27/05/2013

Soldats poignardés : le boomerang

C’est au moment même que le ministre des affaires étrangères britannique, encore plus chauve mais pas moins myope que son homologue du Quai d’Orsay, appelait à armer les terroristes en Syrie, qu’un soldat de Sa gracieuse Majesté se faisait tuer par deux « compatriotes » au nom…d’Allah. Deux jours après, c’est au tour d’un soldat de la République de subir le même sort, avec moins de dommages toutefois.

Les exploits politico-médiatiques, surtout médiatiques d’ailleurs, n’ont pas manqué. Au soir de l’agression, un certain Delahousse (France 2) qui semble militer pour confirmer l’adage : sois belle et tais toi, reçoit le ministre de l’intérieur, le bouillant et « très » efficace Manuel Valls. Ce dernier a parlé de ses craintes concernant les centaines de Français combattant en Syrie et les risques qu’ils représentaient pour la sécurité de la France. Un journaliste de classe et intelligence moyennes aurait sauté sur l’occasion pour poser la question suivante au ministre : parlez-vous de ces combattants que votre collègue Fabius, ainsi que le Président de la République, arment et financent ? Un journaliste d’intelligence et liberté moyennes, oui. Pas Delahousse.

Maintenant que l’armée syrienne semble s’acheminer vers l’écrasement des terroristes et, je l’espère, plus tard, de leurs soutiens, il va falloir que les « démocraties » occidentales règlent le cas de leurs « citoyens » revenant du Jihad.

L’ont-ils mérité. Je vous laisse juger.

L’ont-il cherché ? Certainement.

Faut-il s'en réjouir ? La question reste ouverte.

 

 

11:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : france, gb, angleterre, fabius, syrie, haig, gowrié, terrorisme, islamisme, islam

23/05/2013

Comme prévu, Israël comme dernier recours.

ça y est : la boucle est bouclée.

Comme je l'avais déjà écrit il y a de cela déjà plus d'une année et demie, lorsque certains prévisionnistes médiocres se posaient la question de savoir pourquoi Israël n'en profitait pas pour attaquer la Syrie (on se demande d'ailleurs de quel droit et pourquoi, mais passons), ce moment est maintenant venu. Je fus parmi les très rares à affirmer dès le premier jour que, alors même qu'on ne peut exclure l'existence de "quelques" personnes honnêtes parmi les "manifestants pacifiques", le déroulement des événements en Syrie répondait à un plan précis, détaillé et mis au point depuis très longtemps, probablement dès 2003 déjà.

Le but unique étant de faire tomber le "régime" de Damas, tout devait aller dans ce sens et au service de cet objectif. Les Bédouins (appelez-les Arabes si vous le souhaitez, ce ne serait pas mieux) déclarant, depuis plus d'une quarantaine d'années que leur ennemi unique et ultime étant l'état "sioniste" n'ont pas manqué de veiller scrupuleusement à la fermeture hermétique de leur frontières de sorte qu'aucun "jihadiste" ne puisse aller combattre cet ennemi. Les mêmes (ce sont des Arabes, que voulez-vous) qui n'ont pas hésité une seconde pour déclarer le Jihad et envoyer des dizaines de milliers de combattants (de l'Islam, bien évidemment) délivrer la Syrie de son "Tyran". Et à chaque fois que le régime semblait prendre le pas sur les terroristes, les ennemis redoublaient d'efforts : armes, finances, pressions...tout y passe. La terre entière tournait autour de la Syrie. A chaque fois, on sortait un nouveau Joker de son chapeau. Le Joker ultime étant réservé. On le sortira lorsqu'il deviendra clair que la défaite de la Ligue Occidento-Jihadiste sera consommée, ou presque.

C'est ce qui vient de se passer.

Israël vient de se réveiller, découvrant d'un seul coup qu'elle a un ennemi, le Hezbollah, oublié, comme par hasard, depuis 2006 (et la défaite mémorable de Tsahal). Elle vient aussi de découvrir que ses frontières avec la Syrie sont menacées. Que des armes chimiques risquent de tomber aux mains des jihadistes, etc.

Inutile d'être long. La guerre aura lieu. Les syriens avaient annoncé que, malgré l'état pitoyable de leur armée, ils n'hésiteront pas à riposter à toute attaque de l'Etat juif. C'est ce qui vient de se passer. L'armée syrienne vient de tirer sur un blindé israélien ayant franchi illégalement les frontières au Golan, la détruisant avec ses occupants. La même armée, syrienne, avançant triomphalement dans les quartiers d'Al Qousseir, a mis la main sur des blindés israéliens donnés aux Rebelles. Israël a déclaré que ceux-ci sont tombés "par hasard" aux mains de ces derniers.

Mais oui.

Il n'aura échappé à personne, ou plutôt si, que l'incident est d'une importance extrême. Non pas parce que la Syrie montre qu'elle est encore capable et "toujours" prête à riposter. Non. C'est le message double, à Israël et aux USA, envoyé conjointement par la Syrie et la Russie qui revêt une grande importance. En effet, personne, en tout cas pas les "spécialistes" en tous genres, ne s'est posé la question de savoir de quelles armes dispose la Syrie pour pouvoir toucher d'une manière aussi précise, chirurgicalement, un blindé au beau milieu du Golan montagneux.

La Russie semble avoir décidé à entrer "presque" directement en guerre, livrant envers et contre tout, les missiles dont le "régime" de Damas a besoin pour repousser les attaques ennemies.On peut aussi parier que les radars et missiles anti-aériennes seront actionnés directement par les spécialistes Russes. Juppé...oh, pardon, Fabius peut maintenant envoyer ses Rafales.

Qui veut parier sur l'issu du conflit...malgré l'état "pitoyable" de l'Armée Syrienne ?

08:32 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4)

22/05/2013

La Syrie gagnera (a gagné). Toute seule

Avec l'aide de l'Iran, du Hezbollah et le reste du blabla dont certains n'hésiteront pas à user, bien évidemment. Je l'écris en préambule. Comme ça, c'est fait.

USA, France, Grande-Bretagne, Union Européenne, Suisse (hélas, mille fois hélas), Ligue Arabe (Pffff), Qatar (chameaux et milliards), Arabie Saoudite (chameaux, milliards), Turquie, Israël. J'oublie, consciemment, des dizaines d'autres (laquais et larbins divers, dont, encore une fois hélas, le nôtre) constituant cette Assemblée aussi hétéroclite que minable qu'est "les Amis de la Syrie". Tout cela s'est ligué contre mon pays d'origine, le plus vieux pays et la plus vieille civilisation du monde, dans l'espoir, vain, qu'elle ne le soit plus. Ils en paieront le prix, très cher, bientôt.

Les avancés spectaculaires de l'Armée Nationale Syrienne ces derniers jours, au grand dam des bédouins du Golfe Persique et leurs maîtres à Washington et Tel Aviv, d'où le branle bas de combat dans cette dernière, semble dessiner l'évolution définitive de ce conflit dans les prochaines semaines. Des sources "rebelles" parlent de centaines de morts, parmi lesquels 3 "commandants" de très haut rang, dont le commandant en chef du Front Al Nosra à Al Qousseir et de capturés dans leurs rangs ces deux derniers jours. Ceci a poussé certains jihadistes valeureux et très combatifs à se déguiser en femmes, la désormais classique Burka mais aussi un maquillage complet.

Et c'est à Israël qu'on confie, cette fois, la tâche de monter au créneau. Les menaces de cette dernières deviennent un peu plus précises à l’encontre de la Syrie.

Nous laisserons au futur, ainsi qu’à la médiocrité de certains "prévisionnistes", ayant déjà prévu la chute d’Assad en mars 2011, l’entrés de la Turquie en Syrie, l’intervention américaine et française, etc. sévissant sur cette plateforme, entre autres, le plaisir de le faire.

Ils seront surpris et…très déçus.

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : syrie, israël, terroriste, islamisme, islam, jihadiste, france, turquie, gowrié, usa, suisse

21/05/2013

Des dépeceurs et des mangeurs de coeurs humains

Je ne mettrais bien sûr pas l'horrible vidéo en ligne, de peur de heurter la sensibilité extrêmement à fleur de peau des responsables de cette plateforme. D'ailleurs, il vous suffira de chercher un tout petit peu pour la trouver sur la toile. Tout le monde en a parlé, ou presque.

Mais ce n'est pas pour cela que j'écris.

Au lendemain de la diffusion de la terrible vidéo, montrant un chef "rebelle" dépeçant un soldat de l'armée syrienne, lui arrachant le coeur et portant ce dernier à sa bouche, vidéo authentifiée par la terre entière (le Times a même réussi à contacter l'auteur de l'exploit), le plumitif (comprenez journaliste, professionnel de l'information) officiant à ce moment-là sur France-Info, a poussé l'abjection jusqu'à demander à son invité, représentant local de Human Rights Watch, s'il n'y a pas risque de...manipulation.

Je vous vomis, vraiment, Monsieur le journaliste.

Voici un autre exploit de France-Info. Suite au double attentant dans la province de Ryehanli, au Nord-Ouest de la Syrie, ce torchon (même si l'expression est en principe réservée aux champions de la désinformation écrite) a présenté un sujet montrant des milliers de manifestants turcs scandant des slogans "hostiles" au régime de Damas.

Je vous laisse tranquillement avec la vidéo.

Comme quoi, ils n'ont pas peur de se rincer la figure avec de la pisse de chat.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Un ultime exploit, pour aujourd'hui, de ce même torchon radiophonique, dans une de ses nombreuses "éditions" matinales, celle d'hier, à 10 heures. Le plumitif nous y parler de la "crainte" d'un massacre de civiles, toujours eux, bien évidemment, lorsqu'il s'agit d'éradiquer les terroristes dépeceurs d'hommes, suite à l'entrée de l'Armée nationale Syrienne dans la ville. Le plumitif en question n'a bien sûr pas manqué de souligner que l'armée est épaulée par des éléments du Hezbollah. C'est un journal bien de chez nous (je vous laisse le soin de le qualifier vous-même), 20 minutes, se cachant, comme de nombreux "confrères" derrière l'OSDH (Observatoire Syrien des Droits de l'Homme) basé à Londres et "s'appuyant sur un réseau de 200 informateurs", selon l'ATS, qui confirme la mort de 23 membres de ce mouvement. Aucun de ces valeureux plumitifs professionnels ne s'est donné la peine de se demander comment ces 200 informateurs, toujours les mêmes, arrivent à donner des bilans et des décomptes aussi précis, ce qui signifie qu'ils doivent être au coeur du combat, sans qu'ils ne soient jamais touchés. Dieu tout puissant doit certainement être de leur côté.

Eh bien, dans ce nuage de mensonges, de contre vérités, de manipulation voire, on l'a constaté dans le deuxième exemple de ce billet, de détournement, parfaitement consciente, de l'information, un petit rétablissement de celle-ci, même s'il ne s'agit que pour les quelques centaines de personnes qui me font l'amitié de me lire, s'impose.

Voici, pour les rédacteurs de ces torchons, mais aussi pour les autres, les valeureux jihadistes combatifs (des civiles pour les plumitifs de nos médias) qui, quelques heures auparavant, se trouvaient dans les tunels de la ville souterraine creusée sous Al Qusair.

 

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 Si l'information, la vraie, pouvait intéresser les plumitifs et leurs maîtres, il s'agit, ici, d'un jihadiste, arrêté par l'armée syrienne alors qu'il essayait de fuir avec les "civiles" dans le "couloir humanitaire" laissé par l'armée pour permettre à ceux qui le souhaitent de fuir les combats.

Bientôt, je vous le garantis, on pourrait insulter quelqu'un en le traitant de...journaliste.

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, france-info, journaliste, journalisme, gowrié, asl, terroristes, islam, islamisme

14/05/2013

La Russie livrera les S300 à la Syrie

Qu'est-ce que les S300 ? Il s'agit, d'une manière très résumé, de systèmes de missiles sol-air capables de:

1. "traquer" jusqu'à 100 cibles (avions de combats), simultanément.

2. Lancer , tout aussi simultanément, 12 missiles en l'espace de 5 minutes.

Il semblerait que l'efficacité de ces missiles avoisine les ...100%. A voir.

Ceci n'est toutefois pas le plus important dans l'affaire. Nous avions déjà dit, à plusieurs reprises et ce dès le début de la guerre en Syrie, qu'il s'agissait probablement et très malheureusement de la guerre ultime Est-Ouest. Celle qui décidera certainement de l'avenir des relations et des rapports de forces entre les deux blocs. Ceci n'est donc qu'un des épisodes de cette guerre. Les déclarations des uns et des autres sont à ce propos très édifiantes. Les premiers, Américains et laquais Européens dans leur sillage, trouvent que cela constitue une violation flagrante (de quoi ? On ne le sait pas vraiment) et une inversion des rapports de force (entre qui et qui, au fait?). Les Russes, quant à eux, ont, par la bouche de leur inégalable ministre des affaires étrangères, lancé une de ces déclarations "définitives" dont ils ont le secret : "cette livraison est prévue de longue date. Combien même ceci ne fut pas le cas, cela ne changerait rien à l'affaire". Il poursuivit en disant : "les S300, comme chacun le sait, est un système de défense anti-aérienne. Ceux qui ne projettent pas d'attaquer la Syrie n'ont, dès lors, rien à craindre".

Fabuleux.

Que craignent alors les Occidentaux ? Que la Syrie puissent répondre à leurs attaques ? Effectivement, les choses seraient infiniment plus simples avec un Khaddafi dépouillé de tout son armement, à part quelques kalachnikovs et mitraillettes montées sur des pickups.

Que les choses soient claires, pour ceux qui me font l'amitié de me lire. J'ai toujours crû et déclaré que les Occidentaux ont admirablement joué leur partie. Et les Syriens et les Russes sont tombés comme des enfants dans le piège. Ils ont vraiment crû que les Occidentaux souhaitaient "intervenir" en Syrie (entre parenthèses, pour défendre la démocratie et la liberté). Or, contrairement aux déclarations officielles, les Occidentaux ont applaudi des deux mains les vétos sino-russes. Quel meilleur prétexte de rejeter la faute sur ces derniers : "c'est les Russes qui nous empêchent de le faire". Bien sûr.

Effectivement, ce que les Russes n'ont pas su faire, c'est de livrer les S300, ainsi que tout le reste, tout en s'abstenant de voter la résolution permettant de recourir à la force contre la Syrie. On aura gagné plus d'une année et des dizaines de milliers de morts...pour rien.

Trois ou 4 Rafales, F16 ou Tornado tombés, avec leurs équipages et l'affaire aurait été pliée.

Sauf s'ils, les Occidentaux, décidaient d'envoyer leurs troupes au sol. Quelqu'un ose en faire le pari ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0)

08/05/2013

La ligne rouge : c'est l'arme chimique

La phrase vient de ce Cher Obama, prénommé Barak, Président d'une grande démocratie (preuve en est les centaines de prisonniers innocents de Guantanamo) et accessoirement mauvais gendarme du Monde : Hiroshimam Nagasaki, Vietnam, Corée, Cuba, Irak, Afhganisatn, entre autres. Elle a été prononcée à l'occasion des rumeurs sur l'utilisation, par le régime de Damas, bien évidemment, d'armes chimiques pour "mâter" la révolution "pacifique" du Peuple Syrien. Révolution "pacifiquement" conduite par le "Front d'Al Nosra", classé par ailleurs organisation terroriste par ces mêmes Américains.

Vous suivez ?

Les choses sont tellement imbriquées en Syrie, les gesticulations tellement nombreuses et contradictoires, qu'on n'arrive plus à savoir si les déclarations des uns et des autres sont le résultat de faits avérés ou de calculs savamment orchestrés. En l'occurrence, suite aux déclarations fracassantes de Carla del Ponte, concluant sur l'utilisation d'armes chimiques par...les "rebelles", on se demande si les Américains ne voulaient pas se ménager une porte de sortie vis-à-vis des terroristes. Car on voit mal comment ils peuvent ignorer les résultats de cette "enquête". Cela étant, ces mêmes Américains, ayant auparavant donné l'ordre aux pantins de la Commissions d'enquête, viennent de déclarer qu'il serait fort improbable que des armes chimiques aient été utilisées en Syrie alors que, à peine deux jours auparavant, ils avaient déclaré que des indices "concordants" concluaient à leur utilisation.

Cela nous conduit inévitablement à poser la question de savoir pourquoi Madame del Ponte s'est "précipité" à faire sa déclaration. La raison en est toute simple : elle savait par avance que cette même commission, une fois les résultats de l'enquête connus, recevrait l'ordre d'étouffer l'affaire. Les événements viennent de lui donner entièrement raison.

Nous voilà donc dans un monde où l'Occident, très démocratique et très humaniste, dans le but existentiel unique de faire tomber un régime, est prêt même à laisser utiliser des armes chimiques par des terroristes estampillés comme tels par ce même Occident.

09:51 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : gowrié, occident, usa, amérique, syrie, terroristsme, islam, islamisme