29/08/2012

Attentat contre un convoi « funèbre » à Damas. L’abjection à l’état pur

 

L’irakisation du de la Syrie, je ne dis pas conflit car on ne peut être en conflit lorsqu’on lutte contre des terroristes et des barbares, bat son plein. C’est ainsi qu’hier à Jaramana, proche banlieue de Damas, une voiture piégée a explosé au passage d’un convoi funéraire tuant entre 10 et 15 personnes, 12 étant le chiffre le plus communément admis.

 

Qu’est-ce que Jaramana ? Une banlieue relativement récente, qui a beaucoup grandi à la fin du siècle dernier et la première décennie de ce siècle. Une banlieue comme beaucoup d’autres dans cette partie du monde, sans âme particulière. De petits immeubles de 4 à 5 étages où vivent essentiellement des chrétiens, ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir un appartement à Damas, ainsi que des Druzes, mais aussi la panoplie habituelle de la population syrienne sans toutefois la concentration confessionnelle habituelle de ceux-ci. Durant l’occupation de l’Irak par les Américains, Jaramana a accueilli la majorité des réfugiés irakiens qui ont choisi le chemin de Damas, plus de 400'000, sans le moindre incident pendant plus de 5 ans. Jusqu’au début des récents événements encore, il y en restait une bonne centaine de milliers.

 

Rien de très exceptionnel en soi, en somme.

 

Pas pour les terroristes qui, luttant pour la liberté et la démocratie, contre un régime dictatorial, ont décidé de porter un coup « décisif » à un convoi funèbre. Une noblesse qui force l’admiration. C’est certainement cette noblesse qui pousse François Hollande à les qualifier d’opposition légitime et notre DFAE de les soutenir financièrement. En somme, nous finançons directement, ce n’est même plus un secret de polichinelles, des gens qui font exploser des voitures au passage de convois funèbres et qui jettent des postiers du haut d’un immeuble de plus de 10 mètres.

 

Quant à l’abjection, elle nous a été gracieusement offerte par France Info qui relatait l’événement en ces termes : «  Les violences continuent en Syrie. Les affrontements armés et les bombardement ne cessent pas. Par ailleurs, dans une banlieue proche de Damas, une voiture piégée a explosé au passage d’un convoi funèbre de partisans de Bashar el Assad… »

 

L’abjection à l’état pur.

Il est maintenant 13H10. Le dernier bilan de cet attenat fait état de 27 morts. On ne sait pas qui il faut remercier. 

 

28/08/2012

Hollande exécute le scénario libyen. La Turquie n’accueille plus de Syriens

 

Dans le rôle de chef de fil des pays hostiles, que le nôtre lui dispute âprement, le président français vient de franchir un nouveau pas en déclarant vouloir reconnaître un hypothétique gouvernement syrien de transition, incitant au passage l’opposition syrienne à le former au plus vite. Dans la foulée, le Président « normal » a pour la énième fois parlé de l’institution d'une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie.

 

Pour ce qui est du gouvernement, on peut supposer que la France sera suivie par d’autres pays dont le nôtre, bien évidemment. Reste juste à savoir où va siéger ce gouvernement, sur quel territoire, quelle population représentera-il, qui acceptera qu’il soit représenté par lui ? De plus, contrairement à l’époque de l’ivrogne russe, Eltsine, nul besoin d’être devin pour être certain que Russes, Chinois, ainsi que des dizaines d’autres pays ne reconnaitront jamais ce gouvernement fantoche. On est bien en présence d’une nouvelle guerre froide. Il y aura donc un gagnant et un perdant. Nous verrons.

 

Pour ce qui est de la zone d’exclusion aérienne, force est de constater que les rêves du Français sont un peu étranges. Il en parle en effet comme s’il pouvait en décider. Sachant que l’ONU, grâce aux actions combinées des Russes et des Chinois, ne prendra jamais cette décision, sachant aussi que les amis « maîtres ? » de Hollande ne veulent pas en entendre parler, on se demande en effet comment compte-il s’y prendre, à moins que ce ne soit de nouveau une énième figure de style, voire un constat d’impuissance totale. On se demande aussi comment, techniquement, il va s’y prendre ? Peut-être exigera-il des Syriens que ceux-ci ne tirent pas sur ses avions ? On ne sait pas.

 

La Turquie, elle, a, pour la énième fois aussi, menacé la Syrie d’intervenir directement si la situation, selon elle, devait s’empirer. Traduction : lorsque le seuil fatidique des 100'000 réfugiés syriens aura été atteint. Le plus cocasse dans l’affaire est que, 48 heures après cette annonce fracassante, les autorités turques ont décidé de ne plus accueillir de nouveaux réfugiés. Traduction (2) : les Turcs interviendront sans doute à 100'000, mais arrêteront les comptes à 76'000.

 

Décidément, la crise syrien nous aura fait voir de toutes les couleurs.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : syrie, gowrié, france, terroisme, suisse, hollande

19/08/2012

Fabius aboiera. La caravane syrienne passera

Dans la série escalade verbale et stupidités typiquement françaises, le guignol BHLien vient de franchir une nouvelle étape.  Assez discret ! en Jordanie et au Liban, il s'est complètement lâché chez le Turc déclarant que le régime syrien doit être « abattu » et que Bachar el Assad « ne mérite pas » de rester sur terre.

Brrrrr, on commence à avoir peur.

Il a juste oublié de dire comment il comptait faire. Peut-être en intervenant lui-même ou en confiant le job au Turc. Nous verrons.

Plus sérieusement, il faut avouer que cette déclaration fracassante, à laquelle le corps diplomatique ne nous a pas habitués, a de quoi...rassurer. Car avec l'expérience des 18 derniers mois, statistiques aidant, on remarque qu'à chaque fois leurs protégés terroristes et voyous wahhabites au bord de l'asphyxie, les Clinton, Cameron et autre Fabius montent au front pour nous sortir une batterie, devenue classique, de menaces et d'annonces fracassantes. Le guignol doit en effet pester aux nouvelles en provenance du « front ». La bataille « finale » de Damas s'est transformée en nettoyage totale de la capitale et de sa banlieue. Celle d'Alep, toute aussi « finale » s'est avérée l'être pour les terroristes. Mieux, ou pie, selon de où l'on se place, les Aleppins, dans leur écrasante majorité, se montrent totalement hostiles à ces bandes de barbares et commencent à constituer des comités de défense mettant les terroristes entre eux et l'armée régulière. D'où les pertes, en matériel et en voyous, par centaines chaque jour. Coupés de leurs sources de ravitaillement, Turquie et Liban, à court de munitions, mais aussi d'hommes, ils n'ont plus que deux issues : se rendre ou mourir.

Pour revenir à Fabius, certains s'étonnèrent de l'étrange silence des Russes toute la semaine dernière. Et bien ceux-ci ont parlé et calmement, comme d'habitude. C'est la marque du sûr de soi, bien évidemment. Pour dire quoi ? D'abord pour mettre les Américains, très sérieusement cette fois-ci en garde contre toute aventure mal calculée en Syrie, puis...pour ne rien dire sur Fabius. Ils estiment, à juste titre, que s'adresser aux laquais est une perte inutile de temps. Adresser un avertissement au maître est plus productif et moins coûteux, en énergie.

Enfin, les musulmans fêtent aujourd'hui l'Al Fitre. Les Syriens, les musulmans d'entre eux, le feront chez eux. Tout comme les égyptiens, Tunisiens, Libyens et...Saoudiens et Qataris. Eh oui. Les bédouins avaient prévu de le faire à Damas. Je crains, pour eux, qu'ils ne doivent patienter encore longtemps, très longtemps.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, fabius, gowrié, france, turquie, islam, terroristes, wahhabites

02/08/2012

Syrie : un « petit » quiz médiatique

Et attention, il n'y a aucun piège. Il suffit de répondre "journaliste" et vous tomberez juste. Quant à savoir lequel d'entre eux, est-ce vraiment important ?

Concentrez-vous surtout sur le magnifique style tragi-comique, mais surtout très romantique, façon révolutions du 19e siècle, de l'auteur. Comme il est drôle de constater la ressemblance frappante avec certains "articles" de notre Hebdo national.

Voici d'abord l'extrait en question :

http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/29/01003-201...

« Après la préparation d'artillerie vient l'attaque. Elle est brutale. En début de matinée, samedi, des fusillades nourries éclatent dans plusieurs secteurs de l'est et du sud de la ville, où se trouvent les positions rebelles. Vers 11 heures, au quartier général des rebelles, installé dans une école du quartier de Sakhour, deux pick-up chargés de combattants arrivent en trombe. Les révolutionnaires débarquent en larmes, s'effondrent en sanglotant sur les marches de l'école. Ils sortent de la voiture le corps criblé de balles de l'un des leurs, qu'ils étreignent en pleurant. Dans la caisse du second véhicule, trois autres corps de révolutionnaires tués. Ils enroulent les corps dans des couvertures. Ils sont bientôt évacués vers les villages du nord pour des funérailles.

«On n'a même pas eu le temps de voir d'où venait l'attaque», explique un des combattants. «Les balles ont plu sur nous comme de la grêle, venues des toits et de troupes au sol.» Il montre le pistolet et la kalachnikov de l'un de ses camarades, le métal déformé par les impacts.

Dans la journée de samedi, plusieurs positions rebelles subissent des attaques du même genre. Les uns après les autres, plusieurs commandants des groupes de l'Armée syrienne libre qui ont mené l'audacieux raid vers Alep sont tués. Ces pertes sont particulièrement cuisantes pour des combattants qui manquent de chefs expérimentés et dont la cohésion est assurée par des liens familiaux ou de voisinage.

Au lieu des soldats démoralisés qui se débandaient devant eux, les rebelles se retrouvent soudain face à des troupes motivées, agressives. L'initiative et la surprise ont changé de camp. »

Le plumitif "révolutionnaire" semble regretter ces pertes chez ses amis terroristes. Et maintenant, la réponse au quiz : il s'agit de notre ami Adrien Jaulmes, ami, lui-même d'une certaine Florence Aubenas, elle aussi hôte de nos amis terroristes-révolutionnaires.

Capture.JPG

Au-delà de ces considérations d'ordre purement comique. L'article de notre ami romantique nous renseigne cependant - oui c'est possible, ils peuvent aussi informer même quant ils ne le font pas exprès- sur deux choses, essentiellement :

  1. Les mensonges, à condition que la partie lésée puisse résister un peu, ne durent qu'un moment. Ainsi, sans le vouloir, notre ami Jaulmes confirme les allégations des autorités syriennes sur les lourdes pertes subies par les terroristes.
  2. Encore plus important, le dernier paragraphe de notre conteur, parlant de soldats motivés, agressifs et volontaires. Avec, c'est le plus important, l'effet de surprise.

Je parlerai de ce dernier point dans mon billet de demain, consacré à la "grande bataille" FINALE de Damas et ce qui s'y est réellement passé.

D'ici là, je présente mes condoléances à Monsieur Jaulmes.

 

26/07/2012

Lavrov : USA & terroristes, même combat


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08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : russie, syrie, gowrié, asl, usa, france, occident, islamisme, terrorisme

24/07/2012

Les terroristes « libérateurs » de Midane écrasés par l’Armée Nationale Syrienne

Exactement comme prévu dans mon précédent billet, ce sont les mêmes qui jubilaient à l'annonce, largement médiatisée, de l'assaut final sur Damas, prévoyant la chute de la capitale et du régime avec, qui se mettent à pleurer maintenant à l'annonce, bien moins médiatisée, de l'écrasement TOTAL des terroristes à Midane, quartier emblématique de Damas. Cette fois-ci, les pertes « civiles » furent, fait marquant, minimes. La rapidité, contrairement à ce qui s'est passé à Homs, avec laquelle les unités armées sont venues à bout des combattants insurgés est vraiment étonnante. En effet, pour la première fois depuis le début de la crise syrienne, l'armée envoie au "combat" certaines de ses unités spéciales. D'où l'écrasement spectaculaire des insurgés, les pertes pratiquement inexistantes de l'armée ainsi que des pertes "civiles" pratiquement inexistantes.

Voici une vidéo montrant une partie des pertes chez les insurgés. Comme nous pouvons le constater, ils n'ont d'insurgés que le nom, et encore. Car, comme la vidéo le montre, les terroristes en question sont envoyés par les "frères" arabes.

Certaines images, montrant des terroristes morts, peuvent être choquantes.

http://www.youtube.com/watch?v=uf7y6zqdOPU&feature=yo...

Du coup, nos médias, si prompts à relayer les exploits de l'ASL (on rappelle qu'il s'agissait de la bataille pour la libération de Damas) sont restés TOTALEMENT silencieux aux nouvelles de la "libération" de Damas, des insurgés.

A propos de médias, on apprend que les compagnies satellitaires Arabsat et Nilesat ont arrêté la diffusion de la chaîne Syrienne Addounia et ceci arrive après une décision similaire des Européens et des Américains. Addounia étant, selon eux, un instrument de propagande aux mains du régime. Waooo. Contrairement à qui ? A Al Jazeera, Al Arabiya, Fox News, CNN, France Info, RTS, Le Temps, Le Courrier, l'Hebdo, La liberté, AFP, France 24 et d'autres, par exemple ?

Qu'avons-nous découvert à Midane ? En dehors des terroristes tués, l'Armée Nationale Syrienne en capturé des dizaines, qui seront certainement extrêmement utiles par la suite et mis la main à des quantités ahurissantes d'armes de toutes sortes. Un nombre important de terroristes est originaire des pays « frères » : Saoudiens, Qataris, Libyens, Égyptiens, Jordaniens, Somaliens et même Soudanais.  Manifestement, l'Armée, il était temps, commence prendre la mesure des voyous. Je n'ai jamais prétendu que cette guerre, car c'est de cela dont il s'agit, sera facile. Il n'a jamais été facile, même pour les armées les mieux équipées et les plus entrainées au monde de venir à bout de terroristes disséminés parmi la population, qu'ils prennent en otages, dans des quartiers très densément habités. On sait tous qu'un seul terroriste peut tenir une rue pendant des heures voir des jours. La guerre sera donc longue, dure et douloureuse. Les terroristes ne reculeront devant aucune atrocité. Est-ce moi qui le dis ? Non, ce sont les médias « atlantistes » qui ne peuvent plus NE PAS le dire.

C'est ainsi que le Figaro nous apprend que les amis « pacifiques » de nos plumitifs, souvent nommément cités dans mes billets, ont découpé les bras et les jambes d'un colonel de l'armée alors qu'il était encore vivant.

http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/19/01003-201...

Ceci mettra du baume au coeur des naïfs qui, de temps à autres, m'écrivent pour me parler de la bonté certaine des défenseurs de la liberté qui luttent contre un régime sanguinaire.

Mais bon. Que pouvons-nous attendre de voyous et de criminels ayant appris leurs leçons dans les écoles des salafistes Saoudiens et Qataris et dont l'entrainement et l'armement sont assurés par Fabius, Cameron, Clinton et...Didier Burkhalter.

 

19/07/2012

Attentat à Damas : les Américains selon toute probabilité

Capture 15.JPG

Des sources très bien informées, notamment les services de renseignements français, il apparaît que l'exécuteur de l'attentat qui a coûté la vie au ministre de la défense, à son vice ministre et à Assef Shawkat et en a blessé plusieurs autres, parmi lesquels se trouve Hicham El Khetiar, le directeur de la sûreté nationale, ne serait que le directeur de cabinet de ce dernier et qui se trouve actuellement dans les locaux de l'ambassade des USA à Damas, distante d'à peine 145 mètres du bâtiment. Tout cela ne serait donc l'œuvre ni de l'ASL, ni d'une quelconque autre organisation mais un téléguidage américain.

On apprend aussi que les mêmes locaux abriteraient pas moins d'une vingtaine de personnes liées à l'opposition en Syrie. L'engin explosif, d'une quarantaine de kilo, aurait été introduit par le directeur de cabinet samedi dernier et caché dans le faux plafond de la salle de réunions. Il a ensuite été actionné à distance. Les mêmes sources parisiennes parlent d'une cellule d'opérations se trouvant dans les locaux même de l'ambassade des USA à Damas.

C'est de cette même cellule d'opérations, à l'intérieur de l'ambassade des USA, que se planifieraient les attentats et les opérations de liquidation, ainsi que les manifestations et sittings.

La même source indique que les locaux de l'ambassade de France fonctionneraient à peu près de la même manière. Les deux ambassades bénéficiant de l'immunité, elles sont devenues le repère de dizaines de figures de l'opposition, y compris armée. On y trouve, entre autres, l'écrivain Yassine Haj Saleh et l'avocate Razan Zaitouneh, qui coordonnent les opérations avec les médias,

Une question demeure : pourquoi les forces de l'ordre n'attaquent pas les deux ambassades alors même que le droit international le leur en donne le droit ? On peut supposer que c'est le grand piège que la Syrie essaye d'éviter, y compris au prix d'énormes sacrifices, savoir éviter un affrontement direct avec les deux puissances.

A voir.

 

13:17 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Tags : usa, france, gowrié, syrie, attentat, damas, services secrets

16/07/2012

Timisoara, Houla, Tremseh : la mayonnaise ne prend plus. Malheureusement pour les terroristes et les médias occidentaux.

C'est la première fois depuis le début de la crise syrienne qu'une débandade de l'ASL, Armée Syrienne Libre, une association hétéroclite de déserteurs, islamistes salafistes, de "frères arabes" venus soutenir leur frères en terrorisme, etc, peine à se transformer en massacre. Ce le jour même de l'événement. Décidément, les choses changent, y compris au sein des succursales d'Al Jazeera ici. Ainsi, Le Point.fr, dans son édition électronique de 13 juillet, le jour même de l'opération de l'armée contre les terroristes, parle sans détour de 150 victimes dont la majorité serait des rebelles. Le Points.fr affirme que le nombre de civils tués ne serait que de sept, que je déplore. Malgré cela, Le Point n'a pu s'empêcher de commencer le titre de ce même article par : "massacre en Syrie". http://www.lepoint.fr/monde/massacre-en-syrie-la-majorite...

Voici aussi ce qu'en dit Romandie.com

http://www.romandie.com/news/n/_Syrie_des_dizaines_d_insu...

Vous ne le croirez pas, mais ces deux médias citent l'OSDH, officine stipendiée par le gouvernement de sa Majesté, elle-même citant une officine locale, Sham News qui, de l'aveu même du Point et de Romandie, serait pro-révolution.

Rendez-vous compte, même l'OSDH ne peut plus ranger les terroristes et les rebelles parmi les "victimes civiles" provenant des manifestations pacifiques, si chères à nos amis Gaëtan Vannay et Boris Mabillard, "journalistes" professionnels pro-démocratie de leur état.

On a donc essayé d'inventer une nouvelle Houla.

De son côté la TDG, dans son édition électronique du 13 juillet, parle, tout en se cachant derrière l'OSDH, histoire de se dédouaner de toute fabrication propre, atteint des sommets dans la désinformation, nouvelle spécialité des journalistes de chez nous, en parlant de plusieurs dizaines de combattants armés mais en titrant : "des villageois tués à l'arme blanche ou à coups de bâtons". Cela étant, sur les trois commentaires postés, une lectrice a tout de même eu la présence d'esprit, certainement bien plus développé de l'auteur de l'article, qui a relevé cette contradiction. Merci pour elle.

Voici ce magnifique article par un journaliste, certainement professionnel :

http://www.tdg.ch/monde/villageois-massacres-arme-blanche...

Toujours au sujet de la TDG, celle-ci titrait, ce dimanche 15 juillet titrait : "des quartiers denses de Damas bombardés". Une fois passé l'effet d'annonce habituel dans le titre, on lit, dans le même article, que l'armée régulière lance des tirs contre des quarties où sont retranchés des "rebelles armés".

Ah ha...On peut être certains que cela se transformera sous peu en un massacre de civils. Il faut aussi souligner que l'auteur, anonyme, de l'article n'a pas oublié de se cacher encore une fois derrière les chiffres de l'OSDH.

Voici le chef-d'oeuvre journalistique en question :

http://www.tdg.ch/monde/quartiers-denses-damas-bombardes/...

Enfin et à propos du "massacre de Tremseh, le cauchemar qu'il ne faut pas passer sous silence, selon Clinton, Cameron et Hollande, le chef des observateurs de l'ONU vient de rendre son rapport : "l'armée régulière n'a pas utilisé d'avions de combat..Elle n'a visé que les cachettes des rebelles et des déserteurs".

http://www.boursorama.com/actualites/damas-dement-avoir-r...

A propos de ces "massacres", on se demande toujours pourquoi, à l'instar de Houla, précisément, où la majorité des victimes étaient des chiites "pro gouvernement", ceux-ci n'ont lieu que dans des localités...pro régime !

Je demande là aussi à nos valeureux journaleux de nous en fournir l'explication. Eux qui ont effectué des "immersions" au sein de l'ASL, organisation humanitaire pacifique de son état.

Alors oui, l'Armée Nationale Syrienne a effectué une opération contre les terroristes, financés et soutenus par les bédouins et les pays Occidentaux. Parmi eux, on a trouvé des combattants étrangers et un officier turc.

Alors, si je comprends bien, les USA, la France, la GB et quelques bédouins, veulent maintenant une enquête internationale pour voir comment les terroristes ont été tués !

Ça, c'est nouveau.

P. S. Vous la'uriez remarqué, je reprends mon slogan contenant la dénonciation des mensonges et des manipulations journalistiques.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : timisoara, houla, tremseh, gowrié, syrie, usa, vannay, mabillard, tdg, terroristes, france, asl, bédouins

12/07/2012

Syrie : le vent tourne. Chez les médias aussi.

Ceux qui connaissent un peu le pays, je remercie Dieu d'en faire partie, l'avaient prévu dès le premier jour. Malgré cela, il fallait avoir une bonne dose de foi et un peu d'optimisme aussi. Ce n'est pas facile de se trouver en guerre ouverte avec le « vrai axe du mal » dont la tête se trouve à Washington et la queue à Paris, Londres, Istanbul, Doha, Ryad et, un peu, hélas, Berne.

Avoir la foi, ne jamais en douter et...surtout, l'honnêteté intellectuelle et la lucidité permettant une analyse objective de la situation. C'est tout cela qui a manqué à tous ceux se présentant comme spécialistes de la chose. C'est surtout cela qui a manqué à nos amis remplisseurs de colonnes de journaux, spécialistes de l'immersion populaire qui aiment à s'appeler « journalistes ».

J'avais, en toute modestie, il n'y a pas si longtemps de cela, prévu le déroulement des évènements mais aussi et surtout que le moment où tous ces gens-là devront rendre des comptes de leurs mensonges, manipulations, trafiques d'images et trucage de nouvelles. Il semblerait bien que ce moment-là est arrivé.

Les RTS, France Info, France 2, TF1, TDG, pour les moins pires et Le Temps, France 24, AFP, l'Hebdo, Le Courrier, La liberté, Libération et Le Monde pour les vrais spécialistes de la désinformation et des trucages médiatiques, en vrai succursales d'Al Jazeera et d'Al Arabiya, commencent déjà à réduire la voilure et à chercher par quelle porte sortir. La fréquence des nouvelles en provenance de la Syrie pour ces vrais spécialistes des contre-vérités est divisée par deux, par trois, voire même totalement disparues pour certains. Même Al Jazeera et Al Arabiya doivent avaler des chapeaux. Tout règlement de la crise syrienne passe par Damas et uniquement par elle. On peut désormais parler  carrément d'une multiplication d'initiatives syriennes, voire pro-syriennes. C'est Damas qui dictent le rythme et la méthode.

TF1, pour ne donner que cet exemple, a brusquement fait un virage à 1800 le mardi 10 elle a diffusé le reportage de l'équipe de Patricia Allémonière qui s'est rendu à l'hôpital militaire de Damas-Tichrine. Elle y a filmé des obsèques de militaires, qui se poursuivent - 25 cercueils ce lundi matin 9 juillet. Et puis il y a les blessés qui arrivent  - la commentatrice précise que certains ont été « égorgés » - et parmi ceux-ci, une femme d'officier, touchée par un sniper insurgé alors qu'elle sortait d'une résidence militaire avec ses deux enfants. A propos des égorgés constatés par une équipe occidentale pourtant totalement alignée sur les positions atlantistes, il faut demander à M. Boris Mabillard, journaliste et, accessoirement, grand-reporter au Temps, s'il a constaté la même chose lors de son « immersion » historique de 17 jours parmi les opposants « pacifiques ».

Ainsi, l'accord Annan-Assad consiste, c'est Assad qui le formule, à sortir « graduellement » de la crise. La traduction du mot « graduellement » est très simple : nettoyage graduel des zones les plus agitées, désarmement des terroristes et des voyous et reprise totale du pays par les mains des autorités « légitimes ».

Qu'est-ce qu'une autorité légitime ? C'est toute autorité, tout régime, où qu'il soit dans le monde, qui ne se plie pas aux volontés néfastes des USA et de leurs domestiques Occidentaux. Je ne parle plus des Turques et des bédouins car ces derniers, comme je l'ai tout aussi modestement prévu, ont repris leurs taille et importance habituelles conformes à leur nanisme historique.

Hamad, le premier ministre d'un micro-Etat, pour autant qu'on puisse qualifier un puits de gaz d'Etat, avait, il y a de cela quelques mois, déclaré que tout ce qu'il craint, c'est de devoir à nouveau embrasser les moustaches d'Assad (chez les bédouins, on s'embrasse sur la moustache). Eh bien, je crains, moi, qu'il ne doive songer à embrasser d'autres parties de l'anatomie du Président Syrien et pas forcément les plus avenantes.

 

 

10/07/2012

Syrie : quoi de neuf ?

Pas mal de choses, en 24 heures.

  • La Turquie, repère et base arrière des terroristes, vient de déclarer, par la bouche de son ministre des affaires étrangères, un certain Davutoglu (fils de David), qu'elle a échoué dans sa tentative de renverser le régime Assad, ce malgré 16 mois d'efforts intenses. Bientôt, c'est une prévision, ce sera le tour des Bédouins, suivis peu après par les Américains et leurs domestiques européens, Français en tête.

Voici la déclaration désenchantée du « fils de David ».

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/199312-la-tu...

  • Turquie toujours. Il semblerait bien qu'Erdogan ait perdu un avion de chasse et deux pilotes pour rien. Comme d'habitude, ses fanfaronnades et ses menaces, à l'instar de celles qu'il a formulées au lendemain de la mort de neuf de ses compatriotes tués par l'armée israélienne, sont restées sans lendemain. Il est fort à parier qu'elles le resteront pour toujours. C'est le sort habituellement réservé aux valets. Il faut bien qu'il s'en accommode. Il le fera.
  • Kofi Annan, tout aussi servile que son patron, Ban Ki Moon, mais un peu plus libre du fait de sa position « moins officielle », vient d'admettre, coup sur coup que :
  1. Sa mission a complètement échoué.
  2. « Ce qui me frappe, c'est qu'autant de commentaires sont faits sur la Russie, tandis que l'Iran est moins mentionné, et que, surtout, peu de choses sont dites à propos des autres pays qui envoient des armes, de l'argent et pèsent sur la situation  sur le terrain ». (entendez par là les USA, la France, le Qatar, la Turquie et l'Arabie Saoudite)
  3. « Je viens juste d'avoir une discussion positive et constructive avec le président Assad. Nous nous sommes mis d'accord sur une approche que je vais partager (communiquer) avec l'opposition ». (Je souligne à ce propos que Annan a trouvé un accord AVEC LE PRESIDENT ASSAD (et personne d'autre). Je souligne aussi qu'une fois la discussion "constructive" terminée, il s'est envolé pour Téhéran où, à la conférence de presse commune avec le chef de la diplomatie iranienne, Kofi Annan a plus qu'insisté sur la nécessité de désarmer les groupes armés).
  4. Je me permets tout de même de rappeler que le Monsieur EST l'envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue des Bédouins. Son avis et conclusions personnelles n'intéressent dès lors personne. Non, il exprime certainement le point de vue de ses maîtres qui, du coup, se rendent aussi à l'évidence : ils ont échoué.
  • Aussi pathétiques, voire encore plus, qu'Erdogan et son ministre des affaires étrangères, Clinton et Fabius (ce dernier est membre du club BHL) sont réduits à se lancer dans une surenchère déclarative où se mêlent menaces et tentatives d'intimidation et où les formules sont remâchées et recyclées jusqu'à en avoir la nausée.

Que vont faire maintenant tous ces gens-là ? Je n'oublie bien évidemment pas mes « amis » journalistes (c'est comme cela qu'ils s'appellent). Ils ont tout essayé, tout inventé, tout prévu depuis plus de 16 mois. Leur dernière trouvaille est maintenant l'attente des résultats des élections américaines. Je ne vois pas exactement ce que cela changerait mais puisqu'ils semblent tellement s'y intéresser, je me risquerais à une « petite » prévision et leur donne rendez-vous en novembre : il ne se passera rien.

A propos de prévisions, il y a un blogueur "assez marrant" qui n'arrête pas d'en faire. Une de ses fameuses prévisions est celle où il a prévu que l'année 2012 sera celle de Dominique Strauss-Kahn, vous savez, l'ami de "DODO la Saumure". Il vient de prévoir que Assad ne passera pas l'été à Damas.

Je pousse un ouf de soulagement.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, russie, gowrié, france, usa, assad, kofi annan, ban ki moon, chine, iran, turquie, erdogan, fabius

09/07/2012

1204, la quatrième croisade reconquière les lieux saints.

J'aurais souhaité, après une semaine de vacances où je décidai et « presque » réussis à m'éloigner de toute forme de nouvelles, bonnes ou mauvaises, écrire sur mes sujets favoris : l'histoire, les sujets chauds et moins chauds de notre vie de tous les jours, la magnifique victoire de Roger Federer...

Les événements en Syrie ne m'en laissent toujours pas l'occasion.

Si la crise syrienne a démontré quelque chose, c'est que les Américains avaient pas mal de valets empressés. A y regarder de plus près, on découvre que ce sont les mêmes, seules les  positions changent.  Pour le poste de domestique en chef, c'est historiquement les Anglais mais il semble que les Français leur disputent la position depuis quelque temps.

Mais la crise a aussi révélé que le temps où les Américains dictaient leurs volontés est révolu. Russes et Chinois, entre autres, se montrent en effet définitivement prêts au combat, plus si nécessaire. Et s'est en partie pour cela, mais en partie seulement, que les Occidentaux ne veulent pas répéter l'aventure libyenne. C'est aussi pour cela que, furieux et hystériques d'avoir perdu le combat mais ne pouvant s'y résoudre qu'ils, les Occidentaux, ont décidé, à la manière du criminel le plus abject qui soit, de détruire le pays, sur la tête de ses habitants.

Criminels et minables.

L'expression "Amis de la Syrie" ne faisant plus rire personne, les conjurés d'Istanbul, à moins que ce ne soit de Doha, du Caire ou d'ailleurs, ont changé de label. Désormais, c'est le concile des Amis du « peuple » syrien qui se réunit à Paris. L'Amicale des terroristes-voyous en quelque sorte. Américains, Anglais, Français et, hélas, Suisses (spécialisés dans la fourniture de grenades aux terroristes), se réunissent pour définir les prochaines actions à entreprendre.

Regardons cela d'un peu plus près, un peu différemment de ce que nous avons l'habitude de lire dans les comptes rendus autant stupides que vides et inutiles de remplisseurs de colonnes de journaux, vous savez, ceux qui se font étiquetés « journalistes ». A supposer même qu'il ne s'agit que de la lutte qu'une partie, les rebelles, mène contre une autre, le régime, que peuvent espérer les « Amis du peuple syrien » ? que les rebelles prennent le pas ? Ils savent pertinemment que cela est impossible. Non, le but, unique et ultime, est la destruction du pays, avec le moins de frais, pour eux, possible.

Vous vous demandez bien sûr ce que le titre de ce billet vient faire ici. C'est simple. Les livres d'histoire, dont certains sont écrits par des spécialistes tout aussi compétents que mes amis les journalistes, nous apprennent que Constantinople est tombée aux mains des Ottomans en 1453, au printemps. Vraiment ?

En 1204, les Croisés, partis pour « re-libérer » les lieux saints et les Chrétiens d'Orient des mains des Sarrasins, s'arrêtèrent à Constantinople, Capitale, précisément, de la Chrétienté en Orient, pour se désaltérer. Ils l'ont trouvée tellement jolie, tellement riche et tellement envoûtante qu'ils décidèrent d'en profiter un peu. Ils ont pillé, violé, tué et ravagé. Constantinople ne s'en releva jamais. En 1453, Mehmed II le Conquérant, ému à la vue de l'état de délabrement de la ville qu'il vient de prendre, a décidé d'arrêter son pillage par ses soldats alors que la première journée n'était pas encore finie et alors qu'il leur en avait promis trois consécutives. Les Croisés n'avaient pas laissé grand-chose à piller.

Le Sarrasin fut moins cruel que les frères en Dieu.

Cela fait 913 ans, depuis la première Croisade en 1099, qu'on essaie de les libérer, les lieux saints et les chrétiens d'orient. Pour l'amour du ciel, ou de qui vous voulez, arrêtons de les libérer.

 

08:14 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : croisades, suisse, usa, france, syrie, gowrié, ottomans, mehmed ii, terrorisme, islam, turquie

20/06/2012

Ce que nos médias ne montreront jamais

Note préliminaire : pour ouvrir les documents, optez plutôt pour Explorer. Firefox semble poser quelques problèmes.

Un tout petit décompte tout d'abord. Sur le site même de la RTS, onglet "info", rubrique "journal de 19h30", on tape « Syrie » dans « recherche » et on tombe sur 259 sujets. Même démarche pour le 12h45, on trouve 111 sujets. En tout, cela donne 370 sujets diffusés sur la Syrie. En moyenne un sujet tous les 1.67 jours.

C'est à peu de choses près la même « densité » sur les autres médias.

Qu'est-ce qu'on trouve là-dedans ? Que des exclusivités. Comprenez exclusivement ce que les « insurgés » envoient. C'est dire si nos médias sont neutres, professionnels et répondent à la mission inscrite dans la loi et dans leurs propres chartes : présenter une information « équilibrée » reflétant la diversité des opinions et permettant au public de « forger sa propre opinion », précisément en présentant les FAITS.

Je ne vais pas plus loin dans cette introduction. Voici quelques morceaux choisis de ce que nos médias ne nous montreront jamais.

1. Le 8 juin 2012, le grand reporter Alex Thompson, » Channel » IV et « The Guardian », livrait un témoignage édifiant sur ce qu'il a vu en Syrie. Voici ce qu'il dit.

Alex Thompson, The Guardian : Syrian Rebels tried to kill me

Et voici le reportage, ainsi que la traduction en français.

 

Alex Thompson reportage et traduction.JPG

Combien de médias ont relayé cette information ?

 

Aucun.

2. Le 13 juin 2012, un grand journaliste, Rainer Hermann, du Frankfurter Allgemeine Zeitung, écrivait un article édifiant nous confirmant ce que j'avançais, ainsi que certains d'autres, sur l'éventualité que le massacre de Houla soit commis par les rebelles.

Voici l'article original en allemand. (Cliquez ici)

En voici la traduction en Français (merci pour Silvia Cattori) : (Silvia Cattori : cliquez)

Combien de médias ont relayé cette information ?

Aucun.

A ce propos, il est utile de rappeler que la décision d'expulser les diplomates syriens de certaines capitales occidentales, parmi lesquelles se trouve la nôtre, était précisément prise pour protester contre ce massacre.

Bravo, Monsieur le Conseiller Fédéral Didier Burkhalter. Vous soutenez maintenant les terroristes et les massacreurs d'enfants. Comme votre prédécesseur avait en son temps soutenu les trafiquants d'organes au Kosovo. Décidément, cela devient une des spécialités de notre DFAE. Quelle promotion et quel prestige.

3. Lorsque l'armée syrienne, la vraie, bien évidemment, a enfin investi Baba Amr, repaire de tous les terroristes, les voyous et les trafiquants de tous genres, soutenus par notre DFAE ainsi que par Juppé, Fabius, Clinton et quelques bédouins, elle a découvert des « trésors » médiatiques. Des documents inestimables montrant comment ces terroristes procédaient, sous les ordres et avec le concours de nos médias, pour « confectionner » le matériel que celles-ci diffusaient ensuite. Le meilleur exemple fut fourni par le plus connu de tous : CNN. On y voit clairement le présentateur de CNN fabriquant la nouvelle avec un « reporter » local.

La boîte noir médiatique de Baba Amr s'ouvre (Essayez avec Explorer pour ouvrir la vidéo car Firefox semble avoir quelques problèmes)

Combien de nos médias ont relayé ce scandale ?

Aucun.

4. Quelque temps après, le même présentateur a invité sur son plateau ledit « reporter ». Voulant corriger le tire, il a demandé à ce dernier de démentir l'information selon laquelle tout cela ne fut qu'un faux. Le résultat fut un désastre, pour CNN.

Presse qui roule : CNN s'enfonce

Combien de nos médias ont relayé cette information ?

Aucun.

Des massacres terribles ont été commis par les terroristes. Des têtes tranchées, des membres arrachés, des hommes éventrés et des horreurs de tous genres.

Combien de tout cela fut relayé par nos médias ?

Rien, aucun.

A ce propos, je défie quiconque pouvant produire un seul document, y compris trafiqué, prouvant que des membres de l'armée syrienne, la vraie, avaientt commis de telles atrocités.

Je ne vous montrerai pas ces vidéos. Elles sont horribles. On y entend simplement des : Allah Akbar, c'est le sort réservés aux soutiens de Bachar et d'autres choses du genre. Si, en revanche, à titre personnel, certains souhaitent en avoir le cœur net, je les ai à disposition. Il vous suffit de me le demander par mail.

Je souligne aussi que toutes ces vidéos ont été envoyées à la RTS, ainsi qu'à d'autres médias. Combien en ont parlé ?

Aucun.

 

18/06/2012

Lavrov : Clinton est une menteuse, Fabius un larbin ignare

Ce n'est pas en substance mais mot pour mot ce que le ministre des affaires étrangères russe vient de déclarer.

Autant la tête même de Juppé ne me revenait pas, je ne puis m'empêcher de m'esclaffer devant celle de son successeur. Avec celui-ci, on a vraiment l'impression de se trouver devant un caniche hagard. A peine ses maîtres de Washington, par la bouche de la femme de l'ancien Président Clinton, ont-ils déclaré discuter avec les Russes d'un changement politique en Syrie, que le chauve, tiens, du Quai d'Orsay s'empressa de déclarer que la France discutait, elle aussi, avec la Russie de l'après Assad.

Je ne sais comment des gens de ce niveau puissent supporter d'être constamment et pareillement humiliés. A moins que ce ne soit l'inverse, savoir qu'il faut pouvoir en supporter autant pour pouvoir en arriver là où ils sont.

Voici d'abord la réponse de Lavrov à l'Américaine : « J'ai lu quelque part aujourd'hui que la porte-parole du département d'État américain, Victoria Nuland, aurait dit que les États-Unis et la Russie discutaient de changements politiques en Syrie après le départ de Bachar al-Assad. Si cela a été vraiment dit, c'est faux. De telles discussions n'ont pas eu lieu et ne peuvent avoir lieu. Cela est en totale contradiction avec notre position ».

Quant à Fabius... euh, tiens : Lavrov n'a même pas daigné commenter ses déclarations. Il a sans doute estimé que la réponse donnée aux maîtres suffisait largement. Le larbin passera ramasser les miettes après que les patrons se soient levés de table.

Lavrov a même ajouté : « nous ne sommes pas impliqués dans les changements de régimes à travers le Conseil de Sécurité de l'ONU ni ne participons à des complots politiques ».

Je continue pour ma part à croire que la Syrie est parfaitement capable d'en finir avec tout cela sans l'aide, ni l'avis de personne. Et plutôt serait le mieux.

Ceux à qui ceci ne plairait pas n'ont qu'à aller se faire voir chez les grecques.

 

08:09 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : juppé, france, onu, fabius, gowrié, russie, syrie, lavrov, clinton, usa

15/06/2012

Fabius a décrété : ce régime doit partir

Fabius_BHL2.jpgUn tout petit rappel d'abord. Le précédent locataire du Quai d'Orsay, un certain Alain Juppé (où est-il maintenant ?), avait en son temps, à peine deux semaines après le début de l'insurrection armée en Syrie, décrété lui aussi le départ du Président Syrien. Nous souhaitons le même succès pour Monsieur Fabius. A ceux qui ne le savent pas encore, c'est le nouveau ministre des affaires étrangères de la France.

Regardons tout d'abord cette photo. Il est en tout cas bien entouré, le Fabius.

BHL à droite et Kouchner à gauche...

Cela promet. Bref, comme dirait l'autre.

Ainsi, ce brave Monsieur, qui se débat pour se débarrasser des couches de naphtaline qui se sont superposées sur sa carcasse fatiguée et bouffie, veut revenir, encore une fois, au Conseil de Sécurité pour obtenir une résolution sous le chapitre VII.

Voici, une fois pour toutes, ce fameux chapitre VII.

Charte de l'ONU : chapitre VII pour celles et ceux qui ne savent pas ce dont il s'agit.

Pour résumer, une résolution votée sous ce chapitre permettrait aux Nations Unies d'entreprendre toutes les mesures nécessaires, y compris l'emploi de la force armée, pour contraindre la partie causant «  une menace contre la paix » à respecter les injonctions de l'Organisation.

Bien.

Sans faire des analyses inutiles, allons-y directement aux prévisions.

La Chine ayant déjà annoncé une fin de non recevoir à l'appel du fatigué du Quai d'Orsay, la Russie infligera, au surplus, une leçon mémorable. Ceux qui espèrent un changement, ne serait-ce que symbolique, dans l'attitude russe, en auront pour leurs frais. Plus le temps passe, plus je crois que ceux-ci deviennent intransigeants sur le dossier syrien. Je prends même le pari d'annoncer qu'ils ne négocieront même pas le départ du Président Syrien. Je vais même prendre un autre pari : dans le cas d'une intervention armée, de quiconque, la Russie interviendra, physiquement, militairement, pour défendre la Syrie. Je crois même que les Occidentaux en doutent.

Est-ce que c'est bien ? Cela dépend de savoir pour qui.

Fabius et compagnies savent pertinemment que les Chinois et les Russes ne voteront jamais une telle résolution, sous quelque prétexte que ce soit. Pourquoi dès lors s'acharnent-ils à vouloir revenir devant le Conseil de Sécurité ? Et bien pour une raison très simple : Tout d'abord parce que cela leur permettra de se donner bonne conscience. Ce n'est pas eux qui empêchent l'évolution de la situation en Syrie, mais les Russes et les Chinois. Ensuite et c'est plus important encore, ceci leur évitera d'intervenir. Surprenant et contradictoire ? Absolument pas. Tout le monde sait maintenant pertinemment que les Occidentaux ne souhaitent et ne peuvent pas intervenir en Syrie. Ceci est définitivement acquis. Dès lors, la manière la plus simple, la moins coûteuse et, surtout, la plus valorisante, de se débarrasser de cette tâche est de le mettre sur le dos des...Russes. « C'est finalement ces derniers qui nous empêchent de le faire ».

Vous y êtes ?

La Syrie souffrira encore, beaucoup. Mais finira, plutôt tôt que tard d'ailleurs, par venir à bout des terroristes...et de leurs soutiens. J'en donne RDV à Fabius et aux autres.

Chaque chose en son temps.

 

08:03 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : france, syrie, gowrié, fabius, russie, chine, terroristes, onu, chapitre 7

13/06/2012

Elections françaises : vous avez dit démocratie ?

Je ne voulais vraiment pas écrire sur ces élections qui, en fin de compte, n'ont que peu d'intérêt. Je peux aussi raisonnablement supposer qu'en dehors de quelques cas pimentés, pour ne pas dire sulfureux, ce constat doit être à peu près le même pour beaucoup de gens.

J'ai eu l'occasion d'écrire à une reprise au moins sur les élections présidentielles où je soulignais surtout le fait de considérer comme un échec patent  ce que l'écrasante majorité des spécialistes, toujours eux, et les médias, toujours eux, prenaient  comme une poussée fulgurante. Je suis même allé plus loin en considérant que Mélenchon signait, à l'occasion de ces élections, le début de sa disparition politique. Les élections législatives viennent confirmer mes prévisions de la manière la plus cruelle, pour lui en tout cas. Il est par ailleurs édifiant de constater que dans les « publicités » que les différents partis nous offrent pour l'entre deux tours, Mélenchon a complètement disparu. C'est le secrétaire nationale du parti...communiste, un illustre inconnu, qui s'en charge.

http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2012/04/2...

Ainsi, celle que Mélenchon est allé défier chez elle et dans le but très précis de la renvoyer à la maison, a failli passer dès le premier tour, avec plus de 48% des voix, plus que le double de celle que Mélenchon a réussi à obtenir. Pis, il ne sera même pas présent au second tour. Le pauvre se voit réduit à appeler à voter pour le candidat socialiste, celui qu'il traitait d'incapable, de lavette et d'autres joyeusetés du genre. Comme quoi, la vraie défaite et la pire de toutes est celle qu'on subit vis-à-vis de soi-même, de ses propres convictions et au prix de l'abandon de ses principes.

Loin d'avoir apporté une quelconque dynamique à l'extrême gauche française, contrairement à ce que « les spécialistes » prétendent, Mélenchon a, à l'occasion des élections présidentielles et, surtout, législatives, probablement signé la disparition de celle-ci.

Revenons à cette étrange démocratie qui empêche un cinquième de la population française, selon les élections, de faire entendre sa voix.

Autant, pour être mesuré et raisonnable, je crois qu'il est nécessaire que l'élection présidentielle se fasse au scrutin majoritaire, autant il me semble invraisemblable et incompréhensible que les législatives ne puissent pas se faire selon le système proportionnel. On nous parle de stabilité politique,  de nécessité, pour le Président, d'avoir un parlement qui lui « permette » d'appliquer sa politique, etc. Il y a vraiment comme un très gros problème dans tout cela. Examinons les choses d'un peu plus près. Cela fait plus de 30 ans que les gauche succède à la droite et que ces derniersremplacent les premiers. Sur cette trentaine d'années, plus des deux tiers ont vu un parlement de la même couleur politique que le Président. Ma question est extrêmement simple : qu'est-ce qui a changé, je demande un seul exemple, pas plus, dans la vie des Français depuis ?

Enfin, une autre curiosité, démocratique, extraordinaire en France est celle qui consiste à ce qu'un "suppléant", vous avez bien lu, prenne, physiquement, la place, d'un membre du gouvernement. Si, pour une raison quelconque, le ministre en question quitte son post au gouvernement, le suppléant rentre à la maison et le ministre retrouve son siège de...député. Fantastique.

En Suisse, l'année 1848 marque la naissance de l'Etat Fédéral moderne. A l'époque, nos parlementaires  étaient élus au scrutin majoritaire. Tout a été fait sur mesure pour le Parti Radical. Celui-ci a dès lors réussi à dominer la scène politique pendant plus d'une cinquantaine d'année. On le voit, même chez nous, ce genre de scrutin n'a qu'un seul but et effet : empêcher les formations de moindre importance d'avoir une représentation suffisante pour porter sa voix et ses principes. Trois initiatives populaires ont été nécessaires, en 1900, 1910 et 1919 pour que, à l'occasion de cette dernière, le système proportionnel soit enfin adopté.

Sans chauvinisme aucun, il ne me semble pas que la Suisse soit le pays le plus « instable » dans le monde, ni politiquement, ni socialement.

Pourtant, nous avons quatre régions linguistiques, 26 cantons et pratiquement autant de mentalités différentes.

Quelle magnifique leçon d'intelligence collective. Si seulement nous pouvions, et savions, la sauvegarder.

 

12/06/2012

Selon Lavrov, USA, France et GB sont les responsables directs de la situation en Syrie

Dans un précédent billet, où je parlais de l'ours et des idiots, j'avais écrit qu'en d'autres circonstances et en d'autres lieux, même un âne aurait compris. Il faut croire que les cités dans le titre doivent être encore plus bêtes que les ânes, maintenant qu'on sait qu'ils sont plus criminels que les pires des assassins.

Je ne me rappelle même plus le nombre de fois où les Russes et les Chinois ont clairement et par avance informé les autistes de la futilité de leurs innombrables essais contre la Syrie. Rien n'y fait. Un ping-pong sans fin entre le Conseil des Droits de l'Homme et le Conseil de sécurité, avec des passages furtifs à la Ligue des Bédouins, histoire d'arracher, à force de lassitude, une résolution autorisant les ennemis de la Syrie à y intervenir « militairement ». Comme si les criminels cités plus haut en avaient vraiment besoin. Comme si, pour intervenir et ravagé la Serbie ou l'Irak, ils avaient auparavant consulté cette Assemblée.

Lavrov a, pour la première fois depuis le début de la crise syrienne, désigné très clairement les acteurs de celle-ci : les USA, la France, la GB et les bédouins des pays wahhabites où les femmes n'ont même pas le droit de conduire (ni de sortir avec des ongles vernis)

Femme saoudienne défie la police religieuse.JPG

Jamais, je dis bien jamais, dans l'histoire, une « affaire » n'avait touché autant au sordide. Les pires criminels, arriérés mentaux, associés à des salafistes et des terroristes, proclament la liberté et la démocratie pour le peuple syrien. Les Occidentaux nous font maintenant le coup de la guerre civile totale en Syrie. Je repose la question : guerre civile entre qui et qui ? Entre l'armée nationale d'un pays souverain et des bandes de terroristes financés, Lavrov l'a dit cette fois-ci clairement, ouvertement par les criminels cités plus haut ? On craint une guerre civile mais on finance, fournit et aide logistiquement l'acteur principal de cette éventuelle guerre, les terroristes ?

Comme il ne fait plus le moindre doute que les gesticulations fiévreuses des Français, Américains et Britanniques pour obtenir une résolution au Conseil de Sécurité  sous le chapitre 7, qui permettrait éventuellement une intervention militaire dans le pays, ne sont que de la poudre aux yeux destinés essentiellement à se donner bonne conscience car, le monde entier le sait aussi, aucun des protagonistes n'a ni l'envie ni la capacité de le faire, on a du coup choisi la voie la plus simple, pour eux, mais la plus coûteuse, notamment en vies, aux Syriens : la guerre civile.

Je ne sais vraiment pas comment tout cela finira. Je ne sais si une faction l'emportera sur l'autre. Je ne sais si les Syriens sauront éradiquer ce poison qui leur a été injecté par des criminels sans foi ni loi. Mais j'espère.

J'espère qu'un jour, une fois les choses rentrées dans l'ordre, en la défaveur des précités, que ceux-ci seront lacérés par le même feu qu'ils ont allumé là-bas. Qu'ils puissent goûter aux mêmes malheurs qu'ils essaient d'infliger aux autres.

Ce n'est peut-être pas chrétien, mais ce n'est que justice.

 

07/06/2012

Groupe de Shanghai : la douche froide

Il y a de cela deux jours, le monde était de nouveau en effervescence. Le monde ? Oui, celui des médias et des « spécialistes » de tous poils. Un obscure vice quelque chose russe aurait déclaré que le maintien du Président syrien aux commandes du pays n'est pas une priorité absolue pour la Russie.

Je ne suis pas un fana des Russes, ni des Chinois, ni de personne d'autre d'ailleurs. Je trouve juste qu'il est salutaire et indispensable que la puissance malfaisante des USA et quelques uns de leurs larbins puisse être constructivement contrée par une puissance au moins aussi forte. Pour le reste, ils peuvent tous aller au diable. Je ne vois pas qui donnerait le droit à X ou Y de décider du sort qui doit être réservé aux autres.

Pour revenir aux Russes et aux Chinois, ceux-ci viennent pour la énième fois de refroidir les ardeurs des Occidentaux. Coup sur coup, ils déclarent, par la bouche de Lavrov, toujours lui, qu'il n'est pas question ne serait-ce que de penser à mettre le nez dans les affaires internes de la Syrie et que le changement du « régime » conduira à une catastrophe régionale. Comprenne qui pourra. Si le langage diplomatiques doit, apparemment, être interprété d'une manière très spécifique, le patron de l'Alliance Atlantique, Rasmussen, vient de déclarer qu'il n'est pas question pour l'OTAN de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Syrie. On voit que non seulement il n'est pas question d'intervention militaire, mais l'idée même de mettre son nez dans les affaires syriennes est hors de question.

La leçon commence manifestement à entrer. A la bonheur.

Et tant pis pour tous ceux qui se sont excités à l'annonce de la bonne nouvelle : le énième lâchage de la Syrie par la Russie. Parmi ceux-ci, se trouve notamment un blogueur, prévisionniste et philosophe de son état, invité permanent de ce blogosphère, qui n'arrête pas depuis plus d'une année de constater l'isolement grandissant de la Russie et les fissures qui apparaissent par ci par là dans les relation syro-russes.

Il est vrai qu'il a aussi prévu que l'année 2012 sera celle de...DSK

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, russie, gowrié, chine, usa, france, dsk

05/06/2012

Houla : œuvre des terroristes, sous les ordres du Qatar, la France et les USA

Il devient de plus en plus certain que le massacre de Houla a été commis par les terroristes de Homs. Ceux-ci en ont très probablement reçu l'ordre de leurs soutiens à l'étranger : les Qataris, Saoudiens et quelques pays occidentaux, en tête desquels se trouvent la France et les USA.

Tout dans ce drame nous rappelle l'épisode de l'assassinat, par les mêmes terroristes, sous les yeux de pseudo-journalistes tels que Vallélien et Hammouche, du journaliste français Gilles Jacquier. Ce qui ne les a pas empêchés d'en accuser, sans délai, les autorités syriennes. Depuis, comme pour tout le reste, plus un seul mot sur cette affaire. L'essentiel étant fait : le mensonge de départ. Après, la vérité ne compte plus. Comme par hasard, le gouvernement français ne cherche plus à connaître la vérité sur la mort du journaliste. La raison en est simple : les autorités française savent parfaitement qui a commis le forfait et sur les ordres de qui.

Il en va donc de même pour le massacre de Houla. A peine celui-ci connu et alors que personne n'a la moindre idée sur les circonstances du drame, les bédouins, ainsi que leurs « alliés » occidentaux, s'empressèrent d'en déclarer le régime syrien directement responsable. Le drame de Houla était planifié et ses conséquences décidées à l'avance. La coordination entre les différents acteurs ne laisse pas place au moindre doute. Je dis acteurs mais j'aurais tout aussi bien pu les appeler « commanditaires ».

Cela fait plusieurs fois que j'appelle à ce qui va suivre. Cet événement tragique ne fait que me confirmer dans mes convictions. La Syrie doit commencer par virer sans délai les barbouzes de l'ONU, ainsi et avant tout leur propre chef, qui semble avoir élu domicile à Doha dont il reçoit probablement les ordres. Elle doit rejeter toutes les décisions qui sortent de ces instances internationales totalement inutiles et néfastes. Elle doit accomplir ce qu'elle doit dans les plus brefs délais : éradiquer le terrorisme de la manière la plus impitoyable qui soit. On ne peut accepter que des terroristes sanguinaires, tuant à bout pourtant et de sang froid des dizaines de victimes innocentes et que ces mêmes tueurs terroristes soient considérés par les Occidentaux et leurs relais médiatiques, RTS en tête, comme victimes du régime. Ceci ne relève plus ni du mensonge ni de la falsification de faits. Les auteurs, les Occidentaux et les dits médias doivent être considérés comme les instigateurs et les complices de ces crimes. Ils doivent être traduits en justice et punis en conséquence.

Pour la petite histoire, sachez que les victimes du drame de Houla sont toutes, sans aucune exception, des personnes de confession chiites, partisans du gouvernement

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : france, suisse, syrie, gowrie, terrorisme, islamisme, qatar, houla, houlla, massacre

04/06/2012

Hé Hollande : au pied

Ainsi, pour faire mieux que son prédécesseur, le client de Weight Watchers a versé dans la surenchère : je veux aller jusqu'au point de non-retour. C'est en substance le résumé la position du « mou » sur la Syrie.

Manifestement, le marchandage avec Poutine n'a pas abouti. L'offre des Occidentaux, en faillite économique et en faillite tout court, a dû être aussi minable que lamentable et pathétique. Le sourire crispé d'un constipé, le « nouveau » président des Français, très différent de celui qui bronze actuellement sous le soleil marocain (c'est une boutade, bien sûr) est allé encore plus loin en déclarant que le départ du Président syrien devient une nécessité. Puisqu'on nous oblige à le répéter, je rappelle que son illustre prédécesseur, par la voix de son non moins illustre ministre des affaires étrangères, avait déjà exigé ceci il y a de cela plus d'une année.

En guise de réponse, le Russe a simplement répondu : niet.

Voilà. Manifestement peu habitué au langage diplomatique, traduisez langue de bois et malhonnêteté intellectuelle, le Président Russe, s'adressant directement à son « homologue », le Président des Français, a ajouté : « pourriez-vous me dire combien de civils ont été massacrés par les Autres (c'est la terme qu'il a utilisé), ceux que vous soutenez » ?

Je ne sais si notre Conseiller Fédéral Burkhalter rencontrera prochainement des responsables russes. Il serait en tout cas bien inspiré de ne pas leur répéter « bêtement » ce que « ses partenaires », Français, entre autres, lui auraient inculqué.

Comment peut-on être à ce point bête, malhonnête, idiot, minable et médiocre ?

Poutine a même mentionné le massacre de Houla, vous savez la goutte qui, selon Hollande, a fait déborder le vase. Il lui a dit son étonnement de voir des pays de cette importance prendre des décisions en quelques heures alors que personne ne savait ce qui s'était réellement passé. Il lui a aussi dit que ceci se retournera contre les Occidentaux car la vérité sur Houla est tout sauf celle qui nous a été raconté par la RTS, France Info, TF1, france2, etc., bref, les succursales d'Al Jazeera).

Dernière trouvaille des Occidentaux : la Russie livrerait des armes au régime syrien. Celui-ci pourrait les utiliser contre les manifestants (attention : pacifiques, selon Hollande, Cameron et, accessoirement, Burkhalter). Je dois avouer que là, le Président Russe a un peu manqué d'esprit.

Voyez-vous, cette dernière stupidité résume à elle seule toute la situation : nous sommes en présence de gens qui financent, entrainent et arment des terroristes et qui reprochent aux Russe d'armer les autorités qui les combattent.

En juillet, Hollande accueillera, pour la énième fois, la conférence des « ennemis de la Syrie ». Il faut juste espérer que, d'ici là, cette mascarade aura trouvé son dénouement et que la Syrie, avec ses « vrais amis » aura trouvé le moyen d'en finir avec les terroristes et ceux qui les fournissent.

Tout doit commencer par la mise à la porte immédiate des barbouzes onusiens. En premier leur chef, résident genevois, du côté de la vieille ville, pour l'occasion.

 

08:33 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : france, syrie, gowrié, hollande, rts, médias, al jazeera, juppé, fabius, didier burkhalter

02/06/2012

Manifestants pacifiques en Syrie

Selon nos médias, RTS en tête, et nos politiques, Calmy Rey puis Didier Burkhalter, les manifestations, toujours pacifiques, durent depuis 14 mois en Syrie. Selon ces mêmes médias et ces mêmes politiques, la « communauté internationale » doit entreprendre des actions énergiques pour faire cesser la répression du régime syrien.

Rappel : ces médias et ces politiques ont reçu, de ma part, des dizaines de documents, essentiellement audiovisuels, montrant les terroristes, les criminels et les voyous qu'ils soutiennent à l'œuvre. Aucun, je dis bien aucun, de ces documents n'a été diffusé.

J'ai dès lors décidé de vous livrer, petit à petit, certains de ces documents.

Voici, pour aujourd'hui, le premier. Il s'agit de manifestants pacifiques, en Arabie Saoudite, tenant une séance d'enchères pour l'envoie d'un...kamikaze (lui aussi pacifique) en Syrie.

Inutile bien évidemment de qualifier l'attitude des médias et des politiques. Inutile parce que cela ne servirait à rien. Effectivement, dès le moment où ils continuent à dormir tranquillement, alors qu'ils savent où se trouve la vérité, il n'y a plus rien à espérer d'eux.

Voici le lien vers ce premier document.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...