30/09/2015

Elections fédérale (é 15) pour qui voter ?

Il y a de cela quelques années, Dutronc déclarait : "Je suis de tous les partis, je suis de toutes les patries". En ce qui me concerne, je ne suis d'aucun parti, mais j'ai une patrie. Ceci me permet, je le crois, de parler de ce sujet, en me concentrant sur la patrie sans laisser "l'autre appartenance" me dicter mes opinions.

En démocratie, du moins théoriquement, le Peuple (faut-il encore s'entendre sur cette notion) délègue son (ses) pouvoir(s) à des "représentants" (chez nous, ce sont les Conseillers Nationaux et les Conseillers aux États) dont le rôle (mission confiée) est, précisément, de veiller au respect du "mandat confié" et de l'exécuter dans l'intérêt "exclusif" du mandant...le "Peuple". En cela, le "contrat" n'est en rien différent de celui passé entre un propriétaire et l'agent chargé de vendre sa maison, le client et l'avocat,, etc.

La réalité en est toute autre. Et en dehors de cette mascarade consistant à ne pas réélire le "représentant", le mandant n'a aucune possibilité de "poursuivre" le mandataire pour non exécution de contrat.

Ainsi, les représentants du "Peuple" sont sensés défendre (et exclusivement) les intérêts de celui-ci et, surtout, préserver autant que possible les "acquis" dont certains l'ont été au prix de beaucoup de sacrifices, voire, souvent, de sang.

Celles et ceux qui ne le font pas sont au mieux des incompétents et celles et ceux qui s'emploient (s'acharnent) à trahir la volonté du Peuple et à détruire ses acquis sont des criminels.

Alors, pour qui voter ?

Vu ce qui précède, la réponse paraît aussi logique que simple : pour celles et ceux qui s'engagent à se mettre au service du "Peuple" et dans l'intérêt exclusif de celui-ci. On se rend vite compte que les exclus devraient être nombreux. Ce ne sera malheureusement pas le cas : Verts et Socialistes trouveront toujours des adeptes de l'autoflagellation : les indécrottables de "l'International". Ils reconduiront les Amarelle, Marra et autres Nordman, Savary et Levrat. Ceux-ci nous expliqueront de nouveau que la Suisse est une construction qui appartient au passé, continueront à fulminer contre les droits populaires fondamentaux et appelleront, pour la énième fois à abolir les frontières. Certains, très démocrates (forcément car...de gauche) le sont tellement qu'ils veulent ni plus ni moins faire interdire l'UDC, par la loi. Ce dernier leur met des bâtons dans les roues. Il ne croit pas que l'Europe soit au mieux de sa forme et ne veut pas que notre tout petit pays, exemplaire, jusqu'à nouvel ordre,soit "bouffé" par cette machine maléfique, inefficace et malsaine. Il y a de cela quelque temps, un socialiste écrivait sur cette plateforme que l'UDC, le MCG et le ... Front nationale, n'ont pas le droit (lisez bien : pas le...droit) de participer à une marche républicaine. Le gauchiste en question, à l'instar de tous ses acolyte, en un peu pire, se prenait, à l'instar de ses acolytes, pour le dépositaire de la morale républicaine. Ce gauchiste proposait même l'interdiction pure et simple de l'UDC. Ce gauchiste voudrait interdire l'UDC précisément par ce que ce dernier fait 30% aux élections et il l'écrit noir sur blanc.

Voici le billet du gauchiste :

http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/archive/2015/01/10/pas-de-...

Et voici, à l'époque, le billet que je lui ai consacré, à mon grand regret.

 http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/201...

Je suis malheureusement obligé d'en reparler car, cet après-midi, le hasard a voulu que je vois sa figure affichée sur le tram. Il est, le gauchiste, candidat aux élections fédérales, ni plus ni moins.

Derrière, il y a le PDC. Ce parti est devenu OVNI inclassable. Et sa douce décente dans la plupart des élections ses dernières années n'est que le résultat logique de cela : on ne sait ni qui ils sont, ni ce qu'ils veulent. C'est du gris : ni noir, ni blanc, ni gauche, ni droite, on veut mais on ne veut pas non plus. PDC veut dire Parti Démocrate...Chrétien. Leur volonté de gommer au maximum le C de leur logo n'a d'égal que leur incapacité à l'enlever. S'ils ne le font pas, c'est probablement uniquement pour ne pas rester avec...PD.

PLR, fusion de Radicaux et de Libéraux. Ils semblent en ce moment avoir le vent en poupe, d'après certains sondages. A voir. Leur programme se résume à...rien, ou presque. Il ne faut surtout pas parler d'Europe, sinon pour appeler à en avoir plus, encore et toujours. Il parait que cet une chance pour la Suisse.

Ce qui est extrêmement dangereux avec ces partis ou, du moins, devrait mettre beaucoup de doutes sur leur compétence et capacité de discernement, est que, au moment même où ce grand malade, peut-être mourant, qu'est l'Europe est au plus mal, leurs leaders n'ont qu'un seul souci : Europe, Europe et encore Europe.

Alors, pour qui voter ?

Soyez libres et votez pour ceux qui vous promettent de vous la laisser, cette liberté. Du moins ne pas vous la voler.

 

 

10:27 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1)

29/09/2015

des journalistes et des politiciens

Ce matin, lundi 28 septembre 2015, un "journaliste" de France Info, une radio française du service public, recevait une ministre de la "République", une certaine Marisol Touraine, ministre des affaires sociales, de la santé et des droits de la femme, tout un programme, qui devait commenter les grands événements du moment.

La première question du "journaliste" concernait l'intervention de la France contre l’État islamique (paraît-il)et les premières frappes contre une "base" de l'organisation terroriste à l'est de la Syrie (endroit qui se révéla par la suite être totalement vide).

Nous savions que les "politiciens" de ce pays reçoivent, pour la plupart d'entre eux, une sorte de formation spéciale consistant à ne jamais répondre aux questions posées et de jamais utiliser les mots "oui" ou "non". Mais là, la réponse de la ministre méritait une palme d'honneur spéciale.

Écoutons la question...et la réponse.

http://www.franceinfo.fr/emission/l-interview-politique/2...

Cela se passe entre le début de l'interview et la 50e seconde. La ministre commence en disant que la France prend "ses responsabilités" et "elle le fait depuis le début de cette crise".

Extraordinaire.

Le "journaliste" n'a bien évidemment pas eu la présence d'esprit de poser la question à la "ministre" de nous expliquer la manière dont la France prend ses responsabilités depuis le "début de cette crise".

Si mes souvenirs sont bons, la France, par la voix "très officielle" de son ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, avait déclaré que le Front al Nosra, rival en barbarie de l’État Islamique, "faisait du bon boulot sur le terrain.

Mais bon, ce n'est qu'un journaliste. Et s'il fallait les écouter pour savoir ce qui se passe dans le monde...

 

 

10:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (19)

25/09/2015

Des prostituées et des maquereaux

Il y a de cela à peine trois jours, Hollande, Valls et l'ami Fabius mettaient encore comme condition préalable à tout règlement du conflit syrien le départ de "Bachar el Assad", actuel président du pays. Même chose, avec un peu moins de dogmatisme (donc un peu plus de réalisme) de la part du premier ministre britannique et de quelques autres pantins du maître yankee.

Trois jours après, tour à tour et probablement après en avoir reçu l'ordre du même maître d'outre atlantique, ces mêmes pantins se pressent aux portillons pour nous dire, comme si de rien n'était, que la solution est...politique et que le président syrien en fait partie. Le plus drôle dans l'affaire est la formule même d'annonce faite par ces misérables : les mêmes mots, strictement les mêmes. On croit rêver. Même l'Ottoman Erdogan s'y est mis.

En cherchant un peu, on ne trouve qu'un seul évènement susceptible d'avoir engendré un tel revirement : le bâton agité par les Russes. Et Moscou qui devient le nouveau Jérusalem du monde. Tout le monde y tournent les yeux et Netanyahu, le premier ministre israélien y a même couru pour rencontrer Poutine afin de lui demander de fermer les yeux sur les agissements israéliens dans le sud de la Syrie. Poutine lui aurait, d'après certaines sources, signifié une fin de non recevoir. Suite à quoi on apprend aujourd'hui que les Israéliens ont demandé la constitution d'une cellule russo-israélien qui serait chargée de mettre en œuvre les mécanismes permettant d'éviter des affrontement "non voulus", donc "malheureuse". On en est là.

Certains appellent tout cela la réal-politique.

Pour ma part, je reprends le titre de mon billet et propose de chercher la réponse dans les divers synonymes de péripatéticiennes.

 

10:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (16)

15/09/2015

Migrants, Europe, Merkel, Hollande, etc., : "essayons" de comprendre

800'000, 24'000, 160'000...la bataille des chiffres et les déclarations à l'emporte pièce font rage. En l'espace de 72 heures (un peu plus en réalité), on a vu les Allemands annoncer vouloir accueillir tous ceux qui voudraient aller trouver "refuge" dans le pays, les Français ouvrant les bras à 24'000 (répartis sur deux ans), les Européens (oui, ce pays existe) exigeant la répartition "obligatoire" de 160'000 réfugiés entre les pays de l'Union, ce dont ne veulent pas entendre parler les Polonais, les Slovaques, les Danois et les Hongrois. Ces derniers viennent d'annoncer la fermeture "hermétique" de leurs frontières et la criminalisation des "réfugiés" en question.

A peine ces nouvelles annoncées et voilà que "Maman Merkel" (comme l'appellent désormais affectueusement les Syriens, Afghans et autres Érythréens) fait un volte face à 180° et annonce carrément la suspension des accords Schengen, carrément. Rendez-vous compte : de 800'000 attendus ET accueillis "à bras ouverts" à...fermeture des frontières et suspension des accords de Schengen. Alors, bien évidemment, ce traitement de la problématique des réfugiés donne l'impression d'une réflexion manichéenne dictée uniquement par la ponctualité des évènements et les humeurs "changeantes" des opinions publiques.

Il n'en est en réalité rien.

Sur un plan purement "interne", entendez par là "européen", les Allemands, à la veille d'une énième réunion consacrée au traitement du problème des réfugiés, veulent exercer un maximum de pression sur les "autres" pays afin d'obtenir des concessions de la part de ces derniers. On peut en effet difficilement imaginer "Maman Merkel" faire un virage aussi spectaculaire sur un "coup de tête". Mais les arrières pensées de politique interne ne sont pour autant pas absentes des calculs de la Dame, qui ne veut pas non plus ignorer, malgré les messages de "Welcome" affichés à l'arrivée des "trains", qu'une bonne partie de son électorat est bientôt à bout. Il faut donc aussi montrer que le pays sait se montrer "stricte". Malheureusement, pour elle, le résultat ne fut pas celui escompté. En effet, son geste semble avoir été compris comme un "signal" voire un encouragement et c'est dans les 24 heures que Polonais, Slovaques et autres Tchèques se sont empressés "d'imiter" la patronne.

Mais le vrai jeu se joue en réalité ailleurs, là-bas, en Syrie même, devenu le théâtre de la confrontation ultime avant le possible établissement d'un nouvel ordre mondial.

Que s'est-il passé "là-bas" ces quatre derniers jours ? Que s'est-il passé pour que, tour à tour, on voit le ministre des affaires étrangère de sa gracieuse Majesté déclarer on ne peut plus officiellement que le "processus de transition" se fera "avec" M. Bachar el Assad ? Pour que, encore plus spectaculaire, son homologue autrichien annonce, depuis...Téhéran, que M. Assad "fait partie de la solution" ? Pour que Maman (Merkel) elle-même presse ses "collègues" européens pour ouvrir les canaux de négociation avec le régime syrien et pour que, cerise sur le gâteau, même le triste Hollande et son mon moins sinistre des affaires étrangères déclarent accepter que M. Assad "accompagne" le processus de transition politique ? Car il y a de cela à peine 5 jours, ces mêmes pantins "exigeaient" le départ du président syrien comme "préalable" à tout règlement du conflit syrien. Oui, à peine 5 jours.

Certains appellent cela de la réal-politique.

D'autres, un peu moins polis, trouvent la réponse dans leur connaissance approfondie du milieu de la prostitution (politique).

La réalité est bien plus prosaïque : ce n'est rien de plus que l'éternel "bâton" agité par un patron. Cette fois, ce fut la Russie.

Ainsi, il y a de cela quelques jours, à l'occasion de la nouvelle trouvaille des Occidentaux (la lutte contre l’État islamique), des déclarations "étranges" commençaient à se faire entendre et certaines "puissances", émues par la photo du petit syrien mort sur une plage turque, ont décidé d'étendre la "lutte", limitée jusque là à l'Irak, à l'intérieur de la Syrie : frapper les jihadistes en Syrie même. 

Il faut, bien évidemment, en plus d'une naïveté absolue, être totalement idiot, ou journaliste, pour croire à cela. Car la vérité derrière tout cela était que, après quatre années d'essais avortés, les Occidentaux ont décidé de prendre les choses en main. Une ou deux frappes "malencontreuses" tout d'abord, contre les troupes régulières puis, l'habitude et la machine de propagande occidentale habituelle faisant son œuvre, une vraie campagne militaire (aérienne, bien évidemment) contre l'armée syrienne.

La coupe était plaine, pour les Russes.

C'est pour cette raison que, à peine 24 heures après les déclarations de "guerre contre l’État islamique" de la France, GB et Australie, l'on a entendu les déclarations fracassantes et, cette fois, sans ambages et sans la moindre retenue de la part du ministre des affaires étrangères russe, Lavrov, disant que la Russie continuera et "accentuera" son soutien militaire à la Syrie. Depuis, selon des sources extrêmement bien informées, un véritable pont aérien s'est établi entre Mouscou et Damas. Une présence sans précédent de la flotte russe et livraison immédiate des missiles SA 22 (anti aériens). Ce qui semble ne pas faire de doute non plus est la présence physique d'unités de l'armée russe.

Il y a de cela deux ans, alors que Américains et Français étaient à deux doigts de lancer des attaques contre Damas, deux missiles Toma Hawk, lancés à partir d'un bâtiment US croisant en mer Méditerranée, s'étaient abîmés et tombés en mer.

Les Américains ont parlé de "manœuvres".

Les Russes n'ont rien dit. Mais il paraît qu'ils y étaient pour quelque chose. Ce fut un message. Après, les occidentaux ont renoncé et leur lot de consolation fut la destruction des armes chimiques détenues par le régime de Damas.

On ne sait pas si le volte face spectaculaire de Hollande, Cameron et les autres fait suite, cette fois, au bâton numéro 2, brandit par les Russes.

A voir.

 

10:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (7)

14/09/2015

Une image...

Vaut autant que...combien de mots ?

10:27 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (11)

09/09/2015

Pourquoi les Syriens migrent maintenant ?

Et c'est un "très" grand "analyste", l'Allemand Andrès, de son vrai nom Andrès Allemand, dont la connaissance de la chose syrienne n'a d'égal que son militantisme acharné (contre Assad ou pro islamistes, qu'il a toujours appelé "rebelles syriens", c'est comme vous voulez) qui nous en révèle les causes. C'est ainsi qu'on apprend, pèle mêle, que la soudaineté de ce mouvement "migratoire", en majorité syrien, a pour cause la guerre prochaine contre l’État Islamique, que l'Occident fait mine de vouloir livrer. L'excellent "journaliste" nous apprend que les "migrants" en question, attendaient "sagement" aux frontières de la Syrie, qui en Turquie, qui en Jordanie ou encore au Liban, la chute de Bachar el Assad pour enfin pouvoir rentrer chez eux. Et maintenant que la "lutte contre Daech est "lancée", cet espoir s'est évanoui.

C'est écrit noir sur blanc (je ne puis assurer que le papier du journal en question ne soit pas recyclé).

Essayons de comprendre ou plutôt de suivre l'excellente analyse de ce journaliste qui, sans le savoir (ou peut-être aveuglé par son acharnement militant) s'est lui-même creusé le piège dans lequel il est tombé.

Ainsi :

  • Les Syriens fuient en masse avec l'approche de la lutte contre Daech (fuient à cause de la lutte...contre l’État Islamique).
  • Les migrants dont l'analyste parle se trouvent en majorité dans les pays voisins.

On ne peut logiquement en déduire qu'une seule chose : ces "migrants" sont liés à...Daech. Et pour ce qui est du deuxième point, seuls Angelina Jolie et quelques autres pinups croient encore qu'il s'agit de "réfugiés". Car tout le monde sait, y compris Andrès Allemand qui nous le confirme sans le savoir, ou peut-être en parfaite connaissance de cause, qu'il s'agit essentiellement des familles des combattants, pardon "rebelles", mises à l'abri en attendant la chute de...Bachar, dans l'espoir de revenir chez eux (selon l'auteur) auprès des leurs (Daech et les autres).

Et maintenant que la lutte contre Daech est lancée, cet espoir s'est évanoui. N'est-ce pas, l'analyse ?

Bravo donc et merci. Vraiment.

Au fait, l’État Islamique sévit en Irak tout autant qu'en Syrie, voire plus. L'excellent analyste ne nous dit pas pourquoi les irakiens ne fuient pas en masse !!!

 

10:35 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3)

08/09/2015

Le cirque (cercle ?) des minables : suite et fin

Dans son discours d'aujourd'hui, ce billet a été écrit le lundi 7 septembre, Hollande a déclaré (à propos de la crise des migrants) que la "France" envisageait des frappes en Syrie mais que :

"l'envoi de troupes au sol serait inconscient et irréaliste".

Il a tout résumé...le Hollande. Il a juste omis de dire que la France a "déjà" des troupes au sol : ce sont les combattants de l’État Islamique, du Front Al Nosra et des dizaines d'autre groupuscules islamistes. Car il ne faut pas oublier qu'un certain Laurent Fabius (peut-être le pire de tous) avait en son temps déclaré que "sur le terrain, Al Nosra faisait du bon boulot".

Et, à l'instar d'une bonne prostituée, mais alors vraiment très bonne, Hollande, le président de la République Française a déclaré à l'adresse des Russes, soutiens de Bachar el Assad, que l'Europe réfléchirait à assouplir ses sanctions si Poutine "lâchait" Assad. Rappelons que celles-ci faisaient suite au non respect, par les Russes, des règles de la démocratie et droits de l'Homme, si chères aux Occidentaux, en Ukraine.

 

10:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (6)

07/09/2015

Sur le "drame" des réfugiés : BHL, Manuel Valls, Hollande, Merkel,... : le cirque (cercle) des minables

Il y a de cela quelques jours, Manuel Valls, premier ministre actuel de la République Française, s'est fendu d'un de ces discours dont il a le secret, où il fut notamment question de "l'urgence d'agir" suite à l'émotion suscitée par la publication de la photo du petit syrien mort sur une plage...turque. Nous y reviendrons.

Il y eut ensuite Merkel, Hollande et même BHL, bien évidemment. Ce dernier a de nouveau trouvé le moyen de quoi se mettre en avant, sur les cadavres des autres, y compris ceux de bébés.

On ne sait pas, à l'heure actuelle, jusqu'à quel point cette histoire peut être vraie mais cela n'a en soi aucune importance. L'Histoire, la grande, s'est aussi construite sur des mythes, voire, souvent, des mensonges. Le fait que l'Irak ne possédait pas d'armes de destruction massive n'a en soi aucune importance. Ce qui est important est que l'Irak a cessé d'exister suite aux mensonges proférés par l'équipe Bush. Et l'on pourrait continuer comme cela indéfiniment.

Le plus abject dans cette affaire, car ce n'en est qu'une, est que l'Espagnol oublie que l'enfant en question vient (d'après les récits) de la ville de Kobané, sur la frontière turque avec la Syrie. Et alors que la ville risquait de tomber aux mains des islamistes barbares de l’État Islamique, les Turcs, amis de Valls, Merkel et Hollande, interdisaient aux habitants "mâles" d'aller la défendre. Le plus abject est de voir ces criminels s'apitoyer sur le sort de ce petit garçon alors même qu'ils portent le sang de dizaines de milliers de victimes sur la conscience, à supposer qu'ils en aient une. Le plus abject dans cette histoire est de voir ces crocodiles pleurer la mort de cet enfant au moment même où ils alimentent et entretiennent le feu destructeur de la guerre civile en Syrie et où ils continuent de financer, armer, entrainer et dessiner des plans pour faire "tomber" Bachar el Assad (il ne faut tout de même pas oublier qu'il y a de cela à peine deux mois, la QG des Occidentaux, établi en Jordanie et responsable de la planification des opérations dans le Sud de la Syrie, a, après des mois de préparation, lancé une offensive d'une très grande envergure sur le "front" du sud, laquelle s'est lamentablement brisée aux portes de Deraa. C'est suite à cela que les Américains avaient décidé de revenir vers les Russes, demandant à ces derniers de s'occuper de la solution "politique".

Tous ces morts, toutes ces destructions, toute cette terreur, parce qu'un jour, ces criminels, croyant, comme d'habitude, que Bachar allait tomber en quelques semaines, refusent d'admettre leur erreur, voire leur défaite, même si cela devait se faire au prix de centaines de milliers de morts.

Irak, Libye, Yémen et ailleurs. Tout cela ne suffit et ne suffira pas. La soif de sang de ces criminels est au-delà de toute mesure. Cinq ans d'un chaos presque sans précédent, des flux (flots) de déplacés par millions et les criminels continuent de croire et de faire croire qu'ils ont raison. La Libye est un pays qui n'existe plus et ils continuent à croire qu'ils ont vu juste. L'Irak, pareil et ce sans parler de la Syrie où, aux dernières nouvelles, les Américains annoncent (tenez-vous bien) avoir armé et entrainé ... 1'500 (je ne sais même pas comment les appeler) pour aller combattre "l’État Islamique". On peut facilement imaginer ce que feraient ... 1'500 combattants (là où les frappes de la grande coalition américaine n'a pu strictement rien faire) mais aussi la nouvelle complication ajoutée au puzzle déjà inextricable.

1'500 combattants là où les armées de deux pays (Irak et Syrie) et la puissance de frappe de la grande coalition américaine n'ont rien pu faire.

Pour revenir à Hollande (toujours à propos des "migrants"), on apprend que lors du discours qu'il a prononcé juste après sa réunion avec la Dame (Merkel), le locataire de l’Élysée a fustigé l'attitude "irresponsable" de certains pays qu'il "ne nommerait pas". On comprend vite qu'il s'agit des pays de l'Est...européen. Cette phrase résume à elle seule tout ce à quoi nous assistons aujourd'hui : alors que les Occidentaux sont exclusivement responsables du chaos dans la région, pour ne pas dire dans le monde entier, ils reprochent aux autres de ne pas corriger leurs propres erreurs.

Eh bien, moi, je dis : vous les avez créés, vous les avez déplacés et vous les avez tués. Alors débrouillez-vous ...seuls, avec.

Qu'ils vous submergent. Et on en reparlera, d'une manière sérieuse lorsque, par miracle, très certainement, Sarkozy, BHL, Hollande, Obama, Cameron, Bush...et les autres, auront été traduits en justice et...jugés.

Ce jour-là, il n'y aura plus de problème de...migrants. Ce jour-là, on se sera aussi débarrassé d'une bonne poignée de racailles.

 

 

 

10:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (9)