UA-138665747-1

Kim, Trump et les Mollahs

Kim, comme chacun le sait, est un dictateur sanguinaire et sans pitié. En digne héritier de son père mais aussi de son grand-père, Kim Il Sung, le père de la nation, il a torturé, tué, emprisonné, envoyé aux camps de travail des dizaines de milliers de ses "sujets". Il est vrai qu'il en a affamé un peu moins que ses illustres aïeuls. Tout cela est vrai. Tout cela est aussi parfaitement connu et très régulièrement dénoncé par les gardiens de la liberté et de la démocratie dans le monde, les USA d'Amérique et de leurs vassaux, les Européens. Et afin de délivrer le Peuple nord coréen du joug de cette junte sanguinaire, les USA ont lancé une attaque de grande envergure, aérienne, terrestre et maritime. Les installations militaires nord-coréennes ont été anéanties, les centres de commandement réduits à néant et des dizaines de milliers de militaires se sont rendus aux forces libératrices. Kim Jong Hun a été pendu et la plupart de son entourage soit tué soit fait prisonnier.

Vous me pardonnerez, je n'ai fait que remplacer l'Irak et la Libye par la...Corée du Nord.

Recommençons. Ainsi, le petit dictateur nord coréen a réussi un exploit unique. Un triple exploit, à vrai dire : rencontrer, en l'espace d'à peine deux ans et à trois reprises, le président de la plus grande puissance du monde, gouvernant ce même monde. Il a même fait mieux, faire venir, hier samedi, ce même président jusqu'à chez lui. Et Trump de déclarer : mettre les pieds à l'intérieur de la Corée du Nord fut un "grand honneur". Dans la foulée, le président américain est allé jusqu'à évoquer les fameuses "sanctions" contre la Corée du Nord en déclarant qu'elles resteront appliquées mais...les choses "peuvent changer".

Tout cela parce que le petit dictateur sanguinaire dispose de la bombe nucléaire. Comme quoi !

Ce n'est malheureusement (pour qui?) pas le cas pour les mollahs iraniens ni pour notre ami Maduro, le vénézuélien.

On rappellera tout de même, au cas où cela serait nécessaire, que notre ami Trump vient juste de signer l'alourdissement des sanctions contre l'Iran. Son but est d'asphyxier le pays et de "délivrer" le Peuple iranien du joug des mollahs. Tiens, tiens. Et pour la perte d'un drone descendu par les armes anti aériennes iraniennes, Trump était à...10 minutes de lancer une attaque "punitive" contre ce pays. Il y a renoncé, précisément, 10 minutes avant, "parce que cela aurait causé la mort de 150 Iraniens" (on reste pantois devant cette précision diabolique).

Vous avez dit 150 victimes ? Hmmm !

L'Irak et ses...500'000 à 1 million de morts, cela vous dit-il quelque chose ?

Tout cela parce que ces "petits" dictateurs n'ont PAS la bombe nucléaire. Comme quoi !

J'écris des banalités ? Peut-être. Il faut alors se poser des questions sur le "sérieux" avec lequel nos médias, toujours eux, invitant les désormais inévitables "spécialistes" traitent, parlent, analysent, le plus sérieusement du monde, le sujet.

 

Commentaires

  • Il ne fait aucun doute que le peuple iranien mérite mieux que le régime théocratique qui a succédé à la monarchie en 1979. Cela étant dit, les pressions de Trump, Netanyahu, Pompeo etc... vont pousser certains dirigeants - jusque-là minoritaires- iraniens à sérieusement réfléchir à l'opportunité de se doter de l'arme nucléaire en suivant l'exemple nord-coréen. Comme vous le faites si justement remarquer, Trump est plein d'égards pour la Corée du nord, détentrice de l'arme atomique alors qu'il ne cesse de multiplier les sanctions contre l'Iran et le menacer d'une offensive militaire, et où les véritables victimes sont les citoyens ordinaires. En attendant personne ne vient mentionner l'arsenal nucléaire d'israël, qui, selon la légende, est une démocratie.

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel