02/10/2013

Voile, Burqua, Niquab et...nous

C'est une émission, à priori d'information, donc sérieuse, Infrarouge qui s'est attelée aujourd'hui à traiter le sujet (ce billet a été écrit immédiatement après la fin de l'émission).

http://www.infrarouge.ch/ir/2031-faut-interdire-burqa

Et voilà une autre émission qui ne sert à "presque" rien. Presque car il y a bien eu un certain Freysinger qui a essayé de poser les questions de fonds. Essayé pas pu.

Il y a aussi eu ce Rachid Nekkaz, exemple parfait de l'imposteur : cheveux longs dont la coupe est empruntée aux "philosophes" français (BHL et compagnie), sourire faisant apparaître une dentition éclatante et, surtout, une association, encore une : "Ne touche pas à ma Constitution". Et voilà : Le Monsieur est un défenseur ardent du droit, des droits. Le problème est que ceux-ci, empêtrés dans leur doctrine de base, l'islamisme dans son expression la plus abjecte, finissent toujours par se trahir. En effet, vers la fin de l'émission, le dandy en question ne pût s'empêcher de joindre sa voix à celle du "vrai dangereux de l'émission" le biennois Abdullah Blancho, pour demander aux militantes islamistes porteuses du Niqab de "ne pas respecter la loi et de désobéir". Et c'est seulement là que cette chère Brunschwig Graf a tout de même décidé de marquer son "désaccord". On la remercie chaleureusement. Inutile de parler de sa "collègue" socialiste. Il manquait juste un vert.

Blancho, quant à lui, arborant un look dont le ridicule le disputait au pitoyable, est allé, dans sa "conviction" (religieuse ?), jusqu'à emprunter l'accent de ses (coreligionnaires ?). Ridicule ? Pas vraiment. Car à la différence de l'adage, le ridicule de Blanco ET compagnie...tue. Blancho le converti est porteur de la doctrine la plus meurtrière dans ce courant qu'on appelle communément islamiste : nier l'autre, tuer, égorger. Ce sont entre 600 et 1000 convertis comme lui qui, de France, Allemagne, Belgique et d'ailleurs, sont allés faire le "jihad" en Syrie et participer à des égorgements rituels sur des civiles et soldats capturés.

Pourquoi dès lors encore une émission pour rien ? Pour deux raisons :

1. Glissant de plus en plus vers le sensationnel (bientôt une télé crochet ?), l'information et le traitement rigoureuse de celle-ci n'occupent qu'une part négligeable du temps consacré à la supposée problématique du jour. On l'a par ailleurs reconnu ouvertement à un moment où, présentant le "Blancho féminin" de Suisse, une certaine Nora Illi, la présentatrice d'Infrarouge a reconnu le caractère accrocheur de la chose : "les télévisions se l'arrachent, elle intervient sur tous les plateaux, etc.". Tout cela pour voire une femme pitoyable déambuler dans les rues de Berne, s’asseoir sur une terrasse siroter péniblement un renversé par-dessous son voile intégral. Minable.

2. Parce qu'aussi longtemps qu'on persistera à nier les vrais problèmes et se cachera derrière des raisons à moitié fallacieuses voire inutiles, le problème ne sera pas réglé. Aussi longtemps que les vraies raisons ne seront pas évoquées, les choses empireront. Il faut, une fois pour toutes, avoir le courage de « ses » opinions. Sinon, qu’on la ferme et qu’on laisse les choses telles quelles. Quelles opinions ? La réponse est simple : les femmes qui, ici (ici et non pas là-bas) portent le voile, la burqa, le Niquab (appelez-les comme vous voulez) le font en toute connaissance de cause. Il faut arrêter, une fois pour toutes, de se cacher derrière la défense des femmes, de leur liberté et que sais-je encore. Elles le font ici de leur plein gré et il faut le reconnaître. C’est donc un acte « militant ». La religion n’y est pour rien. Ces femmes, ainsi que les hommes qui, eux, se cachent derrière, se foutent de la religion comme de l’an 40. Ils militent comme le feraient les membres de n’importe quel parti politique, association ou…secte. Et c’est exactement comme cela qu’il faut les considérer. Ce doit être le point de départ pour traiter et régler le problème. Car il y a un problème. En effet, à la différence d’un parti politique (quoique), d’une association (quoique) ou d’une secte (un grand quoique), ces militants véhiculent une doctrine violente et c’est ce point-là, et rien d’autre, qui doit être pris en considération et combattu. La France a bien interdit trois organisations « d’extrême » droite après la mort d’un militant de gauche lors de heurts entre les deux factions dernièrement. En Allemagne, on interdit bien des organisations néo nazi, skinheads et autres. Mais on n’a jamais interdit à un skinhead de se raser le crâne ni obligé ce dernier à se laisser pousser les cheveux.

Une fois on a compris cela, on aura tout compris.