15/01/2014

Vie privée, vie publique : Hollande, DSK, Valls, Dieudonné et les autres. Suite et fin

Le ridicule le disputant au minable, voire au sordide, on apprend que le magazine "people" (pipole, si vous préférez) Closer, n'a été pour "presque" rien dans l'affaire du président,

Capture vie privée.PNG

de la République, bien sûr. Ce dernier a été "pris" le plus simplement du monde par "ses voisins" de pallier. Entendez ceux de l'immeuble appartenant à ce personnage qualifié par certains de "mafieux". Il a été photographié sur son scooter avec son casque, façon livreur de pizza (je m'excuse d'emblée auprès de ces derniers).

Ainsi, le mollasson qui a passé 18 mois avant de pouvoir "redresser" sa cravate, à défaut de pouvoir redresser la courbe du chômage, prouve que dans la lignée des présidents, ou présidentiables, notamment socialistes, il n'est pas en reste. En digne héritier de Miterrand, dont la vie privée n'a en rien affecté l'action politique, d'un DSK dont les frasques New Yorkaises et Lilloises ne sont que "récréations" dans la vie d'un homme surchargé occupé à servir l'intérêt supérieur, Hollande, énarque comme les autres, essaie de gommer sa médiocrité, réelle, celle-là, par la désormais classique :"le pouvoir, ça rend sexy".

Pour revenir, et finir, avec Valls et Dieudonné, Mbala Mblala, bien sûr, force est de constater que, comme prévu, Taubira (à qui beaucoup ont reproché son silence assourdissant dans cette affaire) semble effectivement confirmer l'intelligence que certains lui prêtent. Elle a attendu "pour voir" et les événements semblent lui donner raison. Dieudonné a réussi son coup de pub magi

stral. Mieux, il a même réussi à faire passer son message. Valls, le bouillant ministre de l'intérieur et "éternelle ami d’Israël" a déjà perdu. Il va bien sûr se targuer (c'est un "politique", que voulez-vous) d'avoir empêché le comique de présenter son spectacle, si décrié, mais personne n'est dupe : Dieudonné a, le 13 janvier, au Théâtre de la Main d'Or à Paris, présenté son spectacle, le même, exactement, que celui interdit par Valls. Mieux, le comique présente toujours le sketch où l'on voit le ministre de l'intérieur "à genou" dans le bureau de d'Alain Jacubowitz. Dieudonné a ainsi gagné doublement : en disant strictement la même chose mais en utilisant d'autres mots, il donne un poids autrement plus important à ses propos, qu'il faut maintenant, pour Valls et les autres, décortiquer à longueur de journée.

Quant à l'Elysée, Valls, appuyé par Jacubowitz ou

pas, peut oublier la totalité de ses rêves à ce propos.

J'en prends le pari.

09:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0)

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