11/01/2017

Bienvenue au paradis du socialisme

Dimanche 8 janvier, France 2 diffusait un très long documentaire, en deux parties, intitulé : "les Guerres des Gauches". La première partie avait peu d'intérêt du fait qu'elle traitait pour la énième fois l'histoire de DSK. Je l'ai pourtant suivie avec beaucoup d'attention pour constater à quel point l'immoralité fut carrément le fil conducteur de la vie et de l'action de cette personne mais aussi de beaucoup de ceux qui l'ont accompagnée. Je ne parle bien évidemment pas ici de la morale "de base" ni ne souhaite faire état d'un pudibonderie tout à fait malvenue. Je parle plutôt d'une conduite morale qui détermine les rapports qu'une personne entretient avec les autres. Je fus à cet égard frappé (même si je connaissais cet aspect du personnage) par l’exemplarité "morale" avec laquelle un certain Lionel Jospin a conduit son action. On voit aussi malheureusement ce qu'en fut le résultat. Inutile ici de revenir sur l'éternelle question : on imagine juste le sort qu'eut été réservé à un "justiciable" lambda ayant commis le dixième des forfaits de DSK. Imaginons aussi un président de la République qui compte dans ses fréquentations un certain...Dodo La Saumure. Mais passons.

La deuxième partie fut infiniment plus intéressante. Même si ce terme ne semble pas vraiment le plus approprié pour la qualifier. La Gauche dans toute sa "splendeur". Rien que l'annonce du début du sujet faisait déjà frémir : les "dauphins" de Mitterrand. Ce dernier étant à lui seul un concentré de tout ce qui peut être mauvais chez un homme (politique ou pas), on peut facilement imaginer ce que les seconds couteaux pouvaient être. A ce propos, s'il ne fallait se souvenir que d'un seul épisode de la vie de Mitterrand (il y en a des centaines), celui de l'attentat "manqué" d'octobre 1959 (monté de toutes pièces par lui-même et soigneusement étouffé depuis) suffit à lui seul pour résumer le personnage. On parlera aussi de l'histoire de Mazarine et de sa mère, logées, nourries, soignées et protégées aux frais de la République. C'est ainsi qu'à peine le roi est mort que la meute de caniches qu'il tenaient fermement en laisse commença à aboyer à qui le plus fort. Songez donc : Fabius (Al Nosra fait du bon boulot en Syrie), Hollande, Montebourg, Valls, Royal, DSK, Mélenchon et...Aubry (sans parler des dizaines d'autres, rangés dans les troisièmes couteaux). Cette dernière étant à elle seule un concentré de tout ce qui peut être mauvais chez une personne. Derrière, tout une myriade de bobos hyper fortunés, mais de gauche, bien évidemment, allant de Jacques Attali à Pierre Bergé.

Magouilles, arrangements douteux, trahisons, clientélisme, mensonges, promesses et déclarations à l'emporte pièce. On a vu l'actuel président (jusqu'en mai 2017) "promettre" (oui, promettre) à l'actuel président du Front de Gauche (Mélenchon) 15% des voix des militants lors des élections du président du parti (alors qu'on croyais les gauchistes champions du monde, que dis-je, de la galaxie, de la démocratie) si ce dernier acceptait de...se retirer des élections. Pour finir, Hollande a "obtenu", très démocratiquement, 91.6% des voix. Le plus lamentable dans l'affaire (je reviendrai là-dessus à plusieurs reprises) est la manière incroyable avec laquelle Hollande et ses seconds avaient déclaré vouloir humilier Mélanchon. Ce dernier a fini par recevoir un lot de consolation dans le gouvernement de Jospin. Il y eut ensuite l'épisode des élections présidentielles de 2007 et là...la manière dont les autres candidats et leurs entourages respectifs se sont comportés vis-à vis de Royal est digne des hyènes de l'Afrique sauvage, en un peu moins respectable. La même Royal qui a ensuite commenté les résultats des élections du président du parti où, face à elle, il y avait...Martine Aubry. Inutile de relater l'histoire, ni de la commenter. Il suffit, pour comprendre à quel point l’indignité de ces gens-là est profonde, de reprendre les commentaires de Royal elle-même : "j'ai vu de mes propres yeux les SMS demandant aux responsables régionaux de la Fédération du Nord de...bourrer les urnes. lorsqu'on a de tels comportements, on n'a de leçons de démocratie à donner à personne". Finalement, Aubry a gagné avec une avance de...42 voix.

Et tous, sans exception, bien calés dans leurs confortables fauteuils de leurs appartements de luxe où à l'arrière de voitures tout aussi luxueuses, sont là pour défendre les intérêts du...peuple.

Parti pris contre la gauche ? Nullement. J'étale les faits, tout simplement. Cela étant, je dois tout de même reconnaître que l'époque de celui pour qui les "gauchistes" ont voté en 2002 en se bouchant le nez (Chirac) et le successeur de ce dernier, l'agité (Sarkozy) ne fut de loin pas meilleure, ce à tous les points de vue. Mais en fait, Chirac et Sarkozy, sont-ils vraiment de...droite ?

Bienvenue au paradis du socialisme.

09:45 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Mais, mais non, vous n'avez aucun parti pris contre la gauche, je vous le confirme.

Une autre fois, vous pourriez approfondir votre réflexion sur les chevaliers blancs que furent, par exemple Chirac et Sarkozy.

Quant à savoir si Mitterrand était "de gauche", voilà un chic sujet pour un autre billet.

Sinon, votre aversion pour ce que vous appelez "la gauche", c'est génétique ? Ou lié à un événement traumatique ? Ou peut-être encore manque de lectures ?

Bien à vous.

Écrit par : Ahmed Mélenchon | 12/01/2017

@ Ahmed...Mélanchon.
Dans mon billet, Chirac et Sarkosy n'apparaissent pas comme chevaliers blancs, c'est même tout le contraire.
Pour le reste, ce que vous dites n'est pas vraiment faux. J'aurais juste souhaité que vous ayez "complètement" raison et que mon aversion pour la gauche soit "VRAIMENT" génétique.
Quant au manque de lecture et en toute modestie, vous avez complètement tort. Vous ne pouvez pas savoir à quel point.
Cordialement

Écrit par : Jean Gowrié | 12/01/2017

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