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  • Le monde que nous vivons

    Comme tout le monde le sait, les daltoniens ont pour caractéristique essentielle de confondre les couleurs et de ne pas en distinguer certaines. L'origine de cette "déficience" est généralement...génétique.

     

    Les déficiences qui sont en train de caractériser notre société aujourd'hui vont bientôt le devenir aussi : On va naître...comme ça.

     

    Ainsi, nous vivons dans un monde où les apôtres de la démocratie et de la liberté dans le monde, comme chacun le sait, les USA, initiateurs du CPI (Tribunal Pénal International, fondé pour "punir" celles et ceux qui commettent des crimes contre l'humanité) refusent d'accorder un visa d'entrée à la procureure de ce même CPI, qui enquête sur les exactions des soldats de la liberté en Afghanistan.

     

    Nous vivons dans un monde où les autorités de ce même pays ont décidé de mettre les Gardiens de la Révolution" corps d'élite de l'armée iranienne, sur la liste des organisations terroristes. Je n'ai vraiment aucune sympathie pour les "gardiens de la Révolution", ni pour les Mollahs qui les commandent mais un minimum d'honnêteté intellectuelle m'oblige reconnaître que, jusqu'à nouvel ordre, ce ne sont pas ces derniers qui ont rayé Hiroshima et Nagasaki de la carte, pas plus qu'ils n'étaient les seuls dans l'Histoire à avoir utilisé l'arme atomique. Ce ne sont pas eux non plus à avoir utilisé les armes chimiques à échelle industrielle au Vietnam ni étaient responsables de la mort d'un à deux millions de Vietnamiens. Les GDR (Gardiens de la Révolution) n'ont pas renvoyé l'Irak (sous les prétextes fallacieux que l'on connaît) à l'âge de pierre ni causé la mort d'un demi million d'Irakiens parmi lesquels des centaines de milliers d'enfants. Les GDR n'ont pas été derrière la création d'Al Quaida ni, pire, celle de L’État Islamique.

     

    Nous vivons dans un monde où un pays "démocratique" et "libre", de forme plus ou moins hexagonale, fait la course pour être parmi les premiers à reconnaître la "légitimité" d'un personnage qui s'autoproclama président d'un pays "souverain", le Vénézuela et dont le premier ministre déclare le plus naturellement du monde, à propos d'un autre pays que : "l’Algérie est un pays souverain, c’est donc aux Algériens, et aux Algériens seuls, qu’il revient de prendre les décisions» pour leur avenir" (Edouard Philippe dans un dans un entretien à BFMTV.

     

    Nous vivons dans un monde où les "souffrances" du Peuple Syrien font pleurer l'entier du monde occidental et notamment la partie médiatique de ce dernier, à raison d'une à deux émissions...par jour. Les mêmes qui savent à peine où se trouve le Yémen. Il est vrai que les Yéménites sont plus résistants, n'ont pas d'enfants et, surtout, sont bombardés par...nos amis : les Saoudiens.

     

    Nous vivons dans un monde où un petit excité, encouragé par un aventurier en mal perpétuel de reconnaissance, BHL, entrainent les USA dans un simulacre de "guerre" pour libérer la Libye du joug du sanguinaire Khaddafi, avec le résultat "merveilleux" que l'on connaît.

     

    Nous vivons dans un monde où nos "démocraties", n'ont qu'un seul souci : la paix, la démocratie et la...liberté. Pour cela, elles, nos démocraties, ont trouvé le cercle "vertueux" (par opposition à vicieux) parfait : installer des dictateurs, les entourer de cercles d'hommes aussi corrompus que sanguinaires, les armer, très lourdement, car cela rapporte gros, signer de gros contrats d'exploitations diverses et variées, se scandaliser ensuite de la situation, fomenter des révoltes et armer, cette fois, les opposants, etc. Le hic ? Des millions de réfugiés, mille pardons aux gauchistes de tous bords, des "migrants", qui déferlent sur nos "plages" sous les regards médusés des vacanciers.

     

    Nous vivons dans un monde où le simple fait d'évoquer les années 2000 nous fait passer pour des réactionnaires. Et ne parlons pas des années soixante ou septante où, là, nous serions des dinosaures. Un monde où aucune statistique ne saurait être tenue, de peur que cela ne...blesse quelqu'un. Et il y en a tellement, qui sont susceptibles d'être blessés. Des écoliers, dont le niveau en mathématique est passé de 250 à 176 en l'espace d'à peine 40 ans (cela blessera certainement les tiers modistes et les gauchistes de tous bords car en évoquant ces chiffres, on...stigmatise certainement une...population particulière, non ?) Les mêmes gauchistes qui m'ont tancé vertement à trois reprises, au moins, parce que mes enfants connaissaient déjà leur alphabet et quelques mots avant même d'entrer dans l'école de la République.

     

    Nous vivons dans un monde où le voisin n'est pas un "étranger" mais une personne "issue de la diversité". Un monde où les centaines de langues entendues dans les rues de nos villes ne sont que l'expression du "multiculturalisme".

     

    Nous vivons dans un monde "riche" en "expériences" nouvelles. Me rendant l'autre jour à l'hôpital de la "République et Canton de Genève" (ville de...Calvin) pour y emmener se faire hospitaliser une personne très chère, croix dorée pendue à ma poitrine, on me demande si cette personne mange de...tout. En particulier du...porc. A la vue de mon air surpris, voire agacé, la pauvre infirmière me dit : "pardon Monsieur mais on ne sait plus où on est ni comment faire".

     

    Nous vivons dans un monde où les Mahométans de tous bords fuyant, paraît-il, les enfers dictatoriaux dans lesquels ils vivaient,  déferlent sur nos contrées et, à peine arrivés, que dis-je, très bien et très confortablement installés, se précipitent pour "exiger" que leur hôtes, le monde à l'envers, me diriez-vous, se conforment à leurs us et coutumes. Nous ne savons en revanche pas pour quelles raisons ces personnes, si malheureuses ici, chez les mécréants, n'ont pas pris le chemin du paradis, la terre du "Prophète", l'Arabie Saoudite. Peut-être pourrions-nous nous faire aider, pour comprendre, par Mme Adolorata ?

     

    Nous vivons dans un monde où des "jeunes" (inutile, vraiment, de les accabler) manifestent pour sauver le climat en se remettant à la...volonté de ceux là mêmes qu'ils accusent de détruire la planète. Les mêmes "jeunes" qui, à la question de savoir ce qu'ils feraient si on leur demandait de jeter leurs portables dont la fabrication et l'utilisation causent tant de ravages à la planète, répondent : "on se jette derrière.

     

    Nous vivons dans un monde où la mode est à la véganie (je ne sais même pas si l'expression existe). Un monde où des véganes protecteurs des animaux s'attaquent violemment aux boucheries massacrant les animaux qu'ils chérissent tant, veillant scrupuleusement à éviter celles portant la mention "Halal". Ils ne veulent probablement pas que leur âmes pures soient soupçonnées de...islamophobie.

     

    Nous vivons dans un monde où un pseudo "journaliste", Kashoggi, se fait dépecer pas les agents de la famille "régnante" en Arabie Saoudite dans le consulat de ce "pays" à Istanbul sans que cela ne soulève autre chose que des réactions molles voire un peu gênées de la part de nos "démocraties". Les mêmes..."démocraties!" qui se sont levées comme un seul homme, rouges de colère et d'indignation, suite à l'empoisonnement d'un ex-agent des services secrets russes, Skripal, attribué à ces mêmes services. Tellement indignées, nos démocraties, qu'elles ont décidé de "chasser" de chez elles des dizaines de diplomates russes.

     

    A moins que...

     

    La probité, honnêteté intellectuelle, morale, honorabilité et justice n'aient des limites : celles de la couardise et de la lâcheté