06/01/2012

Sondage : que reproche-t-on à l'Iran ?

Je n'ai jamais écrit sur ce sujet. Dès lors, ce n'est ni une tentative de racolage, ni de la provocation. Juste un essai pour voir à quel point il est difficile de sortir des idées reçues, forger sa propre opinion et de répondre à des questions tellement simples qu'on croyait déjà résolues.

La question est très simple : on met en place des sanctions contre l'Iran, on veut attaquer l'Iran, on veut isoler l'Iran, on veut renverser le régime (au passage élu parfaitement démocratiquement), etc. Que reproche-t-on exactement l'Iran ?

Attention : si on trouve une raison, il faut penser à sanctionner également tous ceux qui font la même chose. Exemple : l'Iran constitue un danger pour la paix (laquelle déjà ?) ou l'Iran soutient le terrorisme (ah bon ?), comparons alors les méfaits iraniens dans le domaine les 150 dernières années à ceux commis par les gardiens de la paix dans le monde durant la même période (si vous voyez où je veux en venir).

...Et ainsi de suite.

Pour vous aider, voici un document fort utile : Hilary Clinton ; nous avons créé Al Qaïda

Je souhaie sincèrement la participation du plus grand nombre à cette discussion-sondage. Si, au bout, nous réussissions à éliminer les raisons (idioties) habituellement véhiculées par les politiques et leurs bras médiatiques, nous aurions alors fait un grand pas vers la...vérité.

Et...je ne suis pas un ami de l'Iran. D'ailleurs, je ne peux pas l'être !


08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, suisse, terrorisme, islam, médias, tsr, france, usa, gowrié

04/01/2012

Décaillet, Henriot, la France, le Nain et les François

Quelques jours avant les fêtes de fin d'année, Pascal Décaillet publiait un billet intitulé : la France aux François.

Blogs TDG, Pascal Décaillet : la France aux François

article qui, étonnement, suscita beaucoup de commentaires, en moyenne assez hostiles.

Dans l'ensemble, M. Décaillet a raison, sauf lorsqu'il présente ses « François » en hommes providentiels, mais bon.

Le commentaire qui sembla le plus irriter le journaliste fut celui d'un certain François Henriot qui, selon M. Décaillet, devait « remercier les cieux de ne point se prénommer Philippe ».  Pardon mais, au cas où certains n'ont pas saisi, en voici la raison :

Encyclopédie Larousse : Philippe Henriot

et pan...

Henriot est scandalisé de voir quelqu'un de derrière « ses pointillés » se permettre d'injurier publiquement un élu français. Quelque chose qu'Henriot ne se permettrait jamais. Au passage, il n'oublie pas non plus la bonne vieille rengaine à l'encontre des Suisses « bien protégés des difficultés du monde ouvert ».

Fabuleux commentaire. M. François Henriot résume en quelques lignes toute l'histoire de ce magnifique pays qu'est la France.

Voici qu'en une seule « petite » phrase, un bon François considère :

1.       Que la France est ouverte au monde, alors que la Suisse y est fermée (on rappellera à notre cher voisin que ce pays « fermé » compte plus de 25% d'étrangers, que notre canton en compte plus que la moitié et...que plus de 50'000 de ses compatriotes traversent les "pointillés"  tous les jours pour toucher 3 fois le salaire qu'ils auraient eu chez eux, voire pour travailler tout court)

2.       Que, bien évidemment, toutes les difficultés de ce grand pays, le sien, viennent de son ouverture au monde, de son altruisme.

En somme, quoi qu'il arrive, c'est la faute aux autres. Fallait-il s'en étonner ?

Pour ce qui est de mettre son nez dans les affaires des autres, là je ne sais même plus quoi dire. J'ai soudain le sentiment, devant une telle stupidité, d'avoir perdu mon temps à écrire ces quelques lignes.

Alors François, Philippe, ou qui que vous soyez, votre nain (le corrompu de Karachi) croit faire partie des grands de ce monde. Cela, vous ne l'ignorez certainement pas (puisque vous vivez dans un monde ouvert) implique quelques « petits » désagréments. Hier encore, alors que personne ne vous a rien demandé, votre « excellent » ministre des affaires étrangères déclara que la « France » n'a pas de CANDIDAT, lisez bien : la France n'a pas de CANDIDAT. Il parlait des élections présidentielles au Sénégal.

Votre monde ouvert, en tout cas celui de l'hexagone, sent la puanteur qui se dégage habituellement des poubelles de l'histoire.

Ne vous en faites pas, on y retourne généralement bien plus vite qu'on ne le croit.

Ça commence par l'achat du PSG

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : gowrié, syrie, suisse, décaillet, france, sarkosy, juppé, islam, islamisme

30/12/2011

Je vous souhaite une excellente année 2012

carte-voeux-2012-.jpgCela fait plusieurs années que je ne regarde plus des filmes d'action, notamment de guerre, encore moins lorsqu'il s'agit de filmes américains. Hier, cependant, pour une raison qui m'échappe, je suis resté devant la télé jusqu'au bout du film « Nous étions soldats » avec Mel Gibson. Enième film sur la guerre du Vietnam, qui, par ailleurs, se ressemblent tous. Mais c'est seulement hier que je me suis rendu compte du trait le plus commun entre eux : ils ne véhiculent aucun message et ne parlent ni des raisons, ni des résultats de cette guerre.

Mon épouse, surprise de me voir rester devant la télé et agacée de « devoir » subir cette « torture télévisuelle » qu'elle n'a jamais aimée, eut tout de même la patience de m'accompagner quelques minutes, au bout desquelles elle me fit cette réflexion : et à quoi tout cela a servi ?

Ce fut bien évidemment une autre manière de se demander ce que les uns et les autres ont gagné ou perdu.

Le bilan détaillé des pertes matérielles et humaines est de nos jours assez facilement accessible par n'importe quel moteur de recherche. Je reprends ici le résumé des pertes humaines : 58'000 américains et entre 2 et 3 millions de Vietnamiens morts. J'y reviendrai.

Je ne suis pas historien mais féru d'Histoire. En reprenant le fil de celle-ci, plus précisément les guerres, malheureusement trop nombreuses, qui l'ont ponctuée (certains diront qu'au contraire ce sont les périodes de paix qui ponctuent le fil, guerrier, de l'Histoire), on a le sentiment étrange qu'effectivement, aucune de ces guerres, ou presque, n'a servi à rien. En d'autres termes, peu de changements dans la face du monde avant et après. Prenons l'une des plus récentes, la plus sanglante et la plus abjecte d'entre elles : la 2e guerre mondiale. Qu'est-ce que cela aurait changé si elle n'avait pas eu lieu ? Pas grand-chose. Elle a ajouté encore plus de souffrances, de malheurs, de pertes et de la haine.

On peut étendre le raisonnement sur pratiquement toutes les autres :

Résultat « réel » de la guerre du Vietnam ?

Résultat « réel » de la guerre soviétique en Afghanistan ?

Résultat « réel » de la guerre américaine en Afghanistan ?

Résultat « réel » de la guerre américaine en Irak ?

...

Augmentation des souffrances et des malheurs sans que cela ne rapporte rien aux initiateurs, agresseurs, non plus.

Qu'est-ce que les Allemands ont gagné ? Qu'est-ce que les Soviétiques, Américains et tous les autres ont gagné ? Rien

Est-ce que les choses auraient été différentes sans tout cela ? C'est très peu probable. Le monde aurait, peut-être, été un peu plus heureux. Car, rien qu'en prenant les coût cumulé des guerres du Vietnam et d'Irak, on obtient le chiffre hallucinant de 1'303'000'000'000 dollars. Cela aurait suffit à nourir 800'000'000 de personnes (nombre estimé de personnes souffrant de la faim) pendant presque 10 ans.

Que faut-il alors souhaiter pour cette année qui vient ?

Naïvement, je suis tenté de dire : paix.

C'est le seul véritable message du Christ dont la majorité des Chrétiens vient de célébrer la naissance, certains d'entre eux dans le sang. Laquelle sera bientôt aussi célébrée, selon le calendrier orthodoxe, par les Chrétiens Russes et les Coptes d'Egypte, lesquels, comme leurs coreligionnaires d'Irak, souffrent le martyre.

Puisse Dieu nos offrir ce joli cadeau en 2012.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, suisse, terrorisme, guerre, usa, france, gowrié, bhl, hayoun

29/12/2011

2011 : l'événement le plus marquant

dsk-arrete.jpgIl y a de cela deux jours, j'avais promis de plus citer le nom d'un blogueur, prévisionniste de son état, pour ne pas me sentir encore plus ridicule. Je ne savais pas à quel point j'ai eu raison de la faire.

Pour ce billet, qui sera très court, je n'ai même pas besoin de faire des recherches : L'événement le plus marquant de l'année 2011 fut l'affaire DSK et sa réhabilitation. Pour le reste, rien à signaler, le monde va à merveille :

Fukushima ? Qu'est-ce que c'est ? Vous en avez entendu parler ?

La Grèce, l'Espagne, l'Italie et le reste ? C'est où ?

Le Printemps Arabe ? Euh.. on est en hiver, non ?

Les dizaines de milliers de morts de faim en Somalie ? C'est un pays, la Somalie ?

Le chômage qui culmine au quart de la population dans certains pays européens ? Ah, là, je me suis moi-même piégé : DSK non plus n'a plus de travail. Pardon.

Remarquez, il a raison, le Monsieur : lorsque notre TSR nationale à redevance, plus précisément Infrarouge, consacre deux émissions de suite à l'affaire, il n'y a plus de quoi s'étonner.

Comme quoi, en 2011, il suffit de fourrer son appareil dans la bouche d'une femme de chambre pour que la terre s'arrête de tourner.

Pauvres de nous, pauvres de vous.

P. S. A propos de pauvres, mes pensées vont surtout à certains habitants, jeunes, de Strasbourg, Bâle et Heidelberg.

P. S. bis. C'est ce même Monsieur qui croit que c'est une obligation morale pour le monde d'attaquer militairement la Syrie, en chargeant Tsahal de le faire.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, suisse, hayoun, bhl, dsk, usa, france, morale, israël

27/12/2011

BHL, Hayoun…et les autres : le masques tombent.

Dans mon billet d'hier, je prévoyais d'écrire sur le vote, par l'Assemblée Nationale en France, concernant le génocide arménien, « sauf si l'actualité en décide autrement ». Il se trouve que le blogueur cité plus haut a décidé, enfin, d'y aller franco, sans, comme à son habitude, édulcorer son discours par des considérations humanistes ou humanisantes  devenues inutiles. Il rejoint bruyamment BHL dont le récit des exploits a été relaté hier. Voilà que les contours du plan commencent à bien se dessiner. Alors même que tout le monde, ou presque, commence à montrer une grande déception et des inquiétudes grandissantes quant aux développements des événements en Libye, Egypte et Tunisie, les mêmes, ou presque, persistent à vouloir installer les islamistes en Syrie. Le plan est donc bien en marche. Comme nous l'avions dit et prévu dès le premier jour, la démocratie, la défense des libertés et des droits de l'homme n'y sont pour strictement rien.

Strictement rien.

L'alliance objective, entre les islamistes, les Américains, les Français et...un autre pays, comme dirait BHL, ne fait pas de doute. Au fait, Jodel, ai-je le droit de parler de ça ?

M. Hayoun croit que l'intervention militaire en Syrie devient une obligation...morale. J'ai déjà entendu ça quelque part. Il croit même que c'est l'armée israélienne, dont il prend grand soin d'appeler Tsahal, qui doit y aller. C'est la première fois que j'entends cela. Au fait, pourquoi et sous quel prétexte ? Israël se soucierait-il du sort des populations arabes ? Si ce n'est pas le cas, que serait-ce alors ? Quelqu'un pourrait m'aider ?

En prenant même les chiffres de M. Hayoun, on arrive à un nombre de morts « civiles » de 3'000 personnes. Cela fait une moyenne journalière de 11 personnes. Pour moi, ce sont 11 personnes de trop car, c'est aussi cela mon éducation, chrétienne, rien ne justifie la mort violente d'un homme. Cela étant dit, n'ayant pas une idée précise des écrits de M. Hayoun, j'aurais bien aimé savoir ce qu'il pense des 1038 morts civils (parmi lesquels 338 enfants) qu'Israël a causé entre le 27 décembre 2008 et le 15 janvier 2010 ? Comme d'habitude, voici mes sources :

Offensive israélienne sur Gaza : Libération du 15 janvier 2009

Offensive israélienne sur Gaza : le Figaro du 14 janvier 2009

Offensive israélienne sur Gaza : Le Monde du 3 janvier 2009

Offensive israélienne sur Gaza : Amnesty International

Cela fait, puisque vous aimez les décomptes macabres, une moyenne d'une soixantaine de victimes civiles par jour. Une extrapolation simple sur 10 mois donnerait...plus de 17'000 morts.

Résultat : même pas une enquête, rien, zéro, si, si, si : deux vétos américains au Conseil de Sécurité, en l'espace de deux semaines. Ce même Conseil de Sécurité que tout le monde veut voir maintenant condamner, que dis-je, entreprendre une action militaire contre la Syrie.

Tout cela est vieux et classique ? Oui, je le sais, mais c'est comme ça.

M. Hayoun fait même dans la tactique militaire. Il croit qu'une demie division blindée, même pas une entière, sur les hauteurs du Golan, SYRIEN, suffirait à « fixer » la moitié de l'armée syrienne. Peut-être, l'armée israélienne se serait alors très bien entrainée depuis sa mésaventure libanaise de 2006.

Il est en plus drôle, ce Monsieur. Il nous parle si gaiement d'un pays « entouré » de voisins qui ne soutiennent pas le régime actuel. Et alors ? Si on devait attaquer militairement tous les pays  entourés de voisins qui ne les aiment pas ! Si vous voyez ce que je veux dire.

La situation de Homs ressemble à celui de Benghazi. Ah bon ? N'est-ce pas BHL qui disait ça ? L'intervention de l'OTAN a sauvé plusieurs dizaines de milliers de vies ? C'est curieux, les chiffres « officiels » disent exactement le contraire ! Et pourquoi charger la Ligue Arabe de la transmission du dossier au Conseil de Sécurité ? Les USA, France, GB ou...même Israël peuvent bien le faire et n'ont besoin de l'autorisation de personne, non ?

Mieux, beaucoup mieux. Pas de raison pour que la Syrie soit traitée différemment de la Libye ? C'est BHL et vous qui le décrétez ? Est-ce valable uniquement pour la Libye et la Syrie ?

Voici, pour tout le monde, ce que pensent les Syriens de ce qui passe en Syrie :

Prière des Syriens

Un prêtre et un imam, récitant, d'une seule voix...Notre Père qui es aux Cieux suivi par « je vous salue Marie, pleine de grâce » et, enfin, par la première sourate du...Qoran.

Et voici les messages véhiculés par les amis de MM. BHL et Hayoun, dont une bonne partie vient d'Afghanistan, d'Irak et de...Libye (Libye-BHL ? Hmmmmm) :

AArour, Al Qaïda en Syrie : quelques jours et nous prierons sur les minarets de Lattaquié et Qerdaha

Cela est diffusé un jour seulement avant le double attentat de Damas.

Je laisse la traduction à M. Hayoun qui, semble-t-il, comprend l'arabe, puisqu'il passe son temps à suivre les « nouvelles » sur Al Jazerra, Al Arabiya, etc.

Voyez-vous, M. Hayoun, avant de vous saluer, car c'est la dernière fois que je citerais votre nom dans un billet à moi (juste pour ne pas me sentir encore plus ridicule), je dois vous avouer être d'accord avec vous sur un point : s'il y a quelque chose à regretter, c'est que les Syriens, au lieu de passer les 40 dernières années à servir les intérêts de celui-ci celui-là, auraient dû s'armer, jusqu'aux dents, se renforcer, encore et encore, dans un seul et unique but : le cas échéant et lorsque cela s'avère nécessaire, envoyer, allez je vais être poli, balader tout le monde.

Certains voisins se le permettent depuis plus de soixante ans.

Vous voyez pour qui tout le monde roule ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bhl, hayoun, tdg, syrie, suisse, israël, usa, france, médias, printemps arabe, gowrié

24/12/2011

Attentats terroristes à Damas : les responsables

Sans préambules, les responsables directs de ces attentats sont :

Les Américains

Les Français

Les Qataris

Les Saoudiens

Ainsi que l'ONU et son cortège d'agences à la solde des Américains

Avant eux, j'accuse en premier les remplisseurs de colonnes de journaux, s'appelant abusivement journalistes, devenus porte-paroles et antichambre « exclusifs » des représentants  des terroristes ici, attisant sans raison la haine contre ce pays et ses autorités. Ils ont délibérément fermé la porte de l'information aux autres voix pratiquant ainsi une censure sans précédent. Par qui sont-ils payés ? Pour qui roulent-ils ? C'est uniquement en relevant ces écarts et ces manquements aux règles les plus élémentaires de la déontologie que je me suis vu ouvrir les portes de la censure : mon blog est enlevés des blogs citoyens.

Les articles incriminés peuvent être consultés ailleurs sur mon blog. Je rappelle seulement que le summum fut atteint lordsque les journaux romands ont rapporté, dans un mouvement parfaitement concerté, les menaces directes dont faisait l'objet un opposant syrien de la part d'un soi-disant agent des services secrets syriens, lequel agent aurait même été photographier par les journalistes en question et une plainte fut déposée. Où en est-on de cette histoire ? La question est bien évidemment posée aux journalistes.

Attentats à Damas, Jasmin.JPG

Au journal de19h30 de samedi, alors que le présentateur parlait de ces attentats qui, rappelons-le, ont causé la mort de plus d'une cinquantaine de victimes innocentes, celui-ci n'a pas oublié d'exécuter les consignes des représentants des terroristes ici : il a rappelé que les insurgés accusent le régime d'avoir organisé lui-même ces attentats. Quelle abjection.

Les Américains trainent les terroristes d'Al Qaïda derrière eux partout où ils vont, comme par hasard. L'Alliance objective entre Américains et AL Qaïda n'a plus besoin d'être prouvée : Au cours des derniers mois, certains journaux arabes, favorables ont évoqué l'infiltration en Syrie de 600 à 1 500 combattants du Groupe islamique combattant en Libye (GICL) renommé depuis novembre 2007 Al Qaida en Libye. Fin novembre, la presse libyenne a relaté la tentative de la milice de Zintan d'arrêter Abdelhakim Belhaj, compagnon d'Oussama ben Laden, chef historique d'Al Qaida en Libye, devenu gouverneur militaire de Tripoli par la grâce de l'OTAN. La scène a eu lieu à l'aéroport de Tripoli, alors qu'il partait en Turquie. Enfin, des journaux turcs ont évoqué la présence de M. Belhaj à la frontière turco-syrienne.

La leçon et, partant, défaite que la Syrie infligera à ceux qui ont crû pouvoir la descendre sera historique et exemplaire. J'en prends des paris là-dessus. Ce que les Américains n'ont pas pu, ou voulu, faire, la Syrie le réussira...beaucoup plus aisément qu'on ne le croit.

Jasmin 2.JPG

 

 

 

08:03 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : usa, france, juppé, hayoun, tsr, tdg, le temps, syrie, suisse, terrorisme, terroristes, islam, islamisme

23/12/2011

Vous avez allumé le feu, qu'il vous brûle

Jamais je n'aurais pensé pouvoir souhaiter le moindre mal à personne. J'ai toujours pensé que mon éducation, chrétienne, m'en protégerait. Je me suis trompé : les salauds m'ont changé.

Dimanche, c'est Noël. La tradition veut que ce soit le jour où les Chrétiens célèbrent la naissance du Christ...Sauveur. J'irai à la Messe, la mort dans l'âme, je ne demanderai pas pardon et ne prendrai pas l'Eucharistie. Ce serait faire offense à celui en qui je crois.

Maintenant qu'ils ont quitté l'Irak, parfaitement démocratisé mais accusant quelques dizaines de morts par jour, qu'ils ont installé leurs nouveaux alliés dans les pays arabes « libérés », ils s'attaquent au dernier bastion qui leur résiste encore. Comme aucune de leurs stratégies n'a fonctionné, ils envoient maintenant leurs mercenaires, ennemis d'hier mais alliés d'aujourd'hui, les fanatiques d'Al Qaïda, dont une bonne partie vient de la Libye (qu'ils viennent aussi de libérer) se faire exploser dans les rues de Damas, tuant sans distinction civils et militaires.

Pour ne pas perdre la face, en avaient-ils vraiment ?, les remplisseurs de colonnes de journaux, oiseaux de mauvais augure, trouveront certainement la parade en disant que les manifestations étaient « vraiment » pacifiques mais que face à la répression, les manifestants se sont radicalisés et se sont trouvé des alliés, les touristes de la terreur passant leurs vacances fanatiques là où il y a de la vie à prendre.

Je vais le dire très ouvertement : je ne comprends pas pourquoi les autorités syriennes ne proclament pas l'état d'urgence et ne frappent pas d'une main de fer tous ceux, sans exception, qui veulent conduire le pays à la ruine. Si c'est à cause des Américains et des Français, et bien qu'ils aillent se faire pendre. Ils n'ont qu'à y aller eux-mêmes.

Ils n'ont semé que terreur, malheur et désolation partout où ils sont allés. Que Dieu, en ces jours de mémoire et de recueillement, me pardonne, je leur en souhaite tout autant.

 

13:29 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : usa, france, américains, amérique, syrie, suisse, média, médias, tdg, presse, tsr, gowrié, salafistes

16/12/2011

Hayoun, USA, France, Juppé, Syrie, Israël…

Voici le commentaire que j'ai écrit au sujet du billet que M. Hayoun, invité permanent du coin blogs de la TDG, a publié mercredi. Commentaire que M. Hayoun n'a pas publié. Je l'ai agrémenté de quelques réflexions supplémentaires.

« Cela fait un bon moment que vous écrivez sur les événements en Syrie, sans oublier de faire des prévisions, lesquelles, malheureusement pour vous, se sont révélées fausses dans leur totalité : manifestations « pacifiques » monstres, Assad isolé, intervention militaire extérieure imminente, la Russie qui se fissure, Assad sur le départ, guerre civile larvée, et j'en passe.

La dernière étant la meilleure : Juppé, excédé, parle d'absence de morale dans le traitement du cas syrien.

Juppé-morale, morale-Juppé, il y a comme quelque chose qui cloche. N'est-ce pas ce Monsieur qui a été condamné, par la justice de son pays, à 18 mois d'emprisonnement et...10 ans de privation de droits civiques ? Avant qu'il ne récupère ces derniers en appel, bien sûr.

Ah, je viens de lire à l'instant, sur la TDG électronique elle-même, que Jacques Chirac vient d'être condamné à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris.

Chirac, Juppé, Chirac habitant un appartement appartenant à Hariri, ça vous dit quelque chose ?

La morale, Cher Monsieur, la morale, surtout elle. Ne connaissez-vous pas l'expression : il aurait mieux valu qu'il la ferme ?

La morale ? J'aurais acquiescé pour toutes la raisons pouvant être invoquées. Mais la morale...ça ne passe pas.

On ne parle pas de morale, Cher Monsieur, lorsqu'on a massacré plus d'un million d'Algériens.

On ne parle pas de morale, Cher Monsieur, lorsqu'on a massacré un million et demi de Vietnamiens.

On ne parle pas de morale, Cher Monsieur, lorsqu'on a massacré, sans aucune raison, plus d'un demi-million d'Irakiens.

On ne parle pas de morale lorsqu'on a massacré un million et demi d'Arméniens (la Turquie étant, en ce moment, la tête de pont de votre ami Juppé).

Et puisque vous parlez, aussi, de cynisme, le comble du cynisme est de réunir, dans un même billet, quelques personnages, et faits, des plus cyniques et les laisser parler de...morale »

Pour le reste, les médias viennent de nous inventer une nouvelle expression : les déserteurs de l'armée syrienne. Ainsi, les manifestants sont « toujours » pacifiques (même si on ne voit plus de manifestations du tout). Seuls les « déserteurs » tirent sur leurs anciens camarades, dont 27 périrent dans une embuscade terroriste hier.

Vive la morale...et le cynisme.

 

13/12/2011

On aimerait bien une bonne guerre civile, mais comment y arriver ?

Voici la question que les exterminateurs des indiens d'Amérique et les tueurs de plus d'un million d'Algériens se posent. Ils ne savent plus où se donner la tête, ni par quel bout prendre le « régime » syrien. Rien n'y fait. Ils résistent, ces maudits Syriens. Cela fait même des années que ça dure, y en a marre.

Les loyalistes, que j'appelle ainsi par opposition aux traitres et aux collaborateurs, ont, dès le début des troubles, inventé une expression que je trouve délicieuse : « la Syrie, c'est Dieu qui la protège ».

Je n'en ai plus le moindre doute : c'est vrai.

En 2003, les tueurs de plus d'un million et demi de Vietnamiens auraient bien voulu continuer l'aventure irakienne en Syrie. Il leur a manqué un peu de temps. La Syrie fut sauvée une première fois au prix, malheureusement, de plus d'un demi million de morts irakiens innocents. Il y eut ensuite plusieurs tentatives, la dernière étant celle de la Libye qui, malheureusement pour les libyens aussi, se solda par le deuxième sauvetage de la Syrie.

Je fais une petite parenthèse, histoire de ne pas perdre le fil de mes idées. Les défenseurs de la « démocratie » et de la « liberté », épaulés par des ONG sans reproche et par des remplisseurs de colonnes de journaux qui ne savent plus reconnaître la dignité d'un homme, encore moins la leur, prétendent, depuis longtemps déjà, que le Président Assad a perdu sa légitimité. Ah bon ? C'est décidé où, comment et par qui ? A la place, ils sortent de leurs chapeaux un clown, dont personne ne connaissait même l'existence, un certain Ghalioun, président d'un Conseil National encore plus clownesque et décrètent que ce cirque EST le représentant légitime du « peuple » syrien.

Revenons à « l'impuissance » des puissances occidentales. Leur pari initial, une chute rapide du régime, ayant été perdu, ils se sont rabattu sur une succession d'inventions pitoyables :

-          pauvres manifestants « pacifiques », payés et un peu armés, tout de même. Résultats peu probants, on passe aux :

-          Blindés, chars, qui tirent sur les manifestants « pacifiques ». Problème, les trous, béants, causés par les obus sont imaginaires et les fumées des explosions sont causés par des pneus brûlés par les « révolutionnaires ».

-          Viennent alors les colonnes de réfugiés syriens fuyant la « répression ». Problème : aucune image, aucune, ne nous parvient de ces camps pleins de milliers de réfugiés, en dehors, bien entendu, de celles d'Angelina Jolie visitant des réfugiés que l'on ne voit pas.

-          On passe ensuite à l'étape des défections dans l'armée. Financée à coup de millions de dollars, l'armée fantoche ne compte guère plus que quelques centaines d'éléments faisant plutôt penser à une association de malfaiteurs.

-          Cela ne fonctionne pas non plus. Que faire ?

Une bonne guerre civile, dont on commence déjà à faire la...publicité.

Autant le dire tout de suite : cela ne marchera pas non plus. Les Yankees, qu'ils le veuillent ou non, vont devoir y aller eux-mêmes. A la bonheur.

Comme le présente le Dr. Amin Hoteit, expert en stratégie militaire, pour qu'une guerre civile ait lieu, il faut réunir trois conditions :

1.       Un pouvoir faible et incohérent. On voit ce qu'il en est

2.       Un peuple divisé et des peurs réciproques en son sein. Non seulement c'est loin d'être le cas, mais au-delà du triangle Deraa, Homs, Idleb, où le pouvoir syrien a réussi à isoler les insurgés et les terroristes, il ne se passe pour ainsi dire pas grand-chose ailleurs.

3.       Le facteur externe, on passera rapidement là-dessus. Des puissances étrangères empêchent le dialogue entre les parties et fournissent  armes, argent et médiatisation à certains, créant un climat favorable à l'émergence de haines réciproques.

On voit bien qu'on dehors de ce troisième facteur, les deux autres sont totalement insignifiants. Et si les Français nient le fait qu'ils financent et entrainent militairement les insurgés, sur les terres turques, c'est simplement pour éviter la défaite en cas d'échec. Techniquement parlant, la Syrie dispose d'unités d'intervention rapide très entrainées et extrêmement mobiles capables de briser toute tentative visant à allumer l'étincelle conduisant à une guerre civile. C'est tant mieux.

Je reviens aux Yankees. Je lis, dans la TDG électronique d'hier, que les USA quittent l'Irak la tête haute : Ha...ha...ha. Non, qu'ils le veuillent ou non, ils quittent l'Irak la queue entre les jambes, comme ils quitteront l'Afghanistan bientôt et comme ils quittèrent le Vietnam avant.

Quant aux soldats qui quittent l'Irak maintenant, vous croyez qu'ils partent chez les bédouins du Golfe ? Non, quelques unités se sont secrètement dirigées vers la...Jordanie. La Jordanie ? C'est tout près de...Deraa, non ?

Leurs tentatives s'étant toutes soldées par des échecs, il ne leur reste que la dernière.

L'Histoire est faite pour nous donner des leçons. Ils n'apprendront jamais, ou peut-être si, à leur dépens. C'est tout le mal que je leur souhaite.

 

09/12/2011

Et maintenant, c'est la Russie

Résumons : nous avons, ici, chez nous, trois gouvernements NON élus, donc tout sauf démocratiques, ce qui ne nous empêche pas d'aller prêcher la démocratie et la liberté ailleurs.

On entend en ce moment même des âneries du genre : nous n'avons pas le temps d'organiser des élections, nous sommes pratiquement en état d'urgence (économique) qui nous oblige à procéder de la sorte. Puis-je traduire cela en disant : faisons comme cela, pour l'instant, et nous rediscuterons démocratie lorsque les choses se seraient rentrées dans l'ordre ?

La démocratie et le syndrome du Serengetti

J'en ai même entendu certains dire que l'essentiel est actuellement de « sauver » les pays, en installant des « techniciens » capables de « corriger » les erreurs commises, avant de « re » confier les rênes du pouvoir à des gouvernements « démocratiquement » élus.

Sauver le pays !

Techniciens, donc spécialistes !

Corriger les erreurs !

Re-confier le pouvoir !

Comme cela est étrange ! Le même langage tenu, pendant des décennies, par ceux chez qui on veut installer la démocratie, y compris par la force.

Ainsi, la démocratie serait mauvaise, incapable, dangereuse et néfaste ? Mais alors, puisque, logique implacable, on retire à la démocratie ses prérogatives, précisément pour corriger ses erreurs (qui, apparemment, nous conduisent à la catastrophe) ce serait idiot de ne pas continuer comme ça, non ?

Revenons aux « printemps ».

Le dernier en date, c'est le russe. Des manifestants, pacifiques (c'est étrange, j'ai déjà entendu cette expression) sortent dans la rue pour la démocratie et la liberté.

Raison : élections apparemment manipulées. Et alors, ça vous dérange ?

Elections en Russie : manipulées ? Et alors ?

En Tunisie, élections et résultats parfaits ?

En Egypte, élections et résultats parfaits ?

En Libye...oh...pas d'élections encore mais un Conseil National décrétant la Charia.

Etrange similitude que la suivante : après la Tunisie et l'Egypte, on croit que cela se passerait de la même manière en Libye. Ce ne sera pas le cas, alors on la détruit. Furieux, les Russes décident de manière définitive de ne pas se faire avoir une deuxième fois, allant jusqu'à faire comprendre qu'ils défendront au besoin directement la Syrie.

A ce propos : on n'entend plus l'Ottoman, Erdogan le Magnifique, alors même que les Syriens massent leurs troupes sur ses frontières. Serait-il redevenu Turque ?

On entend aussi beaucoup moins le nain Qatari, celui qui a déposé son propre père sur ordre des Américains !

Je ne vais pas, encore une fois (cela devient plus que lassant), poser la question de savoir si vous croyez vraiment qu'il s'agit de démocratie, liberté, droit des peuples, etc. et bla...bla...bla.

Voyons comme cela est amusant :

1.    Des manifestants, pacifiques, sortent au Bahrain, on les réprime dans le sang avec l'aide...des troupes saoudiennes et les services...américains. La démocratie, c'est pour plus tard.

2.    Plus d'un million d'opposants, le quart de la population, manifestent au Liban en 2006 contre le gouvernement Siniora. Rien ne se passe. La démocratie, c'est pour plus tard.

3.    Un peu plus d'un million d'Egyptiens, à peine 2% de la population, manifestent : le gouvernement tombe. La démocratie, c'est pour tout de suite.

4.    Quelques milliers de Géorgiens, révolution des Roses, manifestent, le gouvernement Chevarnadze tombe. Saakachvili est Président. La démocratie, c'est pour tout de suite.

5.    Quelque temps après, quelques milliers de Géorgiens manifestent contre ce même Saakachvili, ils sont réprimés et rien ne se passe. La démocratie, c'est pour plus tard.

Le scénario est étrangement le même et va, étrangement, dans le même sens : toutes les « révolutions », manifestations, contestations et autres « démocratisations » allant dans la direction dictée par Washington passent sans le moindre problème. A contrario, toutes les revendications, aussi légitimes soient-elles, autonomes mais pas forcément à la solde des USA, ne passent pas.

Cherchez l'erreur.

Cela n'empêche pas les « remplisseurs » de colonnes de journaux de chanter les louanges des révolutions pacifiques des peuples.

Vous croyez vraiment qu'il s'agit de la Syrie et de l'Iran (proprement dits) ou de n'importe quel autre nain régional ?

Non, il ne s'agit que de la Russie.

Non pas le pays, mais ses ressources énergétiques...son Gaz.

Pour cela, il suffit de regarder la carte de l'Asie et constater de quelle manière les Américains essaient de ceinturer la Russie.

Nous parlerons de tout cela en détail lundi.

Bonne fin de semaine.

Oh... j'oubliai. Je viens de lire le billet du « Blageur » Le Blageur : une forme de censure à la Tribune ?, qui, si mes souvenirs son bons, publie sous son vrai nom dans le courrier des lecteurs. Il y parle de la censure de la Tribune et de la dizaine « d'invités », toujours les mêmes, de M. Mabut. La censure ? Avec moi, ainsi que deux autres blogueurs, cela commence à faire beaucoup. N'est-ce pas, Cher Monsieur Mabut ?

Dans mon cas, c'est uniquement lorsque je me suis attaqué à la "corporation" que la censure m'a frappé.

Je persiste et signe : oui, on a touché le fond

Mon blog : censuré ?

Mon blog : censuré ? (2)

Nous voudriez-vous pas écouter notre manifestation « pacifique » ?

 

06/12/2011

Printemps arabe : la grande victoire de la démocratie

Bravo...et félicitations. Ce sont les premiers mots qui me viennent à l'esprit.

Ainsi, tout le monde, les grands professionnels des médias en tête, ont applaudi à tout rompre l'avènement de la démocratie et de la liberté dans les pays « arabes ». Ils étaient « sûrs », absolument « sûrs », 100% « sûrs », 1000% « sûrs » que la conscience « révolutionnaire » des « peuples » saura barrer la route aux velléités islamisantes des salafistes et autres frères musulmans.

C'est fait.

Leurs ardeurs furent d'abord un peu refroidies par les résultats des « élections » en Tunisie. Indécrottables, ils inventent une nouvelle expression : islamistes « modérés ». Malheureusement pour eux, leurs islamistes modérés viennent de déclarer vouloir séparer les étudiants des étudiantes à l'université. Tant qu'à faire, ils rendent aussi possible (pour l'instant, car ce sera bientôt obligatoire) le port du Niquab intégral.

Ils reçoivent une deuxième gifle lors de la première sortie du président du CNT, au lendemain de la « libération » de la Libye par ses maîtres. Celui-ci n'a rien trouvé de plus important, pour l'avenir de son pays qui vient de sortir de 40 années de persécution khaddafienne, que de déclarer que la Charia sera la loi du pays et que la polygamie, soi-disant interdite sous Khaddafi, sera remise à l'ordre du jour.

Décidément, les choses allaient crescendo.

Allez, courage, tout espoir n'est pas encore perdu. Vive l'Egypte et sa démocratie retrouvée. Les premiers résultats viennent de tomber : les islamistes obtiendraient plus de...65% des voix. Mais dans ce cas, on touche carrément au sublime. On a même trouvé pire que les frères musulmans, devenus extrêmement modérés aux yeux des professionnels d'ici : les salafistes récolteraient entre 20 et 30% des suffrages. Et voilà la TDG, dans sa version électronique, qui titre : L'Egypte, nouvel Afghanistan ?

TDG du 3 décembre. L'Egypte : le nouvel Afghanistan ?

Une conscience soudainement retrouvée ?La nouvelle famille présidentielle en Egypte.JPG

Après la victoire écrasante des salafistes en Egypte, les spécialistes se sont trouvé une nouvelle expression : victoire "surprise". Vraiment ? Je le dis en toute modestie : non, ce n'est en aucun cas une surprise. Je l'ai, quant à moi, annoncé dès le premier jour. Il y a de cela quelques semaines, le responsable des blogs, M. J.F. Mabut, écrivait, dans son introduction : Jean-Souhel Gowrié voit les islamistes derrière les mouvements du printemps arabe, vraiment ? Et bien, oui, Cher Monsieur Mabut, oui, vraiment.

Où peut-on trouver des islamistes « modérés » amoureux, comme nos chers spécialistes de la « région », de la démocratie et de la liberté ?

Et si on essayait en Syrie ?

J'ai, à propos de la Syrie, une petite question, ce n'est pas la première fois que je la pose mais personne, spécialiste ou pas, ne m'a encore répondu : il «  semblerait », selon les agences diverses et variées appartenant à cette institution totalement indépendante qu'est l'ONU, que le nombre de victimes (remarquez bien que, désormais, on généralise et on ne parle plus de victimes « civiles ») ait atteint 4'000. Pour autant que je m'en souvienne, l'OTAN, et ses traitres locaux, ont détruit la Libye pour moins de cela ! Alors, on n'installe plus la démocratie et la liberté par la force ? Ah, pardon, j'ai oublié. On a peut-être...peur ? Mais alors, les principes, la démocratie et la liberté, ne méritent-ils pas quelques sacrifices ? Et puis BHL, il ne parle plus à Sarkosy ? Sarkosy lui-même et ce cher guignol de Juppé, on ne les entends plus ! Leur Maître de Washington non plus ? Ils ont, semble-il, confié la tâche aux bédouins qui, silencieux à en rompre les tympans pendant plus de cinquante ans sur ce qu'ils considèrent eux-mêmes comme l'infamie suprême, l'Etat d'Israël, se réveillent comme un seul homme et menacent, sanctionnent...

Oh, une toute dernière chose avant la suite de demain : la Syrie vient d'envoyer tout le monde se balader. Elle vient aussi de suspendre le traité de libre échange avec la Turquie et...de recevoir quelques missiles longue portée capables de faire très mal. Au cas où certains voudraient malgré tout installer la démocratie par la force.

Une petite réunion autour d'une table, sans menaces, sans sanctions (qui ne serviront à strictement rien car personne ne les appliquera), ne voudrait-elle pas mieux ?

Quelqu'un croit-il encore qu'on peut s'adresser aux Syriens en disant : vous ferez ça, sinon ?

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, suisse, opposition, gowrié, média, médias, tsr, tdg, démocratie, liberté, turquie, france, usa

05/12/2011

Elections en Russie : manipulées ? Et alors ?

Voici la dernière trouvaille de nos médias, je ne m'en lasse pas, indépendants et tout à fait libres : les élections russes sont, ils l'affirme déjà au présent, entachées d'irrégularités. Irrégularités par ci, irrégularités par là, pressions, intimidations, matériel informatique saisi chez les opposants, sites internet, parait-il, miraculeusement inatteignables, etc.

Et alors ?

Quelqu'un a déjà entendu parler de l'adage : on balaie d'abord devant sa porte ? Non ?

Commençons par le pays dépositaires des droits de l'homme dans le monde : la France. Il parait que les socialistes accusent l'actuel président et sa majorité d'une sorte de...fraude électorale. Plus précisément, le président actuel, sans être officiellement candidat, l'est tout de même un peu et financerait sa future campagne, qui n'a pas encore commencé, en utilisant l'argent publique. Vous suivez ?

En France, il y a aussi une autre spécialité : les parrainages de candidats. Kesako ? Pour pouvoir se présenter aux élections présidentielles, le candidat doit au préalable réunir « quelques » conditions : entre autres, réunir au moins 500 parrainages d'élus. En cherchant un peu, on trouve le nombre « hallucinant » de 45'000 grands électeurs potentiels. Et pourtant.

A cinq mois des élections, certains candidats n'ont toujours pas réussi à réunir les parrainages nécessaires. C'est certainement dû au hasard. Rien n'empêche non plus d'aider le hasard à coup de...pressions, intimidations, promesses diverses et variées...

A ceux qui saisiront immédiatement l'occasion pour dire : ah... le voilà, il veut parler de la candidate Le Pen, je dis : j'ai le droit de parler de qui je veux. Je suis en ...démocratie, non ? Pour le reste, trouvez-vous normal qu'en démocratie, plus de 20% des gens, selon les derniers sondages, ne trouvent personne pour les représenter dans l'Assemblée la plus démocratique de la République ?  Et voilà que certains, les même que tout à l'heure probablement, sauteront sur l'occasion pour dire : n'oublions pas que Hitler a été élu grâce à des élections parfaitement démocratiques. Mais alors, on module la démocratie comme on veut ? A ceux-là je dis aussi : merci de mettre de l'eau dans mon moulin, je suis parfaitement d'accord mais alors, manipulations pour manipulation et pressions pour pressions, chacun se débarrasse de ses adversaires comme il peut. Et puis, un peu d'indulgence, ce serait sympa de notre part.

Les spécialistes, encore eux, et professionnels  de l'information, encore eux, ont tout de suite trouvé toutes les excuses possibles et imaginables aux « électeurs » du printemps arabe : nous avons eu besoin de plus de 160 ans, 1789 - 1950 grosso modo, pour que notre démocratie puisse s'installer, donnons-leur un peu de temps pour s'habituer (ils parlaient des supporters des salafistes). Allez, soyez sympas, donnez aux électeurs des ex-états soviétiques un peu de temps. Ils n'en sont sortis que depuis une petite vingtaine d'années. Ça leur laisse 140 ans pour s'habituer à votre manière de manipuler les élections.

Merci la Russie. Si c'est pour en arriver à cet état généralisé de décrépitude et de délabrement et si la Russie devait, peut-être, être un des derniers remparts, alors vivent les manipulations électorales à la russe.

 

01/12/2011

La Russie et la nouvelle guerre froide

Après un premier envoi, il y a de cela deux semaines, la Russie vient de compléter sa présence militaire sur les rives orientales de la Méditerranée par l'expédition de la deuxième partie de sa flottille de guerre, dirigée cette fois-ci par le porte-avions Admiral Kouznetzow. La même Russie vient aussi de demander aux occidentaux et leurs laquais locaux « d'arrêter » de menacer la Syrie car cela ne servira à rien. Ce n'est plus un message, c'est une déclaration claire. M. Lavrov vient au surplus de déclarer que son pays n'arrêtera sous aucun prétexte ses livraisons d'armes à la Syrie.

D'un autre côté, les occidentaux, et leurs laquais locaux, emmenés par les Ottomans, devenus totalement incontrôlables, ont décidé d'augmenter leurs pressions et d'engager de nouvelles sanctions contre la Syrie. Je crois que la boucle est maintenant bouclée.

Nul besoin d'avoir une grande expérience de la vie pour comprendre que dans n'importe quel affrontement, la meilleure façon de perdre est de ne point laisser une porte de sortie, honorable ou non, à l'adversaire. C'est pourtant la faute ultime que viennent de commettre les adversaires de la Syrie. Pour ce qui est des sanctions, au-delà même du fait que leurs effets seront négligeables, tout le monde sait que lors d'un changement quelconque dans la vie d'un peuple, le moment le plus difficile à vivre est précisément celui de passage de l'état d'avant à celui d'après. Au-delà, le temps que les gens s'habituent à la nouvelle donne, les effets s'estomperont. Il semblerait même que dans ce cas la Syrie ne soit pas forcément la plus grande perdante dans l'affaire. Ses voisins immédiats, les Ottomans mis à part, viennent de déclarer qu'ils n'appliqueront pas les sanctions. Pour ce qui est des produits pétroliers, les Iraniens viennent même de déclarer qu'ils répondront à tous les besoins de la Syrie.

Il ne restera plus que l'option de la guerre. Pour cela, même s'il ne s'agira que de la poudre aux yeux, il va falloir inventer une raison et...une couverture que d'aucuns appellent légale, entendez le Conseil de Sécurité. Cette dernière étant impossible, les ennemis de la Syrie l'agresseront...sans raison.

Revenons au début de cet article. Alors même que je crois le signal envoyé par la Russie d'une extrême clarté, il me paraît difficile, mais pas impossible, que celle-ci intervienne directement dans le cas d'un éventuel conflit armé. La stratégie occidentale, consistant à bombarder « d'en haut » tout en se protégeant des ripostes en détruisant en premier les moyens de défense anti-aériens, les Russes fourniront aux Syriens, via les installations qu'ils sont en train de mettre en place, les moyens nécessaires, essentiellement les renseignements et les systèmes électroniques de détection et de guidage, pour compenser cette éventuelle perte. Par la suite, les dégâts que les Syriens pourront infliger aux agresseurs seront énormes. Ce sans même parler de leur capacité à étendre le conflit sur toute la région.

Je ne crois pas que le courage légendaire des britanniques, Cher Monsieur Hayoun, n'y changera quoi que ce soit.

 

08/11/2011

Syrie : et maintenant

Les Etats-Unis viennent, par la voix de la porte parole du ministère des affaires étrangères, de demander, pardon conseiller, aux insurgés syriens de « ne pas » livrer leurs armes aux autorités. Lesquelles autorités avaient promis l'amnistie à tous ceux qui le feraient.

La Croix : les Etats-Unis conseillent les insurgés de pas livrer leurs armes

Le Point : les Etats-Unis conseillent les insurgés de pas livrer leurs armes.

On peut bien évidemment émettre des doutes quant à la sincérité des autorités, mais la question n'est pas là. Il se trouve que le mensonge n'a que trop duré et que même ceux qui  l'ont fabriqué ne croient plus à leur propre mensonge. Il reste Al Jazeera et ses succursales ici pour nous montrer des images en boucle sur des manifestations par ci par là demandant la chute du régime. C'est proprement pathétique, oui : pathétique.

Ainsi, les Etats-Unis reconnaissent ouvertement que les manifestants, certains d'entre eux en tout cas, ne sont pas pacifiques. C'est ce que nous avions annoncé depuis le début et c'est ce que les médias ont essayé de nous cacher aussi depuis le début. Ils reconnaissent également, ouvertement, qu'ils sont derrière ce mouvement et que les ficelles de celui-ci se trouve entre leurs mains.

Alors, révolte pacifique ? Non, simple lutte pour le pouvoir, à l'image de ce qui s'est passé en Tunisie, Egypte et Libye et avec les mêmes espoirs. Il se trouve seulement que la Syrie n'est ni la Tunisie, ni l'Egypte et encore moins la Libye. Mieux : elle ne doit rien à personne.

De quoi s'agit-il exactement ? Dans la suite de ce que certains commencent à appeler maintenant l'hiver islamiste, des bandes organisées et financées principalement par les Etats-Unis et les monarchies du Golfe, commencent à semer le chao dans différentes villes du pays. Tout le monde croyait que l'affaire serait pliée en quelques semaines. C'est précisément là où tout le monde s'est trompé. La raison essentielle étant une méconnaissance totale des spécificités syriennes :

1.       Quoi qu'on  en dise, le mouvement n'est pas du tout populaire. Il a dès le début été voué à être violente.

2.       Le mouvement, vieux de plus de sept mois maintenant, n'a jamais pu prendre dans les plus grandes villes du pays, ce malgré les tentatives de l'ambassadeur américain à Damas.

3.       L'armée, élément que tout le monde semble avoir oublié. Après l'échec de toutes les autres tentatives, j'insiste : pilotées par l'extérieur, on a essayé de nous vendre la thèse des défections, que certains ont même qualifiées de « massives » dans l'armée. Il n'en est en fait rien. Selon les estimations les plus pessimistes, ou optimistes (cela dépend de notre positionnement) il s'agirait tout au plus de quelques dizaines d'éléments totalement insignifiants. Comme il est est drôle par ailleurs de constater que personne ne parle plus de ces soi-disant défections depuis quelques semaines. C'est la même chose pour tout le reste ; une petite invention, cela ne prend pas, alors on passe à autre chose.

4.       Dans le même registre, cela semble aussi avoir été oublié par tout le monde, pas une seule défection dans les rangs des fonctionnaires internationaux. Ceci est valable même s'agissant des fonctionnaires de rangs subalternes.

5.       La mosaïque ethnico-religieuse de la Syrie ne ressemble en rien à « l'homogénéité » islamisante des autres exemples. Ceci se traduit pas une véritable aversion et une résistance authentique quant à l'éventualité d'une telle emprise.

Que reste-il dès lors aux Américains et leurs laquais pour sauver la face ? Une intervention militaire ouverte et franche, sans mensonges et justifications stupides en invoquant des droits de l'homme dont tout le monde se fiche éperdument,  peut-être par le truchement de quelques alliés «  locaux », Turquie en tête. Cette éventualité n'est pas à écarter. Nous pouvons seulement garantir le désastre qui suivra, y compris et surtout pour ceux qui tenteront le coup. La Syrie a d'innombrables cartes à jouer. Car, disons-le ouvertement, ses autorités n'ont pas passé les 40 dernières années à jouer...aux cartes.

 

27/10/2011

Youpi, la démocratie, la liberté et…le fondamentalisme islamique sont là

Ça y est, la Libye, la Tunisie et l'Egypte sont déjà démocratique et libres, avec l'Arabie Saoudite, la Qatar et les autres pays du Golf, il ne reste plus que la Syrie à démocratiser et libérer dans la région.

Pour la deuxième fois en moins d'un mois, le président du CNT libyen déclare on ne peut plus clairement que la Libye sera gouvernée par la Charia. Il a même eu le temps d'en détailler les contours : les règles sur le mariage sont contraires à la Charia, elles ne seront dès lors pas appliquées. Inutile de détailler le reste, on commence, même ici, à savoir ce que tout cela signifie, n'en déplaise aux barbus en Sarouel. La Tunisie, elle, n'est pas en reste qui offre une majorité écrasante de suffrages au parti islamiste El Nahda. Voici les faits à propos de ces derniers :

1.       Leur chef, Rached Ghannoushi, vivait avec sa famille en Grande Bretagne « très confortablement ». Comme le font par ailleurs tous ces « pauvres exilés » qui retournent pour « rétablir la démocratie » dans leurs pays. Personne ne s'est posé la question de savoir d'où proviennent les ressources leur permettant de vivre « très confortablement »

2.       Alors que l'Union Européenne a tout de suite applaudi des élections qui se sont « parfaitement » déroulées, certains rapports, qui restent encore à vérifier, parlent de voix achetées 15 euros l'unité.

Certains ont applaudi le Printemps Arabe. J'espère que nous n'allons pas tous bientôt pleurer l'hiver fondamentaliste.

Dans toute cette mascarade, deux catégories de gens se distinguent :

1.       Les doux rêveurs, ceux qui ont vraiment cru à un mouvement populaire pacifique aspirant à la démocratie et à la liberté

2.       Les indécrottables, ceux pour qui « notre » démocratie est bien à même de barrer la route à toute velléité ou tendance islamisante s'approchant par trop près de nos contrées. A ceux-là, précisément, je dis que Annahda, le parti islamiste de la Nouvelle Tunisie, à réalisé un score encore meilleur chez les Tunisiens de l'extérieur (ceux qui se trouvent dans nos contrées) que chez ceux de l'intérieur.

Certains, doux-rêveurs ou indécrottables, répliqueront immédiatement que cela est le jeu démocratique (ils réduisent la démocratie aux élections). Je répondrais simplement en disant que les élections  de 1993 en Algérie (annulées sous, précisément, les pressions occidentales) avaient donné une majorité écrasante aux fondamentalistes algériens et que les élections en Palestine (reconnues par le monde entier comme étant parfaites) avaient donné la victoire au Hamas.

Démocratie à géométrie variable ?

En parlant de tout cela avec un journaliste d'un média visuel romand, semblant bien connaître le sujet, celui-ci me dit soudain : vous n'êtes tout de même pas naïf pour savoir ce qu'il y a derrière tout cela. Non, je ne suis pas naïf, moi. Les naïfs, manipulateurs, menteurs, incompétents, appelez-les comme vous le voulez, sont ceux qui remplissent leurs colonnes (des journaux) en nous présentant tout cela comme une véritable aspiration populaire à la démocratie et à la liberté.

Tant mieux pour eux, mais aussi pour ceux qui les lisent

 

06/10/2011

ONU dehors, bonjour l'OTAN

Une résolution par semaine, sans succès. L'acharnement lamentable des nouveaux colonialistes en devient à ce point ridicule que les mots me manquent pour le qualifier. C'est désormais un défi. Il faut soumettre la Syrie. Je souligne que le gouvernement yéménite bombarde quotidiennement ses opposants sans que cela n'offusque les gentils Juppé, Rice, Obama ou Cameron. C'est comme ça. Il n'y a plus que la Syrie dans le monde. Comment cela se fait, leur tenir tête ?

Voici dès lors le scénario le plus probable à venir. Puisque l'ONU ne sert à rien (elle est utile seulement lorsque le Conseil de Sécurité vote la destruction des pays par les puissances occidentales) ce sera l'OTAN qui s'en chargera. Comment ? Comme suit.

Erdogan, on se demande quelle est la raison exacte d'une telle haine (probablement les centaines de millions de dollars que les saoudiens et Qataris ont fait pleuvoir sur lui et Sarkosy) provoquera un conflit armé avec la Syrie, c'est à peu près certain. Membre de l'OTAN, celle-ci se lancera à son tour  pour « aider » un de ses membres faisant fasse à une « agression ». car il n'aura échappé à personne que c'est la Syrie qui agressera la Turquie. Il y aura bien évidemment des Vannay, Bussard, Mabillard et autres pour nous le confirmer.

Je suis au-delà des 70% quant à la possibilité de réalisation de ce scénario.

Reste à savoir si les imbéciles ont bien calculé leur coup. C'est moins certain.

 

07:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : nations unies, otan, onu, syrie, suisse, vannay, mabillard, bussard, france, erdogan, turquie

21/09/2011

Les délinquants de la République (3 et fin) : sexe, argent et pouvoir

Les délinquants de la République peuvent dormir tranquilles. Il ne leur arrivera rien.

Pour le comprendre, regardez ce qui suit.

Le premier débat télévisé des primaires socialistes eut lieu jeudi soir de la semaine dernière. Quelle que soit sa médiocrité ou l'intérêt qu'on peut y porter, il rassembla quelque 5 millions de téléspectateurs.

Dimanche soir sur TF1, l'interview de DSK, un peu plus de 23 minutes, tout de même, intéressa...13 millions de Français.

Voici le résumé de l'état dans lequel se trouve notre (leur ?) société.

Ainsi, les tribulations sexuelles de l'ancien président du FMI intéressent-elles les hexagonaux trois fois plus que l'avenir de leur pays.

Selon la dépêche.fr http://www.ladepeche.fr/article/2011/09/20/1171601-dsk-l-... cela représente 47% de parts de marché. Presque la moitié des Français ont suivi les ébats de DSK.

A la fin du premier siècle de notre ère (j'espère que je n'offusque personne en considérant que la naissance du Christ constitue le début de notre ère) Juvénal http://fr.wikipedia.org/wiki/Juv%C3%A9nal disait déjà : panem et circenses (du pain et des jeux).

Les Arabes, quant à eux, ont un proverbe qu'on peut traduire par : « comme vous êtes vous serez gouvernés ».

Dès lors, quand on est comme cela, il ne faut pas nous étonner d'être gouvernés par ceux-là.

C'est dans l'ordre des choses.

 

20/09/2011

Les délinquants de la République (2)

Ainsi, les délinquants de la République, et quelques uns de leurs amis, ont décidé qu'il était temps que la France recouvre son lustre d'antan. En effet, on en était même arrivé au point que personne ne prenait plus ce pays au sérieux.

Eternels perdants, il faut bien s'illustrer quelque part. Et alors que leur opposition à l'invasion de l'Irak forçait l'admiration, il se décidèrent à prendre le chemin totalement inverse pour ce qui de la Libye. Sans doute que Khaddafi est plus cruel que Saddam.

Pour revenir aux délinquants, un petit rappel.

1.       Eric Woerth vient à Genève récolter de l'argent, pour financer son patron, auprès de ceux-là mêmes, de ses compatriotes, qui cachent leur argent en Suisse. Cela ne le gêne pas.Sarkosy Ali Bongo.jpg

2.       Le même Eric Woerth, main dans la main cette fois avec son patron, se font remettre des millions par la généreuse Madame Betancourt

3.       Chirac, de Villepin, Bourgi, Ziad Takieddine, les frégates de Taiwan, les sous-marin pakistanais...on ne sait plus où se donner la tête.

4.       DSK, ancien futur président de la République, à moins que ce ne soit l'inverse. Je vous laisse imaginer l'homme en Président de la République. A des hommes normaux, comme vous et moi, on eut certainement conseillé, je veux dire obligé, d'aller se faire soigner dans un institut spécialisé.

Voici la République vertueuse qui veut étendre la démocratie et la liberté dans le monde.

Comme dans l'épisode 1, certains me répliqueront que tout cela est connu, archi connu et que personne n'en est dupe. Je n'en suis pas certain :

  • Cela est vrai, auquel cas nous serions complices et c'est impardonnable.
  • Où alors c'est faux, dans ce cas, réveillons-nous une fois pour toutes. Mettons-les au pas car la démocratie, la vraie n'est rien d'autre que cela. La démocratie ne se réduit pas au suffrage universel.

Des voleurs qui installent des serrures de sécurité.

Des maquereaux qui appellent pour la fermeture des maisons closes.

Des criminels qui gardent les prisons.

Que Dieu me pardonne, j'en ai la nausée.

 

19/09/2011

Les délinquants de la République (1)

 

Tout le monde le sait, notamment lorsqu'il s'agit de postes dans l'administration, il est pratiquement impossible de trouver un emploi lorsque le candidat a un casier judiciaire non vierge. Appliqué à la République française, cette règle en ferait un état sans gouvernement. Remarquez, ce ne serait peut-être pas plus mal.

Les mots me manquent pour décrire l'état dans lequel se trouve ce pays. Je crois que le terme le plus convenable serait : mafia démocratique ou, si vous préférez, démocratie mafieuse. Pauvre démocratie. Il n'est, bien évidemment pas le seul dans ce cas : l'Italie le surpasse largement. Ce qui ne les empêche pas de donner des leçons, y compris et surtout, de morale, à tout le monde. La liste est, encore une fois, très longue.

C'est ainsi que la République a décidé, pour des raisons « uniquement » humanitaires (Sarkosy l'a même juré) de délivrer la Libye du joug de Khaddafi. Il a aussi juré que le « gâteau » pétrolier n'y est pour strictement rien. On le crois sur parole. En son temps, BuSarkosy khaddafi.jpgsh fils avait juré qu'il délivrait le monde de la menace de Saddam et de ses armes de destruction massive. Il a aussi juré que le pétrole irakien n'avait rien à voir dans l'affaire.

Certains me diront que tout cela est trop vieux et que tout le monde le sait maintenant. Vraiment ? Comment alors expliquer que l'on tombe et retombe encore dans le panneau ? Pour cela, il faut peut-être poser la question aux professionnels de l'info : il paraît que les pauvres ne font que transmettre, en « espérant » que ce soit la vérité. Je crois, moi, qu'ils font partie intégrante de la propagande  globale décidée par leurs propriétaires, inféodés aux décideurs politiques.

Voici la liste, impressionnante, de ceux qui gouvernent la République :

1.       Alain Juppé, premier de la classe. Condamné en 2004 en première instance à 18 mois de prison (rendez-vous compte) et 10 ans de privation de droits civiques. Vous pouvez, si vous le souhaitez, lire le compte rendu complet  de cette condamnation. Juppé condamné.docx

2.       Gérard Longuet, ministre de la défense. Inculpé est emprisonné en 1968, déjà. Mis en examen en 1995 pour des raisons de corruption, il ne doit son salut qu'à l'amnistie. Gardé à vue en 2001 pour recel de corruption.

3.       Brice Hortefeux. Condamné en première instance en 2010

Ce sont quelques exemples. En ajoutant les condamnations passées ainsi que celles de députés et d'autres décideurs, la liste serait interminable.

Des délinquants et des ripoux qui décident du sort du monde.

 

02/09/2011

USA, France et al Qaida : nouvelle alliance

Pour libérer et démocratiser la Libye, la France a :

1. Mis la main sur 35% du pétrole libyen et, avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et les autres,

2. Se sont alliés avec...Al Qaida

Les faits en bref :

Le chef des forces rebelles ayant "libéré" Tripoli se nomme Abdul Hakim Belhadj, il est le frère du numéro deux d'AlQaida, Abu Yahya le Libyen.

Le voici, ce chef terroriste salafiste, devenu l'ami des forces libératrices :

Abdul Hakim Belhadj.jpg

Le document provient d'Al Jazeera, propriété de l'Emir du Qatar, bras médiatique dans la région des interventions étrangères, révoltes spontanées, etc.

Quant au document télévisé, Al Jazerra "exclusive" aussi, le voici :

http://www.youtube.com/watch?v=XEnEQZPV3J0

Le "journaliste" présente, déjà, le Monsieur en ces termes : voici le "Cheikh" Abdul Hakim Belhadj. Je vous invite à regarder attentivement les personnes qui l'entourent.

Voici une autre vidéo montrant ce même personnage lors de sa première conférence. Le sous-titre est : Ouverture de Tripoli (terme utilisé lors des invasions des premiers musulmans) par Abdul Hakim Belhadj, commandant militaire et l'Emir de l'organisation jihadiste islamiste (Jama'a Islamia).

http://www.youtube.com/watch?v=PfvUke-FCWA&feature=re...

Pour rappel, encore une fois car cela est extrêmement important, il y a de cela à peine un an, ce sont ces mêmes pays, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Espagne, etc. qui nous ont traité de tous les noms, exerçant des pressions énormes et s'indignant de l'attitude de la Suisse vis-à-vis du clan Khaddafi (dans l'affaire Hannibal).


Je ne divague pas, car la logique est strictement la même :

1. Les mêmes qui nous mettent sur la liste noire des paradis fiscaux alors que le plus grand paradis fiscal au monde n'est autre que...Londres.

2. Les mêmes qui nous reprochent nos pratiques financières alors que nous avons les lois et les contrôles les plus strictes du monde (LBA)

3. Les mêmes, Sarko et Voert (à l'époque) qui veulent nous "punir" alors que ce même Voert venait à Genève chercher des sous pour son patron. Le plus drôle dans l'affaire est que ce pauvre Voert fut brisé à cause de l'affaire Betancourt et voilà que nous apprenons que son patron, Sarko le libérateur, touchait des enveloppes de cette même dame.

De la vraie pourriture qui veut installer la démocratie et la liberté dans le monde. Que Dieu me pardonne, cela me donne la nausée.

 

 

11:28 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : etats-unis, france, qaida, qaeda, libye, révolution, démocratie, liberté