14/05/2012

DSK : une année après, on attend toujours l’homme de l’année 2012

Une année après les faits et alors que la France a un nouveau Président, M6 a choisi hier de nous gratifier d'une « zone interdite » qui est revenu sur l'affaire DSK depuis la naissance de celle-ci. Une enquête rondement menée et d'un professionnalisme « journalistique » absolu, comme d'habitude.

On y revoit les mêmes protagonistes, amis, partisans, courtisans, opportunistes, lavettes cathodiques et ... analystes de tout bord : politologues, sociologues, psychologues et même sexologues, raconter leurs âneries habituelles. Pour certains, ce fut l'exact contraire de ce qu'ils disaient une année en arrière.

Voici donc l'ami de toujours, le confident et le directeur de cabinet, Pierre Moscovici, scandalisé et fou de colère il y a de cela un an, quitter le premier la fête d'anniversaire de son autre ami, Julien Drey, car DSK y était invité.

Voici aussi tous les médias, notamment américains, désignant DSK comme le mal (mâle) absolu, retourner leur veste quelques jours après pour traiter Nafissatou Dialo de "Hooker" : pute.

Faut-il aussi parler de Jack Lang, pour qui il n'y a pas eu mort d'homme, de Pierre Elkabbach, d'Alain Duhamel, de Jean-François Kahn pour qui Strauss-Kahn n'a fait que "trousser une soubrette" et de tous les autres, grands spécialistes de tout ?

Inutile de parler des cas de tous les autres. Ce serait une copie conforme du cas Moscovici. Rappelons-nous juste que celui qui risquait de devenir le Président de la République Française avait des fréquentations du genre "DODO LA SAUMURE".

Cela n'empêche pas quelques « irréductibles » de persévérer. Parmi ceux-ci, on trouve un certain Patrick Bruel, joueur de poker et chanteur. Celui-ci vient de déclarer que, selon lui, DSK restait le meilleur candidat et le meilleur espoir « pour la France ». Il y a aussi le cas d'un blogueur, invité permanent de cet espace où il est très souvent promu, qui, mois après mois, continue de croire que l'année 2012 sera celle de DSK. Le  même blogueur nous raconte dans un billet récent qu'il conviendrait de suivre le chemin tracé par le Qatar et l'Arabie Saoudite.

La médiocrité étant de nos jours élevée en valeur suprême, nous sommes bien servis. Seule consolation, les « prévisions » de ces personnages (ils ne font que ça) s'étant révélées fausses dans leurs totalité, il faut juste espérer qu'ils continuent.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : dsk, france, hayoun, gowrié, médias, moscowici, nafissatou dialo, syrie, dodo la saumure

11/05/2012

Médias, politiciens et terroristes : même combat ?

Oui.

Hier matin, alors que je me trouvais dans le train qui m'emmenait à Aarau, un employé de France Info, encore elle, a annoncé : deux explosions, que la télévision d'Etat a présenté comme étant des attentats terroristes, on secoué Damas, il y aurait des dizaines de morts.

A l'instar de la totalité des succursales d'Al Jazeera ici qui insistent pour s'appeler médias et journalistes, les commerciaux de la terreur exécutent à la perfection la tâche qu'on leur a confiée. C'est la télévision d'Etat qui a parlé, c'est la télévision d'Etat qui a montré, c'est la

télévision d'Etat qui a ...3983350.jpg

C'est certainement aussi l'Etat qui est derrière ces attentats terroristes. C'est peut-être aussi pour cette raison que les autorités politiques des Etats communément appelé Occidentaux, y compris, hélas, le nôtre, n'en ont condamné aucun.

Effectivement, on ne condamne pas les tueries commises par ses amis.

Car, il ne vous aura pas échappé que, jusqu'à maintenant, la position officielle de nos autorités est : le régime syrien tire sur des « manifestants pacifiques ». N'est-ce pas pour protester contre cela que notre Ambassadeur a été rappelé de Damas et que notre Ambassade y fut fermée ? Pour protester contre la « terreur d'Etat » face à des

manifestants pacifiques ? Que vont maintenant faire nos vaillantes autorités pour « protester » contre ces attentats ? Puisqu'elles ne les ont même pas condamnés ?

Dès lors, le doute n'est plus permis. La seule logique qu'il convient de d'utiliser est la suivante : lorsqu'on ne condamne pas, c'est qu'on est pour. Nos autorités sont pour que des attentats terroristes soient commis et pour que des personnes innocentes en soient les victimes.

Elles sont derrières les terroristes, elles les soutiennent et ce sont nos médias qui en assurent la promotion. Des médias terroristes faisant la promotion du terrorisme et envoyant des barbouzes terroristes sous ordre de leurs chefs terroristes. Il semblerait bien par ailleurs que les informations selon lesquelles des terroristes Français, Anglais et Belges aient été capturés et certains tués. Des barbouzes et des terroristes parmi lesquels se trouvent même les forces des Nations Unies au Sud Liban, lesquelles ont laissé passer un navire chargé de plus de 180 tonnes d'armes destinées aux terroristes.

La Syrie, je le répète pour la troisième fois, a eu tort d'accepter le soi-disant plan Annan. Elle a eu tort d'accepter l'entrée d'un seul observateur sur son territoire. Des observateurs dont la majorité n'est que barbouzes à la solde des bédouins.

Ce que la Syrie devrait faire est d'ordonner à ces « observateurs » de

quitter son territoire sous 24 heures. Suite à quoi l'état d'urgence et un couvre feu strict devraient être institués. Ce qui permettrait de débusquer les terroristes et les chercher jusque dans les « chiottes » comme disait l'autre. Les terroristes, quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent, doivent disparaître, jusqu'au dernier. Ceux qui les soutiennent, quels qu'ils soient, doivent en subir aussi les conséquences, par tous les moyens. Ce ne serait que de la légitime défense.

Ceux à qui ceci ne plairait pas n'ont qu'à venir personnellement empêcher, par la force, le régime syrien de le faire.

Au moins, les choses seraient claires.

P. S. J'attends pour voir quand mon blog sera fermé, ou jeté dans la poubelle parce que j'ose m'attaquer à la "corporation". Effectivement, l'affichage et la promotion de la médiocrité est infiniment plus commode.

 

08/05/2012

Hollande Président : la désillusion, déjà

En regardant d'un peu plus près les chiffres relatifs à l'élection présidentielle d'avant-hier et les quelques sondages, déjà, qui l'ont suivie, on sent surgir une impression étrange : Hollande et, partant les socialistes, ont gagné...malgré eux.

Commençons par le premier sondage, IPSOS, dont la question était la suivante : croyez-vous que la situation de la France s'améliorera, se dégradera ou ne changera pas durant les cinq prochaines années, la réponse de la majorité des « Français » est sans équivoque : 46% d'entre eux croient que la situation se dégradera. Je rappelle qu'ils venaient juste d'élire le nouveau Président.

Ainsi, les socialistes ont une victoire dont ils ne savent quoi faire.

Mais le chiffre le plus important est celui du résultat lui-même de l'élection.  A peine plus de 2 points séparent les deux hommes alors qu'il y a à peine une dizaine de jours, on étaient encore à 54% - 46%, 8 points de différence, ce qui, en termes d'électeurs, représente presque 3 millions. Ce qui est très intéressant est que cette différence aurait été impossible à rattraper, par Sarkozy, ce quels que soient les reports de voix respectifs. Et c'est là que les choses deviennent intéressantes. En effet, avec à peine plus de 2 points, des reports de voix des électeurs du Modem et du Front national, sur Sarkozy, plus importants de ce qui a été prévu, respectivement 40 et 58% mais surtout, un report de plus de 75% des voix du Front de gauche sur Hollande, on découvre que la victoire de ce dernier ne fut possible que grâce à eux. Ceci n'était pas vraiment prévu, ni, je le crois, souhaité par les socialistes.

Que va exiger Mélenchon ? Il a en tout cas déjà annoncé, sur les divers plateaux de télévisions auxquels il a participé avant-hier, que le drapeau « rouge » flotte déjà très haut dans le ciel de la République. C'est de bon augure.

L'autre question à se poser est de savoir de quelle majorité disposera le nouveau président à la future Assemblée. Je ne parle pas uniquement du nombre, majoritaire, en lui-même, mais de la composition de cette majorité, ce qui dictera la manière dont le pays sera gouverné les cinq prochaines années, ce pour autant que cette Assemblée tienne, ce dont je doute déjà. Tout dépendra du degré de participation des électeurs de droite aux futures élections législatives. Habituellement, les électeurs du candidat perdant renoncent à aller voter massivement, ce qui augmente les chances de victoire, aux législatives, du président élu. Mais avec les résultats des élections présidentielles, tout ceci semble bien plus compliqué que d'habitude. Surtout, des alliances, avouées ou non, entre UMPéistes et Frontistes pourraient complètement changer la donne.

Tout cela me fait penser que si grande surprise il devrait y avoir, ce serait que les Français ne donnent pas la majorité espérée au nouveau Président. En tout cas pas celle qui lui permettrait de gouverner « confortablement ».

Que vont faire les Socialistes ? Ce qu'ils savent faire de mieux : démanteler, encore plus, le pays et l'Etat en voulant, précisément, renforcer ce dernier. Car, pour les Soicalistes, renforcer l'Etat consiste à gonfler ses services et à en faire exploser les coûts. Pour le reste, tout sauf un Etat fort : vote des étrangers, ouverture des frontières, molesse judiciaire et sociale.

J'ai, pour des raisons évidentes, beaucoup écrit sur la Syrie et la manière dont la France mais aussi, hélas, la Suisse traitent cette crise. J'ai, dans mon billet d'hier, exprimé ma satisfaction personnelle de ne point voir la tête, ni plus entendre la voix, de ce sinistre personnage qu'est Juppé. Cela étant dit, il paraît que Madame Aubry, fille d'un certain Delors mais surtout épouse d'un certain Jean-Louis Brochen et artisane de l'instauration des horaires différenciés dans les piscines de la ville dont elle est le Maire depuis un certain nombre d'années, est pressentie pour le poste de premier ministre. Auquel cas je souhaite bien de bonheur aux Syriens.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, gowrié, juppé, aubry, hollande, sarkozy, syrie, brochen, islamisme

07/05/2012

La France a un nouveau Président. Et alors ?

Un non événement, comme tant d'autres dans ce monde politico-médiatique, vient d'avoir lieu : l'élection de M. Hollande au poste de Président de la République Française.

Pourquoi un non événement ? Pour la simple raison que, depuis 1974, c'est le cinquième Président à prendre les commandes de ce pays, je vous demande simplement de me dire ce qui a changé depuis ! Qu'a fait Mitterrand que d'Estaing n'avait pas réussi avant lui ? Quel changement fondamental a apporté Chirac au destin de la France ? Nul besoin de reposer la même question concernant Sarkozy, tout le monde sait ce que j'en pense.

Je pousse des portes ouvertes ? Peut-être. Mais alors, ce tapage incessant, y compris chez nous, du matin au soir, dans la totalité de nos médias...c'est pourquoi ?

Alors, plutôt que de se joindre au troupeau, livrons-nous à un petit jeu de pronostics.

Personnellement, malgré tout ce que je viens de dire, je trouve qu'il y a tout de même du bon dans la défaite, sorti par la petite porte, de Sarkozy : on ne verra, ni entendra plus le sinistre Juppé qui, dit-on, était pressenti pour le poste de premier ministre. Où ira-il ? Déguster du vin à la Mairie de Bordeaux, à moins qu'il ne prenne des vacances prolongées chez son ami/bailleur Hariri ou chez ses maîtres, je vous laisse deviner. Il y a un indice : il y a de cela pas très longtemps, ils se déplaçaient à dos de dromadaires.

Est-ce que l'élection de Hollande y changerait quelque chose ? Un statisticien répondra en étalant le graphique de tous les indicateurs socio économiques depuis la deuxième guerre mondiale et en extrapolera un tableau très sombre, ce quelque soit l'homme ou la femme aux manettes du pays. Il se pourrait bien que le statisticien en question soit en dessous de la réalité car, comme l'élu de gauche essayera d'appliquer les recettes susceptibles, selon lui, de corriger les errements de son prédécesseur, il ne fera qu'empirer les choses. Certains Français, ceux dont l'allié Mélenchon voudrait que l'on fasse les poches, ne s'y sont pas trompés qui se préparent déjà à s'exiler. Ceci nous vaudra, nous Suisses, une autre décente à la Woerth, d'autres falsifications, par les services concernés des listes des clients de nos banques et...des abdications conséquentes et habituelles de nos autorités fédérales.

Dès la semaine prochaine, les grandes manœuvres de refonte de la droite française commenceront. Sarkozy ayant lui-même largement contribué à en tracer les grandes lignes, une bonne partie ira grossir les rangs du Front National, qui, entretemps, aura changé de nom (voir le billet que j'ai publié le 24 avril : François Hollande, vainqueur de demain, Marine Le pen, d'après-demain

A propos de personnes, j'essaie juste d'imaginer une équipe gouvernementale comptant dans ses rangs Martine Aubry et Harlem Désir. Mon Dieu : les prières de rue officialisées, les horaires différenciés aux piscines et la viande halale aux cantines instituionalisés, c'est peut-être ce qui attend les Français demain.

Ainsi, il est fort probable que le vrai gagnant de cette mascarade soit la "nouvelle droite" que Marine Le Pen s'emploie à mettre en place. Je ne crois même pas que la proportionnelle sera nécessaires aux prochaines grandes élections en France. La contribution, très active, de Hollande à la victoire de la droite « Marinienne » suffira largement.

Mais, pour la France, ce sera trop tard.

P. S. Je ne peux bien évidemment pas terminer ce billet sans y mentionner un énième exploit "journalistique". En effet, vers 19h50, la "journaliste" (il paraît que c'est comme cela qu'on les appelle) de France 2, postée devant l'Elysée, a annoncé : "je me trouve devant l'entrée principale du Palais, d'où Sarkozy doit sortir tout à l'heure, à moins que ce ne soit par la porte arrière". Voyez-vous, je ne sais si les voies du Seigneur sont impénétrables, mais celles du journalisme professionnel...

A ce propos, voici, en cadeau, ce qu'en pensait, dans les années 80 déjà, le regretté Coluche : Les journalistes

P. S. bis. Alors qu'il se trouvait sur le plateau de France 2 pour commenter le résultat des élections, la seule chose que ce sinistre Juppé a trouvé à dire est : le plus important est que la France sache garder les acquis obtenus sur la scène internationale grâce à "notre" action. Décidément, il ne pense qu'à ça. Bon vent, sinistre personnage.

 

03/05/2012

Sarkozy-Hollande : les jeux sont faits

Personne ne s'attendait à ce que l'on apprenne quoi que ce soit de nouveau du débat d'hier soir entre les deux candidats à la présidence de la République Française. Ce fut effectivement le cas, les positions étant claires et bien tranchées depuis bien de semaines déjà. Personne ne s'attend par ailleurs non plus à ce que ce débat change quoi que ce soit quant au résultat des élections de dimanche.

Ce fut donc un débat pour rien, un non sujet. Sauf sur un point : la médiocrité. Bataille de chiffres invérifiables, propositions à profusion, sujets hachés...Qu'avons-nous appris ?

Pour le reste, l'actuel Président fut limite pitoyable, alors que le probable futur Président semblait mieux disposé et bien plus sûr de lui.

Pas de phrases chocs non plus. Je crois que les deux avaient trop peur que cela ne se retourne contre l'auteur.

C'est surtout l'attitude de l'actuel Président qui mérite qu'on s'y attarde un peu. Notamment lorsqu'il s'est agit d'évoquer le sujet de l'immigration, mais aussi à la fin lorsqu'il se mit à « mendier » pitoyablement les voix des électeurs de Marine Le Pen et François Bayrou.

Pour ce qui est du « danger » de l'immigration, Sarkozy a surtout évoqué et insisté sur le danger de l'Islam. Il a prononcé cette phrase ahurissante : « j'aimerais que les pays musulmans respectent les Chrétiens du Moyen Orient comme la France respecte les Musulmans sur son territoire ».

Ainsi, Sarkozy se fait des soucis pour les Chrétiens d'Orient, lesquels subissent les pires exactions de la part de ceux-là qu'il a lui-même installés, entrainés, financés et soutenus : les fondamentalistes islamistes. Il se fait, le pitoyable, du souci pour les Chrétiens alors qu'il fait tout ce qu'il peut pour installer les terroristes islamistes dans le seul pays où des Chrétiens peuvent encore jouir d'un minimum de liberté et où ils vivent « normalement » : la Syrie. Décidément, lui et les éditorialistes du Monde, du Figaro et de Libération doivent fréquenter les mêmes bistrots.

Il n'a pas oublié non plus de se montrer très préoccupé par la situation au Mali et de souligner la montée du terrorisme islamiste dans la région. Il a juste, de nouveau, oublié qu'il a lui-même enfanté les terroristes dont il parle. Il les a enfantés, armés, financés et lâchés dans la nature.

Pitoyable et lamentable.

Est-ce que sera mieux avec l'autre ? Je ne le crois pas. Un guignol en remplacera un autre

 

02/05/2012

Nos médias : morceaux choisis d’un professionnalisme poussé à son paroxysme

Nos valeureux professionnels du journalisme, pauvre de lui, ajoutent chaque jour une nouvelle corde à leurs arcs. A l'ignorance, mensonge, fabrication de nouvelles inexistantes, s'ajoutent depuis un moment la bêtise et la stupidité. A croire que l'hystérie généralisée dans cette partie du monde au sujet de la Syrie les a rendus encore plus hagards (ce n'est pas le mot que je voulais employer mais il faut que j'observe un minimum de politesse) que d'habitude.

Il n'est désormais nul besoin de faire des recherches poussées pour dénicher les inexactitudes, mensonges, bêtises et autres fabulations, ils ne prennent même plus la peine d'un minimum de vraisemblance : les lecteurs étant des idiots, nul besoin d'avoir une quelconque scrupule. Et je ne parle pas des torchons du coin, non. Il s'agit ici carrément de ce qu'ils appellent : médias de référence.

Savez-vous qui est le fournisseur unique de la totalité de ces « médias de référence » ? C'est l'OSDH, vous savez, l'officine basée à Londres, financée par on ne sait qui et fonctionnant on ne sait comment. Peut-être faut-il poser la question à ses clients, nos journaux de référence. C'est ce même OSDH qui fournit, minute par minute et à l'unité près, on ne sait toujours pas comment ils font, les victimes de la « répression sanglante » du régime syrien. ¨

Récapitulons : l'OSDH fournit les chiffres, que les médias (attention, de référence) reprennent tels quels pour les filer ensuite à nos dirigeants et politiciens qui, à leur tour, les reproduisent tels quels (j'en ai les preuves formelles. Elles seront publiées en temps voulu, prochainement).

Prenons le cas d'un « très grand » journal de référence : Le Monde : je tape lemonde.fr, clique sur l'onglet « international » et là, un onglet spécifique « Syrie » apparaît, c'est dire l'importance du sujet pour ce « très grand » journal. Je clique et tombe sur des « merveilles » journalistiques. Nous n'avons qu'à dérouler la liste. Un titre attire mon attention : « Les Occidentaux dans le piège de Damas ». Je vous livre l'article tel quel Le Monde : les Occidentaux dans le piège de Damas

et me permets juste de souligner ce dont je parlais un peu plus haut : ce ne sont plus des journaleux remplissant des colonnes de torchons, c'est bien au-delà. Ce très grand journal nous apprend que, depuis la proclamation du cessez-le-feu et donc l'arrivée des observateurs, 230 civils ont été tués. C'est très précis : des civils. A peine quelques lignes plus loin, le journaleux du « très grand journal de référence » nous parle de 70 soldats tués depuis la même date.

Hmmmmm. Peut-on en conclure que ces 70 soldats ont été tués par les 230 civils. Mais alors, qui a tué l'autre ? Et puis, des civils « armés » ! On est un peu perdu, non ? A moins que ce ne soient les 230 civils qui aient commencé par tuer les soldats, mais alors, ils étaient tués par qui ensuite ? Le contraire serait aussi possible, les soldats ont commencé par tuer les civils (civil = non armé). Cela ne joue pas non plus. Allez, on va mettre tout cela sur le dos de l'OSDH et...la stupidité de lecteur.

Allez, on choisit, au hasard, un autre journal « référence » : Libération. Attentats meurtriers en Syrie

Parlant des attentats terroristes d'Idlib, le journaleux n'a pas manqué de souligner à plusieurs reprises que les images sont présentées par la « télévision d'Etat » syrienne, histoire de jeter le discrédit sur la nouvelle, quelle abjection. Il n'a pas oublié non plus de citer sa source unique d'information, le très sérieux OSDH, toujours basé à Londres, toujours sans visage et toujours financé par on ne sait qui, ou plutôt si : les bédouins. A son tour, le journaleux nous avance le chiffre de 70 tués, dont, lisez bien, 47 civils, tués par les forces gouvernementales. Qui est tué par les forces gouvernementales : les 47 civils, la totalité des 70 ?

Récapitulons : 70 tués, dont 47 civils. Petite soustraction, cela donne 23...NON CIVILS. Seraient-ce des...militaires, à tout hasard ? Tués, à leur tour par des...civils (civil = personne non armée) ?

Je ne continue pas car : dis-moi ce que, ou qui, tru lis et je te dirais qui tu es. Mon Dieu, quelle horreur.

Un journaliste, qui se reconnaîtra, m'avait écrit un jour : "on ne peut pas jeter le discrédit sur toute une profession à cause des fautes de quelques uns. Ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on guérira le malade". Pour un malade, c'en est effectivement un.

 

01/05/2012

L’ONU et ses observateurs : virez-les

S'il est vrai que les Russes se sont très bien rattrapés en déclarant que c'est l'opposition syrienne, composée essentiellement de groupes terroristes, et ses soutiens, Juppé, Clinton, Hamad, Erdogan et Cie, qui sapent le plan de Kofi Annan, il n'en demeure pas moins qu'ils se sont fait partiellement avoir, pour la deuxième fois depuis l'épisode libyen.

Alors qu'ils sont parfaitement au courant des moindres détails sur le terrain, qu'ils sont conscients des raisons réelles de cette mascarade dangereuse qu'est la mission de l'ancien Secrétaire Général de cette institution aussi inutile que néfaste : fournir un quelconque prétexte, que les Occidentaux recherchent depuis des mois, à une intervention étrangère sous une forme ou une autre, ils ont malgré cela tombés dans le piège que ces derniers leur ont tendu. Ils ont, avec les Chinois, voté la résolution permettant l'envoi d'observateurs dont la mission est de vérifier le respect du cessez-le-feu. Seuls les Syriens ont eu la lucidité et la fermeté nécessaires pour refuser tout observateur national d'un pays « hostile ». D'observateurs, soi disant neutres, tout le monde sait que ces gens n'en ont que le nom, et encore. Tout comme les journalistes « clandestins », pour la plupart des militants pro terroristes, voire des barbouzes, ces observateurs ne sont là que pour glaner le maximum d'informations et fournir un quelconque prétexte justifiant une intervention étrangère.

Stratégiquement, je crois que la « faute » des Russes est impardonnable. Alors que la soi-disant ASL, groupement hétéroclite de déserteurs et de terroristes islamistes, était Euronews armes à destination des rebelles.JPGaux abois, que l'armée nationale syrienne était sur le point de les écraser, cette résolution est venue saper tous ces efforts et sacrifices et donner un ballon d'oxygène inespéré aux terroristes. Comme par hasard et coup sur coup, on apprenait samedi dernier que les autorités libanaises ont arrêté un bateau, en provenance de la Libye, chargé d'armes et de munitions destinées aux terroristes et que les forces armées syriennes ont intercepté plusieurs bâtiments chargés d'hommes et d'armes, en provenance de la Turquie cette fois-ci, qui se dirigeaient vers la côte syrienne.

On voit dès lors clairement le but réel de cette résolution et des « observateurs » : fournir aux terroristes le temps et le répit nécessaire pour se refaire une santé, s'armer (comme l'avaient bien promis les Français et les islamistes des monarchies pétrolières).

La Russie vient donc de déclarer qu'elle et la Chine sont « d'accord à 100% » sur la Syrie et qu'il est désormais "nécessaire que les autorités syriennes puissent repousser avec fermeté les terroristes qui opèrent dans le pays". Les Russes ont ajouté que les acteurs à l'intérieur comme à l'extérieur (du pays) doivent les empêcher de recevoir le soutien qu'ils réclament. Lavrov a dit cela sans utiliser le moindre subterfuge de langage diplomatique. Juppé a dû apprécier. Romandie.com : la Syrie doit repousser avec fermeté les terroristes.

Tout cela est bien. Ce qui serait encore mieux est que les Syriens commencent par virer les barbouzes de l'ONU, de fermer la porte à toute tentative, quelle qu'elle soit, d'ingérence dans les affaires « internes » du pays.

Juppé et les autres n'ont qu'à continuer à pester dans leur coin

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : onu, france, juppé, lavrov, russie, chine, syrie, gowrié, terroristes, observateurs

30/04/2012

Juppé le fou, Ki Moon le laquais aveugle

La différence essentielle entre les Russes et les laquais cités plus haut, est que contrairement à ces derniers, les Russes ne se basent pas sur les « rapports » d'Al Jazeera et de ses nombreuses « succursales » ici, la presque totalité de nos journaux et nos médias télévisuels, ni sur les dires de Vannay, Hammouche, Vallélian, Daniels ou encore cette Bouvier, pour décider de la politique à suivre. Ils ont des milliers de « vrais » observateurs sur le terrain, lesquels ont une idée extrêmement précise sur la réalité des événements là-bas.

Dès lors, le soutien sans faille de la Russie à la Syrie n'est pas uniquement dicté par les éternels intérêts géostratégiques dont tous ceux qui fréquentent les bistrots du coin se plaisent à parler, il est aussi largement construit autour d'une parfaite connaissance des réalités sur le terrain. En effet, voyant le « fou » rêver du matin au soir de sa guerre contre la Syrie, ainsi que l'aveugle ignorer totalement plusieurs attentats terroristes ayant fait des dizaines de morts, les Russes ne peuvent pas faire autrement que de soutenir totalement les autorités syriennes. Ils viennent à cet effet de faire une déclaration, la première du genre à être aussi claire et aussi définitive, pour ne pas dire défiante vis-à-vis de l'Occident : la Russie demande aux autorités syriennes de mener une action aussi vigoureuse que possible afin d'éradiquer le terrorisme et d'anéantir les terroristes et leurs soutiens.

A propos de soutien, on vient aussi d'apprendre que les autorités libanaises viennent d'arrêter un bateau en provenance de la Lybie chargé d'armes et de munitions à destination de ces mêmes terroristes.

Il ne vous aura pas échappé non plus qu'aucun pays occidental, y compris, hélas, le nôtre, n'a condamné les attentats terroristes dont on a parlé plus haut. Normal, on ne peut espérer que des terroristes condamnent certains des leurs.

La défaite de tout ce petit monde étant annoncée à plus ou moins courte échéance, viendra un jour le temps des bilans et certains doivent rendre des comptes. Ce sera très cher.

Juppé le bélliqueux veut une guerre avec la Syrie. Juppé représente officiellement son pays, la France. Comme on ne fait pas la guerre contre ses "amis", la France veut être considérée comme un ennemi. Il faut absolument en retour la considérer comme tel, avec toutes les conséquences que cela suppose. Les ennemis, on les combat et, si possible, on les bat, PAR TOUS LES MOYENS.

N'est-ce pas un chef Gaullois, Brennus le vainqueur des Romains en l'an 390 avant JC qui aurait déclaré : « malheur aux vaincus » ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juppé, france.syrie, gowrie, ban ki moon, terrorisme, terroristes, russie, chine

26/04/2012

Pauvre Juppé : d’abord sinistre, il est devenu fou

Alors qu'il commence à faire ses cartons dans la perspective de sa mort politique, il se lance dans une escalade de plus en plus hystérique vis-à-vis de la Syrie. Sa dernière trouvaille : aller, pour la énième fois, au Conseil de la Sécurité de l'ONU, pour y arracher une résolution à l'encontre de la Syrie sous l'article 7. Celui qui autoriserait à recourir à la force si le pays en question ne respectait pas ceci ou cela et blablablablabla.

Je lui souhaite, très sincèrement, bonne chance.

Au fait, il le ferait au nom de qui ? En sa qualité de quoi ?

Pour ne rien vous cacher, j'allais, dans cet article, parler du CNS (pour ceux qui l'ignorent encore, il s'agit du Conseil National Syrien) qui a soudainement disparu de la circulation (peut-être sur ordre des patrons de Juppé, les Américains) et dont personne n'entend plus parler. On n'entend notamment plus son Président, un certain Bourhan Ghalioun, marionnette à peine marrante à qui personne ne donne plus la parole. La dernière fois que ce CNS s'est réuni, Al Jazeera, grand groupe de médias professionnels, disposant de nombreux succursales ici, a arrêté la transmission des débats au moment même où la marionnette allait prendre la parole. Seul Juppé, sur le départ, se rend encore tous les deux jours au club CNS pour nous sortir des déclarations dont il a seul le secret.

Ainsi, à peine la crise syrienne commencée, Juppé s'est précipité pour déclarer que Assad a perdu toute légitimité et qu'il doit « partir ». Une année après...eh, au fait qui doit partir ? Oui, je sais, certains me diront que l'excité partira "démocratiquement".

Depuis, le chauve nous déclare toutes les deux semaines en moyenne le départ imminent, que dis-je, obligé, du Président Syrien. Je vous fais aussi grâce de dizaines et dizaines d'autres déclarations, voire ordres, exigeant de la Syrie de faire ceci ou d'exécuter cela. Je vous fais grâce aussi des nombreuses "dernières chances" gracieusement offertes par la « communauté internationale » (que ce terme est drôle) au régime syrien. Voilà que Juppé "ordonne" maintenant le déploiement "très rapide", deux semaines, pas plus, de la totalité des observateurs onusiens en Syrie. En réponse, le Secrétaire Général Adjoint de l'ONU, Hervé Ladessus, vient de déclarer que ce déploiement se fera "très lentement". Mieux, la Syrie vient, comme elle l'avait promis, de gifler souverainement Juppé et tous ses patrons, Clinton en tête : refus total qu'un seul observateur ayant la nationalité d'un de ces pays  "hostiles", du club des "ennemis de la Syrie" dont, hélas, mille fois hélas, notre propre pays, mette le pied là-bas. Bientôt on appellera l'hystérique, l'enragé.

Pour finir cet article, je me permets d'emprunter un passage à un billet que Louis Deneghien vient de consacrer à ce même sujet. Je le trouve délicieux.

« Alors, et quelles qu'en soient les raisons, cet homme est dangereux et malfaisant : à l'instar de son patron qui improvise en 48 heures un défilé « maison » du 1er mai pour grappiller in extremis des votes populaires et ouvriers, on sent que Juppé ferait tout pour obtenir sa guerre d'ici un mois, avant qu'une majorité du peuple français le renvoie à Bordeaux - ou au Canada, ou à Venise. Alors, faisons tout, de notre côté, pour qu'Alain Juppé soit enfin mis à la retraite ! Une camisole politique, vite, pour maîtriser ce forcené ! »

Au fait, n'est-ce pas Sarkozy qui a déclaré, en mars 2011 déjà que : « ce Juppé est fou ».

Au fait (bis), Juppé le fou, ainsi que d'autres, déclarent souvent que telle ou telle action, en l'occurrence des autorités syriennes, est totalement "inacceptable. Quelqu'un pourrait-il m'expliquer comment ferait-il pour ne pas l'accepter ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juppé, sarkozy, france, syrie, suisse, gowrié, clinton, usa

23/04/2012

François Hollande, vainqueur de demain. Marine Le Pen, de l’après-demain

Ainsi, le calamiteux Sarkozy et, je ne puis m'en empêcher, son triste, lamentable, atlantiste et islamiste ministre des affaires étrangères, sont battus, largement. Ni les gesticulations anti islamistes de dernière minute ni les déclarations fumantes aux relents populistes n'auront suffi à changer la donne. Ils sortiront par la petite porte. Ce d'autant que nous assisterons certainement à un deuxième tour caractérisée par une extrême violence. Pour aller directement en but, je crois que c'est Marine Le Pen, seule réelle vainqueur du premier tour, qui en profitera, j'y reviendrai.

Quant au deuxième grand perdant, celui qui a su se faire « oublier » de tous, c'est bien Jean Luc Mélenchon. Pourquoi ? Parce que le grand holdup de Mélenchon est d'avoir fait croire qu'il faut comprendre sa candidature comme étant celle d'un mouvement à part, ce qui est totalement faux. La meilleure manière pour s'en convaincre est de consulter les chiffres. Mélenchon tournerait autour de 11% et, c'est là que les choses deviennent claires, le résultat cumulé de TOUS les candidats de ce qui est communément convenu d'appeler l'extrême gauche est de 12.85%. Ce même extrême gauche qui, en 2002 avait fait 13.34% et presque 9% en 2007. Finalement, ceux qui ont voté pour lui ne sont autres que ceux qui votaient pour les autres candidats d'extrême gauche. Ils ont simplement vu en lui un meilleur représentant. C'est en quelque sorte le « vote utile » du peuple de l'extrême gauche. Quant à son pari de passer devant Le Pen au premier tour...

Elections présidentielles françaises 2002

Elections présidentielles françaises 2007

Voir, en plus, ce pauvre Mélenchon manger son chapeau et rentrer dans le rang à peine les résultats prononcés, que c'est lamentable.

A ce propos, juste histoire d'enfoncer encore plus le clou au sujet des différents spécialites et autres prévisionnistes dont regorgent les plateaux de télévision, je vais me risquer à une "petite" prévision : Mélenchon est un politicien...fini. J'irai encore plus loin, je ne lui donne pas plus loin que les élections législatives. Après quoi, il disparaîtra probablement de la scène politique française.

Je crois vraiment que le grand gagnant de ce premier tour est le Front National. Lequel réalise un résultat historique de plus de 18%. Cela aurait certainement embêté Le Pen père, qui n'aurait pas su quoi en faire. La fille, elle, sera en profiter. Qu'en fera-t-elle ? Le système électoral français, comme tout système à scrutin majoritaire, est fait de telle manière qu'une formation, arrivant en troisième position avec un cinquième de l'électorat français, 8 millions d'électeurs, 12 millions d'habitants, n'a pas la moindre chance d'être représentée au sein des Assemblées représentatives du peuple. Ainsi, 12 millions de personnes se trouvent potentiellement privés de représentants et, partant, de porte-voix, alors que des "verdâtres version Fjords" se trouvent attribuer un groupe parlementaire, rien de moins que de cela, avec 2.3% des voix. Je n'ai franchement pas d'avis particulier sur la pertinence ou pas d'un tel état de faits. Je dis simplement que si cela paraît salutaire aux yeux de certains au vu de ce qui est véhiculé à propos du Front Nationale, il faut alors songer à changer de système politique et arrêter de se faire les champions  toutes catégories de la démocratie. Je rappelle à ce propos que presque 20% de Français risquaient de ne pas pouvoir voter pour leur candidate, celle-ci ayant peiné à trouver les 500 signatures nécessaires à sa candidature.

Le 6 mai prochain, François Hollande sera élu président de la République et, selon toute probabilité, l'UMP, création sarkozienne montée spécialement pour réussir l'élection de l'actuel Président, éclatera. C'est là où Marine Le Pen entrera vraiment en jeu pour ramasser toute l'aile se trouvant à droite de l'actuelle formation présidentielle et en faire LE grand parti de droite...populaire. Elle en profitera pour...changer le nom de sa formation et faire oublier une bonne partie de la réputation sulfureuse que celle-ci traine derrière elle.

Ce serait en tout cas très intelligent, politiquement parlant.

 

20/04/2012

Corans brûlés, cadavres souillés, civils tués, mais droits de l’homme préservés

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Voilà une quatrième « affaire », c'est comme cela que nos médias appellent les horreurs commises par l'armée américaine en Afghanistan, en quatre mois.

En soi, je le dis quitte à m'attirer les foudres des gentils « gauchos », ces « affaires n'ont rien de si extraordinaire. Notre époque semble non seulement avoir oublié qu'en temps de guerre, il pourrait y avoir des morts, des blessés et handicapés, mais aussi crû que la propreté des guerres modernes, uniquement celles conduites par nos « démocraties occidentales », n'a d'égale que celle d'une chambre aseptisée privée d'une clinique suisse.

Non, ce qui m'insupporte est la manière dont les choses sont présentées, avec la complicité affligeante et lamentable de nos médias. Voici donc une affaire, la dernière, celle où l'on voit des soldats poser fièrement sur les cadavres et les restes éparpillées d'insurgés afghans, qui ne sort que...deux ans après. N'importe quel statisticien débutant vous dira que cela signifie que les horreurs dont nous n'avons pas connaissance doivent représenter plus de dix fois le nombre connu. Donald Rumsfeld, le criminel de guerre, n'a d'ailleurs en son temps pas caché la chose : après les révélations horribles d'Abou Ghraib, il avait clairement indiqué, devant la Commission du Sénat Américain, que des documents plus nombreux et encore plus horribles existent mais qu'ils ne seront jamais révélés au public « pour ne pas compromettre la sécurité de nos soldats là-bas ».

1. Détruire l'Irak, tuer plus d'un million de ses habitants et en déplacer plus de quatre fois ce nombre est un acte « démocratique ». Commettre toutes les horreurs dont nous prenons connaissance petit à petit en Afghanistan est une « lutte contre le terrorisme ». En revanche, les actions de l'Armée Nationale Syrienne contre ces mêmes terroristes sont répression, massacres et terreur.

2. Interdire à la totalité des médias, dans la mesure du possible en Irak comme à Gaza, Jérusalem ou Afghanistan, de publier quoi que ce soit sur les activités « héroïques » des armées américaine et israélienne, voire carrément l'interdiction qui leur est faite même d'aller sur place, est un acte parfaitement légitime. Nos médias ne semblent aucunement s'offusquer de cela. Voir ces mêmes médias falsifier voire fabriquer des événements en Syrie est un acte d'information professionnelle.

3. L'Amérique est un très grand pays démocratique où la loi garantit un traitement équitable à tout le monde. C'est pour cela que ce pays se contente d'actionner seulement sa propre « justice » pour faire régner la loi et, justement, la justice. C'est pour cela aussi qu'il n'y a pas besoin d'envoyer des observateurs Onusiens vérifier sur place. C'est pour cela aussi que des centaines de personnes croupissent depuis plus de dix ans dans une zone de non droit, Guantanamo, sans qu'ils ne sachent même ce qui leur est reproché et sans, là non plus, que des observateurs extérieurs « neutre » puissent aller constater. La Syrie, par contre, est un pays tout sauf démocratique et est, au surplus, incapable d'assurer la justice par ses propres moyens. C'est certainement pour cela qu'il faut l'aider en envoyant des « observateurs ».

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Enfin, je ne peux pas terminer ce billet sans parler de nos valeureux remplisseurs de colonnes de journaux. Il paraît qu'ils s'appellent journalistes. Sans parler de cette grande dame Pilay, grande prêtresse du Conseil des Droits de l'Homme sis 20 Quai Wilson sur les rives du Léman. Les premiers faisaient le siège de cette magnifique institution lorsque celle-ci réunissait ses « membres » pour condamner la Syrie, avec Madame Pilay au bord de la crise des nerfs et des larmes. Ce sont les mêmes, toujours aussi valeureux et toujours aussi professionnels, qui semblent totalement ignorer la Syrie maintenant. Cela fera l'objet de mon prochain billet mais disons dès maintenant que l'ONU, non pas la Syrie, ni la Chine ni la Russie mais la commission d'enquête mandaté par ce même Conseil (des droits de l'Homme) vient de rendre un rapport, le 16 avril et nous sommes le 20, selon lequel les groupes armés, amis de Juppé, Erdogan, Clinton, Hamad et certains gauchistes, et journalistes, d'ici, se sont rendu coupables de « tueries extrajudiciaires de soldats capturés lors de confrontations armées ». Lisez bien le terme choisi : tueries.

Le Monde.fr : des groupes armés se sont rendus coupables de "tueries".

Cela intéresse-t-il certains de nos politiciens et...journalistes ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : usa, gowrié, afghanistan, syrie, france, terrorisme, qatar, insurgés syriens

07/04/2012

Syrie : les opposants et les loyalistes

J'étais très jeune, 11 ans, quand j'ai perdu mon père, mon exemple. Des quelques années qu'il me fut donné de passer avec lui, il me reste très peu de souvenirs, forcément ceux en relation avec des événements heureux, tristes ou saillants.

Je me rappelle notamment de quelques mots qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire. Très croyant, mon père a eu ces paroles, définitives : au-dessus de vous, il y a Dieu. Au dessus de Dieu, il y a votre honneur, votre fierté.

Cela fait 30 ans que j'ai quitté le pays où j'étais né et avec lequel il me reste très peu de relations. Et pourtant.

Comme il est bizarre de constater que ceux, comme moi, ayant pratiquement coupé tout lien, réel, avec leur pays de naissance le défendent aujourd'hui, envers et contre tout, prenant sur leur temps et celui de leurs familles et leurs enfants, alors que ceux, prétendument du pays, le détruisent et font tout pour le ramener au moyen âge, d'où ils viennent.

Voici la traduction d'un magnifique article, écrit par Hussam Yazgi.

Mon cher opposant,

« Laisse-moi tout d'abord corriger une expression qui a circulé dernièrement pour distinguer deux catégories du peuple syrien : les loyalistes et les opposants. Nous sommes en réalité tous loyalistes et tous opposants.

Nous nous opposons à l'incurie, à la corruption, aux passe-droits et aux mafias qui ont amené la Syrie là où elle est aujourd'hui. Mais nous sommes loyalistes lorsqu'il s'agit de justice, de liberté et de suprématie de la loi sur tous.

Vous ne trouverez pas parmi nous des gens qui approuvent la corruption ni qui demandent de limiter les libertés ou de sceller les bouches. En fait, pour catégoriser correctement les tendances, disons qu'il y a deux courants : les aveugles et les voyants.

Les voyants sont ceux qui comprennent clairement qu'il y a une conspiration visant le pays, non pas le régime. Et malgré tout le mal qu'ils peuvent penser du régime, des erreurs de la période passée et leur refus total de cet état de faits, ils considèrent que leur devoir national leur dicte de mettre tout cela de côté et protéger leur pays par tous les moyens. Les aveugles, eux, ne voient pas ce danger et croient que le Qatar et l'Arabie Saoudite se soucient vraiment du sort des Syriens et de l'état de la démocratie et de la liberté. L'aveugle ne se demande pas pourquoi ne les donnent-ils pas à leurs propres peuples d'abord.

Les aveugles croient que les Américains, qui ne se sont jamais préoccupés du sort tragique du peuple palestinien, se font réellement du souci pour le peuple syrien, innocemment.

Ils croient que le colonisateur français qui a colonisé le pays et en a tué l'élite  est devenu aujourd'hui l'ami du peuple. Comme si le sang de Youssef Al Azmeh (héro de la révolution syrienne) a définitivement séché sur leurs mains.

Ils croient que les Ottomans, qui ont colonisé le pays, l'ont pillé, avili son peuple et commis les pires atrocités pendant 400 ans, en sont maintenant devenus les amis et les protecteurs.

Malheur à ceux qui ne se souviennent pas de l'histoire et n'en apprennent pas.

Je suis un simple citoyen syrien, je n'ai jamais profité de quoi que ce soit ni de qui que ce soit et la politique n'a jamais rien signifié pour moi. Je me suis trouvé malgré moi pris dans la tragédie qui secoue mon pays. Je hais les abus et la corruption, je hais les passe-droits, je hais la répression mais j'ai un sentiment et une conscience plus forts que tout cela : mon amour pour mon pays.

Permet-moi, cher opposant (aveugle) d'avoir peur et effroi lorsque je vois les USA et les Occidentaux, amenés par les monarchies de la traitrise, de la perfidie et de la bassesse, prêter main forte à cette soi-disant révolution. Ma crainte et mon effroi sont légitimes. Car les révolutions sont comme les taureaux : vous pouvez les monter mais vous ne pouvez ni les maitriser ni prédire leur direction. Je crois que, indépendamment des motivations des « révolutionnaires », pour autant qu'il s'agisse de cela, ils ne sont que des poupées aux mains de puissances qui ont leurs propres agendas.

La première révolution arabe, celle de 1916, a été appuyée par l'Occident dans un seul but : mettre à genou et chasser les Ottomans. Ces mêmes Occidentaux n'ont même pas attendu le lendemain de la victoire pour dépecer le Moyen Orient et tuer les héros de la révolution. La suite ne fut pas meilleure : Irak, Afghanistan, Libye. Ils veulent maintenant « monter » sur la vague des protestations dans mon cher pays pour le détruire aussi. Ils n'ont amené que destruction, désolation et malheurs.

J'ai lu, mon cher opposant, les plus grandes révolutions de l'histoire : la Française, la Russe, l'Américaine même. Aucune, je dis bien aucune, n'a eu recours à des puissances extérieures pour se réaliser. Pourquoi ? Parce qu'elles étaient des révolutions « populaires ».

Mon cher opposant, nous sommes les enfants d'un magnifique pays et même pendant la « période précédente », celle que vous reprochez au régime, et malgré tous les défauts qu'on peut lui reprocher, notre pays est resté uni, libre, debout et...fier. Nous n'avons jamais été prisonniers dans notre pays. On ne nous tuait pas et nous ne subissions pas d'exactions. Cette idée fut inventée et commercialisée par vos patrons et les médias de ceux-ci. L'idée que nous sommes un peuple soumis, prisonnier et torturé depuis 40 ans. Est-ce vraiment la vérité ? Te rappelle-tu ta vie il y a de cela un peu plus d'un an ?

Mon cher opposant, les régimes vont et viennent. Mais si la patrie s'en va, où trouverons-nous en une autre ?

Cher opposant, avec tout le respect et la compréhension que je dois à ta cause, tu m'excuseras, ma patrie est infiniment plus importante ».

Magnifiques paroles d'un patriote, un vrai. Je souscris entièrement, sauf lorsqu'il parle d'aveugles. Ils ne le sont pas. Ils le font en conscience, ce qui est encore pire.

En effet, que penser de quelqu'un qui est d'accord « à 500% » qu'on vienne bombarder son propre pays. Qu'il réfléchisse simplement à ce que ceux qui le bombarderont vont penser de lui.

Je crois que cela lui est égal. L'exemple des « Libyens Libres » est là pour nous le rappeler.

Les traitres, d'où qu'ils proviennent (je ne dis pas quelle que soit leur patrie car ils n'en ont pas) n'ont jamais eu honte. Ne pas avoir honte est même une condition préalable à leur situation de traitres.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, gowrié, opposition, usa, france, qatar, arabie saoudite

06/04/2012

Joyeuses Pâques

08:32 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : pâques, fairouz, gowrié

05/04/2012

Real Madrid, place financière suisse : honte à nous

1. Logos.PNGL'affaire du Real Madrid. Autant le dire tout de suite, l'affaire de la « minuscule » croix (j'ai vraiment dû chercher pour savoir ce dont il s'agissait) n'a qu'un intérêt secondaire. Je ne savais même pas que le logo du Real en porter une et crois que c'est le cas de 99% des gens.

Ainsi, pour que le "grand" club madrilène puisse réaliser son "grand" projet de complexe touristique aux Emirats Arabe Unis, il a dû sacrifier la minuscule croix sur son blason. Il faut juste rappeler que ce blason représente la couronne du roi Alfonso VIII d'Espagne.

Je ne sais même pas quoi dire. Encore une fois, la minuscule croix en soi n'a qu'un intérêt secondaire. C'est ce renoncement immédiat à tout ce qui fait partie de notre vie « de tous les jours » pour un prix "aussi modique" qui me donne la nausée.

Car, paraît-il, les touristes "musulmans" attendus en masse au futur projet pharaonique du club dans ces contrées à forte densité pétrolière, seraient choqués à la vue de la minuscule croix sur le blason du club.

Jésus Christ, Dieu pour les uns, prédicateur pour les autres, doux rêveur pour certains, avait raison sur toute la ligne : « vous ne pouvez servir deux maîtres ».

2. Place financière suisse, paradis fiscaux, etc.

On se trompe complètement en croyant qu'il s'agit de deux sujets différents. Les deux participent de ce même renoncement immédiat. Nos dirigeants ne se posent même plus la question de savoir ce qui se passerait si on disait : non. C'est à se demander pourquoi nous les avons élus et pourquoi occupent-ils leurs fauteuils puisque ce sont les Français, les Allemands, les Anglais et les Américains qui nous gouvernent et qui décident de ce que nous devons faire ! Comment on est-on arrivés là ? La honte de mourir sans avoir combattu. Savons-nous encore quelle est la signification du mot "honte" ? Sommes-nous à ce point anesthésiés que nous ne réagissons même plus aux insultes, menaces, ordres, injustices, avilissements et mépris ?

Les pays les plus paradisiaques de la planète fiscale nous attaquent pour crime de paradis fiscal et nous ne disons rien, nous courbons l'échine.

Un journal allemand dépose plainte contre un Conseillère Fédérale, parce qu'elle a osé poursuivre des "espions" étrangers exerçant illégalement leurs activités sur notre sol national et nous ne disons rien.

Une commissaire européenne, incompétente, maladroite et...moche, très moche, très très moche, nous insulte ouvertement et nous ne disons rien.

Des criminels récidivistes séjournant illégalement dans notre pays se voient remercier et offrir, au surplus, par une magistrate autant incompétente qu'inutile et dangereuse, 4'000 pour rentrer chez eux. Elle espère en renvoyer...30.

Dans le même temps, essayez, vous citoyen honnête de ce pays, de ne pas payer votre amende de stationnement de 40 francs. On vous pourrira l'existence.

Vous avez dit pleutre ?

Honte à vous, honte à nous.

 

04/04/2012

Islamistes à Paris, Islamistes au Mali

On apprend aujourd'hui que Paris, non pas la capitale mais le régime, continue sa lutte "acharnée" contre les islamistes qui sévissent sur le territoire national. C'est ainsi qu'une deuxième "vague d'arrestations" est intervenue hier. Résultat des opérations : 5 ou 6 islamistes arrêtés, venant s'ajouter aux 15 premiers lesquels, paraît-il, seront déférés au Parquet et 4 ou 5 seront expulsés.

Commençons par la fin. Je prends un pari et vous en êtes témoins : la plupart, sinon tous, rentreront tranquillement en France et personne, je dis bien personne, n'y pourra quoi que ce soit. Il se pourrait même qu'ils poursuivent l'Etat en justice.

Il ne vous aura pas échappé non plus que c'est seulement, et certainement, par hasard si tout cela intervient à deux semaines seulement des élections présidentielles. La France, son Président, son Ministre des affaires étrangères, sa police, sa justice, découvrent seulement maintenant qu'il y a des islamistes dangereux sur son sol. Des pistolets, des grenades, des Kalashnikovs, des projets d'enlèvement, d'attentats...On n'était au courant de rien et on le découvre seulement maintenant. Il paraît même que le mouvement au centre de tout cela serait "Foursan Al Izza". Ah bon ? Voici, pour la deuxième fois en quelques jours, un document que j'ai publié à propos de ce mouvement. Tout cela se déroulait, il y a de cela de nombreux mois déjà, au vu et au su de tout le monde. Ces gens ne se cachaient pas du tout. Seuls les dirigeants de ce drôle de pays semblaient l'ignorer, d'où, probablement, leur stupéfaction à sa découverte "récente" (à deux semaines des élections présidentielles).

Cliquer et regarder ce que font les membres de "Foursan Al Izza" ouvertement, devant la Police de la République

Cela se passait en septembre 2010, il y a de cela un an et demi. Et non pas à deux semaines seulement des élections présidentielles.

Pour ce qui est du Mali, l'excellent Ministre des Affaires Etrangères de cet Etat qui se trouve à l'Ouest de chez nous vient de déclarer, textuellement, que la "France est très inquiète et craint un péril islamiste qui s'emparerait du Mali".

Ainsi, l'excellent Monsieur Juppé craindrait le péril islamiste.

Il y a tout de même quelque chose qui ne va "vraiment" pas, plus, dans ce pays et chez cet homme en particulier. Ce pays était et est encore, en première ligne pour installer officiellement les islamistes les plus radicaux en Tunisie, en Libye (où la guerre que j'ai annoncée dès le départ commence) et en Egypte. Ce pays qui entraine, finance et arme les terroristes islamistes qui sévissent en Syrie, dit "craindre" le péril islamiste au...Mali.

J'emprunte cette expression à M. Deneghien, à propos de Juppé : "qu'il périsse, la Syrie et la France lui survivraient".

10:51 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mali, paris, france, juppé, gowrié, islamistes, islamisme

02/04/2012

Les amis de la Syrie

Ce billet sera très court. Me méfiant beaucoup de tout ce qu'on peut lire ou entendre le jour du 1er avril, j'ai préféré ne rien écrire. Je publie juste la photo "souvenir" de quelques amis de la Syrie réunis pour "rendre service" au peuple syrien.

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Que pourrons-nous mettre comme légende ?

Les sept nains et blanche neige ?

Il manque juste Juppé et Haig, ne trouvez-vous pas ?

Sinon, voici, tel quel, le dernier billet de Georges Malbrunot à ce sujet. Comme d'habitude, je préfère plutôt citer ceux qui "n'aiment pas" la Syrie, je veux dire son régime.

Georges Malbrunot : un diplomate français met le pied dans le plat

 

11:01 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, qatar, syrie, gowrié, france, turquie, arabie saoudite

31/03/2012

Mon Dieu : Rumsfeld avait finalement raison

Lors de l'invasion de l'Irak par les Américains, venus d'abord le libérer et démocratiser et ensuite pour chercher les armes de destruction massive, Rumsfeld, alors Secrétaire d'Etat Américain à la défense, très irrité de la position française à l'époque (la France avait encore quelques restes de dignité) a déclaré, en le montrant avec ses mains, qu'il utilisait beaucoup pour illustrer ses propos, que le centre de décision et le poids de l'Europe n'est plus tellement à l'Ouest mais « Europe's centre of gravity is shifting East », traduisez : il se déplace vers l'Est.

Je crois que ce vieux criminel avait raison. Il aura juste fallu attendre la crise en Syrie pour le découvrir.

Erdogan l'Ottoman, Sarkozy le Français (peut-on dire d'origine hongroise ou pas ?), qui vient de créer une nouvelle expression, "les musulmans d'apparence", et, surtout, Juppé l'arrogant, vont devoir manger leurs chapeaux. Je ne parle pas des Bédouins car ceux-là, encore plus que les Français, feront ce qu'on leur dictera.

Il y a de cela à peine une semaine, Juppé rejetait encore « catégoriquement » la possibilité de mettre « sur un même plan oppresseurs et oppressés ».

C'est l'Ouest qui a finalement « totalement » cédé, Juppé en tête.

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Pourquoi ? Simplement parce que les Américains et les Britanniques s'y étaient déjà préparés depuis un moment, seul Juppé (sous les ordres de Hariri fils et des bédouins) faisait encore de la résistance. Ceci n'a rendu la chose qu'encore plus savoureuse. Daniel Vernet, dans un article qu'il a fait paraître mercredi sur Slate.fr, et qu'il a intitulé : « tout est dans les mains d'Assad. Et des Russes », l'a bien reconnu : « la Russie a bien réussi à déplacer le centre du jeu dans une région où son influence était déclinante bien avant la disparition de l'URSS ».

Les USA, la France, la GB et, dans une moindre mesure, les bédouins et les agences internationales nuisibles, du genre Navy Pillay, n'y pourront plus grand-chose : le jeu se passe ailleurs. Le combat d'arrière garde assigné à cette dernière, Navy Pillay, par ses patrons et le ton extrêmement dur qu'elle vient d'utiliser pour qualifier le Président Syrien ne feront qu'affaiblir encore plus la position des Occidentaux. Kofi Annan, de même que les Russes et les Chinois, savent parfaitement que ces déclarations, au moment même où Annan conduit sa mission, n'ont pour but que de saper celle-ci. Cela les renforcerait dans leur détermination à s'opposer aux Occidentaux. Pour ceux qui comprennent « un peu » le langage diplomatique, voire le langage tout court, les Russes viennent de demander à l'opposition syrienne de « suivre l'exemple du gouvernement ». Les joueurs de foot seront certainement plus à même de comprendre la signification de cette demande que Madame Pillay.

Comme si elle n'en avait pas assez, la France, plus précisément le Quai d'Orsay, vient de recevoir une énième gifle de la part des...Russes. Lavrov étant "fatigué" de répondre aux idioties à répétition de Juppé, a chargé son porte-parole, Alexandre Loukachevitch, de le faire. Ce dernier vient de déclarer :

"Le droit d'estimer les progrès de la mise en œuvre du plan de Kofi Annan appartient avant tout à l'émissaire spécial pour la Syrie, ainsi qu'au Conseil de sécurité de l'ONU dont le rôle ne peut pas être joué par un groupe autoproclamé d'amis de la Syrie. L'intention de faire autrement annoncée par un pays membre permanent du Conseil de sécurité, est pour le moins inquiétante", a indiqué M.Loukachevitch.

"Nous voudrions rappeler que le plan en six points, baptisé "le plan de Kofi Annan", a été approuvé unanimement par le Conseil de sécurité de l'Onu, selon la déclaration de son président, publié le 21 mars. Le Conseil a clairement indiqué que l'envoyé spécial (Annan) était chargé de l'informer des progrès de sa mission", a-t-il ajouté.

"Amis de la Syrie" : Mouscou préoccupé par les déclarations de Paris

Pour finir, en beauté, au sommet des BRICS, à New Delhi, la Chine et la Russie ont publié, d'une manière très officielle donc, un communiqué commun dans lequel on pouvait lire : "Nous rejetons toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie. Nous appuyons aussi la mission de Kofi Annan pour régler la crise". Le même communiqué ajoute : " il faut mettre un terme au terrorisme des groupes armés en Syrie". Pour "pimenter" le tout, Medvedev, le Président Russe déclarait : " le départ de Bachar, réclamé par les opposants radicaux et leurs parrains internationaux, était "une idée à courte vue".

On espère juste que le chapeau de Madame Pillay, personne très influente dans le monde, aura meilleur goût que ceux d'Erdogan, Sarkozy, Juppé et Obama. Je ne cite pas Cameron parce que, lui, il ne dit plus rien, ni les bédouins parce que, ehhh, parce que rien du tout.

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gowrié, syrie, rumsfeld, france, usa, pillay, opposition, terrorisme

30/03/2012

Nizzar Qabbani le Magnifique : me permettez-vous ?

Voici d'abord qui est Nizar Qabbani

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Et voilà un de ses chefs-d'œuvre. La traduction, de l'arabe, enlève beaucoup à la poésie des propos mais le sens reste, à mon avis, intact.

Me permettez-vous ?

Dans des pays où l'on assassine les penseurs, où les écrivains sont des mécréants et où l'on brûle les livres. Dans des pays où l'on rejette l'autre, où l'on scelle les bouches et où l'on enferme les idées. Dans des pays où poser une question est blasphématoire, il m'est nécessaire de vous demander de me permettre...

Me permettez-vous d'élever mes enfants comme je le veux et de ne pas me dicter vos envies et vos ordres ?

Me permettez-vous d'apprendre à mes enfants que la religion est d'abord pour Dieu et non pas pour les gens, les Imams et les Oulémas ?

Me permettez-vous de dire à ma petite fille que la religion est morale, éducation, courtoisie, politesse, honnêteté et sincérité, avant de lui apprendre par quel pied elle doit d'abord entrer dans les toilettes et avec quelle main manger ?

Me permettez-vous de dire à ma fille que Dieu est amour et qu'elle peut lui parler et lui demander ce qu'elle veut ?

Me permettez-vous de ne pas rappeler à mes enfants la souffrance de la tombe alors qu'ils ne savent pas encore ce qu'est la mort ?

Me permettez-vous d'apprendre à ma fille les bases de la religion et le respect qu'elle impose avant de lui imposer de porter le voile ?

De dire à mon jeune fils que faire du mal aux gens, les humilier et les mépriser pour leur origine, couleur ou religion est un grand pêché pour Dieu ?

Me permettez-vous de dire à ma fille que faire ses devoirs et se concentrer sur son éducation est beaucoup plus important pour Dieu que d'apprendre les versets du Coran par cœur sans même qu'elle n'en comprenne le sens ?

Me permettez-vous de dire à mon fils que suivre le Prophète commence par prendre exemple sur sa droiture et honnêteté avant sa barbe et la longueur de son habit ?

Me permettez-vous de dire à ma fille que les autres ne sont pas des mécréants et qu'elle n'a pas besoin de pleurer de peur qu'ils n'aillent en enfer ?

Me permettez-vous de crier que Dieu n'a, après le Prophète, demandé à personne de parler en son nom, ni autorisé quiconque à vendre des indulgences ?

Me permettez-vous de dire que Dieu a interdit de tuer une âme humaine et que celui qui tue un homme est comme s'il avait tué l'humanité entière ? Qu'un musulman n'a pas le droit d'en intimider un autre ?

Me permettez-vous de dire à mes enfants que Dieu est plus grand, plus miséricordieux et plus juste que tous les Oulémas (docteurs en religion) réunis de la terre ? Que ses principes n'ont rien à voir avec ceux des marchands de religion ?

Me permettez-vous ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gowrié, nizar qabbani, kabbani, syrie, religion, islam

29/03/2012

Les bédouins se réunissent à Bagdad, les ennemis de la Syrie à Istanbul

1.  Sommet de la Ligue Arabe à Bagdad. Signe des temps : alors que les récentes rencontres des bédouins, auxquelles les Syriens n'étaient, Dieu merci, même pas conviés, réunissaient les plus hauts responsables des pays en question, sous la houlette, très bruyante, du Qatar et de l'Arabie Saoudite, ces derniers ne savent plus comment inventer des prétextes pour ne pas assister à celle qui se tient ces jours-ci à Bagdad. A ma connaissance, seuls le Soudan et l'autorité palestinienne seront représentés par leurs plus hauts responsables alors que les autres pays, pour autant qu'ils y assistent, y envoient des sous-fifres et on n'en entend plus, ce depuis quelque temps déjà, les déclarations tonitruantes et très volontaristes de Hamad. Hamad est le premier ministre et le ministre des affaires étrangères du Qatar, vous savez, le pays le plus puissant du monde, propriétaire du PSG et premier sponsor du Barça.

Ainsi, les bédouins semblent avoir revu leurs ambitions largement à la baisse. Comme tous les autres par ailleurs. Sarkozy et Juppé ne déclarent plus rien du tout et Obama lui-même « salue la décision de la Syrie de répondre favorablement aux propositions d'Annan ». En fait la Syrie semble avoir pris tout le monde de court. Que vont maintenant faire tous ceux qui ont demandé, que dis-je, exigé, ordonné le départ du Président Syrien et même sa traduction devant la justice internationale (vous savez, celle qui se donne pour mission de «juger» les criminels de guerre et ceux qui ont commis des atrocités contre l'humanité, mais uniquement certains d'entre eux, ceux qu'on peut attraper facilement et qui serviront comme poudre aux yeux). Comment vont-ils faire pour expliquer qu'ils discuteront désormais avec M. Assad ? Car il n'aura échappé à personne qu'ils vont devoir le faire. Le simple fait de «saluer» la décision des autorités syriennes, cependant illégitimes selon ceux-là même qui l'ont saluée, signifie qu'ils se sont rendus à l'évidence. Nous en reparlerons ultérieurement.

2.  Congrès des amis ennemis de la Syrie. Comme si le premier, celui de Tunis, n'avait pas suffi, ils insistent. C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité où l'on assiste à autant d'acharnement à « fabriquer » une révolution. A l'instar du sommet de la Ligue Arabe et pour autant que mes informations soient correctes, le niveau de représentation à Istanbul semble lui aussi avoir bien baissé. Par ailleurs, à peine commencé, les fissures à l'intérieur de cette mascarade qu'est le Conseil National Syrien, déjà divisé par trois fois, sont apparues, déjà, à la fin du discours inaugural mardi passé. Les représentants Kurdes ayant quitté la réunion. Mais la Turquie n'en a cure qui, paraît-il, poussera les «amis» à reconnaître ce CNS comme seul représentant légitime du  «peuple» syrien. C'est, sincèrement, tout le mal que je leur souhaite. La réunion de Tunis enfonça le premier clou, celle d'Istanbul  scellera le cercueil.

Comme tout au long de ces dernières années, les Syriens viennent, encore une fois, de jouer un coup de maître : après avoir laminé le «jouet militaire» des Turcs, des Français et des bédouins, l'ASL, composée pour l'essentiel de terroristes et de simples bandits (sauf aux yeux de certains journalistes clandestins), les Syriens finissent par accepter le plan d'Annan (en concertation totale, je le crois, avec les Russes) prenant tout le monde de court et tirant le tapis sous les pieds de tous les «amis» de la Syrie. C'est exactement au même moment où cela se passait que le Président Syrien Assad a décidé d'aller personnellement «inspecter» Baba Amr. Vous rappelez-vous de Baba Amr ? C'est ce quartier de Homs passé, selon les journalistes militants clandestins qui s'y trouvaient, sous le contrôle des «héros» pro-démocratie. La symbolique du geste n'aura échappé à personne.

Dans leur coin, les «héros» n'ont plus qu'une seule issue : refuser le plan Annan. Ils l'ont par ailleurs déjà fait.

Annan, ayant refusé de fixer des délais aux autorités syriennes et devant rendre un rapport dans lequel il déterminera les responsabilités de chacun, entendez la partie qui entrave les efforts pour un règlement pacifique de la crise, je me demande comment les laquais et le «maîtres/amis» vont s'en sortir.

 

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, gowrié, france, turquie, bagdad, bédouins, ligue arabe

28/03/2012

Israël coupe les ponts avec le Conseil des Droits de l'Homme

Le 15 mars, le Conseil des Droits de l'Homme tenait séance avec pour ordre du jour « la situation des droits de l'homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés ».

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En soi, le sujet ne m'intéresse même pas. Je serais à la limite d'accord avec la réaction israélienne que j'évoquerai plus loin. Ce qui est infiniment plus important est cette mascarade généralisée et le magnifique numéro d'équilibrisme dont certains, parmi lesquels se trouvent des blogueurs très actifs ici, se frottant bruyamment les mains suite "aux"condamnations de la Syrie par ce même Conseil. Intéressant aussi le silence assourdissant de nos médias qui n'en ont soufflé mot. Moi qui croyais que leurs valeurs suprêmes sont la démocratie, la liberté, la défense des droits de l'homme et, comment les appellent-ils déjà...les militants pro-démocratie ! Hmmmm.

J'ouvre une parenthèse, histoire d'évacuer immédiatement tout ce qui peut parasiter mon billet. Effectivement, le seul fait d'avoir prononcé le mot « Israël » m'attirera certainement les faveurs de quelques uns. A tous je dis : allez-y, les anathèmes, voire insultes, reproches et accusations habituelles, comme ça, ce sera au moins fait. Je ferme la parenthèse.

Ainsi, après une bonne demi-douzaine d'allers retours entre le Conseil de Sécurité et le Conseil des droits de l'homme au sujet de la Syrie, où les « équilibristes » se frottaient les mains, les journalistes faisaient le siège du Palais Wilson et remplissaient joyeusement leurs colonnes et tout le monde chantait les louanges de cette magnifique institution, une douche froide s'abattit soudain sur tout le monde. Les rédactions passèrent l'événement sous silence. Oh, j'oubliai, elles vont certainement invoquer le cas Mouhammed Merah. Il ne leur restait plus de place pour...les droits de l'homme.

J'ai joint le compte rendu complet de la session ainsi que le vote détaillé. Sans surprise, les USA votèrent contre alors que les Européens s'abstenaient.

Allez, mon comparatif habituel :

1. Trois ou quatre séances, je ne me rappelle même plus, en l'espace d'un mois, où Américains, Européens et...Bédouins, tiens, allaient main dans la main solliciter la condamnation de la Syrie dans l'espoir d'obliger le Conseil de Sécurité à voter leur projet néfaste.

Dans le cas d'Israël....

2. Je le disais, dans le cas de la Syrie les débats furent pratiquement transmis en direct sur tous les médias possibles et imaginables.

Dans le cas d'Israël....

3. Les mêmes journalistes pestaient, soi-disant à cause de l'interdiction qui leur est faite par les autorités syriennes d'aller couvrir les événements là-bas. Du coup, les pauvres, ils ne pouvaient faire autrement que d'en fabriquer.

Israël a ouvertement indiqué que Gaza sera totalement fermée aux journalistes et que quiconque essaierait d'y entrer sera immédiatement emprisonné et traduit en justice. Pas envie d'y aller, clandestinement, Messieurs les journalistes ? Les héros de Hama, Homs et que sais-je encore ?

4. Dans le cas de la Syrie, le Conseil des Droits de l'Homme est l'institution la plus merveilleuse au monde. Même les USA ne tarissaient pas d'éloges à son égard.

Israël : c'est une institution partisane, hostile, d'avance, à l'Etat Hébreu.

5. Israël a décidé de couper les ponts avec cette institution autant lamentable et inutile que toutes les autres : ONU, HRW, Amnesty International, etc. Je leur donne, au Israéliens, entièrement raison. Je le dis avec tout le sérieux et la sincérité dont je peux faire preuve. Je les félicite même. Ils ont su se donner les moyens de le faire.

Tant pis pour les autres.

Vous avez dit droits de l'Homme ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : conseil des droits de l'homme, israël, gowrié, syrie