03/03/2014

Ukraine : ce que la Russie devrait faire

Les événements semblent s'accélérer en Ukraine. Comme prévu, les pantins de Kiev, à l'image de leur prédécesseur géorgien, l'homme aux manches trop courtes, ont, sous l’impulsion (ordre ?) de leurs commanditaires occidentaux, pratiquement déclaré la guerre à la Russie. Ils croient manifestement que leurs "amis" de l'Ouest courront à leur secours.

L'OTAN, par la voix de son secrétaire général, vient par ailleurs de déclarer que la Russie "menace la paix et la sécurité en Europe". Logiquement, cela signifie que les Occidentaux et l'OTAN la garantissent. Curieux mais habituel jeu double des "Occidentaux" : la démocratie et la liberté sont des valeurs "suprêmes". Voyons cela.

Le président ukrainien, aussi corrompu soit-il, est élu démocratiquement. Cela n'empêche pas les "démocrates" occidentaux de courir à Kiev, haranguer les foules et demander à la Russie de "respecter" la volonté du Peuple.Quel Peuple ? Celui qui manifeste à Maidan ? C'est la nouvelle mode maintenant. Dès qu'un Peuple manifeste, il faut respecter sa volonté et déguerpir. A une seule condition : que ce peuple soit "non occidental". Comme par hasard, le peuple (et non pas Peuple) qui manifeste à l'est de l'Ukraine n'a pas le droit de faire. Sa volonté, elle, n'est pas vraiment...démocratique.

A partir de là, les Occidentaux "montent" le ton et...menacent même la Russie. Rasmussen, le secrétaire général de l'OTAN, a, préalablement à la réunion "urgente" de son organisation, nommé directement La Russie et Poutine les accusant de "menacer la paix et la sécurité" en Europe. Avec son maître d'outre Atlantique, ils sont allé jusqu'à menacer la Russie.

Pour l'instant, les Russes, contrairement à leurs "partenaires" Occidentaux, ne font pas beaucoup de commentaires Ils se contentent de...faire. Il n'aura échappé à personne que, jusqu'à l'heure où ces lignes sont écrites et alors même que la Crimée est entièrement sous contrôle russe, pas une balle ne fut tirée. On parie que les Russes attendent et rêvent d'une petite folie, même individuelle, de la part de l'Ukraine.

Voyons maintenant ce que les Occidentaux déclarent vouloir "infliger" aux Russes : sanctions économiques, isolement sur la "scène internationale", ainsi que la panoplie habituelle de leur part en de pareilles circonstances. Les Américains poussent la folie jusqu'à déclarer vouloir geler les avoirs russes. Et c'est ici que, je l'avoue, j'en veux aux dirigeants russes. Car, contrairement aux Américains, les Russes ne sont pas encore "habitués" à leur force réelle. C'est probablement la raison essentielle de leurs hésitations et réactions quelque peu timides. Le problème des Russes est qu'ils ne se posent pas réellement la question de savoir comment les Occidentaux réagiront si, par mesure de rétorsion :

  1. Ils commencent par couper toutes les livraisons de gaz à l'Ukraine, du jour au lendemain.
  2. Ils exigent le remboursement des 20 milliards d'Euros que l'Ukraine leur doit.
  3. Ils coupent, du jour au lendemain, les livraisons de gaz à destination de l'Europe tout en gênant, pour ne pas dire plus, militairement, toute sortie d'hydrocarbures du Golfe persique
  4. Ils considèrent toute déclaration de la part des Occidentaux comme hostile et appelle une réaction violente.

Science fiction ? Folie ? Pas vraiment.

Encore une fois la question : que peuvent faire les Occidentaux ?

Rien, absolument rien. Sauf, peut-être, revenir à la raison, trop tard comme à leur habitude pour aller quémander de l'Ours.

Et le Peuple, dans tout cela ? Et bien, cette question, il faut la poser à Obama, Hollande et le sinistre Fabius. A moins que BHL ne s'en charge lui-même

 

 

 

09:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ukraine, russie, bhl, hollande, obama, poutine, crimée

Commentaires

Les Russes jugent inadmissibles les menaces de John Kerry. M.Lavrov a déclaré : "ceux qui cherchent à présenter la situation comme une agression, en brandissant la menace de sanctions et de boycotts en tout genre, sont ces mêmes partenaires qui ont encouragé avec constance et persévérance les forces politiques qui leur sont proches à des ultimatums et à refuser le dialogue, à mépriser les préoccupations du sud et de l'est de l'Ukraine et ont finalement polarisé la société ukrainienne".

Écrit par : Nicolas | 03/03/2014

La preuve est faite que l'union étrangère est une dictature. Les peuples ne sont pas et ne seront pas consultés. Du temps des monarchies, c'était pareil. Juste besoin de chair à canon. Qui en France est prêt à mourir pour l'Ukraine. Certainement pas Fabius. Autrement, qu'ils montent en première ligne. Sur le front.

Et les Chinois seront tout contents de recevoir le gaz non livré à l'union étrangère.

Écrit par : Johann | 03/03/2014

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