23/08/2017

Barcelone (et ailleurs) : il y a de cela 40 ans en arrière...

Il y a de cela un peu moins d'une quarantaine d'années en arrière, j'étais encore étudiant (élève) en 11e (équivalent deuxième gymnase) dans une école d'Alep, dans une classe qui comptait une bonne trentaine d'élèves dont une poignée de chrétiens. La langue arabe était une de mes matières favorites, avec l’anglais, les sciences et l'Histoire. Il est assez connu que dans ces pays la plupart des "enseignants" de langue arabe sont soit d'anciens "élèves" d'écoles coraniques soit des "licenciés" des facultés de lettres option langue arabe et..."civilisation" islamique. Cette dernière étant une petite légende très à la mode de nos jours et dont on peut toujours discuter la véritable existence. Mais passons.

Un jour et alors qu'il fallait présenter une dissertation sur la "Nakba"  https://fr.wikipedia.org/wiki/Exode_palestinien_de_1948, fait le plus tragique dans l'histoire et la mémoire collective palestinienne, "l'enseignant" en question nous a fait part de "sa" vision des choses : "vous savez, la plus grande tragédie de l'histoire de "notre nation" (dans sa tête cela devait se traduire par Umma https://fr.wikipedia.org/wiki/Umma,) n'est pas la perte de la Palestine mais celle de...l'Andalousie.

Je n'ai jamais oublié cette phrase. Elle résume et explique tout ce à quoi nous assistons aujourd'hui. A Barcelone, bien sûr, mais aussi partout ailleurs. Barcelone n'est pas du tout visée parce que "andalouse". C'est gens, enseignants, diplômés ou simples ouvriers, n'ont pas de patrie. Ils n'en ont jamais eu et n'en auront jamais. Ils n'en veulent par ailleurs pas. Leur seule "patrie" est celle de cette doctrine maléfique, destructrice, nihiliste et inhumaine.

Mais...

Padamalgames, pasdestigmatisation.

P.S. Celles et ceux qui, à la simple lecture des mots Palestine, Israël ou Nakba sauteront sur leurs claviers pour nous gratifier des commentaires habituels sur la chose ne les verront pas publiés. Car, comme on peut le constater, ce n'est absolument pas le sujet de ce billet.

09:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

cher J.S., je suppose que vous êtes syriaque (comme les Mamarbachi, Sayeg...)donc vos ancêtres étaient déjà sur place au 7ème siècle, avant l'invasion arabo-islamiste, comme les assurye de Mesopotamie et les coptos. Comme il y avait déjà des arabes (bédouins)qui avaient émigrés dans ces régions (syriaquophones)et devenus chrétiens, pour certains tels les Ghazanides sauf erreur, peut-on dire qu'il y a encore de vrais arabes chrétiens et si oui peut-on les différencier des syriaques ? par le nom de famille......? r.p.

Écrit par : richard | 24/08/2017

Cher Richard,
Oui, Syriaque et "probablement" depuis toujours. Mes "ancêtre" ont donné leur nom à ce pays, la Syrie et, malheureusement (par dépit des Byzantins qui les gouvernaient) se sont jetés dans les bras des premiers qui les en ont débarrassés (les Musulmans) et leur ont offert ces deux fameux siècles de "civilisation" soi-disant musulmane. Il devrait certainement y avoir de "vrais Arabes" chrétiens comme vous dites. Il serait difficile d'imaginer le contraire dans cette région qui a vu les peuples de la moitié de la terre y passer depuis plus de 3'000 ans. Les Syriaques ont la plupart du temps des noms très facilement identifiables et, le plus souvent, ils maitrisent encore la langue, le syriaque (araméen). La plupart des autres chrétiens de Syrie sont des Syriaques ayant depuis des dizaines de générations suivi le rite byzantin, par la force des choses.
Bien à vous.

Écrit par : Jean Gowrié | 24/08/2017

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