14/01/2014

Vie privée, vie publique : Hollande, Valls, DSK, Dieudonné (Mbala Mbala) et les autres

"sa vie privé ne concerne que lui". "tant que cela n'a pas d'effet sur son action politique, il fait ce qu'il veut de sa vie privée". Etc.

Voici le genre de phrases qu'on entend en ce moment. Phrases  appuyées par des sondages affirmant que 84% des Français pensent que leur Président "a le droit de faire ce qu'il veut de sa privée". Les journalistes, professionnels, cela va de soi, ont commenté tout cela à longueur de journée. Personne n'a jugé opportun de s'arrêter quelques secondes pour savoir ce qu'il en en réalité.

Personne ne s'est posé la question de savoir ce qui se serait passé si Nafissato Dialo n'avait pas déposé plainte contre DSK, quelles qu'en soient ses motivations. Personne n'aurait rien su. ET DSK aurait été élu président de la République. Acte sexuel criminel, tentative de viol au premier degré, emprisonnement illégal au second degré, proxénétisme aggravé en réunion (charge pesant toujours sur l'ex candidat virtuel à la présidence de la République). Je vous laisse juste méditer ces expressions. Effectivement, la vie privée n'a "aucune" influence sur la partie "publique" de M. Strauss-Kahn. Tout comme celles de Sarkozy, Hollande et, le dernier en date, un certain Manuel Valls.

Je ne connais pas Dieudonné, que tout le monde appelle maintenant, comme par hasard, Mbala Mbala (sans que cela ne provoque l'indignation de personne, surtout pas ceux qui se révoltent systématiquement contre le "racisme")et n'ai pas vraiment envie de le connaître non plus. Je n'ai même pas eu envie voir, même par curiosité, un de ses soi-disant sketchs, cela malgré tout ce tapage autour de sa personne ces derniers jours. Car je considère que Dieudonné n'est pas le personnage central de l'affaire. Le vrai sujet est Manuel Valls.

Pour cela, il faut peut-être demander aux analystes et aux journalistes, toujours avides de vérité, ce qu'ils pensent.

Bien mieux que BHL qui, à l'occasion de la "libération" de la Libye (on voit aujourd'hui ce qu'il en est, on ne l'entend d'ailleurs plus à ce sujet, le brave philosophe) a déclaré : "je ne l'aurais pas fait si je n'étais pas juif" (on voit mal le rapport), Valls, le Sarkozy de gauche (qui, sans aucun racisme, croit que les Roumains ont "vocation à rester chez eux) avait déclaré : "Je peux vous dire, cela ne regarde que moi, c'est que la lutte contre l'antisémitisme, je vous dis cela pour des raisons politiques, historiques, euh, euh, ma famille est profondément liée à Vladimir Yankelivitch, qui a écrit le plus beau livre qu'on puisse écrire sur la "prescriptible" et sur la Shoa. Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israel, "quand-même". Donc je ne viens pas ici pour recevoir des leçons, des brevets de lutte contre l'antisémitisme…".

http://www.youtube.com/watch?v=Y9Bs3tF1jj0

Mais tout cela n'est pas lié, bien sûr.

En réalité, tout cela prête à rire, plutôt qu'autre chose. La lâcheté de ces gens-là est "exemplaire". Incapables qu'ils sont à assumer les rôles qu'ils se sont attribués. Cela fait une dizaine d'années que Dieudonné (Mbala Mbala, ne l'oublions pas) distille ses propos mais c'est maintenant seulement que Manuel Valls le découvre.

09:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Ainsi donc, on ne peut pas exiger du Président de la République Française de sacrifier une partie de son plaisir personnel pendant la durée de son mandat, mais lui peut demander au Peuple français (une majuscule pour établir le fait qu'il y a au moins équivalence de valeur) de faire des sacrifices qu'il juge lui-même nécessaires selon les critères de son parti.

Écrit par : Mère-Grand | 14/01/2014

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