15/06/2012

Fabius a décrété : ce régime doit partir

Fabius_BHL2.jpgUn tout petit rappel d'abord. Le précédent locataire du Quai d'Orsay, un certain Alain Juppé (où est-il maintenant ?), avait en son temps, à peine deux semaines après le début de l'insurrection armée en Syrie, décrété lui aussi le départ du Président Syrien. Nous souhaitons le même succès pour Monsieur Fabius. A ceux qui ne le savent pas encore, c'est le nouveau ministre des affaires étrangères de la France.

Regardons tout d'abord cette photo. Il est en tout cas bien entouré, le Fabius.

BHL à droite et Kouchner à gauche...

Cela promet. Bref, comme dirait l'autre.

Ainsi, ce brave Monsieur, qui se débat pour se débarrasser des couches de naphtaline qui se sont superposées sur sa carcasse fatiguée et bouffie, veut revenir, encore une fois, au Conseil de Sécurité pour obtenir une résolution sous le chapitre VII.

Voici, une fois pour toutes, ce fameux chapitre VII.

Charte de l'ONU : chapitre VII pour celles et ceux qui ne savent pas ce dont il s'agit.

Pour résumer, une résolution votée sous ce chapitre permettrait aux Nations Unies d'entreprendre toutes les mesures nécessaires, y compris l'emploi de la force armée, pour contraindre la partie causant «  une menace contre la paix » à respecter les injonctions de l'Organisation.

Bien.

Sans faire des analyses inutiles, allons-y directement aux prévisions.

La Chine ayant déjà annoncé une fin de non recevoir à l'appel du fatigué du Quai d'Orsay, la Russie infligera, au surplus, une leçon mémorable. Ceux qui espèrent un changement, ne serait-ce que symbolique, dans l'attitude russe, en auront pour leurs frais. Plus le temps passe, plus je crois que ceux-ci deviennent intransigeants sur le dossier syrien. Je prends même le pari d'annoncer qu'ils ne négocieront même pas le départ du Président Syrien. Je vais même prendre un autre pari : dans le cas d'une intervention armée, de quiconque, la Russie interviendra, physiquement, militairement, pour défendre la Syrie. Je crois même que les Occidentaux en doutent.

Est-ce que c'est bien ? Cela dépend de savoir pour qui.

Fabius et compagnies savent pertinemment que les Chinois et les Russes ne voteront jamais une telle résolution, sous quelque prétexte que ce soit. Pourquoi dès lors s'acharnent-ils à vouloir revenir devant le Conseil de Sécurité ? Et bien pour une raison très simple : Tout d'abord parce que cela leur permettra de se donner bonne conscience. Ce n'est pas eux qui empêchent l'évolution de la situation en Syrie, mais les Russes et les Chinois. Ensuite et c'est plus important encore, ceci leur évitera d'intervenir. Surprenant et contradictoire ? Absolument pas. Tout le monde sait maintenant pertinemment que les Occidentaux ne souhaitent et ne peuvent pas intervenir en Syrie. Ceci est définitivement acquis. Dès lors, la manière la plus simple, la moins coûteuse et, surtout, la plus valorisante, de se débarrasser de cette tâche est de le mettre sur le dos des...Russes. « C'est finalement ces derniers qui nous empêchent de le faire ».

Vous y êtes ?

La Syrie souffrira encore, beaucoup. Mais finira, plutôt tôt que tard d'ailleurs, par venir à bout des terroristes...et de leurs soutiens. J'en donne RDV à Fabius et aux autres.

Chaque chose en son temps.

 

08:03 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : france, syrie, gowrié, fabius, russie, chine, terroristes, onu, chapitre 7

14/06/2012

Je l’ai dit : il faut virer les barbouzes

Alors que l'armée syrienne, que certains aigris ici recommencent à appeler « régulière », semble avoir pris la décision d'en finir coûte que coûte avec les terroristes, les voyous et les bandits de grands chemins qui sèment terreur et désolation dans le pays, les barbouzes de l'ONU, accompagnés de leurs relais médiatiques habituels, viennent de nous servir une nouvelle invention de derrière les fagots. L'armée « régulière » :

  1. Emprisonnent des enfants
  2. Torture des enfants
  3. Utilise des enfants comme boucliers humains

Hmmm...

Dieu, appelez-le comme vous voulez, a mis une cervelle dans la tête des gens pour que ceux-ci puissent réfléchir. Il semble en avoir oublié certains, de plus en plus nombreux, je le crains.

Pour ne pas être long et contenter ainsi certains de mes lecteurs, je poserais quelques toutes petites questions.

Aux barbouzes de l'ONU et à leurs collègues des 90% de nos médias, je dis : vous nous bombardez quotidiennement de dizaines d'images, prises par des « insurgés », que vous persistez à appeler pacifiques, montrant les « forces du régime » commettant ceci et infligeant cela. Pourriez-vous avoir l'amabilité de nous gratifier de quelques unes prouvant ce que vous avancez ? Des images, prises avec des téléphones portables, d'enfants utilisés comme boucliers humains par l'armée du régime, ça doit être faciles à prendre, non ?

J'accepte tout, y compris les images truquées. Ce doit vous être facile, non ?

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, gowrié, insurgés, terroristes, onu, médias

13/06/2012

Elections françaises : vous avez dit démocratie ?

Je ne voulais vraiment pas écrire sur ces élections qui, en fin de compte, n'ont que peu d'intérêt. Je peux aussi raisonnablement supposer qu'en dehors de quelques cas pimentés, pour ne pas dire sulfureux, ce constat doit être à peu près le même pour beaucoup de gens.

J'ai eu l'occasion d'écrire à une reprise au moins sur les élections présidentielles où je soulignais surtout le fait de considérer comme un échec patent  ce que l'écrasante majorité des spécialistes, toujours eux, et les médias, toujours eux, prenaient  comme une poussée fulgurante. Je suis même allé plus loin en considérant que Mélenchon signait, à l'occasion de ces élections, le début de sa disparition politique. Les élections législatives viennent confirmer mes prévisions de la manière la plus cruelle, pour lui en tout cas. Il est par ailleurs édifiant de constater que dans les « publicités » que les différents partis nous offrent pour l'entre deux tours, Mélenchon a complètement disparu. C'est le secrétaire nationale du parti...communiste, un illustre inconnu, qui s'en charge.

http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2012/04/2...

Ainsi, celle que Mélenchon est allé défier chez elle et dans le but très précis de la renvoyer à la maison, a failli passer dès le premier tour, avec plus de 48% des voix, plus que le double de celle que Mélenchon a réussi à obtenir. Pis, il ne sera même pas présent au second tour. Le pauvre se voit réduit à appeler à voter pour le candidat socialiste, celui qu'il traitait d'incapable, de lavette et d'autres joyeusetés du genre. Comme quoi, la vraie défaite et la pire de toutes est celle qu'on subit vis-à-vis de soi-même, de ses propres convictions et au prix de l'abandon de ses principes.

Loin d'avoir apporté une quelconque dynamique à l'extrême gauche française, contrairement à ce que « les spécialistes » prétendent, Mélenchon a, à l'occasion des élections présidentielles et, surtout, législatives, probablement signé la disparition de celle-ci.

Revenons à cette étrange démocratie qui empêche un cinquième de la population française, selon les élections, de faire entendre sa voix.

Autant, pour être mesuré et raisonnable, je crois qu'il est nécessaire que l'élection présidentielle se fasse au scrutin majoritaire, autant il me semble invraisemblable et incompréhensible que les législatives ne puissent pas se faire selon le système proportionnel. On nous parle de stabilité politique,  de nécessité, pour le Président, d'avoir un parlement qui lui « permette » d'appliquer sa politique, etc. Il y a vraiment comme un très gros problème dans tout cela. Examinons les choses d'un peu plus près. Cela fait plus de 30 ans que les gauche succède à la droite et que ces derniersremplacent les premiers. Sur cette trentaine d'années, plus des deux tiers ont vu un parlement de la même couleur politique que le Président. Ma question est extrêmement simple : qu'est-ce qui a changé, je demande un seul exemple, pas plus, dans la vie des Français depuis ?

Enfin, une autre curiosité, démocratique, extraordinaire en France est celle qui consiste à ce qu'un "suppléant", vous avez bien lu, prenne, physiquement, la place, d'un membre du gouvernement. Si, pour une raison quelconque, le ministre en question quitte son post au gouvernement, le suppléant rentre à la maison et le ministre retrouve son siège de...député. Fantastique.

En Suisse, l'année 1848 marque la naissance de l'Etat Fédéral moderne. A l'époque, nos parlementaires  étaient élus au scrutin majoritaire. Tout a été fait sur mesure pour le Parti Radical. Celui-ci a dès lors réussi à dominer la scène politique pendant plus d'une cinquantaine d'année. On le voit, même chez nous, ce genre de scrutin n'a qu'un seul but et effet : empêcher les formations de moindre importance d'avoir une représentation suffisante pour porter sa voix et ses principes. Trois initiatives populaires ont été nécessaires, en 1900, 1910 et 1919 pour que, à l'occasion de cette dernière, le système proportionnel soit enfin adopté.

Sans chauvinisme aucun, il ne me semble pas que la Suisse soit le pays le plus « instable » dans le monde, ni politiquement, ni socialement.

Pourtant, nous avons quatre régions linguistiques, 26 cantons et pratiquement autant de mentalités différentes.

Quelle magnifique leçon d'intelligence collective. Si seulement nous pouvions, et savions, la sauvegarder.

 

12/06/2012

Selon Lavrov, USA, France et GB sont les responsables directs de la situation en Syrie

Dans un précédent billet, où je parlais de l'ours et des idiots, j'avais écrit qu'en d'autres circonstances et en d'autres lieux, même un âne aurait compris. Il faut croire que les cités dans le titre doivent être encore plus bêtes que les ânes, maintenant qu'on sait qu'ils sont plus criminels que les pires des assassins.

Je ne me rappelle même plus le nombre de fois où les Russes et les Chinois ont clairement et par avance informé les autistes de la futilité de leurs innombrables essais contre la Syrie. Rien n'y fait. Un ping-pong sans fin entre le Conseil des Droits de l'Homme et le Conseil de sécurité, avec des passages furtifs à la Ligue des Bédouins, histoire d'arracher, à force de lassitude, une résolution autorisant les ennemis de la Syrie à y intervenir « militairement ». Comme si les criminels cités plus haut en avaient vraiment besoin. Comme si, pour intervenir et ravagé la Serbie ou l'Irak, ils avaient auparavant consulté cette Assemblée.

Lavrov a, pour la première fois depuis le début de la crise syrienne, désigné très clairement les acteurs de celle-ci : les USA, la France, la GB et les bédouins des pays wahhabites où les femmes n'ont même pas le droit de conduire (ni de sortir avec des ongles vernis)

Femme saoudienne défie la police religieuse.JPG

Jamais, je dis bien jamais, dans l'histoire, une « affaire » n'avait touché autant au sordide. Les pires criminels, arriérés mentaux, associés à des salafistes et des terroristes, proclament la liberté et la démocratie pour le peuple syrien. Les Occidentaux nous font maintenant le coup de la guerre civile totale en Syrie. Je repose la question : guerre civile entre qui et qui ? Entre l'armée nationale d'un pays souverain et des bandes de terroristes financés, Lavrov l'a dit cette fois-ci clairement, ouvertement par les criminels cités plus haut ? On craint une guerre civile mais on finance, fournit et aide logistiquement l'acteur principal de cette éventuelle guerre, les terroristes ?

Comme il ne fait plus le moindre doute que les gesticulations fiévreuses des Français, Américains et Britanniques pour obtenir une résolution au Conseil de Sécurité  sous le chapitre 7, qui permettrait éventuellement une intervention militaire dans le pays, ne sont que de la poudre aux yeux destinés essentiellement à se donner bonne conscience car, le monde entier le sait aussi, aucun des protagonistes n'a ni l'envie ni la capacité de le faire, on a du coup choisi la voie la plus simple, pour eux, mais la plus coûteuse, notamment en vies, aux Syriens : la guerre civile.

Je ne sais vraiment pas comment tout cela finira. Je ne sais si une faction l'emportera sur l'autre. Je ne sais si les Syriens sauront éradiquer ce poison qui leur a été injecté par des criminels sans foi ni loi. Mais j'espère.

J'espère qu'un jour, une fois les choses rentrées dans l'ordre, en la défaveur des précités, que ceux-ci seront lacérés par le même feu qu'ils ont allumé là-bas. Qu'ils puissent goûter aux mêmes malheurs qu'ils essaient d'infliger aux autres.

Ce n'est peut-être pas chrétien, mais ce n'est que justice.

 

11/06/2012

Médias professionnels et neutres ? Parfois même de connivence avec les terroristes

Evacuons vite la question du professionnalisme, qui ne mérite même pas qu'on s'y attarde. Vous avez certainement comme moi entendu parler du dernier projet du très grand « journal de référence » qu'est Le Monde. Celui-ci vient, à la suite de TF1 et de M6, de The Voice, Secret Story, Le Loft, etc. de lancer sa « journaliste académie », avec à la clef trois CDD au bout d'une année de "compétition". Comme si nous n'avions pas assez avec ceux qui sont déjà là. On ne sait en revanche pas quel sera le titre de...j'allais dire l'émission : Top Journalise, un journaliste presque parfait, Master Reporter...

On attend maintenant des actions similaires de la part de France 24, France Info, Libération et, plus près de chez nous, la RTS et, beaucoup plus conforme à leur culture, l'Hebdo, La Liberté et Le Courrier.395px-Gregorios-III-in-Cassano-Magnago-Italy.jpg

Pour ce qui est de la neutralité et de ce souci permanent et absolu de la recherche de la vérité, que la vérité et rien que la vérité, j'aimerais vous raconter l'histoire de Grégoire III Laham, Patriarche des Catholiques de rite Grecque. Celui-ci, se rendant en Allemagne pour une visite « pastorale », fut reçu par les représentants, ils s'appellent journalistes, d'une bonne vingtaine de médias. Vu la situation, les questions de ces derniers furent attendues. Le vieil homme leur a expliqué la situation, telle qu'il la vit lui-même, ainsi que des millions d'autres Syriens. En d'autres termes, autrement que ce que ces mêmes médias nous montrent ici. A votre avis, sur la bonne vingtaine de médias ayant rencontré le Patriarche, combien ont relayé ses propos ?

Aucun.

Je vais aussi vous raconter l'histoire d'un certain Pierre Piccinin. Chercheur, journaliste et politologue belge. Personne, je dis bien personne, n'avait entendu parler de cet homme jusqu'à il y a deux semaines en arrière. Pourtant, le Monsieur se rendit plusieurs fois en Syrie, couvrit et écrivit sur les événements en d'innombrables reprises. Il fut taxé de soutien au régime syrien car il contredisait souvent les récits des opposants. Pourquoi cet intérêt soudain ? Parce que, il y a de cela précisément deux semaines, Piccinin a décidé de retourner sa veste et d'accuser le régime syrien de tout ce qui se passe dans le pays. Il est du coup devenu un « client » convenable pour les médias, toujours neutres et professionnels.

Je finirai cet article par l'hiAlex Thompson.JPGstoire d'Alex Thompson, grand reporter et correspondant en chef britannique travaillant pour Channel IV (ayant échappé à l'Académie de Le Monde). Tout le monde sait ce que je pense des Anglo-Saxons. Malgré cela, il faut que leur reconnaisse humblement cette faculté admirable de sortir, envers et contre tout, de temps à autre, des exemples extraordinaires de liberté et d'indépendance intellectuelles. Comme d'habitude, je ne voulais pas vous livrer les récits véhiculés par des personnes, sites ou médias taxés de pro-régime, mais le récit original, de Channel IV et de The Guardian. Le journaliste y dit très clairement que les soi-disant rebelles ont essayé de le tuer, plus précisément de le faire tuer, pour mettre cela sur le dos du régime. Exactement comme cela fut le cas pour le journaliste français Gilles Jacquier et exactement, je le crains très fort, comme ce fut le cas pour les massacres de Houla et de Mazraat. Plus important, il accuse clairement certains de ses collègues de "connivence avec les rebelles".

Cliquer aussi sur ce lien pour avoir, non pas la traduction, mais la retranscription du récit. En cas de doute, vous pouvez demander à des personnes maitrisant bien l'anglais.

http://www.infosyrie.fr/re-information/un-grand-reporter-...

Savez-vous combien de médias, en dehors de son propre employeur et The Gurdian, ont relayé le récit d'Alex Thompson ?

Aucun.

Les lavettes.

 

08/06/2012

J'ai honte, Monsieur le Conseiller Fédéral : lettre ouverte à Didier Burkhalter

Mais permettez-moi tout d'abord de vous remercier. Pour avoir apporté la preuve formelle de notre (non) politique de suivisme et l'inconséquence de nos décisions.

Ainsi, selon l'excellent portail bluewin.ch (entre parenthèses et cela fait suite à mon billet d'hier, ce site jubilait lui aussi du « lâchage » d'Assad par la Russie. Ils ont dû recevoir la même douche froide hier de la part du Groupe de Shanghai) vous auriez insisté « sur la défense des droits de l'homme et la lutte contre l'impunité ». Vous auriez aussi témoigné du « souci de la Suisse de faire en sorte que les crimes commis en Syrie ne restent pas impunis ».

Quels crimes, quels criminels et quelle impunité, Monsieur le Conseiller Fédéral ? Essayons de penser les choses logiquement. Vous avez rappelé notre Ambassadeur à Damas très tôt après le début de la crise en Syrie et vous avez fermé l'Ambassade par la suite. Vous n'arrêtez pas de condamner vigoureusement les actions du gouvernement syrien mais vous n'avez pas dit un seul mot concernant les attentats commis par les terroristes, que vous appelez manifestants pacifiques, et alors que même les Américains et les Français les ont vigoureusement condamnés. Il paraît dès lors parfaitement claire que les crimes dont vous parlez et l'impunité contre laquelle vous voulez lutter sont, dans votre esprit, l'œuvre du régime syrien.

Non, Monsieur le Conseiller Fédéral. Vous ne vous souciez nullement ni des droits de l'homme, ni des atrocités commises contre vos semblables ni encore de la lutte contre l'impunité. Vous venez, encore une fois, d'en apporter la preuve formelle.

Notre pays a définitivement tourné le dos à ses traditions séculaires et à sa mission principale. Nous ne sommes plus neutres, Monsieur le Conseiller Fédéral. La neutralité, contrairement a ce qu'en pensent beaucoup, ne consiste pas à tourner le dos aux problèmes des autres. Elle peut être active et constructive, apaisante et humaniste. A la place, nous avons choisi de mettre de l'huile sur le feu.

Je vais vous dressez la liste des preuves :

  1. La « crise » yéménite a commencé pratiquement en même temps qu'en Syrie. Le Yémen compte environ 23 millions d'habitants, comme en Syrie. Plus de dix mille victimes sont tombés depuis au Yémen et entre 20 et 40 tombent encore chaque jour. Pourtant, je ne vous ai pas entendu prononcer un seul mot sur les atteintes aux droits de l'homme ni sur la lutte contre l'impunité. Vous n'avez pas rappelé nos diplomates ni fermé nos représentations là-bas. Il est vrai que dans ce cas, le plan de « nos » donneurs d'ordre, les Américains, a été suivi à la lettre. Tout s'explique.
  2. Pas plus loin qu'hier, « nos » donneurs d'ordre ont causé la mort de plus d'une vingtaine de civiles, pour la plupart des femmes et des enfants, sur la frontière afghano-pakistanaise. Cela leur arrive par ailleurs régulièrement, une à deux fois par mois en moyenne. Pourtant, pas un seul mot de votre part. Euh...peut-être que je me trompe. Ici, on lutte contre Al Qaeda et ce sont des dommages « collatéraux ».
  3. Depuis 1991 et plus particulièrement 2003, « nos » donneurs d'ordre ont causé, directement ou indirectement, la mort de plus d'un million et demi d'irakiens, dont 500'000 enfants. Quand demanderez-vous, Monsieur le Conseiller Fédéral, à ce que ces crimes ne restent pas « impunis », selon votre expression favorite ?
  4. Les atrocités innommables d'Abou Ghraib et d'ailleurs, ne sont, de l'aveu même de ce criminel de Rumsfeld, connues que pour à peine 20% d'entre elles. Cela vous donne une idée de l'immensité du crime. Quand allez-vous demander à ce que ces crimes ne restent pas impunis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?
  5. Tout a été dit à propos de l'atrocité du régime des généraux de Rangoon, en Birmanie. Là, je n'ai même pas besoin de vous poser la question car vous venez d'y répondre : vous avez, pour dénoncer « leurs crimes » ouvert une ambassade, rien de moins que cela, à Myanmar.
  6. Du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, 22 jours, 1330 Palestiniens furent tués par l'armée israélienne à Gaza. Parmi ceux-ci, plus de 900 civiles. Ceci nous donne la moyenne macabre de plus d'une soixantaine de victimes par jour. Là, je crois qu'il serait carrément imprudent de ma part de vous poser même la question. Je vais vous aider : c'est un peu trop tard pour ce cas ? Mais alors, Charles Taylor, Karadzic, Milosevic, Mladic, etc., !!!
  7. On fête, façon de parler, ces jours ci le 23 anniversaire de Tiananmen. Un petit appel, de votre part, à ce que ces crimes ne restent pas impunis. Qu'en pensez-vous ?
  8. Les crimes et atrocités commis par « nos amis » libyens post-Kadhafi, seront-ils aussi punis, selon vous ?
  9. Dick Marty, le raporteur spécial, a enquêté et établit des responsabilités claires dans l'affaire des avions, américains, qui utilisé notre sol pour le transport de prisonniers destinés à être "torturés". Son rapport a été étouffé. Nous étouffons les droits de l'homme.

http://www.swissinfo.ch/fre/actualite/Avions_de_la_CIA:_l...

http://assembly.coe.int/Documents/WorkingDocs/Doc07/fdoc1...

  1. Le même Dick Marty a présenté un rapport mettant directement le premier ministre kosovar dans un trafic d'organes de prisonniers serbbes. Son rapport a été également étouffé. Nous étouffons des révélations sur des crimes contre l'humanité. Euh...j'oubliai, le premier ministre du kosovo, n'est-ce pas le protégé de notre...ancienne ministre des affaires étrangères, Madame Calmy Rey ?

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/90e9bd58-095c-11e0-9fde-9...

La liste, Monsieur le Conseiller Fédéral, est longue, très longue. De grâce, qu'on ne me répond pas l'idiotie insupportable habituelle : ce n'est pas parce que certains crimes restent impunis qu'il faut fermer les yeux sur les autres. Oui, absolument. Le seul hic est que ce sont toujours, je dis bien toujours, les mêmes qui restent impunis. A cela je préfère la réponse, honnête, qu'un journaliste m'a faite un jour à propos du cas yéménite. Il m'avait répondu en disant : oui, mais le Yémen on s'en fout. Il se reconnaîtra.

Ma question, qui fera l'objet d'un prochain billet, est la suivante : est-ce, à tout hasard, une partie du prix qu'on a dû payer pour que Américains, Français, Italiens, Allemands et quelques autres nous laissent, provisoirement, en paix sur des dossiers tels que : bilatérales, fiscalité, secret bancaire, clause de sauvegarde, ainsi que quelques autres dossiers "chauds" ?

Alors oui, Monsieur le Conseiller Fédéral. J'ai honte. J'ai honte pour vous, pour moi, pour notre pays, pour nos valeurs et pour tout le reste.

J'ai honte, Monsieur le Conseiller Fédéral.

Quant allez-vous demander à ce que les crimes énumérés plus haut soient punis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?

Quant allez-vous demander à ce que les crimes énumérés plus haut soient punis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?

Quant allez-vous demander à ce que les crimes énumérés plus haut soient punis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?

Quant allez-vous demander à ce que les crimes énumérés plus haut soient punis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?

 

07/06/2012

Groupe de Shanghai : la douche froide

Il y a de cela deux jours, le monde était de nouveau en effervescence. Le monde ? Oui, celui des médias et des « spécialistes » de tous poils. Un obscure vice quelque chose russe aurait déclaré que le maintien du Président syrien aux commandes du pays n'est pas une priorité absolue pour la Russie.

Je ne suis pas un fana des Russes, ni des Chinois, ni de personne d'autre d'ailleurs. Je trouve juste qu'il est salutaire et indispensable que la puissance malfaisante des USA et quelques uns de leurs larbins puisse être constructivement contrée par une puissance au moins aussi forte. Pour le reste, ils peuvent tous aller au diable. Je ne vois pas qui donnerait le droit à X ou Y de décider du sort qui doit être réservé aux autres.

Pour revenir aux Russes et aux Chinois, ceux-ci viennent pour la énième fois de refroidir les ardeurs des Occidentaux. Coup sur coup, ils déclarent, par la bouche de Lavrov, toujours lui, qu'il n'est pas question ne serait-ce que de penser à mettre le nez dans les affaires internes de la Syrie et que le changement du « régime » conduira à une catastrophe régionale. Comprenne qui pourra. Si le langage diplomatiques doit, apparemment, être interprété d'une manière très spécifique, le patron de l'Alliance Atlantique, Rasmussen, vient de déclarer qu'il n'est pas question pour l'OTAN de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Syrie. On voit que non seulement il n'est pas question d'intervention militaire, mais l'idée même de mettre son nez dans les affaires syriennes est hors de question.

La leçon commence manifestement à entrer. A la bonheur.

Et tant pis pour tous ceux qui se sont excités à l'annonce de la bonne nouvelle : le énième lâchage de la Syrie par la Russie. Parmi ceux-ci, se trouve notamment un blogueur, prévisionniste et philosophe de son état, invité permanent de ce blogosphère, qui n'arrête pas depuis plus d'une année de constater l'isolement grandissant de la Russie et les fissures qui apparaissent par ci par là dans les relation syro-russes.

Il est vrai qu'il a aussi prévu que l'année 2012 sera celle de...DSK

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, russie, gowrié, chine, usa, france, dsk

05/06/2012

Houla : œuvre des terroristes, sous les ordres du Qatar, la France et les USA

Il devient de plus en plus certain que le massacre de Houla a été commis par les terroristes de Homs. Ceux-ci en ont très probablement reçu l'ordre de leurs soutiens à l'étranger : les Qataris, Saoudiens et quelques pays occidentaux, en tête desquels se trouvent la France et les USA.

Tout dans ce drame nous rappelle l'épisode de l'assassinat, par les mêmes terroristes, sous les yeux de pseudo-journalistes tels que Vallélien et Hammouche, du journaliste français Gilles Jacquier. Ce qui ne les a pas empêchés d'en accuser, sans délai, les autorités syriennes. Depuis, comme pour tout le reste, plus un seul mot sur cette affaire. L'essentiel étant fait : le mensonge de départ. Après, la vérité ne compte plus. Comme par hasard, le gouvernement français ne cherche plus à connaître la vérité sur la mort du journaliste. La raison en est simple : les autorités française savent parfaitement qui a commis le forfait et sur les ordres de qui.

Il en va donc de même pour le massacre de Houla. A peine celui-ci connu et alors que personne n'a la moindre idée sur les circonstances du drame, les bédouins, ainsi que leurs « alliés » occidentaux, s'empressèrent d'en déclarer le régime syrien directement responsable. Le drame de Houla était planifié et ses conséquences décidées à l'avance. La coordination entre les différents acteurs ne laisse pas place au moindre doute. Je dis acteurs mais j'aurais tout aussi bien pu les appeler « commanditaires ».

Cela fait plusieurs fois que j'appelle à ce qui va suivre. Cet événement tragique ne fait que me confirmer dans mes convictions. La Syrie doit commencer par virer sans délai les barbouzes de l'ONU, ainsi et avant tout leur propre chef, qui semble avoir élu domicile à Doha dont il reçoit probablement les ordres. Elle doit rejeter toutes les décisions qui sortent de ces instances internationales totalement inutiles et néfastes. Elle doit accomplir ce qu'elle doit dans les plus brefs délais : éradiquer le terrorisme de la manière la plus impitoyable qui soit. On ne peut accepter que des terroristes sanguinaires, tuant à bout pourtant et de sang froid des dizaines de victimes innocentes et que ces mêmes tueurs terroristes soient considérés par les Occidentaux et leurs relais médiatiques, RTS en tête, comme victimes du régime. Ceci ne relève plus ni du mensonge ni de la falsification de faits. Les auteurs, les Occidentaux et les dits médias doivent être considérés comme les instigateurs et les complices de ces crimes. Ils doivent être traduits en justice et punis en conséquence.

Pour la petite histoire, sachez que les victimes du drame de Houla sont toutes, sans aucune exception, des personnes de confession chiites, partisans du gouvernement

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : france, suisse, syrie, gowrie, terrorisme, islamisme, qatar, houla, houlla, massacre

04/06/2012

Hé Hollande : au pied

Ainsi, pour faire mieux que son prédécesseur, le client de Weight Watchers a versé dans la surenchère : je veux aller jusqu'au point de non-retour. C'est en substance le résumé la position du « mou » sur la Syrie.

Manifestement, le marchandage avec Poutine n'a pas abouti. L'offre des Occidentaux, en faillite économique et en faillite tout court, a dû être aussi minable que lamentable et pathétique. Le sourire crispé d'un constipé, le « nouveau » président des Français, très différent de celui qui bronze actuellement sous le soleil marocain (c'est une boutade, bien sûr) est allé encore plus loin en déclarant que le départ du Président syrien devient une nécessité. Puisqu'on nous oblige à le répéter, je rappelle que son illustre prédécesseur, par la voix de son non moins illustre ministre des affaires étrangères, avait déjà exigé ceci il y a de cela plus d'une année.

En guise de réponse, le Russe a simplement répondu : niet.

Voilà. Manifestement peu habitué au langage diplomatique, traduisez langue de bois et malhonnêteté intellectuelle, le Président Russe, s'adressant directement à son « homologue », le Président des Français, a ajouté : « pourriez-vous me dire combien de civils ont été massacrés par les Autres (c'est la terme qu'il a utilisé), ceux que vous soutenez » ?

Je ne sais si notre Conseiller Fédéral Burkhalter rencontrera prochainement des responsables russes. Il serait en tout cas bien inspiré de ne pas leur répéter « bêtement » ce que « ses partenaires », Français, entre autres, lui auraient inculqué.

Comment peut-on être à ce point bête, malhonnête, idiot, minable et médiocre ?

Poutine a même mentionné le massacre de Houla, vous savez la goutte qui, selon Hollande, a fait déborder le vase. Il lui a dit son étonnement de voir des pays de cette importance prendre des décisions en quelques heures alors que personne ne savait ce qui s'était réellement passé. Il lui a aussi dit que ceci se retournera contre les Occidentaux car la vérité sur Houla est tout sauf celle qui nous a été raconté par la RTS, France Info, TF1, france2, etc., bref, les succursales d'Al Jazeera).

Dernière trouvaille des Occidentaux : la Russie livrerait des armes au régime syrien. Celui-ci pourrait les utiliser contre les manifestants (attention : pacifiques, selon Hollande, Cameron et, accessoirement, Burkhalter). Je dois avouer que là, le Président Russe a un peu manqué d'esprit.

Voyez-vous, cette dernière stupidité résume à elle seule toute la situation : nous sommes en présence de gens qui financent, entrainent et arment des terroristes et qui reprochent aux Russe d'armer les autorités qui les combattent.

En juillet, Hollande accueillera, pour la énième fois, la conférence des « ennemis de la Syrie ». Il faut juste espérer que, d'ici là, cette mascarade aura trouvé son dénouement et que la Syrie, avec ses « vrais amis » aura trouvé le moyen d'en finir avec les terroristes et ceux qui les fournissent.

Tout doit commencer par la mise à la porte immédiate des barbouzes onusiens. En premier leur chef, résident genevois, du côté de la vieille ville, pour l'occasion.

 

08:33 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : france, syrie, gowrié, hollande, rts, médias, al jazeera, juppé, fabius, didier burkhalter

02/06/2012

Manifestants pacifiques en Syrie

Selon nos médias, RTS en tête, et nos politiques, Calmy Rey puis Didier Burkhalter, les manifestations, toujours pacifiques, durent depuis 14 mois en Syrie. Selon ces mêmes médias et ces mêmes politiques, la « communauté internationale » doit entreprendre des actions énergiques pour faire cesser la répression du régime syrien.

Rappel : ces médias et ces politiques ont reçu, de ma part, des dizaines de documents, essentiellement audiovisuels, montrant les terroristes, les criminels et les voyous qu'ils soutiennent à l'œuvre. Aucun, je dis bien aucun, de ces documents n'a été diffusé.

J'ai dès lors décidé de vous livrer, petit à petit, certains de ces documents.

Voici, pour aujourd'hui, le premier. Il s'agit de manifestants pacifiques, en Arabie Saoudite, tenant une séance d'enchères pour l'envoie d'un...kamikaze (lui aussi pacifique) en Syrie.

Inutile bien évidemment de qualifier l'attitude des médias et des politiques. Inutile parce que cela ne servirait à rien. Effectivement, dès le moment où ils continuent à dormir tranquillement, alors qu'ils savent où se trouve la vérité, il n'y a plus rien à espérer d'eux.

Voici le lien vers ce premier document.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

 

01/06/2012

La Syrie doit défier l’Occident

C'est la seule manière de l'obliger à changer de ton et de...manière. Ce n'est pas l'entêtement qui me pousse à le dire mais l'enseignement de l'histoire, celle qui est encore là, en Irak, en Libye et ailleurs. Ce d'autant que ces derniers n'avaient pas les moyens de le faire alors que la Syrie oui. Il est absolument indéniable que l'Occident se fiche éperdument de la démocratie, de la liberté et du bonheur du peuple syrien comme il se fiche de ces valeurs partout ailleurs dans le monde.

En Irak, l'histoire en devient lassante, cela a commencé par l'introduction des barbouzes, appelés pour l'occasion « observateurs », de l'ONU, bien évidemment, qui, pendant deux ans, ont rassemblé toutes les informations nécessaires à l'invasion américaine, avec les conséquences que l'on sait. C'est pour cette raison, mais pas seulement, que la Syrie doit se dépêcher de mettre à la porte dans les plus brefs délais ces mêmes barbouzes, avec leur chef. Elle doit défier l'Occident et répondre à chaque provocation de celui-ci, jusqu'à le provoquer, à son tour. C'est le seul langage qu'il comprend. Cela fait 14 mois que « toutes les options sont sur la table », selon une expression devenue lassante et insupportable. Eh bien, puisque toutes les options, moins une, ont déjà été mises en œuvre, qu'on en finisse et que la dernière soit lancée. Je crois que, contrairement à ce que la plupart des pseudos analystes pensent, les Syriens ont tort de jouer sur le temps. Ils ont déjà eu grand tort d'attendre 14 mois. Ils devaient les défier dès le premier jour. Dès l'instant où ceux-ci, grisés par leur « victoire » en Libye et par leur stupidité historique, ont déclaré que le président Syrien a perdu toute légitimité et qu'il devaient partir. Je rappelle à ce propos que feu Juppé lui avait donné deux semaines pour le faire. Les Syriens devaient comprendre dès ce jour là que les Occidentaux ne pouvaient pas revenir en arrière et qu'ils feraient tout, comme à leur habitude, pour ne pas perdre la face et le peu de respectabilité qu'il leur reste dans le monde. Faire tout ? Oui, y compris le pire, détruire la Syrie pour arriver à leurs fins.

Ceux, y compris les syriens, qui croient que la Russie protège la Syrie et qu'elle est son dernier rempart ont aussi tort. C'est probablement l'inverse qui est vrai et les Russes l'ont très bien compris. C'est un atout majeur que les Syriens devraient savoir utiliser. C'est effectivement la Syrie qui est le dernier rempart sur les frontières russes. La survie, sur le plan international et stratégique, de la Russie, passe par la Syrie. Non seulement les occidentaux ne feront aucune concession pour amadouer les russes et leur faire changer de position, mais il est illusoire de croire qu'ils respecteront le moindre engagement, la moindre parole donnée. Ce n'est ni dans leurs habitudes, ni dans leur mœurs.  A supposer même qu'un tel marchandage soit possible, les Occidentaux, une fois l'affaire terminée, entendez le départ, sous une forme ou une autre, du Président Syrien, se retourneront contre les Russes, les isoleront totalement et les mettront à genoux. Ceci aussi les Russe, du moins je l'espère, l'ont très bien compris. Ce n'est pas pour rien non plus que le président Russe, M. Poutine, a déjà mis les points sur les i avant même qu'il ne se rende à Paris, en ironisant même sur les propos de son « homologue » Français, lequel vient, lui aussi, de faire allusion à « toutes les options mises sur la table ».

Quoi qu'il en soit, tout cela ne changera rien pour les Syriens. On sait tous que si les Occidentaux voulaient et pouvaient intervenir militairement en Syrie, ils l'auraient fait et ils le feraient, avec l'aval russe ou pas. Je rappelle, là aussi, qu'ils n'ont pas attendu les Russes pour intervenir en Serbie. Ils ne les ont pas attendu non plus pour ravager et saccager l'Irak et tuer un million de ses habitants. Cette histoire de « légitimité » légale n'est donc qu'une boutade, une mascarade que même la fameuse opinion publique commence à trouver très peu amusante. Ce ne sont donc pas les Russes qui empêchent les Occidentaux de faire quoi que ce soit. Ce sont plutôt les Occidentaux qui trouvent cette situation extrêmement commode. Cela leur donne l'occasion de mettre la responsabilité du blocage de la situation sur le dos des Russes et des Chinois.

J'irais encore plus loin. A supposer même que non seulement les Russes acceptent de lâcher leur soi-disant allié syrien, mais se joignent même aux Occidentaux. Qu'est-ce que cela changerait-il ? Quelques avions ennemis de plus ou moins dans le ciel syrien !

Ils ont eu tort de s'en prendre immédiatement aux autorités syriennes. Ils ont eu tort de s'acharner ensuite. Ils ont eu tort de financer, armer et envoyer les terroristes en Syrie. Ils ont eu tout aussi tort d'expulser les diplomates syriens. La Syrie doit, enfin, en profiter, faire ce qu'elle a à faire et frapper fort, très fort.

Pour finir, je reviens, petit à petit, sur "le massacre" de Houla. Dernier épisode dans la besace des Occidentaux. Comme pour Baba Amr qui nous a livré ses trésors "médiatiques" après l'assaut des forces de l'armée syriennes (vidéos fabriquées, morts inventés, etc.) il semblerait, c'est même certain, que les autorités syriennes s'apprêtent à sortir au grand jour toute la vérité concernant ce dernier massacre et toutes les manipulations, notamment médiatiques, autour de celui-ci. Je m'en réjouis et attends de voire la tête des employés de nos journaux.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie.occident, russie, france, hollande, poutine, gowrié, chine, terrorisme, terroristes

31/05/2012

L’Occident expulse des diplomates syriens, c’est tant mieux, pour la Syrie

On n'y échappera pas. L'Occident, dont la caractéristique essentielle est la lâcheté, devra y aller perso, directement, avec ses avions, matériel de guerre et, je l'espère, hommes.

Lâches parce qu'on n'y va jamais sans être à 100% sûr de pouvoir gagner.

Lâches parce qu'on n'y va que lorsqu'on a la certitude que ceux qu'on attaque n'ont pas les moyens de répliquer : Libye, Irak, Afghanistan, Serbie, etc.

Lâches, menteurs, criminels, pourris et corrompus.

Cela fait 14 mois que la crise syrienne a débuté. Depuis, une alliance implacable, politico-médiatique, occidentale, s'acharne sur ce pays. Mensonge, images truquées, témoins inventés, évènements fabriqués, tout y passe. C'est du jamais vu dans l'histoire. Mais l'histoire, précisément, saura se venger et sera terrible.

On a commencé par inventer l'ASL, Armée Syrienne Libre constituée, paraît-il, par des dizaines de milliers de « déserteurs » de l'armée régulière. Quelques mois après, on découvre qu'il s'agit tout au plus de 2 à 3 mille soldats, de bas rang, souvent des appelés et, surtout, de milliers de voyous, de repris de justice, de jihadistes et des trafiquants de tous genres : armes, cigarettes, stupéfiants, etc.

C'est au moment même où l'armée régulière semble avoir pris la mesure des voyous et des terroristes, que, comme par hasard, la « Ligue des Bédouins » décide d'envoyer des observateurs, deuxième vague de barbouzes après celle des « journalistes clandestins », pour donner un peu d'air aux voyous.

Observateurs des bédouins partis, il y eut Baba Amr, Rastan, Idleb et Zabadani. Les voyous, pris à la gorge, sont pratiquement éliminés de partout. C'est là, comme par hasard aussi, que l'ONU a décidé d'envoyer la troisième vague de barbouzes : ceux du général Mood, donnant une grande bouffée d'air aux terroristes.

Quatorze mois après le début de l'offensive occidentalo-bédouine, pas un seul diplomate, pas un seul, même pas en employé de dixième rang, n'a fait défection. Ce malgré des pressions (Quai d'Orsay, Maison Blanche, etc.) et malgré des incitations, monétaires, énormes. Les Saoudiens et les Qataris ont mis, sur les tables des Ambassadeurs Syriens à Paris, Londres, Washington et ailleurs, des dizaines de millions de dollars, dans le but d'obtenir ne serait-ce qu'une seule défection, rien n'y fait.

D'où cette hystérie généralisée.

Les représentants de voyous ici jubilaient hier à l'annonce des expulsions des diplomates syriens. C'est le propre de tous les traitres tout au long de l'histoire. Le hic, dans le cas de la France et de la Suisse, notre pays n'a pas, encore, annoncé des expulsions et pour cause, est que les Ambassadeurs expulsés resteront sur place, eh oui. C'est pour cela que Didier Burkhalter n'a pas, encore, suivi Paris, Londres, Madrid et les autres. Il sait que cela ne servirait presque à rien car les diplomates en question le sont auprès des organisations internationales. C'est aussi le cas de Madame Shakkour, Ambassadrice de la Syrie à Paris, qui y restera au nez et à la barbe de Fabius, car représentant son pays auprès de l'UNESCO.

Je ne crois pas que ces expulsions soient une mauvaise chose pour la Syrie. Je crois même que ceux-ci, les Syriens, devront désormais prendre l'initiative, au lieu de passer leur temps à réagir. Cela doit commencer par l'expulsion des barbouzes de l'ONU, suivi par l'éradication totale des terroristes à l'intérieur du pays, même si, c'est nouveau, les Russes n'étaient pas d'accord. Les Syriens doivent comprendre que les Russes ne peuvent plus se permettre de reculer quoi qu'il arrive. Ils doivent faire comprendre aux Russes, si ces derniers n'en sont pas encore convaincus, que les bédouins et les Occidentaux ne pardonneront jamais à la Russie son attitude, quels que soient les accords et les concessions, déclarés ou secrets, qu'ils feignent offrir. Les Syriens disposent de bien plus d'atouts, vis-à-vis des Russes, qu'ils n'y croient. Ces derniers, pour les raisons invoquées plus haut, ont beaucoup plus à perdre, en lâchant la Syrie, qu'il n'y paraît.

Dans cette crise, comme dans tout dans la vie, la seule question à se poser et que personne ne se pose jusqu'à présent est la suivante : que se passerait-il si les Syriens agissaient de la sorte ? Rien, absolument rien. Si, peut-être : les occidentaux devront y aller eux-mêmes, s'ils le peuvent et s'ils osent. Cela s'appelle déclarer la guerre à la Syrie. La Syrie, pays attaqué, a dès lors le droit de se défendre, par tous les moyens. La Syrie saura, j'en suis certain, faire souffrir énormément les assaillants, partout où ils peuvent se trouver. Ce serait de la légitime défense.

 

30/05/2012

BHL : piètre pitre

Si ce n'est que, pouvant compter sur un réseau médiatique aussi servile qu'incompétent, je me contente de cela pour l'instant, il arrive tout même à faire passer certains de « ses exploits ». Seule lueur d'espoir : il semblerait que le « public », un peu moins imbécile qu'il n'y paraît, ne marche pas. Le problème est que ce n'est, hélas, pas le public qui décide. C'est pour cela que BHL se contente joyeusement de Sarkozy, le feu Juppé et, bientôt, de Hollande et...Fabius.

Un peu oublié depuis ses exploits libyens, BHL se vit dérouler le tapis rouge, à Cannes, afin qu'il puisse y présenter le récit de ses aventures. Le comique s'y présenta avec des « rebelles libyens » et...deux Syriens camouflés de la tête au pied : ils étaient en Syrie il y a à peine quelques heures et sont venus « témoigner ». Encore un témoignage. « Ils ont peur des représailles contre leurs familles, restées là-bas ». Voyez-vous, la terre s'est carrément vidée et il a fallu aller chercher en urgence ces deux là « pour témoigner ». Bien sûrphoto_1337967128644-3-0_w350.jpg.

Premier couac et chose inhabituelle, il a présenté son navet après la conférence de presse. Il a probablement senti le coup et voulut dire ses âneries habituelles avant la projection. A peine celle-ci terminée, l'autoproclamé philosophe s'envole pour Paris pour y présenter, en avant première et 12 jours avant sa sortie « nationale » le serment de Tobrouk et là, ce fut littéralement un véritable drame : une vingtaine de personnes à tout casser, alors que la salle pouvait en contenir six centaines. Ce malgré un tapage médiatique digne du personnage : Le Figaro, TF1, Nouvel Observateur, eh oui, Libération, etc. Inutile, bien évidemment, de trouver quoi que ce soit sur les déconvenues de BHL sur ces mêmes médias. Leur spécialité étant en effet seulement la promotion des œuvres du cercle restreint de certains de leurs amis. L'amical des Nazes, en quelque sorte. Il manquait juste quelques titres bien de chez nous et la fête de la médiocrité eut été parfaite. A savoir aussi que l'ambassadeur de la médiocrité est parti immédiatement après la projection de son navet déplorable sans, comme il est de coutume en de pareils évènements, répondre aux questions des "quelques" personnes présentes.

Je suis allé, pour trouver quelques références à insérer dans mon billet, sur le net et tapoté, sur un moteur de recherche bien connu : « le bide de BHL ». Là, des dizaines d'articles apparaissent. J'en choisis un http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Jour_et_la_Nuit

Je vous laisse le lire tranquillement, surtout la fin, où il est question de critiques du film, premier exploit en l'espèce du « cinéaste rebelle ». Décidément, ça devient une habitude.

Toujours à propos de BHL, je vous laisse aussi visionner cette délicieuse séquence d'@ sur image. L'auteur est Didier la Porte, lequel a été mis à "la porte" par France Inter. Lequel a aussi remporté son procès contre la radio en question qui a dû lui versé 250'000 euros pour licenciement abusif.

 

Didier La Porte.JPG

 

 

 

 

Regardez bien les invités du philosophe comique pour le 20e anniversaire de sa revue. Les chaudes embrassades d'avec Philippe Val, vous savez ? Philippe Val est le chevalier de la liberté de presse. C'est lui qui a reproduit les caricatures de Mahomet "pour défendre la liberté d'opinion". C'est aussi lui qui a licencié La Porte et Guillon. C'est lui aussi qui avait viré le dessinateur Siné de Charly Hebdo, vous savez pourquoi ? Parce que ce dernier a "osé" présenter un dessin dans lequel il fait allusion au fils Sarkozy et la possibilité de conversion au judaïsme de ce dernier. L'express : Siné viré de Charly Hebdo

 

De nouveau, il manquaient quelques pitres de certains de nos médias et la fête aura été parfaite.

Houla.JPG

Je reviendrai très certainement sur le drame du massacre de Houla, en Syrie. Mais seulement après que les circonstances exactes de celui-ci auront été connues. Histoire de ne pas me joindre à la horde des pseudos journaleux qui, à peine quelques minutes après le drame, avaient décidé, sans le moindre doute, que c'est le « régime » qui en est l'auteur. Je me contenterais, ici, de deux « toutes petites » remarques :

1.    Les journaleux nous ont raconté que des « chars » et des canons ont pilonné Houla, causant la mort de plus d'une centaine de personnes. Ces mêmes journaleux nous ont raconté que des dizaines de victimes étaient mortes par balles ET...égorgés par armes blanches. On aimerait juste savoir comment est-il possible que ces victimes soient à la fois frappés à distance et exécutées à bout portant.

2.    La BBC, une véritable institution médiatique, a décidé « d'illustrer » le massacre. C'est pour cela qu'elle a publié une photo, prise par le photographe Marco di Lauro...en Irak, le 27 mai 2003. On y voit des dizaines de victimes tuées par des frappes...américaines. Lisez bien le commentaire de la BBC : «  Photo from activist, photo provenant d'un activiste)

Marco di Lauro aurait déclaré que " Ce qui me surprend vraiment, c’est qu’une entreprise d’information comme la BBC ne vérifie pas ses sources et soit prête à publier n’importe quelle image envoyée par n’importe qui : un activiste, un citoyen journaliste ou qui que ce soit. C’est tout".


 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, gowrié, bhl, france, libye, rebelles, médias, désinformation

29/05/2012

Embargo et sanctions à tour de bras, rien n’y fait. C’est tant mieux

A peine la crise syrienne déclenchée, par les bédouins, les islamistes et les voyous de tous bords, que les gouvernements occidentaux, le nôtre, hélas, avant les autres (notre politique depuis quelques années est qu'il faut systématiquement être plus royalistes que le Roi, ce dans tous les domaines : accords fiscaux, accords bilatéraux, couchage devant les Américains, les Allemands et les Français, etc.) se sont précipités pour :

1.   Demander, que dis-je, exiger et ordonner le départ du président Assad. Certains lui donnèrent même deux semaines pour s'exécuter.

2.   Lancer la batterie habituelle de sanctions de tous genres : économiques, politiques, financières, blocage d'avoirs, etc.

Le hic, dans le cas syrien, est que ceux-ci sont infiniment plus futés que les Libyens, Tunisiens et autres. On n'invente pas l'agriculture, la civilisation, l'alphabet, les sciences, l'algèbre et l'astronomie pour rien.

Qu'avons-nous trouvé comme avoirs à bloquer ? Rien. Absolument rien. J'ai dit futés mais il ne s'agit pas uniquement de cela. S'il est indéniable que les personnes qu'on veut sanctionner et dont on veut bloquer les avoirs ont des « petits » quelques choses par ci par là, la plupart de ce qu'ils ont se trouve...chez eux, à l'intérieur du pays. C'est peut-être pour cela qu'à l'hystérie généralisée de l'impuissance occidentale face à la résistance syrienne vient s'ajouter, est-ce vraiment une surprise, le ridicule hystérique. Au point de s'en prendre à la mère, octogénaire d'Assad et à sa femme, à qui on reproche une surconsommation de chaussures de chez Louboutin.

Les Occidentaux ne semblent toujours pas avoir compris. Cinquante ans d'embargo et de sanctions contre Cuba, des dizaines d'années de sanctions contre l'Iran, contre la Corée du Nord, etc. On voit le résultat.

Pour revenir aux Syriens, ces derniers, se foutant, à raison, des sanctions stupides et inutiles des « Occidentaux » viennent de passer des accords économiques et financiers très importants avec la Russie. A terme, cela devrait aboutir à l'adhésion de la Syrie à l'accord de libre échange avec la Russie, le Belarus et le Kazakhstan.

Avec « ça », on peut, les Occidentaux, toujours espérer que la Russie lâche son « allié » syrien. Car, il n'aura échappé à personne, la Russie fait cela avec...le gouvernement de M. Assad. Elle n'a pas attendu « pour voir ». Pour les professionnels de la politique et de la diplomatie, ceci doit certainement avoir une grande signification. La Russie envoie un message on ne peut plus claire : nous sommes en train de revenir sur la scène internationale même si cela devait se faire au prix d'une nouvelle guerre froide.

Pour ce qui est des sanctions, embargos et autres stupidités du genre, le Venezuela vient de mettre « ses menaces » (ses promesses) à exécution. Elle a déjà commencé ses livraisons de mazout à la Syrie. Laquelle semble aussi pouvoir se fournir en liquide raffiné ailleurs. La logique du soutien politique de certains pays de la Syrie, se prolonge donc par un soutien économique.

Il ne restera, comme parade, pour les Occidentaux, que l'intervention, militaire, direct.

Ça décantera pas mal de choses.

A ce propos, chose étrange : quelqu'un pourrait nous dire où se trouvent actuellement l'islamiste Erdogan et son ministre des affaires étrangères ?

 

08:34 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : turquie, iran, russie, venezuela, syrie, gowrié, erdogan, france, usa, asl, terrorisme, islamisme

25/05/2012

RTS, Al Jazeera : même combat

De sources très bien informées (j'en ai les preuves formelles) le Conseil Suisse de la Presse aurait reçu un nombre anormalement élevé de plaintes ces derniers mois. C'est dire que je ne suis de loin pas le seul à penser ce que je pense de ces simulacres de médias et de leurs employés, qui insistent toujours pour s'appeler journalistes. Je ne vais pas vous le cacher : j'en ai, au nom du Collectif que je représente, déposé moi-même trois depuis une année. Je vais même vous révéler que dans sa politique de boycotte et de partialité absolue, les deux seules et uniques fois où la RTS m'a donné la parole, quelques minutes, ce fut précisément suite à deux de ces plaintes. La troisième est toujours en cours contre trois titres romands. En cours, je ne puis donc en révéler les détails.

Ainsi, après une accalmie de quelques semaines, durant lesquelles les médias français ont lançé une campagne de désinformation sans précédent, il semblerait que la RTS ait repris le relais. Qui leur donne l'ordre d'agir de la sorte...à tour de rôle ?

Jeudi, 24 mai, journal de 19h30 de l'excellent Darius Rochebin, minute 18'00'' très précisément, le présentateur lance son sujet, avec l'avertissement habituel sur la dureté des images. Suit le « paraît-il » reportage de l'envoyé spécial, un certain Laurent Burkhalter au ... Liban.

Voici ce « reportage » : Laurent Burkhalter au nord du Liban

Je vous laisse tout d'abord observer les mises en scène successives, entre autres des jeunes filles dormant à même le sol dans le brouhaha ambiant et alors qu'une équipe de tournage se trouve là. Je vous laisse aussi contempler les sujets du « reporter », ou plutôt leurs barbes dégoulinant le salafisme dont la RTS s'est fait le porte-parole. La RTS poursuit, lamentablement, son « combat » d'arrière garde, à l'image de son maître en la matière : Al Jazeera.

On se demande juste pourquoi le reporter, à l'image de certains de ses « confrères », n'a pas traversé, clandestinement,  la frontière libanaise pour aller rejoindre les criminels et les voyous de Homs et de Rastan, chers à certains de nos Conseillers Fédéraux. Viendra un jour où je vous dirai pourquoi.

A l'image, aussi, d'Al Jazeera, la RTS vient de commettre une faute prof.... (je ne sais si je peux utiliser l'expression, car pour commettre ce genre de faute, il faut au préalable être un professionnel). A la fin du sujet, écoutez bien, Laurent Burkhalter nous avertit : «  les gens restent enfermés, masqués, même au Liban. Les partisans du régime habitent dans le quartier ». Mais alors, Monsieur le professionnel de l'information et Messieurs les responsable de ce média à redevance dont le professionnalisme n'a d'égal que la neutralité et l'objectivité : ne vous est-il  jamais venu à l'esprit de faire traverser la rue à votre grand reporter ?  Histoire d'aller à la rencontre des « partisans » du régime ? Voir qui ils sont et quels sont leurs soucis ou motivations ? Et puis, il y aurait maintenant des partisans au régime ?

Allez, sans rancune et RDV lors de votre passage à Al Jazeera pour témoigner de ce que vous avez constaté au Liban.

 

23/05/2012

La désinformation de trop.

Al Jazeera n'a pas hésité une seule seconde : mettant en scène un soi-disant commandant de l'Armée Syrienne, passé sous la bannière de la milice terroriste ASL, financée par les bédouins, armée par les Français, les Américains et les Anglais et soutenue par le Turcs et...une partie de nos autorités fédérales, la chaîne des bédouins nous annoncé ni plus ni moins que l'assassinat, accompagné de l'occupation de la capitale Damas par l'ASL, des :

Ministre de l'intérieur

Ministre de la défense

Adjoint du Vice-président de la République

Numéro deux du parti Baas

Président de la cellule de gestion de la crise

Si je regrette une seule chose, c'est que les autorités syriennes, ainsi que les intéressés eux-mêmes, n'aient pas attendu un ou deux jours avant de sortir, comme ils l'ont fait, personnellement démentir cette désinformation tragi-comique. Je le regrette simplement parce que nous avons raté le suicide collectif de toutes les officines  de désinformations du genre AFP, France Info, France 24, Libération, quelques autres torchons français, ainsi que quelques titres bien de chez nous, notamment ceux qui sévissent du côté des terres fribourgeoises. Ces torchons n'auraient effectivement pas manqué, comme ils le font depuis plus d'un an, de reprendre la désinformation telle quelle et d'y rajouter même un peu de sel.

Dommage.

Faillite médiatique, faillite morale, faillite professionnelle, agissements ridicules et grotesques, à l'image de celles et ceux qui les véhiculent, de CNN à Al Jazeera en passant par tout le spectre politico médiatique de cette partie du monde.

Cette manière de faire « militante » de la chaîne des bédouins semble en effet tellement inspirer les employés de nos médias que certains de ceux-ci, une fois revenus de Syrie, après un séjour clandestin, Vannay, ou pas, Hhhhaammmouche, se rendent immédiatement et en premier chez les bédouins leur donnant la primeur de l'exclusivité. Cherchez l'erreur.

Al Jazeera et ses succursales sont devenues à ce point hystériques et rêvent tellement de pouvoir diffuser une telle information, qu'elles sont prêtes à tout. Tant mieux.

Pour Al Jazeera, il y aura un avant et un après 20 mai, surtout pour les Syriens. Juppé et compagnie gisant depuis quelques jours déjà dans les poubelles de l'histoire, il faut juste espérer qu'ils y soient bientôt rejoints par les patrons de leurs clubs de foot et quelques autres joyeusetés « journalistiques ». La fosse commune des ratés aigris en quelque sorte

 

22/05/2012

Le Yémen perd 100 soldats, en luttant contre Al Qaïda. C’est ce que les journaux disent.

C'est en tout cas le titre de la TDG, version électronique, d'hier 21 mai.

C'est au soir du même jour que cette même TDG titrait : Hollande condamne l'attentat au Yémen.

Il reste juste que M. Burkhalter, le successeur de la non moins sémillante Calmy Rey, nous gratifie lui aussi d'une condamnation de cet attentat. Aucun de ces personnages n'a dit mot de tous les attentats qui ont secoué la Syrie ces dernières semaines.

Nous allons décortiquer un peu ce magnifique titre, ainsi que quelques phrases du corps du sujet, et comparer tout cela avec le cas ... syrien.

La TDG, vous l'auriez compris, n'y est pour rien. Le même sujet, avec le même titre, aurait pu être écrit par n'importe qui dans n'importe quel journal. C'eut donné la même chose.

Le pays « perd » donc 100 soldats en « luttant » contre Al Qaïda.

En Syrie, des soldats du « régime » périssent dans les affrontements avec les militants « pro-démocratie ».

Au Yémen, c'est Al Qaïda qui a posé l'énorme bombe qui a ôté la vie à une centaine de soldats.

En Syrie, les bombes sont « peut-être » posées par des « groupes armés ». On n'est donc pas sûr et ... groupes armés : ce n'est donc pas Al Qaïda non plus. Certaines mauvaises langues disent même que c'est le régime lui-même qui a fait cela.

Au Yémen, selon la TDG, les USA, la France, mais aussi notre ministre des affaires étrangères, Monsieur Burkhalter, l'attentat survient dix jours après le début de l'offensive d'envergure contre le réseau terroriste.

En Syrie, alors même que le ministère des affaires étrangères de la France vient de confirmer l'existence dans le pays de « combattants » Tunisiens, ils sont précis, l'offensive de l'Armée Nationale Syrienne contre ... euh, je suis un peu perdu et ne sais plus comment les appeler, est une répression de manifestants « pacifiques ». Notez bien le qualificatif « pacifique ». N'oubliez pas que le lecteur est un imbécile et que les employés de journaux qui écrivent cela sont des spécialistes de la démocratie.

Au Yémen, l'article nous parle de soldats américains attaqués alors qu'ils sortaient d'un restaurant. Ces soldats sont là, au Yémen, pour aider les forces armées yéménites dans le sud, entendez dans leur « lutte » contre Al Qaïda.

En Syrie, le Washington poste, lisez à ce propos le billet Presse qui roule ... parfois cool nous apprend que les mêmes Américains aident les groupes armés, Al Qaïda selon Ban Ki Moon et les Français, dans leur « lutte » contre le pouvoir.

Je suggère à la personne qui a écrit l'article et aux Américains la solution, très simple et efficace, suivante : Si ces derniers passaient un accord avec le « réseau terroriste » au Yémen pour transporter ses combattants vers la Syrie. Cela débarrasserait le Yémen de ses terroristes et augmenterait le nombre des militants « pro-démocratie » en Syrie.

Qu'en pensez-vous ?

 

18/05/2012

Presse qui roule...parfois cool

Mais seulement parfois.

De temps à autre, comme si une mouche leur aurait piqués, des employés de quelques médias se réveillent, retrouvent un peu de leur dignité d'hommes et de professionnels et « essaient » de transmettre la vérité.

Alors que l'AFP, l'expresse, Médiapart, Valeurs Actuels, Le Monde, Libération, mais aussi la plupart de nos propres médias continuent leur militantisme actif pro-terroristes syriens, qu'ils persistent à appeler manifestants pacifiques, le Washington Poste vient de sortir au grand jour ce que nous avancions depuis le premier jour : les USA et les bédouins sont directement liés à la rébellion terroriste syrienne.

Les bédouins financent, achètent et fournissent, les Américains coordonnent et assurent l'acheminement et la logistique.

Voici, déjà, le lien vers l'article du journal en question.

http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2012/05/2...

TDG, Le Matin, Le Temps, les titres des montagnes fribourgeoises et ... la RTS, la super RTS, vont-ils en parler ? J'en doute. Ils attendent peut-être les instructions d'Al Jazeera.

Ainsi, les terroristes soutiennent maintenant ouvertement leurs camarades salafistes, que notre Ministre des affaires étrangères, le Conseiller Fédéral Burkhalter appelle manifestants pacifiques (c'est pour cela qu'il a fermé notre Ambassade à Damas). Il nous paraît dès lors plus que légitime que les premiers lésés, les Syriens, puissent se défendre par tous les moyens. Il nous paraît légitime et nécessaire que les syriens puissent porter la bataille chez les terroristes et sur leur terrain. Je crois qu'ils en ont les moyens. Il serait légitime, que dis-je utile et salutaire, que les Américains, les Français et les bédouins goûtent, chez eux, l'amertume de la tasse qu'ils font boire au peuple syrien. Ceci les calmera, peut-être, un peu.

Armer, financer, entrainer et assurer le soutien logistique aux « rebelles pacifiques » à New York, Doha, Paris, Istanbul ou Ryad, ce serait bien, non ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : presse, médias, washington poste, syrie, gowrié, france, istanbul, terrorisme, qatar, doha, ryad, usa

17/05/2012

100'000 "vrais amis" de la Syrie manifestent, chez Erdogan, leur opposition à lui et à ses terroristes

Plus qu'une simple manifestation, c'est un message d'avertissement à Erdogan, qu'on n'entend plus, ainsi qu'à ses protégés terroristes islamistes.

Il y a de cela plus d'une année, Juppé le lamentable donnait deux semaines au "régime" syrien pour partir. Le "régime" syrien est toujours là et Juppé le sinistre chauve est accueilli fastueusement dans les poubelles de l'histoire.

Erdogan, aussi, se croyant faire parti des "grands" avait donné quelques jours au "régime" de Damas pour partir.

Je vous laisse lire la suite du sujet, repris tel quel de l'article écrit le 15 mai par Guy Delorme.

Cela vaut vraiment le détour.

Bonne lecture.

En Turquie : un grand concert de soutien à la Syrie réelle

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, erdogan, turquie, gowrié, terrorisme, france, suisse

16/05/2012

Presse qui roule...

Il en va ainsi des employés des médias du monde « libre » : il faut bien qu'ils puissent boucler leurs fins de mois.

La ligue des falsificateurs professionnels, dont le spectre des membres va de l'AFP (Agence Fausse Presse) à CNN (Crappy Neverending Nausea, traduisez nausée merdique et sans fin) en passant par la presque totalité des médias français (entre autres Mediapart, Valeurs Actuelles...) et, hélas, quelques titres bien de chez nous. Il est vrai que ces derniers ont, récemment, commencé à être un peu, juste un peu, moins suivistes, moins aveugles et légèrement plus raisonnables, très légèrement. Peut-être que les évènements en Syrie ne font plus tellement vendre. C'était à prévoir.

Ainsi, pour démentir la fabrication de toutes pièces par CNN d'un soi-disant bombardement de l'Armée Syrienne sur des civils à Homs (cliquez sur le lien suivant pour voir La boîte noire médiatique de Baba Amr s'ouvre

l'employé de CNN a réinvité le même Danny de Homs, lui a montré le sujet en question lui demandant de démentir les accusations de fabrication et de collusion avec CNN.CNN refabrication.JPG

Cela commence à la minute 9.03 : le même employé de CNN dit, surpris et manifestement agacé : la télévision syrienne montre le sujet que nous avions tourné avec vous à Baba Amr, comment ont-ils réussi à l'avoir ? (mais alors, n'était-ce pas un sujet public ?)

Danny : je ne sais pas comment ils ont fait. Tout cela est privé et nous l'effaçons normalement. Je ne sais pas ce qui s'est passé.

Employé de CNN : Ils disent que vous avez fabriqué l'événement et que vous avez donné l'ordre à l'un de vos amis de tirer au moment où vous devez transmettere l'information.

Danny : Non, non, il n'y avait pas de tirs au moment où j'étais en ligne avec vous (c'est drôle. Sur le sujet original de CNN, Danny était justement sur la ligne pour témoigner des bombardements incessants).

Danny (minute 10.23) : Non, non, là où j'étais il n'y avait même pas de tirs ??????? Ils frappaient ailleurs, à Khalidia qui se trouve à 15 KM de là où j'étais (lisez bien, 15 kilomètres).

Minute 11.23, on revoit le document original où Danny dit à l'employé de CNN : ils nous frappent d'une manière indiscriminée. On ne peut pas sortir car ils vont nous tirer dessus (je croyais qu'ils se trouvaient à 15 km). Danny poursuit en disant : on entend les tirs à 200, 400 mètres.

Comme cela arrive très souvent dans de pareils cas, essayer de corriger une connerie ne fait qu'empirer les choses car dans le sujet original, source de la polémique, ce même Danny dit qu'il se trouve à ... 200 ou 400 ...MÉTRES du lieu des bombardements.

Le reste du document, saisi à Baba Amr, montre dans les détails la manière dont les "manifestants pacifiques" fabriquaient les sujets à diffuser sur Al Jazeera et ses succursales ici. Y compris une fillette, paraît-il mutilée, à qui on apprenait ce qu'il faut dire.

Ce document, ainsi que des dizaines d'autres, découverts à Baba Amr après la défaite des terroristes, ont été envoyés à nos médias, RTS en tête. Ils ne semblent pas les intéresser. La RTS préfère sans doute se rabattre sur les documents fabriqués par Danny et ses acolytes.

Des nouvelles de l'AFP ? Après avoir pris ses instructions auprès de l'OSDH, l'officine stipendiée du gouvernement de sa Majesté, l'AFP a essayé de nous refaire, à Rastan (où se trouve actuellement le gros des voyous financés, armés et soutRebelles à Rastan.JPGenus par la France, les bédouins du Golfe « persique », ne leur en déplaise, sous l'œil bienveillant, il faut le dire, de nos propres autorités fédérales) le coup de Baba Amr. Pour cela, cette agence a relayé les informations recueillies chez l'OSDH en mettant la photo que vous voyez ci-contre. Comme c'est le cas depuis plus d'une année et puisque les lecteurs sont des « cons », la photo provient du...Liban. Plus précisément de Tripoli où des affrontements ont eu lieu entre factions rivales sur base confessionnelle.

L'histoire des liens entre l'OSDH et les employés de nos médias est par ailleurs fantastique. Ceux-ci, rappelons-le tout de même, professionnels de l'information jusqu'au bout des ongles, commencent systématiquement leurs phrases par : « selon l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme, l'OSDH », histoire de se dédouaner de mentir.

A propos de Mediapart et cet éternel « combattant » de la vérité qu'est Edwy Plenel, dont les services de renseignements internes n'ont qu'un seul souci : enquêter pour trouver la vérité et dénoncer les mensonges et les abus, au point de ne se concentrer pendant cinq ans que sur un seul sujet : Nicolas Sarkozy. Ne lui est jamais venu à l'esprit « d'essayer » d'aller voir comment fonctionne cet OSDH ? Qui s'y trouve ? Comment est-il financé ? Par qui ?

Je pose la même question à nos valeureux journalistes de la Tribune de Genève, du Temps, du Matin, de 24 Heures, de la RTS  et ... de quelques autres titres champions de la recherche de la vérité du côté des montagnes fribourgeoises : On aimerait bien savoir, puisque vous commencez systématiquement vos « sujets », très recherchés du reste, par la fameuse phrase citée plus haut, ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'essayer de voir à quoi ressemble votre « fournisseur ».

Non ? Mais alors, la vérité, les droits de l'Homme, la Syrie, le régime qui tire sur des « civils », cela ne vous intéresse-il pas ?

Allez, une petite, toute petite, enquête sur l'OSDH, mais aussi, en passant, sur les membres du ce CNS (Conseil National Syrien), d'où viennent-ils ? Comment vivent-ils ? Comment paient-ils leurs journées entre hôtels de luxe et restaurants étoilés ? Où travaillent-ils ? Comment paient-ils leurs voyages et séjours en Chine, en Russie, à Tunis, à Paris, à Istambul, au Caire ? Qui finance tout cela ?

Non, ça ne vous dit pas ? Pour une fois que vous commenceriez un de vos articles par : « notre journaliste, X, qui a enquêté sur..... » au lieu de : « selon l'OSDH... ».