17/09/2014

L'Etat Islamique n'est pas l'ennemi des USA ou de l'Europe. C'est leur tête de pont

L’État Islamique, non pas Daesh, non déplaise à François et Laurent (respectivement Hollande et Fabius). État tout ce qu'il y a de plus islamique, avec son cortège d'horreurs innommables.

Il apparaît donc clair, même à ceux atteints de cécité chronique, que les USA et l'Europe, n'ont pas la moindre envie de combattre ces barbares sanguinaires. Car on ne combat pas un ennemi tout en s'associant directement avec lui, en même temps.

Je parlais de ceux atteints de cécité chronique car même eux n'ont plus le moindre doute quant à l'identité réelle de ces barbares : rien d'autre que l'Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie. Les trois, au-delà même des "liens" les liant aux Occidentaux, sont membres à part entière dans cette mascarade, la seconde du nom en l'espace de trois ans, qu'est la "coalition" contre l’État islamique. Mieux, Kerry, le Secrétaire d’État des USA, après sa lamentable tournée dans la région où il a mendié l’adhésion de certains bédouins à sa cause, a même poussé le minable jusqu'à déclarer que ces pays sont "membres de la coalition" mais "leur rôle ne sera déterminé que plus tard". On voit en effet mal comment ces "pays" peuvent faire la guerre à eux-mêmes.

Les occidentaux et cela est nouveau, ne cherchent même plus à sauver les apparences. 29 pays réunis à Paris pour dessiner les contours d'une action "globale" contre l’État islamique qui sévit en Irak ET en Syrie, mais pas question de parler de cette dernière. En effet, pour Hollande, recevant ses ordres de Doha et Riyad, directement ou indirectement via Washington, M. Bachar el-Assad est "son ennemi", pas l’État Islamique.

Le plan fut donc bien ficelé : l'ASL (comprenez Armée syrienne Libre) étant en lambeaux, on envoie le Front Al Nosra (émanation directe et sanguinaire d'Al Qaida) qu'on finance, équipe et entraine (en Jordanie par les instructeurs de l'armée US). L'objectif fut Damas. Plus de 40'000 "combattants" ont marché sur la capitale syrienne mais l'échec du plan fut sanglant et il ne reste de cette "armée" que quelques poches qui sont à leur tour en voie d'anéantissement. Rappelons-nous à cette occasion l'épisode des observateurs de l'ONU, capturés par Al Nosra il y a de cela quelques semaines.

Tous ces plans ayant lamentablement échoué, mais au prix de dizaines de milliers de morts, de déplacés, d'égorgés, etc., il fallait activer l'étape suivante dans l'échelle de l'horreur : l’État islamique.

Contrairement à ce que la propagande occidentale ne le laisse croire, l’État Islamique, dont tout le monde présente maintenant comme une pure création " irakienne", n'a fait parler de lui qu'en Syrie (tout le monde semble maintenant ignorer que les journalistes "égorgés" ont été capturés au nord d'Alep, en Syrie). Jusqu'à il y a quelques mois où certains groupuscules (toujours comme par hasard) ont commencé à se montrer. L'apogée fut atteinte avec la prise fulgurante de Mossoul. Et à ce moment-là seulement que certains ont semblé découvrir l'existence de ces barbares. Il convient ici de marquer un petit arrêt. Car, vous l'aurez certainement remarqué et les images de 'armée américaine le montrent, les projectiles des avions de combats atteignent directement les véhicules, voire même les individus eux-mêmes. Une précision diabolique. Très surprenant lorsqu'on remarque que, quelques semaines auparavant, des colonnes entières de véhicules remplis d'Islamistes AU BEAU MILIEU du désert, n'ont été vu par...personne.

L'Irak se trouve désormais dos au mur, obligé de demander l'aide des Américains.

Un pays demande l'assistance d'un autre, lequel autre n'a donc pas besoin d'aller au devant du...Conseil de Sécurité. Et puisque "l'ennemi" ne connaît pas les frontières, il convient donc d'aller le combattre "là où il se trouve" : en Syrie...aussi. Mais puisqu'on ne reconnaît pas la légitimité du "régime de Damas", la Syrie ne "peut pas demander l'assistance des USA". Il faut donc armer l'opposition "modérée" (oui, là aussi, vous avez bien lu) qui va "combattre à la fois l’État Islamique ET le régime de Damas".

On nage en pleine fiction ? Que nenni. Rappelez-vous que "l'opposition modérée" est, jusqu'à nouvel ordre, l'ASL (Armée Syrienne Libre), dont il reste....en réalité il n'en reste rien, absolument rien.

10:10 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (15)

Commentaires

Il est absolument vrai qu'utiliser un bourreau et une guillotine c'est beaucoup plus ... civilisé comme méthode.

Néanmoins, le résultat ... est le même.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 17/09/2014

Je constate que nos analyses se rejoignent:

""4. Généraliser et se radicaliser ne fait que le jeu de ceux-là même qui ont, effectivement, déclaré la guerre à l'Occident."

Votre naïveté est confondante. Vous n'avez rien compris à ce qui se passe sous nos yeux. Bien évidemment la presse n'est d'aucun secours, bien au contraire. Alors posez-vous les bonnes questions. Qui est soupçonné de procéder à ces égorgements filmés? Un britannique?! Jamais entendu parlé de provocation, d'agent double? Dans quel but? Etre bien sûr de l'intervention us?! Pourquoi cette intervention? Quelle est la cible? Nous aurons la réponse dans quelques semaines...

"qui ne peut que leur profiter."

Profiter à qui? Aux soumis? Vaste plaisanterie. L'objectif est le pétrole et le gaz de la Méditerranée. Et la liquidation d'un des derniers états laïcs au Proche-Orient. Et à ce titre l'un des derniers remparts contre les islamistes."

Et bien entendu, se rappeler la tournée de MacCain dans la région et qui étaient ses interlocuteurs.

Écrit par : Johann | 17/09/2014

@Johann : à qui adressez-vous ce commentaire ?

Écrit par : jean Gowrié | 17/09/2014

En laissant le terrain libre en Irak, l'accès aux armes en Libye, l'Occident devait se douter des résultats. Ils ont trouvé là un moyen éventuel pour intervenir en Syrie au nez et à la barbe de Poutine. Se mettre la Fédération de Russie à dos en faveur des islamo-nazis est une erreur historique et condamnable.

La situation est grave, d'autant plus que Poutine est devenu l'ennemi à abattre, alors qu'il n'a rien d'un communiste ni d'un "bizouilleur" de rois du pétrole.

La Chine reste l'ennemi des financiers et des ultralibéralistes-idiots. Rien à voir avec je ne sais quel complot sioniste inventé de toutes pièces par les communistes en d'autres temps et les adversaires du capitalisme US.

Il y a deux courants en islam que Obama et ses lèches bottes européens voudraient rassembler en un islam modéré à la chlorophylle et au miel. Malheureusement pour les idiots devenus inutiles aux musulmans, il ni a qu'un bouquin et son concept mortifère.

Les islamistes partisans de l'islam gênent les musulmans gentils dans leur conquête des mentalités et de la planète. Ils gênent également les monarchies musulmanes et chrétiennes pour continuer de s'empiffrer au travers des financiers, une partie des banquiers, une partie également des grands industriels. Mais aussi la chrétienté celle-ci a besoin de croyants béats, enfin, les nantis et les politiciens qui voudraient bien que la vie soit belle pour eux et leurs lignées.

Pour terminer on a cette gauchisserie qui, pour des raisons idéologiques soutient les musulmans et leurs concepts en étant persuadés que parmi nous, ils deviendront civilisés, adoptant nos moeurs et nos mentalités.

L'avenir est sombre comme dans les années 1930 à 1939. On y va droit....

Écrit par : Pierre NOËL | 17/09/2014

Je répondais à un commentaire sur le blog de Pascal Décaillet:

http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2014/09/16/respect-a-nos-musulmans-de-suisse-259815.html

L'entité islamique est possiblement un moyen pour certains de forcer la main à Obama. Comme vous le dites: sans passer par l'onu.

Écrit par : Johann | 17/09/2014

Jean Gowrié, j'ai peut-être pas tout saisi en fait, mais quel est votre point?

Le mot *daesh*. On sait que "daesh" est une traduction de la dénomination (qui évolue) de ceux se prétendant appartenir à un "Etat Islamique au Levant ou autre et patati et patata"

Vous dites des US que c'est "leur tête de pont"
pourquoi pas aller au but: semble que ce soit aussi la "tête de pont" des militaires français.

Déterminer quel ennemi commun peut rassembler voire détourner l'attention et justifier les financements, c'est le but de tous politiques - Poutine, Hollande ou autres pays, en Israël comme ailleurs.

ou j'ai pas su lire vos lignes.

Écrit par : pierre à feu | 17/09/2014

@Pierre à feu

Si, si, c'est exactement ce que je dis. Je ne mentionne pas les Français spécifiquement (quoique, dans un passage) simplement parce que ce sont de simples exécutants, sans plus.

Écrit par : jean Gowrié | 17/09/2014

En choisissant, prononciation "Dach" Daesh l'idée, en lieu et place d'Etat islamique, l'idée est de ne pas étatiser, "légitimer" (bien-fondé, bien "fonder")! le terrorisme. Qui nierait à quel point le vocabulaire, les "mots" manipulent, bernent, leurrent ou lèsent l'opinion?! Oui au terrorisme? non merci.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 17/09/2014

Cela fait des mois que "Corto" déclare que les milices djihadistes ne sont pas uniquement remplies de dégénérés, mais également d'agents français envoyés par le gouvernement !

Maintenant dans quel but ??

C'est une autre question et pour quelle bonne raison le font-ils ???

Écrit par : Corto | 17/09/2014

et de là, amenez-vous votre pensée dans le creux de la vague, celle d'un cycle ramenant les démocraties occidentales à leur point de manoeuvres d'avant les partitions de l'Otan d'après-guerre?

Écrit par : pierre à feu | 17/09/2014

en attendant, aucun problème de comm pour l'émir du Qatar (proprio du PSG français & de bien d'autres trucs en France comme des morceaux d'avenues parisiennes & autres sucettes),
qui déclare ce soir à Berlin "que le Qatar n'a jamais en aucune façon financé aucun mouvement terroriste islamiste"

Écrit par : pierre à feu | 17/09/2014

La Taqiyya est autorisée par les chefs de guerres musulmans, c'est marqué sur la feuille de route du coran et des autres bouquins.
De vrais anacondas, ils ont le même costume que les occidentaux avec le col formant un V comme voyou, et la cravate un I comme idiot; le U pour utile est en fonction de la forme du nez.

Pour se fondre dans la foule, ils sont prêt à tout même à faire croire aux religieux juifs et chrétiens qu'ils peuvent vire ensemble encore des années. Oui, le temps qu'ils sont minoritaires.

Obama n'a pas besoin de l'accord du congrès puisqu'il n'envahit pas un pays.
A quoi ont servi les guerres en Afghanistan et en Irak à par faire passer des oléoducs? A semer la démocratie? Tartarin de Tarasconcon semait du vent, il n'a rien récolté ce fut la faillite.On en est à 2 000 milliards de coût pour ces deux guerres que Busch avait estimé dans un premier temps à une trentaine de milliards!

A force de semer de la démocratie dans du sable et dans les caberluches d'illétrés islamisés, nous récoltons des djihadistes, une nouvelle espèce d'islamistes, partisans de l'islam et du dieu chou, car du dieu hibou occidental, ils ne veulent pas.!
Les musulmans méchants, -partisans de l'islam tuent des chrétiens, mais c'est pas l'islam? Que je sache les chrétiens de là bas sont tués, massacrés depuis bien avant cette appellation d'origine incontrôlée? Ce n'est pas d'aujourd'hui que les églises ont été détruites par des musulmans modérés?

Enfin, que ce passe-t-il avec l'islam et les musulmans en Occident dans les banlieues nos villes et villages? Nous détruisons des usines, mais construisons des mosquées dont le trois quart sont des centres de pensées mentales contre l'occident; qui plus est, elles servent dans bien des cas, de casernes et de centres de recrutement! Ca se fait sous les tapis, là ou nos dirigeants ne sont jamais allés. Qui paye?

De qui se moque-t-on?

Écrit par : ckoidonc | 18/09/2014

Si "pierre à feu" était un briquet ne dirait-on pas que sa flamme éclaire ce qu'écrit: "(...) un cycle ramenant les démocraties occidentales à leur point de manœuvres d'avant les partitions de l'Otan d'après-guerre"!

Comment, par quel moyen... par qui?

Pourquoi, pour quoi?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 18/09/2014

Pas les USA, mais la France est certainement 10 fois plus islamisée que la Syrie !

Écrit par : Corto | 18/09/2014

On peut décrier le personnage et pas le pays, je parle de Hollande. Cependant, hormis son incapacité total de gérer sa politique extérieur, ne sachant ni ne pouvant même gérer sa politique intérieur, le président des français préfère peut être tenter d'attirer l'attention sur l'extérieur tellement la catastrophe sur territoire est catastrophique, c'est comme si il se regardait dans un miroir placé au fond d'un interminable corridor alors qu'il lui suffirait de faire une rotation à 180° pour être nez à nez avec un autre miroir, lui, bien trop proche et laissant apparaître une image trop réaliste.

Depuis ce jour, sauf erreur, même si il l'avait déjà annoncé, le président Hollande va combattre des français en Irak. Il a ordonné à ses armées d'aller tuer des français à des milliers de kilomètres de la France !

Ce n'est plus vraiment comme c'était le cas en Libye (bon là c'était Sarkozy) où la France allait tuer des libyens, dans la guerre entamée, la France va jusqu'en Irak pour abattre ses propres concitoyens !

Il a apparu ce soir pour donner une conférence de presse, pourquoi, c'est très difficile à comprendre, du moins pas facile à décoder, néanmoins, "Corto", malgré ses positions généralement peu élogieuses concernant le gouvernement socialiste actuellement au gouvernement, ne peut s'empêcher de pressentir que derrière les apparences de première apparence, plutôt légère, que le président Hollande, certainement mieux informé que le commun des mortels n'a pas agit à la légère dans cette entreprise quasi suicidaire, qu'il a peut être voulu avant transmettre un message au monde ou du moins à la France.

C'était aussi si l'on le veut, la première fois qu'il annonçait l'engagement de la France dans une nouvelle guerre contre des islamistes, mais cette fois dans un troisième pays loin de ses frontières nationales.

Nous connaissons les méthodes de combats pratiquées par les pays occidentaux et c'est dans ce cadre que la France va très certainement mener des opérations armées, cependant, les règles communément acceptées par les pays européens ne sont pas vraiment partagées par ces nouveaux ennemis, ils n'ont pas les moyens techniques ni le savoir faire dans cette manière de mener les combats.

Dans cette situation, n'importe quel bon général vous dira 2 choses :

1). Pour commencer une guerre, la première chose qui importe, c'est de savoir comment ça va se terminer.

2). Ne jamais sous-estimer ses ennemis.

Hollande n'a pas finit trois guerres entamées par la France, donc ses généraux n'ont pas su prévoir comment ces conflits devaient se terminer.

Suite aux 3 guerres entamées par la France, elle a sous-estimer ses ennemis.

Mais que faire d'autre lorsqu'une république bouillonne de l'intérieur si ce n'est d'attirer l'attention ailleurs ?

Écrit par : Corto | 19/09/2014

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