09/02/2012

Syrie, pas encore démocratique et Egypte, totalement démocratique

Les Occidentaux ne se cachent plus : il faut financer, soutenir et armer les insurgés syriens, comme si cela n'est pas encore fait. La seule différence, BHL n'est pas encore sorti de l'ombre dans cette affaire et ne se balade pas dans le désert syrien. Il est bien claire que, à l'instar des précédentes tentatives visant à "isoler" un "coin" en Syrie faciltant une intervention occidentale, ce dernier essai finira par échouer aussi. De toute manière, le sort des terroristes semble scellé. C'est question de jours, sinon d'heures.

Pour ce qui est du Parlement égyptien, installé démocratiquement et applaudi à en rompre les tympans par nos lamentables politiciens et médias, voici l'exploit d'un de ses membres, démocratiquement élu. Nul besoin de traduire quoi que ce soit : le député, démocratiquement élu, se lève, interrompt la séance et fait l'appel du Muezzine à la prière, au beau milieu du Parlement.

Le Figaro : appel à la prière au parlement égyptien


A la question dedefault.jpg savoir si des parlementaires coptes pourraient faire sonner les cloches, une fatwa est vite sortie : non, car le prophète dit que les cloches sont les clarinettes de Satan.

Enfin, un petit cadeau à nos chers analystes, connaisseurs, spécialistes du monde arabo-musulman et...je ne les oublie bien évidemment pas, journalistes férus de vérité, un de leurs nouveaux chéris, un frère musulman du même parlement (il paraît qu'ils sont moins fondamentalistes que les salafistes) s'est levé et lancé, lui aussi, une petite fatwa au beau milieu de la séance disant que rien ne doit perturber l'appel à la prière de l'Oumma (Oumma = peuple).

Réjouissons-nous. Bientôt ce sera le tour du Palais Bourbob, suivi, à moins que ce ne soit précédé, par notre cher parlement fédéral. Personne n'y trouvera rien à redire : c'est bien le peuple (l'Oumma) qui l'a voulu.

Allez, pour finir, un petit sourire. Il paraît que, suite au véto sino-russe de la semaine dernière et alors que Hillary Clinton avait essayé d'appeler son homologue russe Lavrov, celui-ci aurait répondu qu'il n'avait pas de temps. A voir ces images, on comprend un peu pourquoi.

Rabbani-Clinton.JPG

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : egypte, syrie, islam, islamisme, terrorisme, gowrié, médias, tsr, bhl

25/01/2012

Ils ne sont qu'une minorité

Encadré jaune 25 janvier.JPG

Une de mes occupations favorites depuis toujours fut et est toujours de souligner les phrases, expressions, devenues des lieux communs, que les gens, notamment les politiques et les médias, répètent à longueur de journée parfois sans même réfléchir à ce qu'ils disent tellement cela est devenu banal.

Ils ne sont qu'une minorité.

On aurait pu aussi ajouter : stigmatiser (ne pas stigmatiser), marginaliser (ne pas marginaliser), amalgame (ne pas faire d'amalgame), et j'en passe.

Ce matin à la radio, on parlait des juifs ultra-orthodoxes en Israël, il y a maintenant des orthodoxes et des ultras, qui persécutent les filles qui, selon eux, s'habillent d'une manière indécente, qui séparent les hommes des femmes dans les bus, qui veulent interdire aux femmes de l'armée de chanter car cela excite leurs collègues masculins, ainsi qu'un certain nombre de choses qui, selon eux, mettraient la société israélienne en contradiction avec la...oups, j'allais dire la Charia.

Comme pour les autres, les gens de la Charia, le commentateur s'empressa de dire qu'il ne s'agit que d'une minorité, à peine 10 à 15% de la population, que cela reste un phénomène marginal et que et que et que...je vous épargne la suite de la phrase. Car, on connaît la suite :

Les fondamentalistes tuCharly Hebdo.jpgnisiens sont une minorité

Les fondamentalistes libyens sont une minorité

Les fondamentalistes égyptiens sont une minorité

Plus près de chez nous, je veux dire chez nous :

Les fondamentalistes du Conseil Central Islamique (iste ?) sont une minorité

Ceux qui ont détruit les locaux de Charlie Hebdo sont une minorité

Tous les tarés de la terre ne constituent que des phénomènes marginaux, des minorités. LA GRANDE MAJORITÉ n'a rien à voir avec tout cela. Mais oui.

On se demande vraiment pourquoi la plus grande puissance militaire du monde a dépensé plus de 800 milliards de dollars juste pour combattre une...minorité.

L'Histoire, seule véritable matière à devoir être enseignée en priorité, nous apprend que jamais la majorité ne l'a faite, l'Histoire. Ce sont toujours des minorités, très bruyantes, agissantes et, la plupart du temps, « violentes » qui déterminent le cours des choses. Je vous rappelle seulement celles qui, depuis 1917, ont coûté plus de 60 millions de victimes à l'humanité : les communistes russes et, les minoritaires du Parti National Socialiste. Lisez bien, puisque vous adorez ça :

1924 : 3% des voix

1928 : 2.4% (bien moins, beaucoup moins que la fameuse limite des 10 à 15%, si chère à nos commentateurs)

Même en 1932-33, il ne remportèrent que...30% des voix, ainsi que le...pouvoir.

Dormez en paix, ils ne sont qu'une minorité.

Pendant son séjour à Dachau, Martin Niemöller a écrit :

« Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.

Et lorsqu'ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour protester.

Rome n'est pas tombée sous les coups des "barbares", elle s'est offerte, mûre et à la limite de la pourriture. La revoilà qui se donne au plus offrant.

Aujourd'hui, en France, il y a des villes dont les maires refusent de célébrer des mariages entre une Marocaine et un Français s'il n'est pas converti à l'islam. Cela se passe en France, en 2012, ce sont des élus de la République, non pas des imams, qui l'exigent.

Ils ne sont peut-être qu'une...minorité.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : islam, juifs, judaïsme, syrie, gowrié

13/01/2012

France Info, et certains autres : honte à vous

Il y a de cela quelques mois, l'attaque, probablement montée de toutes pièces, d'un opposant syrien à Genève par des membres des services de renseignements syriens spécialement envoyés pour lui, avait mobilisé la totalité des médias romands, dont les journalistes sont confortablement installés dans leurs bureaux. Mercredi, un journaliste de France 2, envoyé avec l'autorisation des autorités syriennes couvrir les événements à Homs pour le compte de l'émission « Envoyé Spécial » trouvait la mort dans des circonstances tragiques. Ce matin, alors même qu'il s'agit d'un des leurs, seuls quelques uns en parlent, reléguant l'information à la 7ème ou 8ème page. Les confrères du journaliste décédé sont certainement gênés d'admettre la réalité. Dès avant hier déjà, il semblait acquis que le groupe de journalistes a été visé par des tirs de roquettes d'insurgés armés. Ceci n'a pas empêché les journaux, TDG d'hier, entre autres, de titrer : un journaliste tué par une explosion. Cela n'a pas non plus empêché France Info de passer l'information toute la journée en parlant d'obus. Ceci n'a pas d'importance ? Au contraire, toute l'importance est là.

France Info a donc passé toute la journée à parler d'un « journaliste français tué par l'explosion d'un obus alors qu'il couvrait une manifestation à Homs (on ne précise pas qui manifeste) ville qui subit la répression du régime, ont déclaré des activistes pro-démocratie ». Je vous laisse imaginer les conclusions de ceux qui écoutent ça. Pas un mot, bien sûr, sur le rapport d'un témoins "oculaire", un des leurs aussi puisqu'il s'agit d'un journaliste de la...BBC , qui, dès mercredi, parlait de roquettes « sans nul doute » tirées par des insurgés armés.

En soi, cela ne me gêne pas autrement. Un peu plus de discrédit jeté sur ces pratiques journalistiques douteuses. Là où je me sens attristé, c'est qu'au service de la guerre qu'ils mènent consciemment contre la Syrie depuis plus de onze mois, ils sont prêts à marcher sur la dépouille d'un des leurs.

Un peu plus près de chez nous, le portail internet de Swisscom consacrait pratiquement un sujet par jour à la Syrie. Rien sur Gilles Jacquier. Quant à la TSR, la nouvelle fut transmise à la manière de France Info avec, en prime, la phrase du présentateur qui précise que le régime organise une répression féroce. Le but est atteint. Vive le professionalisme et l'hônneteté journalistique.

Il y a de cela onze mois, précisément, même moi pouvais avoir un petit doute. Plus maintenant.

Honte à vous.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : syrie, suisse, gowrié, journaliste, journalisme, tsr, tdg, opposition, terrorisme, islam

12/01/2012

Syrie : un journaliste français tué à Homs

ec186e70-3c89-11e1-9ebd-eaf60b90cb37.jpgLe stupide ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé, vient de déclarer, en réaction à la mort regrettable d'un journaliste de France 2 à Homs, je cite : toute la lumière doit être faite sur les circonstances de ce décès et qu'il « appartient aux autorités syriennes d'assurer la sécurité des journalistes ».

On ne comprend vraiment plus ni ce qu'il dit, ni ce qu'il veut.

Résumons : on reprochait aux autorités syriennes la fermeture des frontières aux correspondants étrangers. Lorsque ces mêmes autorités expliquaient cela par le souci de les protéger, tout le monde riait. On disait même : laissez-nous entrer, après, c'est notre risque. De quoi se plaint-on exactement ? Depuis quand la protection des ressortissants étrangers, quels qu'ils soient, est du ressort du pays qui les accueillit ? Et puis, à supposer même que cela soit vrai, de quoi accuserait-on les autorités syriennes ? De suivre les journalistes à la trace afin de contrôler leurs mouvements et les empêcher de faire leur travail. N'est-ce pas vrai qu'il faut savoir ce qu'on veut à la fin ? Voulez-vous être accompagnés et protégés ou non ?

Gilles Jacquier se trouvait à Homs avec un groupe de journalistes entrés avec une autorisation officielle des autorités syriennes, ceci est important à relever. Par ailleurs, comme le souligne la TDG dans sa version électronique TDG.ch : un journaliste français tué à Homs les autorités syriennes ont parfaitement respecté le protocole de la Ligue Arabe prévoyant le déplacement libre des médias étrangers. Ce que, comme d'habitude, les médias, étrangers, oublient de dire est que les journalistes semblent avoir été bien escortés, que, lisez bien ce qui suit (c'est un journaliste de la BBC qui le raconte et Le Figaro.fr qui le rapporte) un attroupement pro-Assad s'est formé et a commencé à scander des slogans favorables au régime. Soudain, une roquette RPG a frappé la foule et huit activistes pro-Assad sont morts. Le grouCapture.JPGpe de Jacquier est accouru pour voir ce qui se passe et c'est à ce moment qu'un deuxième RPG a été tiré dans leur direction. Selon le journaliste de la BBC, "le doute n'est guère permis : sauf à imaginer que le régime tire sur ses propres partisans, les roquettes ont été tirés à partir des zones rebelles et visaient des pro Bachar".

Le Figaro.fr : un journaliste français tué à Homs, en Syrie

Le Figaro.fr : un journaliste de la BBC présent à Homs témoigne

Voyons voir ! Des journalistes escortés, un attroupement pro-régime et des gens qui leur tirent dessus ! Qui ce pourrait être ?

Des manifestants « pacifiques », très certainement.

Mes pensées vont à la famille de ce pauvre journaliste, ainsi qu'à toutes les victimes innocentes de cette terreur « pacifique ». Dans un rêve qui ressemblerait plutôt à un cauchemar, je vois ce garçon tué par des gens financés, armés et, pour certains, entrainés par les autorités de son propre pays, dont le ministre des affaires étrangère réclame maintenant des comptes.

Anouar Malek, seul observateur de la ligue arabe à avoir démissionné, vient de se faire interviewé par Al Jazeera, habillé (dans les studios de la télé) de son gilet orange. Il a dit que les manifestants étaient "entièrement" pacifiques. On ne connaît en revanche pas le montant que la chaîne qatari lui a payé.

 

07/01/2012

Ces terroristes qui font exploser leurs véhicules « pacifiquement »

Les USA, la France, la GB et les autres (on n'entend plus l'Ottoman en ce moment) relayés par Al Jazeera et d'autres médias totalement libres et indépendants, ont inventé un nouveau concept, valable uniquement dans le cas syrien : les explosions pacifiques.

De même que les Américains larguent « consciencieusement » et d'une manière « chirurgicale » leurs bombes visant uniquement les terroristes (les bavures et les tueries de civiles ne sont que de la faute de ces derniers qui se mettent sur la trajectoire des projectiles), ces mêmes terroristes, soi-disant combattus en Irak et en Afghanistan, ensuite alliés en Libye et maintenant tête de pont en Syrie, déposent leurs explosifs tout aussi consciencieusement, et pacifiquement, au beau milieu de passants innocents qui n'ont rien compris à la démocratie et aux appels des sirènes de la liberté.

Ainsi, jusqu'à maintenant, toujours selon nos médias totalement libres et indépendants, 2'500 membres des forces de l'ordre ont été tués on ne sait comment (alors qu'ils faisaient face à des manifestants totalement pacifiques), ce sont maintenant des citoyens innocents qui se font exploser par les délégués « pacifiques » des militants « pro-démocratie ».

Voici donc les Talibans (terroristes ultimes dont il fallait débarrasser le monde à tout prix, plus de 500 milliards de dollars à ce jour) qui ouvrent un bureau, oui, au...Qatar, tiens, avec pour mission de négocier avec...les Américains concernant les modalités de transfert du pouvoir après le départ, la queue entre les jambes et pied au cul, de ceux-ci.

François Fillon, Premier Ministre de la Gaulle et, accessoirement, patron de Juppé, disait, il y a de cela quelques mois : « je n'arrive pas à comprendre cette tendance à la haine primaire des Américains ». Effectivement, ils sont tellement gentils et font tellement de bien au monde. Pour tout vous dire, j'ai de la peine à comprendre le contraire.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : syrie, suisse, gowrié, usa, france, terrorisme, islam, islamisme, juppé, obama, sarkosy

06/01/2012

Sondage : que reproche-t-on à l'Iran ?

Je n'ai jamais écrit sur ce sujet. Dès lors, ce n'est ni une tentative de racolage, ni de la provocation. Juste un essai pour voir à quel point il est difficile de sortir des idées reçues, forger sa propre opinion et de répondre à des questions tellement simples qu'on croyait déjà résolues.

La question est très simple : on met en place des sanctions contre l'Iran, on veut attaquer l'Iran, on veut isoler l'Iran, on veut renverser le régime (au passage élu parfaitement démocratiquement), etc. Que reproche-t-on exactement l'Iran ?

Attention : si on trouve une raison, il faut penser à sanctionner également tous ceux qui font la même chose. Exemple : l'Iran constitue un danger pour la paix (laquelle déjà ?) ou l'Iran soutient le terrorisme (ah bon ?), comparons alors les méfaits iraniens dans le domaine les 150 dernières années à ceux commis par les gardiens de la paix dans le monde durant la même période (si vous voyez où je veux en venir).

...Et ainsi de suite.

Pour vous aider, voici un document fort utile : Hilary Clinton ; nous avons créé Al Qaïda

Je souhaie sincèrement la participation du plus grand nombre à cette discussion-sondage. Si, au bout, nous réussissions à éliminer les raisons (idioties) habituellement véhiculées par les politiques et leurs bras médiatiques, nous aurions alors fait un grand pas vers la...vérité.

Et...je ne suis pas un ami de l'Iran. D'ailleurs, je ne peux pas l'être !


08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, suisse, terrorisme, islam, médias, tsr, france, usa, gowrié

04/01/2012

Décaillet, Henriot, la France, le Nain et les François

Quelques jours avant les fêtes de fin d'année, Pascal Décaillet publiait un billet intitulé : la France aux François.

Blogs TDG, Pascal Décaillet : la France aux François

article qui, étonnement, suscita beaucoup de commentaires, en moyenne assez hostiles.

Dans l'ensemble, M. Décaillet a raison, sauf lorsqu'il présente ses « François » en hommes providentiels, mais bon.

Le commentaire qui sembla le plus irriter le journaliste fut celui d'un certain François Henriot qui, selon M. Décaillet, devait « remercier les cieux de ne point se prénommer Philippe ».  Pardon mais, au cas où certains n'ont pas saisi, en voici la raison :

Encyclopédie Larousse : Philippe Henriot

et pan...

Henriot est scandalisé de voir quelqu'un de derrière « ses pointillés » se permettre d'injurier publiquement un élu français. Quelque chose qu'Henriot ne se permettrait jamais. Au passage, il n'oublie pas non plus la bonne vieille rengaine à l'encontre des Suisses « bien protégés des difficultés du monde ouvert ».

Fabuleux commentaire. M. François Henriot résume en quelques lignes toute l'histoire de ce magnifique pays qu'est la France.

Voici qu'en une seule « petite » phrase, un bon François considère :

1.       Que la France est ouverte au monde, alors que la Suisse y est fermée (on rappellera à notre cher voisin que ce pays « fermé » compte plus de 25% d'étrangers, que notre canton en compte plus que la moitié et...que plus de 50'000 de ses compatriotes traversent les "pointillés"  tous les jours pour toucher 3 fois le salaire qu'ils auraient eu chez eux, voire pour travailler tout court)

2.       Que, bien évidemment, toutes les difficultés de ce grand pays, le sien, viennent de son ouverture au monde, de son altruisme.

En somme, quoi qu'il arrive, c'est la faute aux autres. Fallait-il s'en étonner ?

Pour ce qui est de mettre son nez dans les affaires des autres, là je ne sais même plus quoi dire. J'ai soudain le sentiment, devant une telle stupidité, d'avoir perdu mon temps à écrire ces quelques lignes.

Alors François, Philippe, ou qui que vous soyez, votre nain (le corrompu de Karachi) croit faire partie des grands de ce monde. Cela, vous ne l'ignorez certainement pas (puisque vous vivez dans un monde ouvert) implique quelques « petits » désagréments. Hier encore, alors que personne ne vous a rien demandé, votre « excellent » ministre des affaires étrangères déclara que la « France » n'a pas de CANDIDAT, lisez bien : la France n'a pas de CANDIDAT. Il parlait des élections présidentielles au Sénégal.

Votre monde ouvert, en tout cas celui de l'hexagone, sent la puanteur qui se dégage habituellement des poubelles de l'histoire.

Ne vous en faites pas, on y retourne généralement bien plus vite qu'on ne le croit.

Ça commence par l'achat du PSG

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : gowrié, syrie, suisse, décaillet, france, sarkosy, juppé, islam, islamisme

26/12/2011

Bernard Henry Lévy : le grand silence

Grand silence de qui ? De nos remplisseurs de colonnes de journaux, journalistes indépendants n'ayant, bien évidemment, pour but dans la vie que la transmission de la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

Au fait, ai-je le « droit » de parler de BHL ? A quelle distance devrais-je me tenir ? Que dois-je dire pour ne pas « déraper » ? Ce sujet fait-il partie des sujets tabous ? Que risqué-je rien qu'en rapportant ce qui a été « effectivement » dit ?

Allez, je me lance.

Il y a de cela quelques jours, je tombe sur un article « électronique » intitulé : c'est en tant que juif que j'ai participé à l'aventure politique en Libye.  Méfiant, je tape ces quelques mots sur un moteur de recherche célèbre et tombe sur plusieurs dizaines d'articles traitant du sujet. Je décide d'ouvrir ceux qui me semblent offrir un minimum de sérieux et trouve Le Figaro.fr, juif.org, ainsi que...le discours de BHL lui-même que voici.

Le Figaro : Libye, BHL s'engage en tant que juif

Juif.org : c'est en tant que juif que j'ai participé à l'aventure

Ainsi, c'est en tant que juif que BHL a engagé la France dans « sa » guerre. Moi qui croyais naïvement que le Monsieur, aventurier des temps modernes, grand humaniste devant l'Eternel, tiens, s'est tordu de douleur à la vue du martyre de Benghazi et que c'est pour cela qu'il est rentré en courant solliciter l'aide de l'Elysée ! A moins que ce ne soit...donner l'ordre à l'Elysée ?

Le Figaro, Silvia Cattori aussi, rapportent les mêmes termes, ahurissants : « que j'ai contribué à définir des fronts militants, que j'ai contribué à élaborer pour mon pays et pour un autre pays une stratégie et des tactiques ». Mégalomanie hors normes ou, plus vraisemblablement, un plan parfaitement étudié. Pour mon pays et pour un autre pays : lequel des deux est le sien ? BHL a aussi dit : J'ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël ».

« Je ne l'aurais pas fait si je n'avais pas été juif ».

 

Le plus ahurissant, et significatif, n’est même pas ce qui vient d’être dit. Le plus important est ce sentiment d’impunité absolue qui se dégage du discours de BHL. BHL n’a nul besoin de prendre la moindre précaution lorsqu’il fait des déclarations. Il est intouchable. Pourquoi est-il intouchable ?

Pourquoi est-il intouchable ? Je laisse à M. Hayoun et à « l’excellent » M. Juppé le soin de nous apporter des réponses.

Alors, à tous les grands professionnels, libres et neutres, de l’info, la Star Rochebin (il a reçu le grand philosophe récemment) en tête, je pose une question extrêmement simple : où étiez-vous pendant que tout cela se déroulait ?

Une autre question : qu’auriez-vous fait si quelqu’un d’autre avait commencé le même genre de discours en disant : c’est en tant que musulman que… ou : c’est en tant que chrétien que…

Tout intouchable qu’il est, BHL n’est pas le courageux qu’il prétend être et n’assume pas ses propos. Quelques jours après son fameux discours, il nie partiellement ce qu’il a dit, prétendant que ses propos avaient été sortis de leur contexte, etc., etc.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=9EMyufx-LLg

A moins que l’actualité n’en décide autrement et si mon blog n'est pas supprimé, j’écrirai demain sur le vote de l’Assemblée Nationale en France concernant le génocide arménien. « L’excellent » M. Juppé pense que « cette initiative n’était pas opportune ». De son côté, M. Acoyer, Président de cette même assemblée, a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’est pas favorable à l’adoption d’une telle loi et que « à la base », il est hostile AUX LOIS qui prétendent encadrer le travail des historiens. Vraiment, M. Acoyer ? A toutes les lois ? Que pense l’excellent M. Hayoun de tout cela ?

24/12/2011

Attentats terroristes à Damas : les responsables

Sans préambules, les responsables directs de ces attentats sont :

Les Américains

Les Français

Les Qataris

Les Saoudiens

Ainsi que l'ONU et son cortège d'agences à la solde des Américains

Avant eux, j'accuse en premier les remplisseurs de colonnes de journaux, s'appelant abusivement journalistes, devenus porte-paroles et antichambre « exclusifs » des représentants  des terroristes ici, attisant sans raison la haine contre ce pays et ses autorités. Ils ont délibérément fermé la porte de l'information aux autres voix pratiquant ainsi une censure sans précédent. Par qui sont-ils payés ? Pour qui roulent-ils ? C'est uniquement en relevant ces écarts et ces manquements aux règles les plus élémentaires de la déontologie que je me suis vu ouvrir les portes de la censure : mon blog est enlevés des blogs citoyens.

Les articles incriminés peuvent être consultés ailleurs sur mon blog. Je rappelle seulement que le summum fut atteint lordsque les journaux romands ont rapporté, dans un mouvement parfaitement concerté, les menaces directes dont faisait l'objet un opposant syrien de la part d'un soi-disant agent des services secrets syriens, lequel agent aurait même été photographier par les journalistes en question et une plainte fut déposée. Où en est-on de cette histoire ? La question est bien évidemment posée aux journalistes.

Attentats à Damas, Jasmin.JPG

Au journal de19h30 de samedi, alors que le présentateur parlait de ces attentats qui, rappelons-le, ont causé la mort de plus d'une cinquantaine de victimes innocentes, celui-ci n'a pas oublié d'exécuter les consignes des représentants des terroristes ici : il a rappelé que les insurgés accusent le régime d'avoir organisé lui-même ces attentats. Quelle abjection.

Les Américains trainent les terroristes d'Al Qaïda derrière eux partout où ils vont, comme par hasard. L'Alliance objective entre Américains et AL Qaïda n'a plus besoin d'être prouvée : Au cours des derniers mois, certains journaux arabes, favorables ont évoqué l'infiltration en Syrie de 600 à 1 500 combattants du Groupe islamique combattant en Libye (GICL) renommé depuis novembre 2007 Al Qaida en Libye. Fin novembre, la presse libyenne a relaté la tentative de la milice de Zintan d'arrêter Abdelhakim Belhaj, compagnon d'Oussama ben Laden, chef historique d'Al Qaida en Libye, devenu gouverneur militaire de Tripoli par la grâce de l'OTAN. La scène a eu lieu à l'aéroport de Tripoli, alors qu'il partait en Turquie. Enfin, des journaux turcs ont évoqué la présence de M. Belhaj à la frontière turco-syrienne.

La leçon et, partant, défaite que la Syrie infligera à ceux qui ont crû pouvoir la descendre sera historique et exemplaire. J'en prends des paris là-dessus. Ce que les Américains n'ont pas pu, ou voulu, faire, la Syrie le réussira...beaucoup plus aisément qu'on ne le croit.

Jasmin 2.JPG

 

 

 

08:03 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : usa, france, juppé, hayoun, tsr, tdg, le temps, syrie, suisse, terrorisme, terroristes, islam, islamisme

09/11/2011

Une Fatwa contre Maître Bonnant ?

J'aurais tout aussi bien pu intituler cet article : hommage à Maître Bonnant. Je le lui dédie, s'il a la délicatesse de l'accepter, ainsi qu'à toutes celles et tous ceux dont l'esprit n'a pas encore été pourri par la mollesse ambiante qui règne dans nos contrées, autrefois chrétiennes.

Alors oui : la résistance, est un droit et...peut-être même, un devoir. Le devoir de défendre une identité, une culture et une manière de vivre héritées de plus de deux mille ans d'histoire « commune ».

Article de Me Bonnant.jpgArticle de Me Bonnant.jpg

Dans une langue, on le savait déjà, parfaitement maitrisée, Me Bonnant nous parle « d'idéalistes croyant pouvoir modifier la réalité en la niant ». Non, Cher Maître. Les Sarkosy, Juppé, Cameron et autre Obama ne sont pas des idéalistes même s'ils se trompent complètement, par ignorance historique et myopie cynique. Les idéalistes sont celles et ceux qui regardent le journal télévisé et consultent les autres médias qui se sont donnés pour mission de nous « vendre » ces coups d'état respectifs en les présentant comme des mouvements populaires aspirant à la démocratie et à la liberté.

Vous nous parlez ensuite de « peuples qui ne sont pas faits pour la liberté ». Nous demandez-vous de lire entre les lignes ? Je le crois. Permettez-moi alors de détailler cela à ma manière.

On nous dit que c'est la pauvreté et la misère qui engendrent le fanatisme et  le repli sur soi. Je réponds que l'Arabie Saoudite et les Emirats du Golfe sont les pays les plus riches du monde, et pourtant. Je réponds aussi que les pays de l'Amérique du Sud étaient il n'y a pas si longtemps parmi les plus pauvres du monde. Ils sortaient au surplus de plus de cent cinquante ans de dictatures diverses et variées. Ceci ne les a pas empêchés de devenir des pays totalement démocratiques.

Je vous demande de chercher ce qui différencie les premiers des seconds.

Mieux, l'Inde n'est pas connue pour être le pays le plus riche du monde. Elle est cependant connue pour être la plus grande démocratie du monde.

Encore mieux, C'est le même peuple (lisez bien : le même peuple) qui accède à l'indépendance le 15 août 1947. L'Inde se scinde alors en deux pays : l'Inde actuelle et le Pakistan. Regardez juste où se trouvent les uns et les autres maintenant. Là aussi, je vous demande de chercher ce qui différencie les deux.

Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de parcourir comme cela la carte du monde. Ce ne serait que répétition des exemples précédents.

Alain Juppé avait déclaré qu'avec la mort de Khaddafi, « c'est une phase de construction d'un état de droit » qui commence. C'est bien. M. Juppé sait sans doute que c'est le même droit (je crois que l'utilisation même du terme est abusive) qui règne en Arabie Saoudite et...en Afghanistan.

Alors, une Fatwa à l'encontre de Me Bonnant ?

Haine, aveuglement, terreur et peur. Quel fondement pour des sociétés libres et démocratiques. Certains me diront que je ne déborde pas d'amour non plus pour tout le monde. Peut-être. Seulement moi, je ne penserais jamais à lancer des Fatwas, des cocktails Molotov, des appels au meurtre, etc. Lorsque cela s'avère absolument nécessaire, je fais appel à la justice « civile » de mon pays pour obtenir réparation. Ce, quelles que soient mes croyances personnelles.

Alors, Me Bonnant : merci, vraiment.

 

07/11/2011

Syrie, printemps arabe, Charia, etc.

Comme certains d'entre nous, probablement le plus lucides et certainement les moins cyniques, l'avions annoncé dès le début, les événements en Syrie n'ont rien à voir avec des aspirations à la démocratie et à la liberté. Ce n'est pas non plus la dictature insupportable des Assad qui en est l'origine. Il s'agit ni plus ni moins d'une lutte pour le pouvoir sous la forme la plus classique qui soit, même si les moyens de communication modernes et, cela devient un grand classique, les médias font de leur mieux pour nous vendre la chose comme une grande révolution populaire.

Mais, je le prédis, le retour de bâton risque de leur être plus que douloureux.

Populaires et spontanés ? peut-être. A mon avis, cela n'a duré que quelques minutes, les toutes premières, le temps que ce malheureux vendeur ambulant tunisien s'immole pour crier son ras le bol devant tant injustices. A partir de cet instant, tout, ou presque, fut planifié, organisé, instrumentalisé.

1.       En Tunisie même, personne n'est dupe, c'est l'armée qui a « gentiment » demandé à Ben Ali de partir.

2.       Les choses furent un peu plus compliquées en Egypte et le résistance de Moubarak plus forte. N'empêche que, dans ce cas aussi, ce ne fut qu'un coup d'état avec, comme d'habitude, une main mise absolue de l'armée sur tout.

3.       Au Yémen, c'est une mini guerre civile qui oppose partisans et opposants au Président Saleh. Le plus étonnant dans ce cas, c'est le silence « presque » absolu des puissances « démocratiques » et leurs bras médiatiques. Il paraît que , selon certains, le Yémen, on s'en fout.

4.       La Libye est, pour l'instant, la dernière en lice. Je ne reviendrai pas sur le coût de cette « libération ». Dans ce cas, je soulignerais seulement l'attitude de nos « fédéraux », se mettant à genou devant le défunt dictateur, l'actuelle Présidente de la Confédération qui a : « presque de la peine » pour son ancien collègue (Merz). Elle a juste oublié qu'elle l'a bien accompagné à certains moments, les révélations récentes à son sujet de la part de la police genevoise sont à ce propos délicieuses. Elle a aussi oublié qu'elle s'est fait photographiée, voilée, sous un portrait géant de Khomeini, quelques mois auparavant.

Aucun de ces ex grands amis de nos puissances « libres » n'est à regretter. Mais la question n'est pas là. Il se trouve que personne ne s'est posé la seule vraie question qui s'impose : les remplacer ? Oui, mais par qui, par quoi ?

N'oublions pas, tout cela a été fait au nom des...droits de l'homme, malmenés dans ces pays. Bravo pour les visionnaires qui applaudissent maintenant l'instauration de la Charia partout.

On m'a conseillé de ne pas faire d'articles longs pour ne pas ennuyer le lecteur. Je me contenterais de ces lignes aujourd'hui et je publierai le reste demain.

 

27/10/2011

Youpi, la démocratie, la liberté et…le fondamentalisme islamique sont là

Ça y est, la Libye, la Tunisie et l'Egypte sont déjà démocratique et libres, avec l'Arabie Saoudite, la Qatar et les autres pays du Golf, il ne reste plus que la Syrie à démocratiser et libérer dans la région.

Pour la deuxième fois en moins d'un mois, le président du CNT libyen déclare on ne peut plus clairement que la Libye sera gouvernée par la Charia. Il a même eu le temps d'en détailler les contours : les règles sur le mariage sont contraires à la Charia, elles ne seront dès lors pas appliquées. Inutile de détailler le reste, on commence, même ici, à savoir ce que tout cela signifie, n'en déplaise aux barbus en Sarouel. La Tunisie, elle, n'est pas en reste qui offre une majorité écrasante de suffrages au parti islamiste El Nahda. Voici les faits à propos de ces derniers :

1.       Leur chef, Rached Ghannoushi, vivait avec sa famille en Grande Bretagne « très confortablement ». Comme le font par ailleurs tous ces « pauvres exilés » qui retournent pour « rétablir la démocratie » dans leurs pays. Personne ne s'est posé la question de savoir d'où proviennent les ressources leur permettant de vivre « très confortablement »

2.       Alors que l'Union Européenne a tout de suite applaudi des élections qui se sont « parfaitement » déroulées, certains rapports, qui restent encore à vérifier, parlent de voix achetées 15 euros l'unité.

Certains ont applaudi le Printemps Arabe. J'espère que nous n'allons pas tous bientôt pleurer l'hiver fondamentaliste.

Dans toute cette mascarade, deux catégories de gens se distinguent :

1.       Les doux rêveurs, ceux qui ont vraiment cru à un mouvement populaire pacifique aspirant à la démocratie et à la liberté

2.       Les indécrottables, ceux pour qui « notre » démocratie est bien à même de barrer la route à toute velléité ou tendance islamisante s'approchant par trop près de nos contrées. A ceux-là, précisément, je dis que Annahda, le parti islamiste de la Nouvelle Tunisie, à réalisé un score encore meilleur chez les Tunisiens de l'extérieur (ceux qui se trouvent dans nos contrées) que chez ceux de l'intérieur.

Certains, doux-rêveurs ou indécrottables, répliqueront immédiatement que cela est le jeu démocratique (ils réduisent la démocratie aux élections). Je répondrais simplement en disant que les élections  de 1993 en Algérie (annulées sous, précisément, les pressions occidentales) avaient donné une majorité écrasante aux fondamentalistes algériens et que les élections en Palestine (reconnues par le monde entier comme étant parfaites) avaient donné la victoire au Hamas.

Démocratie à géométrie variable ?

En parlant de tout cela avec un journaliste d'un média visuel romand, semblant bien connaître le sujet, celui-ci me dit soudain : vous n'êtes tout de même pas naïf pour savoir ce qu'il y a derrière tout cela. Non, je ne suis pas naïf, moi. Les naïfs, manipulateurs, menteurs, incompétents, appelez-les comme vous le voulez, sont ceux qui remplissent leurs colonnes (des journaux) en nous présentant tout cela comme une véritable aspiration populaire à la démocratie et à la liberté.

Tant mieux pour eux, mais aussi pour ceux qui les lisent

 

26/09/2011

Erdogan, le Sultanat et le syndrome de Serengeti

En 1916, année marquant la fin officielle de 4 siècles de domination ottomane du Moyen-Orient, Tendance Oriental, un mouvement né en Egypte, a appelé à la constitution d'un « Khalifat » oriental, sous domination turque, s'étendant du Maghreb au Pakistan (le Sind). Au même moment, un autre mouvement, né en Syrie et au Liban, constitué essentiellement de « patriotes » et d'intellectuels (aujourd'hui on dirait « occidentalisés »), appelait au renouveau du monde arabe, à sa modernisation et à son entrée dans le vingtième siècle.

Aujourd'hui, 100 ans après, les choses ont très peu changé. Lors de la visite d'Erdogan au pays des pharaons, les frères musulmans l'ont accueilli aux cris de : Khalifat islamique en Egypte et en Turquie.

Les Arabes, sont-ils vraiment nés pour être dominés ?

A voir la manière dont les Libyens ont accueilli leurs « libérateurs » Français et Anglais, on le croirait.

Pour revenir au « Sultan » Erdogan, si vous me demandez pourquoi le syndrome du Serengeti (http://independanceetliberte.blog.24heures.ch/archive/201...), il suffit de se rappeler de l'autre événement, autrement plus tragique, marquant l'année 1916. Un à un million et demi d'arméniens, mais aussi de Chaldéens, Assyriens et Syriaques, furent massacrés par les armées turques en l'espace d'un peu plus d'une année.

Pour donner un minimum de crédibilité aux appels d'Erdogan concernant la manière dont certains régimes arabes traitant leurs « sujets », il conviendrait, au minimum, qu'il reconnaisse le génocide.

Logique implacable.

07:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : turquie, erdogan, moyen orient, proche orient, syrie, islam, islamiste, terrorisme

23/09/2011

Drapeau suisse : j'avais raison sur toute la ligne

Ma Patrie, mon amour.

Acte I : juin 2008. Lors d'une conversation très animée avec Antoine*, mon meilleur ami, celui-ci trouva, comme d'habitude, que mes craintes quant à l'avenir de notre pays sont totalement injustifiées. Il n'a, bien évidemment, pas oublié de me rappeler le « truc » habituel : notre démocratie est bien à même de barrer la route à toute tentative en ce sens. Ce jour-là, il peut en témoigner, je lui ai lancé : je te fais le pari, l'enjeu étant l'équivalent de 5 ans de salaire, que certains lanceront, avant 2015, une initiative pour enlever la croix de notre drapeau. Celle-ci, comme  beaucoup d'autres signes distinctifs de notre société, heurte leur sensibilité. Je refuse de parier, même si je suis certain que tu vas perdre, me dit-il.

Acte II : printemps 2010. En conflit avec la Mairie de ma commune au sujet de la crèche, financée à hauteur de 100% par cette dernière mais admettant des responsables  de garde voilées, j'ai tenu le même pari, pour la même somme, avec un autre ami qui se trouve être un de mes voisins. Il a, comme Antoine, refusé le pari, tout en étant aussi sûr que j'allais le perdre.

Je viens de gagner mes deux paris. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point j'eus aimé de les perdre, ainsi que deux fois cinq ans de salaires.

Acte III. Voici  qu'un groupuscule de « deuxième-générationnistes » demande maintenant, 4 ans avant 2015, de « virer » la croix de notre drapeau. Drapeau suisse.pdf

Acte IV. Il y aura très certainement, j'en prends le pari, quelques biens pensants qui n'y trouveront rien à redire. Je peux en citer un, fondateur d'une université éphémère, qui se souleva contre la décision de notre pays de sanctionner des aveugles (bénéficiant de l'AI) qui, par miracle, se transformèrent en « chauffeurs de taxi » une fois rentrés chez eux, tout en continuant à percevoir leurs rentes. Avec certains de ses amis, tueurs de patrie, ils nous expliqueront que tout cela n'a aucune importance : ni la nation, ni notre histoire, ni nos traditions, ni nos acquis, ni notre « drapeau » n'ont de l'importance. Je compte sur eux pour nous apprendre ce qui est important.

Certains me conseillèrent de ne pas écrire sur le sujet pour ne pas leur faire de publicité. Je ne puis m'y résoudre.

A tous les patriotes, simples amoureux de notre pays, je lance un appel solennel : ne laissez pas passer cela. Ecrivez-moi, écrivez-vous et faites connaître le message.

A tous les juristes de notre pays : je leur demande de se pencher sur la question et de nous dire si les moyens existent pour rendre la chose constitutionnellement impossible et ce pour toujours. Je leur demande aussi de nous dire si de telles offenses aux symboles de notre patrie peuvent être pénalement réprimées.

Je ne suis pas natif de ce pays mais lorsqu'il m'a accueilli, j'ai décidé de ne lui offrir que ma loyauté. Ce n'est que comme cela que je conçois le patriotisme.

C'est cela, et seulement cela, que j'inculque également à mes enfants natifs, eux, d'ici.

 

07:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : drapeau suisse, patrie, islam, patriotisme, juriste, patriote

22/09/2011

Freysinger (encore) menacé de mort

J'étais derrière le conseiller national UDC lorsque celui-ci s'était fait entarté et j'ai reçu quelques goûtes de crème, qui par la suite s'avéra être de la mousse à raser. C'est à ce moment qu'un barbu vêtu d'un Sarouel et d'un (une ?) Keffieh autour du cou se précipita vers lui, l'entourant de ses bras et lui demandant : ça va ? ça va Monsieur ? Quelqu'un de l'assistance lui lança alors : arrêtez votre cinéma, vous avez l'air tellement content. C'est ce même Monsieur qui, accompagné de quelques politicards genevois en mal de voix (électorales) circule de temps à autres dans les rues de notre cité appelant à remplacer le président syrien par des « démocrates » pacifiques tout autant barbus que lui, en beaucoup plus méchant.

C'est leur nature profonde, en effet.

Voici que les amis de ces pacifistes qui appellent au meurtre de M. Freysinger.

http://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/Freysinger-menace-...

Il se trouvera toujours des imbéciles, bien évidemment « spécialistes » des mouvements terroristes et salafistes (on se demande où ils ont obtenu leurs diplômes), tel que Jean-Yves Camus, pour nous dire que tout cela n'est pas sérieux et qu'ils ne constituent pas de réel danger. Effectivement :

Ceux qui ont descendu les tours jumelles ne constituaient aucun danger auparavantM. Freysinger.jpg

Ceux qui ravagent les pays du Maghreb ne constituent aucun danger

Ceux qui explosèrent le train en Espagne ne constituaient aucun danger.

Ceux qui lancent des fatwas et des appels au meurtre à tout va ne constituent aucun danger

Ceux qui font exploser les églises en Egypte ne constituent aucun danger

Ceux qui ont massacré les moines de Tibhirine ne constituaient aucun danger

http://www.youtube.com/watch?v=xsWL1h2_9pw

Comme d'habitude, la liste est interminable. Mais tout cela ne constitue pas de réel danger.

Je commence lentement à croire M. Camus et ses amis, tout autant spécialistes que lui. Le vrai danger n'est autre que lui et ses amis. Etant par essence incapable de penser même à les faire taire (je suis pourri par la démocratie et la liberté d'expression), je me demande s'il ne faut pas faire appel au barbu du premier paragraphe et les amis de ce dernier pour le faire.

 

07:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : freysinger, ramadan, média, suisse, islam, islamiste, islamistes, terrorisme, terroriste

16/09/2011

La Turquie : ange du Moyen-Orient

Il est sur tous les fronts, ce cher Edogan. Armé de ses (...) - missiles, il menace tour à tour Israël, avec laquelle il rompt ses relations, et la Syrie, dont le Président n'est « plus » son grand ami, accueille tous les congrès d'opposants possibles et imaginables, fait la tournée des pays arabes et donne des leçons à tout va.

Le top est lorsqu'il déclare, ordonne plutôt, au Caire que la nouvelle Constitution égyptienne doit se faire sur une base laïque, à l'image de celle de la Turquie ? Les Ramadans de tout poil doivent être ravis. La Turquie n'est-elle pas l'exemple à suivre du moment ? Le nec le plus ultra de la mode démocratique ?

Il y a cependant un hic. Les analystes et « spécialistes », là aussi de tout poil, oublient un détail capital : ce n'est ni M. Erdogan, ni le courant qu'il présente, qui introduisirent la laïcité en Turquie. Ils l'ont trouvée déjà en place à leur arrivée, ce qui ne les empêche pas de la malmener de temps à autre. La laïcité à la turque est le résultat d'une décision Kemalienne que l'armée s'efforce depuis à garantir tant bien que mal. Laquelle armée se vit amputée de la presque totalité de son état majeur dernièrement, cherchez l'erreur.

Les USA, Grande-Bretagne et France s'étant soudain tus, est-ce à leur tête de pont dans la région de prendre le relais ? Il y a en effet tout lieu de le croire. La récompense consisterait-elle à assouplir les positions de certains quant à l'entrée de la Turquie dans l'Europe ?

La question reste ouverte

N.B. Un seul lecteur m'a écrit, utilisant des termes très violents, concernant l'expression (...) - missiles. Sans polémiquer, il s'agit d'une expression utilisée, comme vous le savez tous, par Erdogan lui-même. Mais si cela heurte la sensibilité, ne serait-ce que d'une seule personne, alors je peux la retirer, ce qui ne changerait rien à la vérité. Je signale aussi que M. Erdogan a été accueilli en Egypte par les délégations des Frères Musulmans et des Salafistes aux cris de : Erdogan, Erdogan, nous voulons un Kalifat islamiste en Egypte et en Turquie.

09:09 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : turquie, israël, islam, islamisme, islamiste, syrie, egypte, égypte, moyen orient, usa

13/09/2011

Freysinger - Ramadan : le vrai malaise

Lundi 5 septembre, quelques minutes avant le coup des vingt deux heures, M. Freyinger, conseiller national, se fait entarté par quelqu'un de l'assistance qui, manifestement, n'a pas supporté les propos du conférencier.

Je trouve le geste stupide et inutile. Stupide car le manque d'arguments conduit inévitablement à la violence. Même si, personnellement, je ne partage pas entièrement les thèses de M. Freysinger, il ne me viendrait jamais à l'idée de le faire taire, ni personne d'autre, de cette manière là. Au-delà, il faut tout de même reconnaître qu'en dehors des qualificatifs habituels de fascisme, racisme, etc. ses contradicteurs du jour n'ont pas réussi à lui opposer des arguments valables. Les clichés, de part et d'autre, étaient les mêmes.

Du côté de M. Ramadan, et certains de ses supporters, les choses furent un peu plus compliquées. M. Ramadan a à plusieurs reprises souhaité la bienvenue à Genève à « Oskar », jamais à M. Freysinger. Jusqu'au moment où, inévitablement, quelqu'un lui lança : mais arrêtez, il est chez lui. Il a aussi déroulé la théorie du complot, concernant l'attaque sur les tours du WTC et cité J.J. Rousseau pour nous expliquer tout le bien que le grand philosophe pensait de l'Islam et des merveilles qu'il peut apporter à la civilisation occidentale. Je ne savais pas qu'il s'agissait de la confrontation habituelle Occident-Islam mais M. Ramadan ne pouvait manifestement pas s'en empêcher. A vous ; M. Ramadan, je dis :

1.    Il est curieux, voire même lassant, de vous entendre encore parler de la croisade américaine et, partant, occidentale contre l'islam alors que la meilleure amie au monde de ces derniers n'est autre que l'Arabie Saoudite, pays le plus islamique et islamisé du monde. Il est encore plus lassant d'en parler que les « croisés » que vous mentionnez sont depuis quelques mois derrière tous les mouvements du soi-disant printemps arabe aboutissant à l'installation des islamistes partout. Le dernier en date n'est autre que Abdul Hakim Belhadj, un des leaders d'Al Qaida.

2.    J'ai eu le plaisir de vous entendre à plusieurs reprises, ci et là et toujours à propos du même thème et, à chaque fois, un phénomène étrange s'empare de vous. Vous vous adressez à vos interlocuteurs, auditeurs, téléspectateurs en disant : votre morale, votre civilisation, vos principes, l'occident, vos pays, votre manière de vivre, etc.

N'est-ce pas vrai que cela est votre manière de dire : je viens d'ailleurs ?

Car votre biographie nous apprend que vous êtes né ici même à Genève où vous avez vécu, étudié, côtoyé vos concitoyens. D'un autre côté, vous persistez, ainsi que vos supporters, à soulever systématiquement la marginalisation, stigmatisation et toute la panoplie habituelle de griefs que vous tenez à l'endroit de...vos concitoyens ?

Alors, on ne comprend plus : qui stigmatise qui et qui se met soi-même à la marge de sa propre société ? Comment expliquez-vous ce décalage ? Où trouve-t-il sa source ? Que vous a-t-on inculqué, ici, en Suisse, durant toutes ces années, et qui ?

Cela étant dit, croyez le, ou pas, M. Ramadan, je comprends. Je comprends parfaitement la difficulté que vous pouvez éprouver à concilier l'inconciliable : il n'est effectivement pas facile de tenir très longuement votre discours policé lorsque, à la première interpellation vraiment sérieuse, votre réponse est : aucune règle (édictée par le Coran) n'est caduque. La Charia est ma seule règle.

Alors, M. Ramadan, dites-le une fois pour toutes : en tant que citoyen suisse, si vous en aviez le pouvoir, quelle règle légale, à appliquer à tous les citoyens de ce pays, primera : le Code Civil suisse ou...la charia ?

N'oubliez pas, vous l'avez déclaré vous-même, que les règles islamiques sont à prendre dans leur totalité, en un seul paquet. Aucune n'est caduque.

 

00:41 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : freysinger, ramadan, dialogue, islam, musulman, genève, débat, immigration, isalmiste