07/09/2015

Sur le "drame" des réfugiés : BHL, Manuel Valls, Hollande, Merkel,... : le cirque (cercle) des minables

Il y a de cela quelques jours, Manuel Valls, premier ministre actuel de la République Française, s'est fendu d'un de ces discours dont il a le secret, où il fut notamment question de "l'urgence d'agir" suite à l'émotion suscitée par la publication de la photo du petit syrien mort sur une plage...turque. Nous y reviendrons.

Il y eut ensuite Merkel, Hollande et même BHL, bien évidemment. Ce dernier a de nouveau trouvé le moyen de quoi se mettre en avant, sur les cadavres des autres, y compris ceux de bébés.

On ne sait pas, à l'heure actuelle, jusqu'à quel point cette histoire peut être vraie mais cela n'a en soi aucune importance. L'Histoire, la grande, s'est aussi construite sur des mythes, voire, souvent, des mensonges. Le fait que l'Irak ne possédait pas d'armes de destruction massive n'a en soi aucune importance. Ce qui est important est que l'Irak a cessé d'exister suite aux mensonges proférés par l'équipe Bush. Et l'on pourrait continuer comme cela indéfiniment.

Le plus abject dans cette affaire, car ce n'en est qu'une, est que l'Espagnol oublie que l'enfant en question vient (d'après les récits) de la ville de Kobané, sur la frontière turque avec la Syrie. Et alors que la ville risquait de tomber aux mains des islamistes barbares de l’État Islamique, les Turcs, amis de Valls, Merkel et Hollande, interdisaient aux habitants "mâles" d'aller la défendre. Le plus abject est de voir ces criminels s'apitoyer sur le sort de ce petit garçon alors même qu'ils portent le sang de dizaines de milliers de victimes sur la conscience, à supposer qu'ils en aient une. Le plus abject dans cette histoire est de voir ces crocodiles pleurer la mort de cet enfant au moment même où ils alimentent et entretiennent le feu destructeur de la guerre civile en Syrie et où ils continuent de financer, armer, entrainer et dessiner des plans pour faire "tomber" Bachar el Assad (il ne faut tout de même pas oublier qu'il y a de cela à peine deux mois, la QG des Occidentaux, établi en Jordanie et responsable de la planification des opérations dans le Sud de la Syrie, a, après des mois de préparation, lancé une offensive d'une très grande envergure sur le "front" du sud, laquelle s'est lamentablement brisée aux portes de Deraa. C'est suite à cela que les Américains avaient décidé de revenir vers les Russes, demandant à ces derniers de s'occuper de la solution "politique".

Tous ces morts, toutes ces destructions, toute cette terreur, parce qu'un jour, ces criminels, croyant, comme d'habitude, que Bachar allait tomber en quelques semaines, refusent d'admettre leur erreur, voire leur défaite, même si cela devait se faire au prix de centaines de milliers de morts.

Irak, Libye, Yémen et ailleurs. Tout cela ne suffit et ne suffira pas. La soif de sang de ces criminels est au-delà de toute mesure. Cinq ans d'un chaos presque sans précédent, des flux (flots) de déplacés par millions et les criminels continuent de croire et de faire croire qu'ils ont raison. La Libye est un pays qui n'existe plus et ils continuent à croire qu'ils ont vu juste. L'Irak, pareil et ce sans parler de la Syrie où, aux dernières nouvelles, les Américains annoncent (tenez-vous bien) avoir armé et entrainé ... 1'500 (je ne sais même pas comment les appeler) pour aller combattre "l’État Islamique". On peut facilement imaginer ce que feraient ... 1'500 combattants (là où les frappes de la grande coalition américaine n'a pu strictement rien faire) mais aussi la nouvelle complication ajoutée au puzzle déjà inextricable.

1'500 combattants là où les armées de deux pays (Irak et Syrie) et la puissance de frappe de la grande coalition américaine n'ont rien pu faire.

Pour revenir à Hollande (toujours à propos des "migrants"), on apprend que lors du discours qu'il a prononcé juste après sa réunion avec la Dame (Merkel), le locataire de l’Élysée a fustigé l'attitude "irresponsable" de certains pays qu'il "ne nommerait pas". On comprend vite qu'il s'agit des pays de l'Est...européen. Cette phrase résume à elle seule tout ce à quoi nous assistons aujourd'hui : alors que les Occidentaux sont exclusivement responsables du chaos dans la région, pour ne pas dire dans le monde entier, ils reprochent aux autres de ne pas corriger leurs propres erreurs.

Eh bien, moi, je dis : vous les avez créés, vous les avez déplacés et vous les avez tués. Alors débrouillez-vous ...seuls, avec.

Qu'ils vous submergent. Et on en reparlera, d'une manière sérieuse lorsque, par miracle, très certainement, Sarkozy, BHL, Hollande, Obama, Cameron, Bush...et les autres, auront été traduits en justice et...jugés.

Ce jour-là, il n'y aura plus de problème de...migrants. Ce jour-là, on se sera aussi débarrassé d'une bonne poignée de racailles.

 

 

 

10:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (9)

Commentaires

Excellent.

Écrit par : norbert maendly | 07/09/2015

Et tout cela parce qu'entre lécher les bottes des dictateurs, comme Sarkosy l'a fait en accueillant Kadhafi à Paris et détruire leurs pays, comme les Américains l'ont fait avec Saddam Hussein, les Occidentaux n'ont pas été capables de trouver, sinon une politique, du moins une stratégie pour diminuer leurs nuisances.

Écrit par : Mère-Grand | 07/09/2015

Si l'ensemble du monde "occidental" n'arrive pas en 4 ans à mettre une énorme branlée à cette bande de psychopathe, je n'ai plus qu'à souhaiter à "l'occident" encore beaucoup de plaisir et de surprises inoubliables !!

Écrit par : AndreasC | 07/09/2015

A mon humble avis, il y a 20 fois plus de tarés prêts à se faire péter en Europe qu'au Moyen-Orient !

Patience !!!

Écrit par : Corto | 07/09/2015

A tous les suisses, commencez vos démarches d'intégration en Australie !!

C'est mieux !!!

Écrit par : Corto | 07/09/2015

Merci de rappeler ici le rôle extrêmement trouble joué par la Turquie dans cette affaire... la Turquie, un des principaux soutiens de Daech, qui n'a accepté de rejoindre la coalition anti-islamiste que comme prétexte à dégommer les Kurdes, porte une très lourde responsabilité dans le drame syrien. Et s'il est vrai que la Turquie accueille un très grand nombre de réfugiés (ce qui est tout à fait normal vu sa situation de pays directement frontalier), elle ne se prive pas de laisser des milliers de migrants embarquer au péril de leur vie pour mettre la Grèce dans l'embarras!

Et après cela, Monsieur Erdogan se permet de faire la morale à l'Europe!

http://www.20minutes.fr/monde/1660539-20150731-turquie-accuse-europe-etre-responsable-noyades-migrants-mer

Monsieur Erdogan ne manque pas d'air ni de cynisme...

http://www.aa.com.tr/fr/politique/587871--erdogan-presente-ses-condoleances-au-pere-du-petit-aylan

Écrit par : mikail ivanovic | 08/09/2015

Merci @mikail ivanovic pour votre texto sur le sale rôle de la Turquie.
Ce rôle correspond d une part à une volonté de retour d un islamisme moribond (dit par l occident le module turque encouragé à être exporté dans les pays arabes surtout voisins, MDR..) , l islam de Kamal Ataturk a été enterré vite. Il y a aussi le rêve d Erdogan de devenir le Sultan du Bosphore et de tout l orient. Certainement, il ne faut pas oublier que la Turquie est membre de l Otan depuis 1950 et qui ne *fait" que ce qui correspond à la charte et l accord au préalable de cette organisation. A mes yeux l Otan est le bras droit armé des USA, comprendra qui voudra.

J ajoute une raison honteuse au sale boulot d Erdogan/Turquie(j ai failli dire du "bon boulot d Al Nosra/Alkayda en Syrie" terme à l Escroc fabius). Savez vous que le chemin du pétrole irakien et syrien volé par Daech chose interdite par une décision du Gros Machin (selon De Gaulle) l ONU. C est Bilal Erdogan qui est le gérant de ce "marché" et que ce vol représente 1 million à 3 millions de Dollars par Jour.

Juste pour dire que le nom Bilal, Fils du Sultan Erdogan du Bosphore, était celui du Mouazen (apelleur à la prière du minaret) du Prophète Mohamed sws à l époque....

Écrit par : Asmar | 15/09/2015

Merci de dire ce qui est évident mais que personne ne dit, d'écrire ce que personne n'écrit: Le désordre des choses au moyen-orient, en particulier les guerres en Iraq, Lybie et Syrie (sans parler du Yemen) a pour cause première une alliance entre les puissances occidentales et les régimes islamistes basés sur les forces ténébreuses que sont le wahabisme ou l'idéologie des frères musulmans. C'est la vraie raison qui pousse ces cohortes de malheureux à la fuite. Il serait facile l'Occident d'enrayer les mécanismes en agissant à la source. Mais les Saoudi et les Qatar sont riches, ils peuvent acheter des avions de chasse à la France ou investir en Europe. Quant aux turcs, ils sont membres de l'OTAN. C'est bien pourquoi l'occident évite soigneusement de traiter le mal à la racine!

Écrit par : Laurent Vonwiller | 08/09/2015

Le pédagogue :


Au début du mois de septembre 2015, la publication par le quotidien britannique « The Independent », de la photo de la dépouille d’un enfant mort en mer, comme des milliers d’autres personnes qui tentent, depuis un certain temps déjà, d’atteindre d’autres rivages, semble avoir provoqué « une certaine émotion », face à « l’afflux des migrants » beaucoup de personnes chassées par les destructions et les massacres en Irak et en Syrie).
Depuis longtemps, bravant tous les dangers, des milliers de personnes, hommes, femmes, et enfants, chassé par les horreurs répandues dans les pays d’origine, tentent d’arriver en Europe et d’y rester, en dépit de l’hostilité dont elles sont l’objet, et qui ne date pas d’aujourd’hui.
Ce « processus migratoire » ne cesse de mettre en relief certaines conséquences des méfaits du système colonialo-impérialo-sioniste qui a semé, et qui sème encore, l’oppression partout.
En arabe, les personnes qui prennent la mer pour atteindre l’Europe sont appelés « lhrraaga ».
Les « brûleurs ».
J’en ai déjà parlé, mais ce n’est pas la première fois que je reprends ce dont j’ai déjà palé.
Ce sont généralement des personnes qui tentent, à bord d’embarcations de fortune, de quitter l’Afrique et d’autres pays situés ailleurs, pour atteindre l’Europe, la forteresse, où ils sont considérés, lorsqu’ils y arrivent, ce qui n’est pas toujours le cas, comme « clandestins ».
« Brûleurs » parce que avant de se lancer dans cette tentative d’atteindre des côtes européennes, beaucoup brûlent tous les documents qui peuvent permettre de les identifier et donc de les expulser vers les pays de départ.
Des pays où sévissent des régimes fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
Avec ces régimes, pour les populations qui y subissent les horreurs, l’Afrique et d’autres pays situés ailleurs, sont des contrées où la merde gicle et dégouline de partout.
Nauséabonde.
L’esclavage a fait des ravages.
Le colonialisme n’a rien épargné.
Le système colonialo-impérialo-sioniste continue d’alimenter, d’entretenir et de répandre les ordures et la pourriture.
Les régimes mis en place par ce système, sont tenus de tout mettre en œuvre afin de servir les intérêts de leurs employeurs.
Ces employeurs, qui connaissent mieux que quiconque leurs employés et qui n’ignorent rien de leurs pratiques, savent qu’ils sont assoiffés de sang, d’argent et de vices, qu’ils sodomisent et massacrent des hommes, violent, méprisent, humilient et tuent des femmes, s’adonnent à la pédophilie et font disparaître des enfants.
Ce qui a été appelé « l’indépendance dans l’interdépendance », « la révolution » ou « la fin de l’apartheid », n’a pas débarrassé les « indigènes » de l’asservissement, des persécutions, de l’oppression, de l’exploitation, de l’arbitraire, des enfermements, des tortures, des humiliations, des vexations, des injustices et autres.
Les criminels mis à la « tête » des « États » dits « indépendants » ont des comptes bancaires partout, des lingots d’or, des pierres précieuses, des bijoux de grande valeur, des fermes modèles, des haras, des propriétés immobilières sans nombre, des résidences dans les « grandes capitales » et au bord de « plages pour milliardaires », des palaces, des tableaux de peintres de renom, des cabarets, des boîtes de nuit, des salles de jeu, des restaurants, des voitures luxueuses, des avions, des bateaux.
Ils affament et détruisent avec l’appui de leurs employeurs, investissent dans les lieux de la débauche, se font livrer par vols entiers des débauchés dits stars, artistes et autres, des alcools et des drogues à profusion, des mets pour « civilisés » que les « barbares » ne connaissent même pas de nom, raffolent de sexe sans frontières et de partouzes.
Ils salissent et souillent tout, recourent à la dépravation, à la censure, aux usurpations, aux falsifications, aux trafics, aux trahisons, aux tromperies, aux tricheries, aux enlèvements, aux séquestrations, aux emprisonnements, aux supplices, aux liquidations, aux tueries, aux massacres et autres à des degrés inimaginables.
Les « empires coloniaux » ont peut-être disparu, mais pas les effets du colonialisme.
Le système colonialo-impérialo-sioniste a imposé à des populations entières de par le monde de chercher des moyens de subsistance dans des conditions, le plus souvent, atroces.
Beaucoup parmi elles, rurales, se sont trouvées dans des faubourgs de villes nouvelles coloniales, contraintes de s’adapter à des modes de survie dans des bidonvilles.
Ces populations ont connu la transplantation forcée dans leur pays d’origine, avant qu’elles ne soient poussées à le quitter parfois pour fournir la main d’œuvre, taillable et corvéable à merci, dont les métropoles avaient besoin.
Le processus migratoire ne peut pas être compris en occultant l’histoire de la transplantation d’êtres de sociétés rurales, d’êtres colonisés, maintenus dans l’ignorance, dépossédés, sans moyens, dans des sociétés industrialisées qui par de multiples mécanismes ont imposé et imposent leur domination.
Les pays d’Afrique et d’autres pays situés ailleurs, restent pour les employeurs des réserves de matières premières et de main d’œuvre, des marchés pour tout écouler, des points stratégiques pour les militaires, des terrains d’expérimentations des armements, des lieux de pédophilie et autres « loisirs pour touristes », des dépotoirs multiples et variées et des décharges d’immondices.
Ces pays sont dotés d’une armée et d’une police très opérationnelles pour les oppressions et les massacres des populations.
À cet effet, le système colonialo-impérialo-sioniste leur vend les armes nécessaires et se charge de la formation et de la coopération pour les tueries.
Ces armes sont vendues au prix fort par ce trafiquant, qui alimente, oriente, entretient et contrôle les conflits armés entre ses employés.
Doté d’avions bombardiers des plus performants dans les exterminations, d’une flotte maritime pour les agressions, d’innombrables chars de carnage, de missiles, d’équipements militaires les plus récents, d’armements sophistiqués, d’armes nucléaires, le système colonialo-impérialo-sioniste répand la terreur.
Dans ce domaine, une certaine « préséance » est reconnue à la France en Afrique, qu’elle continue de considérer comme sa « chose ».
Depuis un certain temps, l’Europe ne veut plus que ces « hrraaga » émigrent pour atteindre « la forteresse ».
Elle fait tout afin d’empêcher leur venue, mais ces « brûleurs » sont décidés à tout faire pour s’évader des bagnes que sont les pays d’origine.
Ils n’ont rien à perdre.
Ils continuent de mourir pour fuir ce qu’ils ne peuvent plus supporter.
Afin de les contenir, l’Europe verse des sommes énormes à ses employés pour qu’ils usent de tous les moyens de rétention.
Par ailleurs, en plus des possibilités illimitées de chaque État d’Europe, l’Union Européenne a mis en place une force dite « Frontex » avec des avions, des hélicoptères, des navires et autres, destinés à protéger « la forteresse » des assauts (de l’invasion) des « miséreux » (des « hors-la loi », des envahisseurs).
Mais rien n’arrête « lhrraga ».
Surtout pas les naufrages au large de l’île italienne de Lampedusa et ailleurs qui ont entraîné la mort de centaines de personnes, qui s’ajoutent aux milliers d’autres naufragés dans la mer contrôlée par cette Europe où ils rêvaient de survivre plus décemment que « chez eux ».
Les criminels installés à la « tête » des « États » d’Afrique et d’autres pays situés ailleurs, s’en foutent bien sûr.
Complètement.
Et recourent au pire.
Tout cela est noyé évidemment.
Les imposteurs, à l’œuvre depuis des lustres, ont toujours usé d’une diarrhée verbale pour camoufler leurs crimes.
Des mots qui alimentent et entretiennent le faux.
Gonflés d’orgueil et d’arrogance, ils répandent leur diarrhée.
Ils donnent des leçons qu’ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes.
Sèment les tromperies et toutes les horreurs selon l’étable de leur loi, dites les tables de la loi.
Ils veulent imposer leur « Histoire », avec hache majuscule, pour décapiter la Vérité.
Ils font semblant de « s’offusquer » des effets de ce dont ils sont la cause.
Les coups les plus inimaginables sont montés.
Les manipulations les plus incroyables sont pratiquées.
Les mensonges les plus éhontés sont servis.
Les hommes, les femmes et les enfants qui continuent d’arriver en Europe et ailleurs, imposent de réfléchir sur ce qui a été décrit il y a des décennies :
« Ils avaient le pas pesant, les bras ballants et la face effarée. Ceux qui s’arrêtaient pour les voir passer fermaient brusquement les yeux, en une minute de doute intense et subit, où l’origine et la fin conventionnelles de l’homme étaient vélocement révisées, les classifications des règnes et les métaphysiques mises à bas et échafaudées de nouveau comme un château de cartes sur leurs mêmes fondements et suivant la même systématique […] ils ouvraient les yeux : la faillite de la civilisation, sinon de l’humanité, qu’ils avaient vu défiler vêtue de fripes, ou, à tout le moins, des fripes emplies de néant » (Driss Chraïbi, Les Boucs, Paris, éditions Denoël, 1955, P. 26).

Écrit par : Le pédagogue | 15/09/2015

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