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  • Cela se passe chez Aldi à Meyrin : le marché aux réfugiés

    Aldi Meyrin (Ch. de Riantbosson) vendredi 8 novembre 2019, 13h30.

     

    Presque à l'entrée du magasin, faisant quelques petites courses, j'entends deux personnes, un homme et une femme, parler une langue, disons...moyen orientale : de l'arabe à accent syrien, du côté de Damas. Quelques minutes plus tard, j'entends d'autres voix. Tournant la tête, je vois un autre couple, la femme, comme la première, voilée, salue cette dernière et l'homme ne semblant, lui, pas connaître son "homologue", salue ce dernier et fait sa connaissance.

     

    Deux conversations s'engagent immédiatement. Celle des deux hommes, rappelons-le, il viennent à peine de faire connaissance, attire immédiatement mon attention. J'entends le premier dire : "selon moi, le Danemark et la Hollande, un peu moins la Norvège, seraient les mieux placées. Je comprends de suite qu'il s'agit d'une discussion autour du "marché" européen aux réfugiés.

     

    Le premier : "Je peux t'assurer que ça n'a rien à voir. Il n'y a actuellement pas mieux que ces deux pays. Mon cousin est parti pour les Pays Bas il y a de cela 4 ans. Il ne parle pas la langue et il est en phase d'obtenir la nationalité. Comprends-moi bien : non pas une carte de résident permanent, mais la nationalité".

     

    L'autre : "oui mais du point de vue financier, on est mieux payé en Suisse, même si les conditions ne sont pas optimales".

     

    Le premier : "ça dépend. Moi, si j'avais su que cela évoluerait comme ça, j'aurais choisi les Pays Bas".

     

    Conversation habituelle et tout à fait normale, entre deux "authentiques" réfugiés, bien évidemment. Conversation habituelle et tout à fait normale qui a lieu chaque fois que deux "réfugiés" se rencontrent.

     

    D'un coup, leurs regards se tournent vers quatre jeunes hommes, des recrues de l'armée suisse qui faisaient quelques emplettes.

     

    Le premier : regarde moi ces fillottes.

     

    L'autre : allah Akbar. Alors, que me conseilles-tu ? Rester ici ou aller aux Pays Bas.

     

    Le premier : remarque, dès que tu auras le permis B, les allocations vont plus que doubler. Nous, on a eu le permis B immédiatement car nous nous sommes présentés dès le départ comme opposants au régime ayant participé aux manifestations et tout le reste.

     

    A un moment de la "discussion", l'un des deux regarde de mon côté puis dit à l'autre :"crois-tu qu'il nous comprend ?". L'autre répond : "je ne le crois pas. Pas plus que tous les autres ânes dans ces pays". Je suis désolé de le dire comme ça mais, effectivement, je n'ai pas tout à fait la tête de quelqu'un qui comprend cette langue.

     

    Je l'ai regardé et lui dit :"mais bien sûr que je vous comprends. Et vous avez parfaitement raison sur une partie de votre phrase, celle qui concerne les autres ânes. Vous ne pouvez imaginer à quel point il faut être des ânes pour continuer à se faire à ce point berner par des gens comme vous". Il s'en est bien sûr suivi les insultes habituelles concernant les "mécréants" et tout ce qui va avec : "là-bas, on t'aurait coupé la tête".

     

    Vous auriez alors dû rester "là-bas", ai-je dit.

     

    - Non, on vient chez vous et vos dépens, que vous le veuillez ou non.

     

    Ce qui précède est parfaitement authentique. Ce que j'ai relaté ici ne constitue pas la moitié de ce que j'ai entendu et qui, en soi, n'est pas du tout une surprise pour moi.

     

    Je dédie ce texte à Ada Marra, Cesla Amarelle, Christian Levrat, à Brunschwig-Graf et aux quelques gaucho-verdâtres qui, sans aucun doute, feront de leur mieux pour que nos amis "réfugiés" deviennent des électeurs au plus vite.