prenons le cas d'un « très grand » journal de référence : Le Monde : je tape lemonde.fr, clique sur l'onglet « international » et là, un onglet spécifique « Syrie » apparaît, c'est dire l'importance du sujet pour ce « très grand » journal. Je clique et tombe sur des « merveilles » journalistiques. Nous n'avons qu'à dérouler la liste. Un titre attire mon attention : « Les Occidentaux dans le piège de Damas ». Je vous livre l'article tel quel Le Monde : les Occidentaux dans le piège de Damas

et me permets juste de souligner ce dont je parlais un peu plus haut : ce ne sont plus des journaleux remplissant des colonnes de torchons, c'est bien au-delà. Ce très grand journal nous apprend que, depuis la proclamation du cessez-le-feu et donc l'arrivée des observateurs, 230 civils ont été tués. C'est très précis : des civils. A peine quelques lignes plus loin, le journaleux du « très grand journal de référence » nous parle de 70 soldats tués depuis la même date.

Hmmmmm. Peut-on en conclure que ces 70 soldats ont été tués par les 230 civils. Mais alors, qui a tué l'autre ? Et puis, des civils « armés » ! On est un peu perdu, non ? A moins que ce ne soient les 230 civils qui aient commencé par tuer les soldats, mais alors, ils étaient tués par qui ensuite ? Le contraire serait aussi possible, les soldats ont commencé par tuer les civils (civil = non armé). Cela ne joue pas non plus. Allez, on va mettre tout cela sur le dos de l'OSDH et...la stupidité de lecteur.

Allez, on choisit, au hasard, un autre journal « référence » : Libération. Attentats meurtriers en Syrie

Parlant des attentats terroristes d'Idlib, le journaleux n'a pas manqué de souligner à plusieurs reprises que les images sont présentées par la « télévision d'Etat » syrienne, histoire de jeter le discrédit sur la nouvelle, quelle abjection. Il n'a pas oublié non plus de citer sa source unique d'information, le très sérieux OSDH, toujours basé à Londres, toujours sans visage et toujours financé par on ne sait qui, ou plutôt si : les bédouins. A son tour, le journaleux nous avance le chiffre de 70 tués, dont, lisez bien, 47 civils, tués par les forces gouvernementales. Qui est tué par les forces gouvernementales : les 47 civils, la totalité des 70 ?

Récapitulons : 70 tués, dont 47 civils. Petite soustraction, cela donne 23...NON CIVILS. Seraient-ce des...militaires, à tout hasard ? Tués, à leur tour par des...civils (civil = personne non armée) ?

Je ne continue pas car : dis-moi ce que, ou qui, tru lis et je te dirais qui tu es. Mon Dieu, quelle horreur.

Un journaliste, qui se reconnaîtra, m'avait écrit un jour : "on ne peut pas jeter le discrédit sur toute une profession à cause des fautes de quelques uns. Ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on guérira le malade". Pour un malade, c'en est effectivement un.

 

20/03/2012

Les idiots et l'ours

L'ours, c'est la Russie. Les idiots : je vous laisse deviner.

S'il est vrai que l'une des vertus essentielles de notre civilisation, celle que nous essayons d'inculquer à nos enfants, est la persévérance, les idiots semblent avoir tendance à la confondre avec acharnement.

Les idiots essaient de nous vendre à longueur de journée « leur » monde qui change mais semblent ne pas comprendre qu'il a vraiment changé.

Les idiots croient toujours vivre en 1989, mais nous nous trouvons en 2012.

Les idiots sont endettés à hauteur de plusieurs fois leur production nationale, sont en faillite et se font achetés par les bédouins mais ne réalisent même pas que, à la différence de 1989, l'Ours est en excédent, et dispose de réserves monétaires de plus de 500 milliards de dollars.

Une des vertus essentielles des idiots est leur insensibilité. D'aucuns appellent cela : avoir honte, de temps à autre. Les idiots n'ont jamais honte.

Lors de sa récente visite en France, Madame Valentina Matvienko, présidente du Conseil de la Fédération (la haute chambre russe) a fait savoir, d'une manière on ne peut plus claire que la Russie ne changera jamais d'un iota sa position sur la Syrie. Ses déclarations font suite à celles du Nouveau Président de son pays, M. Poutine ainsi qu'à celles du ministre des affaires étrangères, M. Lavrov. N'essaJuppe_senat_russe_cle0bc439.jpgyez pas. Pour peu, les Russes auraient dit : même un âne aurait compris le message. Pas les idiots.

Pour la première fois depuis l'occupation de l'Irak par les Américains et leurs « alliés » et à l'éternelle, et stupide, question de savoir si ceux qui la regrettent auraient préféré que Saddam reste, une personnalité d'un aussi haut rang que Madame Matvienko répond, en des termes très peu diplomatiques, à propos de la même question stupide mais concernant cette fois-ci Kadhafi; « oui, on aurait préféré qu'il reste ». "Quoi qu'on pense de Kadhafi, c'était tout de même le chef de l'Etat. Les images de violences et d'acharnement contre lui étaient insupportables, moyenâgeuses". Elle a ajouté : « cela ne ressemble pas à un processus de paix mais à une guerre civile ». La seule chose qu'elle n'a pas dite ouvertement, mais l'a fait très bien comprendre, ...et vous en êtes les responsables directs. Juppé a dû apprécier.

De son côté, le Président syrien, sans aucune légitimité et à qui on « ordonnait » hier de partir, fait encore plus fort : il invite « toutes les organisations qui luttent contre le terrorisme à faire pression sur toutes les parties « connues » pour qu'elles cessent de soutenir le terrorisme ». Qu'entend-t-il par là ? La France, USA, GB, Turquie et autres, seraient-ils des... soutiens aux terroristes ? Comme je l'ai déjà prévu il y a de cela quelques semaines, la Syrie négociera, mais à partir d'une situation de force et...elle dictera SES conditions : les terroristes ne doivent pas seulement être désarmés mais doivent répondre de leurs actes devant la justice...SYRIENNE.

La Syrie négociera

Quant aux amis et protégés, très provisoires, de Juppé, les membres du Conseil d'Istanbul, ils ont oublié la chose la plus importante de l'équation : l'histoire. Celle-ci ne pardonne pas. Ses poubelles accueillent surtout et avant tout les traitres. Ils iront sous peu y rejoindre leurs camarades. Les Français, dont certains ancêtres récents ont une grande expérience en le domaine, doivent en savoir quelque chose.

Ouvrir de ses propres mains la porte aux bandits et leur indiquer le chemin de la chambre à coucher. C'est la devise commune à tous les traitres, où qu'ils se trouvent et d'où qu'il proviennent.

Voyez-vous, nous vivons dans un monde où, submergés d'informations dont la plupart ne vaut rien, cellles-ci passent sans même qu'on ne l'y prête attention. Ainsi, y compris sur ce blogosphère, certains "analystes" parlent des monarchies pétrolières en les qualifiant de pays arabes "modérés". L'expression fut, me semble-il, inventé par les USA et repris par la totalité des pays du "monde libre". En 2012, un pays comme l'Arabie Saoudite se trouve qualifié de "modéré".

La plupart des terroristes qui ont commis les attentats du 11 septembre sont Saoudiens.

L'Arabie Saoudite a financé les Talibans, créé et financé Al Qaeda.

De même, elle a financé les terroristes Tchéchènes.

Ainsi que tous les mouvements jihadistes possibles et imaginables de par le monde.

Elle interdit la construction des églises sur son territoire.

Elle appelle à détruire les églises déjà construites ailleurs sur la péninsule arabique.

On y coupe les mains des voleurs, coupe la tête des adultérins, lapide les femmes adultères jusqu'à ce que mort s'ensuive, etc.

On y interdit même aux femmes de conduire une voiture.

Mais c'est un pays...modéré

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : russie, france, juppé, gowrié, syrie, opposition, collaboration, islamisme, médias

15/03/2012

Le Matin : journal militant

Ce billet devait paraître hier mais la pudeur et la tristesse m'en empêchèrent. Ceci ne fut malheureusement pas le cas de tout le monde. Les vingt huit victimes, dont 22 enfants, de l'accident de car en Valais, ne dût pas les émouvoir autre mesure.

Ainsi, on pouvait lire, sur la manchette de ce journal : «Atrocités en Syrie, signer l'appel du Matin».

Dans la version électronique, on lit que Madame Calmy Rey, ex ConseiCalmy Rey voilée.PNGllère Fédérale a déjà signé l'appel. On lit aussi qu'elle est « pour une intervention militaire en Syrie ». Et pour ce qui est de l'Iran, que pense cette grande Dame ?

Voici le monde merveilleux de nos médias. La patience n'étant pas la vertu première de « nos » journalistes, on apprend gentiment que le « massacre » de Homs d'une cinquantaine d'hommes, de femmes et d'enfants est probablement l'œuvre des insurgés que Madame Bouvier, vous savez la « journaliste, paraît-il » militante française est allée soutenir.

Je rappelle à cette occasion que nous n'avons toujours pas la moindre image, le moindre document du périple de cette personne en terre du Jihad à Baba Amr.

Pour revenir au massacre de Homs, comme pour tout le reste des informations distribuées par Al Jazeera à nos médias, sait-on pourquoi personne n'en parle plus, d'un seul coup ? Serait-ce parce qu'on sait maintenant qui l'a commis ? Les enfants d'Al Jazeera et des Bédouins, soutenus par Juppé et compagnie ? Les médias qui ont « commercialisé » la nouvelle, seront-ils sanctionnés un jour ?

Est-ce que vous savez maintenant pourquoi la Russie et la Chine ne bougeront pas d'in iota de leur ligne concernant la crise syrienne ? Serait-ce parce que la vérité, sur le terrain, ne correspond pas à celle commercialisée par Al Jazeera, Al Arabiya et leurs succursales ici ? Oui, certainement.

Voici, à ma "presque" grande surprise, un billet écrit par un autre blogueur, Monsieur Demir Sönmez. Les consciences commencent-elles à se réveiller ?

Demir Sönmez : l'assassinat d'un imam à Anderlecht

Oui, je fais porter l'entière responsabilité de la situation aux oiseaux de malheurs : Al Jazeera, Al Arabiya, BBC, France 24, France Info, mais aussi, hélas, nos propres médias ici.

 

09:19 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : le matin, syrie, gowrié, micheline calmy rey, calmy, homs, juppé, al jazeera, médias

13/03/2012

La Russie fait son mai 68

C'est sous ce titre qu'Eric Hoesli, directeur des publications du groupe Edipresse, a publié un excellent édito ce dimanche, 11 mars 2012. J'espère qu'il ne me tiendra pas rigueur d'avoir utiliser le même titre.

M. Hoesli y parle notamment de la victoire de M. Poutine qui, malgré les fraudes, admises, n'en reste pas moins incontestable.

La lucidité, franchise et honnêteté intellectuelle de l'auteur, tout au long de l'article, forcent l'admiration. On eut aimé qu'il en fût ainsi tout le temps, pour tous les sujets.

M. Hoesli est sans aucun doute le premier et seul responsable d'un média occidental qui se risque à dire que «Et n'en déplaise aux observateurs et à la presse occidentale dont l'antipathie pour le personnage est telle qu'elle finit par l'aveugler, cette victoire, de M. Poutine, est peu contestable». Ainsi, les sentiments personnels des collaborateurs de ces médias les aveuglent, moi qui croyais qu'ils ne sont mus que par le professionnalisme et l'objectivité, supposés être au cœur même de ce métier.

Sujets bâclés, documents non vérifiés voire, parfois, trafiqués, matériel vidéographique aux origines plus que douteuses, analyses remâchées traduisant une ignorance presque totale du sujet traité...Résultat prévisible d'un journalisme voué au sensationnalisme et soumis à des impératifs économiques reléguant la déontologie et l'objectivité aux rangs inférieurs.

On m'objectera, bien sûr, que, faute de mieux (entendez par là l'impossibilité pour les journalistes de se rendre compte eux-mêmes) ils sont obligés de procéder de la sorte ! Je ne le crois pas. En voici, encore une fois, la preuve : une grande chaîne internationale d'information fabriquant une information montée de toutes pièces.

CNN et Danny fabriquant un massacre

D'autres preuves, innombrables, existent. Les médias les ont en leur possession, mais ils refusent de les révéler. Le parti pris les en interdit.

Pour revenir à l'analyse, séduisante, de M. Hoesli, une différence, à mon avis essentielle, entre le mai 68 français et sa « copie » russe, semble lui avoir échappé : la Russie n'est pas la France et les Russes ne ressemblent pas aux Français. Le triomphe électoral de De Gaulle ne lui a peut-être servi à rien car il n'a plus compris les mutations de la société française, cela n'empêche : c'est lui qui avait vu juste. Nous n'avons qu'à regarder le spectacle affligeant qu'offre la France d'aujourd'hui pour s'en convaincre. C'est parce que nous voulons appliquer à tout prix notre modèle de vie et notre manière de penser, à des cultures très différentes de la nôtre, que nous n'arriverons jamais à comprendre les réactions des autres peuples. Je vois en effet mal les Français, pour ne prendre que cet exemple, incapables de comprendre les résultats des référendums de leurs plus proches voisins, nous, essayer de comprendre ce qui se passe à plus de 5'000 km de chez eux.

TDG : ces Suisses travailleurs font tiquer les Français.

A ceux qui s'étonnent à ce point des réactions de la Russie et de la Chine, ne croyez pas qu'il s'agit seulement d'intérêts économiques et géostratégiques. Car "certains" grands pays ne construisent pas leurs politiques sur la base de vidéos amateurs transmises par je ne sais qui et diffusées à grande échelle par des pseudos médias, mais sur leur connaissance des réalités sur le terrain. Mais il n'y a pas que cela. La Russie n'a pas oublié et n'oublie toujours pas que c'est la même Arabie Saoudite, qui finance et envoie les terroristes jihadistes en Syrie, qui, en son temps et peut-être même aujourd'hui, a financé et équipé les...Tchéchènes.

Enfin, puisque l'édito de M. Hoesli nous laisse tout de même un peu d'espoir quant à la capacité des médias d'être objectifs, je lui offre, de même qu'à toute la profession, ce énième document, étant presque sûr qu'il subira le sort de tous ceux qui l'ont précédé : rester dans les tiroirs.

Manifestation pacifique à Homs, Alaouites.PNG

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : russie, syrie, gowrié, hoesli, eric hoesli, médias, information, islamisme, alaouites

08/03/2012

Daniels, Bouvier et les autres : dans l’enfer de Homs

Celui qui a écrit le scénario unique qu'exécutent à tour de rôle les « journalistes » se rendant en Syrie doit se frotter les mains : l'exécution frise en effet la perfection.

Avec, toutefois, quelques...imperfections.

Commençons par la fin, le retour, après 9 jours de « clandestinité » à Homs, des « journalistes » Bouvier et Daniels. Ce dernier ne sait plus où se donner la tête tellement il est « sollicité ». Une des meilleures performances est celle réalisée par France Info, dont voici la reproduction originale complète. Je me contenterais, quant à moi, des âneries des deux : France Info et William Daniels.

Capture.PNG

La plus grosse, par ailleurs commune à tous nos médias, étant de raconter, pratiquement dans la même phrase, une chose et son exact contraire.

On nous prend, à tort, pour des ânes.

Daniels a donc vu, de ses propres yeux, à partir du « centre de médias » à Homs, que l'armée syrienne « visait spécifiquement les journalistes ». On avait Hamouche et son crime d'état, nous avons maintenant Daniels et ses drones.

1.    Daniels nous confirme donc avoir vu les mortiers de l'armée syrienne viser les journalistes. Il suppose donc que cette même armée savait qu'il y avait des journalistes et où ils se trouvaient. C'est ce même Daniels qui nous confirme être entré « clandestinement » en Syrie et que personne, à part ceux qui l'hébergeaient, ne le savait.

2.    L'armée syrienne sait donc précisément où se trouvent les journalistes et les « bombarde » consciemment, d'où l'accusation pour meurtre de Juppé. On aimerait juste savoir comment ce Daniels a pu s'échapper et partir pour le Liban alors que l'armée syrienne avait pris possession du quartier depuis trois jours. N'oubliez pas : l'armée connaissait la maison où se cachait Daniels.

3.    Le plus marrant, c'est certainement pour cela que plus personne ne croit ces pseudos journalistes, est lorsque, dans la même phrase, Daniels, ainsi que le « collègue » qui l'interroge, parlent d'une armée syrienne visant spécifiquement les journalistes et tirer aveuglément sur la population « civile ». Daniels nous parle même de drones, il les a vus de ses propres yeux, survolant « tout le temps » Homs afin de photographier les mouvements des « insurgés » et guider les tirs. C'est fantastique, non ? Ce n'est donc pas la faute des drones qui, eux, ont bien guidé les tirs. Ce sont juste ces derniers qui n'en font qu'à leur tête. Certains s'en vont viser « spécifiquement » les journalistes, alors que d'autres, probablement excédentaires, vont tomber « aveuglément » sur la population civile.

Le pire est que ces gens n'ont même pas le courage d'assumer le rôle qu'ils se sont choisi. Daniels et ses acolytes, sont entrés clandestinement en Syrie où ils sont allés rejoindre leurs « camarades » dont certains, les jihadistes wahhabites, y sont aussi entrés clandestinement. Mais Daniels ne va malheureusement pas au bout de sa démarche militante.

On attend maintenant juste qu'il fasse la tournée habituelle : deux ou trois médias par ci par là et...la fameuse interview d'Al Jazeera.

A propos, maintenant que j'y pense, ce Daniels, ainsi que tous les "clandestins" de Homs, sont des journalistes et, surtout, paraît-il, des photographes. Peut-on leur demander de nous montrer un petit quelque chose à se mettre sous la dent ? Quelques photos, un petit reportage, des rencontres, avec les manifestants pacifiques, n'importe quoi, non ? A moins qu'ils ne veuillent qu'on se contente de leurs...récits !

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : homs, syrie, daniels, bouvier, gowrié, islamisme, médias, désinformation, al jazeera

07/03/2012

Les islamistes « pro démocratie » libyens profanent. Juppé doit être ravi

Image.JPGCertains l'appellent l'islamiste, je parle bien sûr de Juppé. Il les a en tout cas installés partout, il doit être content en contemplant son « œuvre ».

Je rappelle qu'il n'y a pas un seul chrétien, ni probablement un seul juif, en Libye mais, même cela, ils ne peuvent le supporter.

Lundi, devant un « excellent » Rochebin demandant à ce même Juppé, à trois ou quatre reprises de suite, s'il ne fallait pas intervenir militairement en Syrie pour stopper la répression « sanglante » du régime, le non moins excellent Juppé a, à trois ou quatre reprises, hoché la tête en disant que la situation n'est pas comparable à celle qui prévalait en Libye.

Je crois qu'il conviendrait plutôt de parler de sa lâcheté. Car ce lâche, qui est allé bombardé une Libye totalement impuissante pour y installer ses amis d'Al Qaeda, a peur d'aller larguer ses bombes en Syrie.

Au fait, avez-vous déjà vu ces images sur l'un de nos médias ? Est-ce que l'un d'entre eux en a parlé ? Serait-ce parce qu'ils ont reçu l'ordre de ne pas le faire ? Ou alors sont-ils tellement occupés par la répression sanglante en ... Syrie !

P. S. A ceux qui se feront un plaisir de dire que les Américains ne valent pas mieux qui pissent sur les cadavres et brûlent des Corans je dis que ces derniers ne valent effectivement pas mieux. Je les renvoie dos à dos. Yankees ignares et ignobles complices de salafistes venant d'un autre temps.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : libye, france, gowrié, juppé, rochebin, médias, islamisme

06/03/2012

Certains peuvent être honnêtes et professionnels, même à Al Jazeera

Alors que la désinformation devient le lot quotidien de nos médias, au point de devenir un acte militant à part entière, Al Jazeera, chef de file de la désinformation professionnelle, souffre de démissions pouvant être qualifiées de massives. Celles-ci n'intervinrent que depuis le début des événements en ... Syrie. On se demande pourquoi.

Le directeur général de la Chaîne, Wadah Khanfar, Palestinien

Chef du bureau de Beyrouth, le journaliste vedette, Ghassan ben Jeddo (Tunisien)

La Star d'Al Jazeera, Eman Ayad, d'origine palestinienne.

Fayçal Kacem, Syrien (qui est revenu depuis)

Abbas Nasser

Luna El Chibli, Syrienne (a démissionné en direct)

Jumana Nammour, libanaise

Lina Zahreddine, libanaise

Jullinar Moussa, libanaise

Nawfar Afli.

Quelle est la raison unique derrière toutes ces démissions ? je vous laisse lire ce que les concernés eux-mêmes ont déclaré.

« Al Jazzera et nous avec elle, avons perdu toute crédibilité. En couvrant 24 heures sur 24 les événements en Tunisie, Egypte, Libye et Syrie tout en restant totalement silencieuse sur ceux se déroulant au Bahreïn et même en Arabie Saoudite, la chaîne a failli à sa mission. En ne diffusant que des documents non vérifiés, dont certains furent même fabriqués, elle est devenu carrément une cellule d'opérations encourageant à l'incitation et à la provocation ». Fin de la citation.

Voici ceux qui sont partis.

Les démissionnaires.JPG

Voici, à peu près, ceux qui y restent.

Capture.PNG

A CNN, FOX, TF1, France2, BBC, Le Monde, Le Figaro, France-Info, Libération, La liberté, Le Courrier, l'Hebdo  et, hélas TSR, pas de préoccupations de ce genre. Le militantisme des collaborateurs de ces médias ne leur laisse ni le temps, ni la volonté d'avoir de telles préoccupations mineures, alors mêmes qu'ils utilisent du matériel de seconde voire de troisième main.

Quelle importance, à l'instar de Timisoara, Irak, Libye, Kosovo, etc. ils s'excuseront et diront qu'ils ont été trompés.

On les croit sur parole.

 

05/03/2012

Syrie : la boite noire, médiatique, de Baba Amro s’ouvre

Ainsi, baba Amro, quartier rebelle « libéré » par les manifestants « pro démocratie », selon Les succursales d'Al Jazeera ici, est tombé. Entre manifestants « pacifiques », déserteurs bien moins pacifiques, simples truands, bandits de grands chemins, hommes d'Al Qaeda et...journalistes clandestins, le « melting pot » (en français « pot pourri », au propre comme au figuré) de ce quartier a de quoi é(dé)tonner.

Il paraît même que la Françe veut rendre les autorités syriennes responsables de la mort des « journalistes » qui se trouvaient dans le centre de médias (il l'appellent comme cela, le plus sérieusement du monde) au cœur de ce même quartier. Comme il devient fatiguant de parler de la stupidité des personnes lançant de tels propos, il conviendrait à ce stade de tirer un trait définitif là-dessus en leur conseillant d'aller personnellement le faire, sur place, s'ils le peuvent . Pour ma part, la France fait tout pour apparaître comme un pays ennemi, il faut dès lors la traiter comme tel : en ennemi, avec toutes les conséquences que cela suppose.

Voici le premier d'une série de documents, découverts, entre autres, dans le centre des « médias » à Baba Amro. Il nous montre le « héro » médiatique de Homs : Danny le magnifique, pourvoyeur officiel de nos médias ici de la plupart des « documents » que vous avez vus sur vos écrans. En l'occurrence, il préparait un document « exclusif » pour CNN. Edifiant.

En voici la traduction :

9ème - 12ème seconde : Danny, correspondant de CNN, attend qu'on l'appelle.Capture Danny.JPG

19ème - 25ème seconde, Danny  : c'est bon, qu'on laisse le fusil avec nous.

33ème - 41ème : « remarquez, aucun bruit de coups de feu, d'explosions, etc.)

1min03 - 1.07 : J'ai les doigts gelés. Il dit ensuite : amène-moi un matelas STP (il est fatigué d'attendre).

1.21 - 1.25 : « remarquez, Danny semble à l'aise, pas de danger de tirs ou d'explosions.

1.36 - 1.38 : (il plaisante ), c'est ta grand-mère qui t'appelle.

1.39 - 1.42 : On est « Al Waiting » (il le dit en anglais) mis en attente mec.

1.48 - 1.51 : un quart d'heure d'attente

1.56 - 2.09 : une conversation entre le caméraman et « Danny »

Le caméraman : Danny tiens-toi prêt, ça peut venir à n'importe quel moment.

Danny : est-ce que tu lui a demandé de préparer la cible ? Qu'il frappe...non, non, qu'il frappe.

Le caméraman : regarde la caméra

Danny : comme je te le dis (qu'il frappe)

2.10 - 2.11 : on entends une sorte d'explosion (comme demandé)

3.05 - 3.11m le caméraman dit à « Danny » : dis-leur qu'il y a des immeubles en ruine et qu'on est en train de retirer les cadavres des décombres.

3.17-3.18, après presque une heure d'attente, c'est le tour de Danny sur CNN : « yes, yes I can hear you. Oui, oui, je vous entends)

3.35 - 3.38 : (est-ce qu'on entend des bruits de tirs ou d'explosions ?)

3.40 - 3.47 « Danny » : vous-voulez savoir ce qui se passe, oui ? Ils bombardent depuis plus de trois heures.

3.50 : que l'on compare la situation avec ce que diffuse CNN en même temps.

3.53 : le présentateur de CNN demande s'il y a quelque deux cents morts depuis une heure ou deux

3.58 : « Danny », nous avons 200 morts depuis deux heures (on se demande qui a eu le temps d'aller compter les morts, en direct et sous les bombes)

4.03 : « Danny » dans la première demie heure il y a eu 40 morts.

4.14 : le présentateur demande à Danny : à quel point les tirs de mortiers sont-ils aléatoires ? Est-ce que vous êtes en train de dire que l'armée tire sans discrimination ?

4.21 - 4.22 : dans la ville même, dans la ville même (on remarque ce que CNN diffuse en même temps alors que « Danny » enregistre tranquillement « son sujet »). La rue est juste à côté de moi, il n'y a que des civiles là-dedans et j'entends les tirs là, là-dedans.

5.00 (une autre présentatrice CNN interroge « Danny ») : dites-nous « Danny » quelle est la situation ? Qu'avez-vous entendu ou vu ?

Danny : la situation est vraiment, vraiment mauvaise. On est bombardé depuis cinq heures maintenant et il y a eu 200 morts (ce chiffre semble magique). Il y a des gens au beau milieu de la rue et on n'arrive pas à les enlever. Si vous essayez de les enlever, on vous tire dessus (cela se voit, non ?)

6.21 : on demande l'aide de n'importe qui, Israel ou n'importe qui d'autre.

Il va sans dire que nos médias, en possession de dizaines de tels documents, ne les diffusent pas, se contentant de ceux postés par...Danny.

A ceux qui objecteront en disant que si on laissait les journalistes entrer librement en Syrie, on couperait la route à Danny et ses acolytes, je dis : Faux.

1.       Parce que les articles et reportages de ceux-ci sont écrits à l'avance (on a vu l'épisode de Gilles Jacquier et le crime d'état dont nos « journalistes » ont accusé les autorités syriennes alors même que ce sont les insurgés qui ont tiré). On a aussi vu l'épisode de M. Vannay, qu'on n'entend plus depuis.

2.       Parce qu'un journaliste professionnel, au contraire d'un militant, se doit de présenter les choses de sorte à ce que son lecteur (téléspectateur) puisse comprendre les choses des « deux » côtés de la ligne de démarcation. Mais, je le reconnais, ceci est du ressort des seuls journalistes « professionnels ».

La dernière « trouvaille » des Européens, qui ont chargé le président turc de la transmettre, est de déclarer qu'un scénario à la yéménite serait la meilleure solution pour la Syrie. C'est vraiment fantastique de voir, alors qu'ils sont battus à plate couture, comme ces gens continuent à faire croire qu'il peuvent encore dire qui doit faire quoi. Pour le reste, on vient d'apprendre que les militants « pacifiques » d'Al Qaeda au Yémen, viennent de tuer une trentaine de soldats de l'armée régulière.

Les terroristes, chassés de Baba Amro, viennent de déclarer se retirer de Rastan « après l'avoir libérée ». Cela a été relayé des centaines de fois par Al Jazeera et ses succursales ici.

Et pour finir, voici les derniers exploits des manifestants pacifiques :

Mardi, une bombe explosait à Alep, quartier El Ferdous, faisant deux morts de 15 et 17 ans. Silence total de nos médias

Samedi 3 mars, un home s'est fait exploser, avec sa voiture, à Damas, on ne connait pas le nombre exact des victimes. Silence de nos médias.

Samedi toujours, dans un quartier très fréquenté à Alep, deux jeunes gens, arméniens, sont kidnapés par des hommes armés. Silence de nos médias.

Ceux qui ont fait tout cela sont certainement des héros comme auraient pu le dire Edith Bouvier et William Daniels.

Si on nous prend pour des imbéciles, c'est qu'on l'a certainement mérité.

 

28/02/2012

Attentat contre Poutine déjoué : un traitement médiatique exemplaire

C'est en me rasant hier vers 6H45 du matin que j'appris, sur France Info, la nouvelle sur la tentative d'assassinat déjouée contre Poutine.

Vous l'auriez compris, la seule chose intéressante dans l'affaire est la manière dont ce grand véhicule médiatique français a traité l'information. Le sujet commence comme suit : « l'information est à prendre avec beaucoup de précautions, un attentat contre Poutine aurait été déjouée... ». J'aurais bien aimé saluer ce grand retour au professionnalisme journalistique. Le problème est que, quelques instants après, la même personne sur l'antenne introduit son sujet sur la Syrie en parlant du Référendum sur la Nouvelle Constitution Syrienne, qualifié de mascarade, et en insistant sur le fait que le Président syrien garde l'essentiel de ses prérogatives. Elle a aussi parlé des « bombardements » à Homs sauf que, dans ce cas, aucune précaution ne fut observée et l'usage du conditionnel fut, bien sûr, bannie. Elle a, là aussi, dû oublier de lire la Constitution de son propre pays et y examiner les prérogatives de son Président.

Lire à ce sujet le billet :

Les Amis de la Syrie et la Nouvelle Constitution syrienne

Le summum fut ensuite atteint lorsque la présentatrice se permit de qualifier le travail de ses « confrères » des médias russes, « lesquels ne sont pas connus pour leur talents de journalistes d'investigation et d'enquête ». Cela présuppose, bien évidemment, que ce soit un professionnel, talentueux et rompu aux techniques d'enquête et d'investigation, qui en parle. Pour un média, comme la plupart des autres ici par ailleurs, dont la « presque » unique source d'information est l'OSDH, basé à Londres et dont personne, je dis bien personne, ne sait rien, c'est effectivement du tout grand professionnalisme.

La vie est "vraiment" injuste. Nous, on aurait été plusieurs fois déjà licenciés pour faute professionnelle pour le dixième d'âneries qu'ils se permettent.

Rendez-vous demain, 29 février et dernier jour du mois, où je publierais, comme convenu, le deuxième bulletin mensuel de l'année, consacré, comme celui de janvier,  essentiellement aux prévisions ratées.

D'ici là, prions pour que le ciel ne nous tombe pas sur la tête.

 

24/02/2012

Les désertions dans l'armée syrienne

Mon billet ne sera pas long aujourd'hui. Je n'aime pas trop diffuser des vidéos et d'autres documents du genre, il y a le net et...nos médias télévisuels pour cela. Il se trouve seulement que cette vidéo est simplement ahurissante. De plus, comme, je l'espère, à mon habitude, j'essaie de mon mieux de faire en sorte que le matériel diffusé soit neutre. Dans ce cas, il est littéralement mis en ligne par ceux-là mêmes que je dénonce. Il s'agit d'Ugarit News

La traduction n'a qu'une importance secondaire. On voit l'image "habituelle" d'un officier, en l'occurrence de l'armée de l'air, ayant déserté et faisant, précisément, sa "déclaration". J'aimerais juste attirer l'attention du lecteur sur les points suivants :Capture 1.PNG

1. Regardez bien l'allure de l'officier et voyez comme il paraît tout à fait libre et convaincu de ce qu'il fait.

2. Regardez les hommes armés derrière lui, cela ressemble formidablement à des soldats, non ? Légèrement barbus, hétéroclites, mais soldats quand-même.

3. L'essentiel est dans ce qui suit : d'habitude, les quelques "vraies" désertions auxquelles on a eu la "chance" d'assister, via nos médias, présentent des soldats, généralement de bas rangs, présentant "eux-mêmes" leurs pièces d'identité et déclarant leur désertion. Dans cette vidéo, on voit un pauvre officier, terrorisé à l'idée de ce qui l'attend et...

LES MAINS MENOTÉS

4. Qui présente la pièce d'identité de l'officier ? Et pourquoi ? Je veux dire, pourquoi pas l'officier lui-même ?

Nos médias, professionnels, ont-ils envie de "s'emparer" de la chose ?

Ah...j'oubliai : l'officier déclare vouloir "former" un bataillon qui fera partie de la brigade d'Al Farouk à...HOMS. Cela, plus l'allure des hommes derrière lui me laissent songeur : Aurais-je "loupé" quelque chose ?

Des CIVILES magnifiques, non ?

 

10:22 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, asl, désertions, gowrié, médias, manipulations médiatiques

23/02/2012

Rémi Ochlik, journaliste français mort en Syrie

La seule chose qui convienne dans de telles circonstances est d'avoir de la peine pour la famille de ce journaliste, tué hier à Homs.

Cela étant dit, compassion ne doit pas être confondue avec complaisance. Ainsi, aussi compatissant que je puisse être, je n'ai nulle intention d'être complaisant.

Ce billet est essentiellement destiné aux journalistes et aux juristes spécialistes en droit international. A ceux-ci, je pose les questions suivantes :

1.  Juppé, ainsi que son chef, affirment que la Syrie est responsable et comptable de la sécurité des ressortissants étrangers se trouvant sur son sol. Votre avis ?

2.  Nous avons plus d'un million et demi d'étrangers sur notre sol, helvétique. Sommes-nous responsables et comptables de leur sécurité ? Votre avis ?

3.  La France compte plus de 5 millions d'étrangers sur son sol. Est-elle responsable et comptable de leur sécurité ? Votre avis ?

4.  Le journaliste mort était entré clandestinement en Syrie. Les autorités syriennes n'étaient dès lors même pas au courant de son existence. Ma question : la Syrie est-elle responsable et comptable aussi des personnes dont elle ignore jusqu'à l'existence ? Votre avis ?

5.  Le rapport suivant, de l'Observatoire Français des Médias, citant l'agence Reuters, parle, en 2004 déjà, de la mort de trois journalistes par l'armée américaine. A votre connaissance, celle-ci était-elle rendue responsable de leur mort. Chirac avait-il à l'époque exigé le départ de Bush ?

6.  Selon le rapport suivant, de la Fédération Internationale des Journalistes, le 8 avril 2003 est une date qui hante le journalisme. L'armée américaine a directement et délibérément tiré sur l'hôtel Palestine, où se trouvaient 150 journalistes, en tuant quelques uns.  Votre avis ?

7.  Selon le rapport suivant, de RIA Novosti, se basant aussi sur l'avis de l'Union des Journalistes Irakiens, plus de 350 journalistes ont été tué en Irak depuis 2003. votre avis ?

8.  A supposer que les USA soient responsables et comptables de la mort de ces journalistes, est-il dans l'intention de Juppé d'entreprendre une action quelconque à leur égard ? Votre avis ?

9.  Juppé, suite, précisément, à la mort de M. Ochlik, a déclaré que cela « suffit ». Que Assad doit vraiment partir. Les deux dernières questions sont les suivantes :

a.  Aussi tragique soit-elle, la mort du journaliste français aurait-elle beaucoup plus de valeur que celle des autres ?

b.  Et si Assad n'obéissait pas à Juppé, que ferait ce dernier ?

Voilà, Mesdames et Messieurs, la balle est maintenant dans votre camp. Vous ferez beaucoup avancer les connaissances des gens en émettant un avis de professionnels sur le sujet.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : rémi ochlik, ochlik, syrie, juppé, france, journaliste, journalisme, gowrié, médias

22/02/2012

Homs ne craint pas l’assaut final, elle l’espère

Une grande majorité d'entre ses habitants en tout cas, comme par ailleurs la très grande majorité des Syriens. Fatigués par onze mois d'une gigantesque prise d'otages, par quelques gangs armés, à l'échelle d'un pays, que la propagande « hystérique » de nos médias présente, aujourd'hui encore, comme des manifestants pacifiques, ce alors même que plus personne, ou presque, ne manifeste en Syrie. Il semblerait que leur vœu sera très bientôt exaucé, à moins qu'Angelina Joli n'ait dégainé la première (il ne faut tout de même pas oublier qu'il s'agit de Lara Croft ; brrrrrrrrr)

A part cela, le terrible Juppé et la non moins terrible Clinton, ordonnant le départ du Président syrien dès les premiers jours des "manifestations pacifiques" insistent maintenant pour aboutir à une solution politique. Mais alors, moi qui croyais qu'Assad a perdu toute légitimité et "qu'il n'y a pas moyen" qu'il reste au pouvoir, ni qu'on négocie avec lui ! pour ne pas perdre la face, il leur en reste, les Américains précisent que cependant" toutes les autres options restent sur la table (j'adore cette expression) si Assad refuse de négocier. Bon.

On aura tout vu dans la crise syrienne, y compris ce que l'on peut ranger dans la case du jamais vu, ce sur tous les plans : diplomatique, pour autant que ce mot ait encore un sens, politique et, surtout, médiatique. Je ne crois pas me tromper en affirmant qu'aucun autre événement dans l'histoire ne fut traité avec une telle intensité, un tel acharnement et avec autant d'application. C'est du quotidien, voire du multi quotidien.

Que peut-on invoquer pour expliquer une telle hystérie ? Nous évacuons immédiatement les préoccupations démocratiques car cela ne fait plus rire personne. Serait-ce la compassion ? Que nenni, aux dernières nouvelles des milliers de personnes meurent chaque jour, et pas uniquement de faim, en Somalie et au Darfour (où plus de 300'000 personnes auraient péri). La misère et le désarroi des gens ? Hmmm. Lors de l'invasion « amicale » de l'Irak par les « libérateurs » Américains, plus de 4 millions des habitants de ce pays l'ont fui. Dans le cas syrien, malgré les essais désespérés des Occidentaux et aux dires même des « organisations humanitaires », le mouvement n'arrive pas à « décoller ». On a complètement oublié le grand camp de réfugiés sur la frontière turc et celui de Jordanie n'arrive pas à « attirer » plus de trois mille personnes. A propos du camp turc, où, tiens, Angelina Joli s'était rendue en son temps, savez-vous pourquoi plus personne n'en parle ? Serait-ce parce qu'il s'agissait, dès le départ, d'un camp destiné à accueillir les...gangs armés (ils s'appellent l'ASL) ?

A propos d'ASL, où en est-on exactement ? On nous dit que les désertions se comptent par milliers ! Quel est le plus haut gradé ayant déserté ? En dehors, bien évidemment d'un colonel...à la retraite !

Il y a, notamment dans le cas de Homs, quelque chose d'incompréhensible. Logique mais incompréhensible. C'est au moment même où les gangs armés et leurs couvertures médiatiques d'ici se targuent de contrôler la majorité de la ville, ils lancent, tous les deux, des appels désespérés à l'aide « parce que, je vous le donne en mille, le régime « réprime » les manifestants « pacifiques ». La même chose s'était déroulée dans les « banlieues » de Damas. Les médias d'ici ne tenaient plus sur place : l'ASL est à quelques mètres du Palais présidentiel. Ce sont les mêmes, exactement les mêmes, qui ont recommencé les larmoiements lorsqu'ils furent littéralement laminés par l'armée, la vraie.

Ne l'auriez-vous pas encore compris ? Cela ne prend plus...depuis un moment déjà.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, homs, gowrié, asl, turquie, jordanie, médias

15/02/2012

Syrie (Russie,Chine) : la victoire est proche. USA (laquais et bédouins) : la défaite est imminente

Je n'aime pas d'habitude le jeu des pronostics et préfère me contenter de relever les faits. Il se trouve que les développements hystérico/rapides de ces dernières vingt quatre heures et le fait que les Bédouins n'aient laissé que 24 heures, aussi, à la Syrie pour survivre, me poussent à tenter l'exercice.

A propos de développements, en voici quelques perles.

1.  Les Bédouins.

  • Après le Qatar, c'est maintenant l'Arabie Saoudite qui monte au front. Il parait, selon certains, que le roi, dans un langage et une posture totalement maîtrisés, a qualifié le double véto sino-russe de de "déni de justice". Pour un pays qui n'a même pas de Constitution, où le rêve ultime d'une femme est de conduire une voiture, c'est un véritable exploit.
  • Le Qatar semble être en ébullition...hystérique. Certaines rumeurs font état d'un «presque» coup d'état, de Hamad contre Hamad. Premier ministre vs Emir. D'un autre côté, il semblerait que le torchon brûle entre les bédouins Qataris et leurs «frères» Saoudiens. Une vidéo montrerait Hamad, PM, critiquant les Saoudiens et appelant à un changement de régime.
  • Au Bahreïn, la police, aidée par les forces...saoudiennes, mâte des manifestants...pacifiques.

2.  Syrie. En préambule, n'en déplaise aux marchands de malheur, confectionneurs d'articles malfaisants et propagandistes fondamentalo/Otanistes, il ne se passe pour ainsi dire plus grand-chose en dehors des dernières poches de résistance à Homs.  A Homs, justement, « ville martyre », selon les têtes de ponts de l'offensive médiatique occidentale, les manifestants « pacifiques » se révélèrent être des combattants jihadistes dont le nombre pourrait avoir avoisiné les 12'000. Je mets cela au passé car cela semble n'être bientôt qu'un très mauvais souvenir. Des milliers semblent avoir été capturés et d'autres se livrent par centaines. Quelques centaines semblent cependant avoir pris la fuite en direction des montagnes sur la frontière libanaises, où les attendait l'armée de ce pays. Aux dernières nouvelles, des dizaines de Qataris et de Saoudiens semblent faire partie du lot. C'est pour cette raison que le Qatar aurait proposé d'échanger ses « terroristes » capturés contre le retour du calme à Homs. Refus total des autorités syriennes qui auraient envoyé un message aux bédouins leur signifiant que le calme reviendra à Homs que ces derniers le veuillent ou non.

3.  Swisscom osdh homs, etc..JPGLes USA et les laquais. Grande, que dis-je immense, incommensurable surprise du jour est la déclaration de « Super Juppé » : une intervention militaire en Syrie ne peut en aucun cas être envisagé. En creusant un peu, on découvre la saleté de la guerre que ce larbin a essayé de mener contre la Syrie dans son expression la plus classique et la plus abjecte. Des officiers et...des « snipers » Français auraient été capturés à Homs. Les cartes dont disposent la Syrie, hors Russie et Chine, semblent donc nombreuses. Et alors que, selon l'OSDH, source d'informations au combien précieuse pour les remplisseurs de colonnes de journaux ici, nous indique que 2 roquettes s'abattent sur Homs « chaque minute » (lisez bien 2 roquettes/minute), ce qui donne 120 à l'heure et 1'200 en dix heures, on est surpris de voir que, selon bluewin.ch et l'OSDH,  seuls six personnes (on n'oublie pas de préciser « civiles) ont été tuées. Il y a quand-même des miracles dont on a de la peine à saisir le sens : 1'200 roquettes, six tués...

Ce n'est pas tout. Selon le même article, les fous du régime tirent maintenant « sans discernement » sur les zones civiles de Homs. Ce depuis le 4 février.

1'200 roquettes/jour = 12'000 (douze mille roquettes depuis le 4 février)

Sans discernement = sans distinction = aveuglément

Sur des zones civiles = où il y a de la population civile = zones pas vides

Même en prenant les chiffres des valeureux journalistes de Bluewin.ch (alimentés par l'OSDH), c'est-à-dire 300 tués, cela nous donne 40 roquettes pour une personne tuée. Décomptes macabres ? Non, médias macabres, journalistes macabres, autorités défaillantes, surveillance nulle, éthique absent, professionnalisme inexistant. Pis, comme me l'a ouvertement dit un jour un responsable de l'information dans un média romand : on ne s'adresse pas forcément à des gens qui ont votre faculté d'analyse. Voici comment j'interprète ce « compliment » : nous mentons et nous comptons sur des imbéciles pour nous croire. Voilà le fond du problème : une infime minorité a le temps, l'intérêt spécifique et la volonté de vérifier les âneries dont on nous gave à longueur de journée.

Voici maintenant un souhait, sincère : si la Syrie devait être le point de départ de la défaite des Américains et leur laquais, je n'oublie bien sûr pas les bédouins, il faut alors espérer que cela puisse être la fin de ce panarabisme qui leur a tant coûté. La fin de ce cauchemar inutile, malfaisant et coûteux, à tous les points de vue. Le point de départ de la défaite de ce mal absolu qu'est le fondamentalisme islamiste. Que les bédouins continue à le pratiquer, chez eux, comme bon leur semble, mais chez eux, si cela leur fait à ce point plaisir. Une Syrie où la religion n'est qu'une religion et non pas un système politico/socialo/doctrinaire ramenant l'homme soit à l'état d'une bête dénouée de tout discernement, soit une bête sauvage assoiffé de sang. Où la religion est écartée du pouvoir, y compris pas la force. C'est la seule garantie d'un état moderne, libre et démocratique.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : syrie, usa, france, gowrié.juppé, bédouins, qatar, islam, médias, bluewin