30/10/2012

Didier le Magnifique

 

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Chez son homologue et « ami » russe, ministre des affaires étrangères d’une grande puissance mondiale, Didier Burkhalter, notre ministre des affaires étrangères, déclara, à propos de l’Iran, pays dont la puissance est autrement plus à craindre que la Syrie, que la Suisse « ne soutiendra jamais des sanctions, imposées par quelque alliance que ce soit, en dehors du cadre juridique du Conseil de Sécurité de l’ONU.« Par principe, nous ne soutenons pas de telles sanctions ».

Ah bon ? Par principe ?

Avant lui, pas plus loin que le mois dernier, la non moins magnifique Madame Widmer Schlumpf a, elle aussi, critiqué les sanctions unilatérales de l’occident contre l’Iran en les qualifiant« d’inacceptables. »

En remontant un peu plus loin, on trouve l’inégalable Calmy Rey, jadis elle aussi ministre des affaires étrangères « très active ». Comme par hasard elle aussi chez nos amis iraniens, voilée sous le portrait de Khomeiny.

Décidément, l’exemplarité de nos Conseillers Fédéraux n’a d’égal que leur courage. A relever, bien évidemment, le sens « unique » de leur démarche.

Revenons à l’actuel locataire du Palais Fédéral Ouest, 3003 Berne, qui n’a bien évidemment pas oublié que la Suisse est un important centre mondial pour le négoce du pétrole et qu'elle accueille les bureaux de la National Iranian Oil Company (NIOC, la société pétrolière publique iranienne). Reprenons aussi son affirmation du début de ce billet. Ainsi, la Suisse ne soutient, par principe, pas de telles sanctions.

A ma connaissance, notre pays, qui ne prend  "par principe" jamais de telles sanctions, en a bien pris, avant et encore plus que tous les autres pays réunis et en dehors de tout cadre légal, onusien ou pas, à l’encontre de la Syrie.

La légalité, le courage, les principes et le droit international n’ont qu’un seul sens, selon Didier le magnifique : celui de nos intérêts…économiques. Celui aussi de notre couardise.

Couardise parce qu’il n’a même pas le courage de l’admettre.


 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : didier burkhalter, syrie, suisse, gowrié, onu, widmer schlumpf, clamy rey, russie, iran

29/10/2012

La boniche et l'idiot

L’idiot ! C’est l’auditeur. Celui qui écoute la radio où officie la boniche, la plupart du temps derrière son volant en train de pester dans le trafic. D’où l’espoir, pour la boniche, que l’idiot ne réfléchisse même pas à ce qu’elle dit. C’est en effet le seul espoir pour la première que le second avale sans broncher la masse d’âneries qu’elle débite, à l’instar de la majorité écrasante des membres de son espèce, à longueur de journée.

Date : vendredi 26 octobre 2012

Lieu : studios de France-Info. Radio publique française.

Heure : éditions successives de 11h00 à 16H15

Sujet : la Syrie

Sous-sujet : la trêve décrétée par les autorités syriennes à l’occasion de l’Aïd (fête du sacrifice pour les musulmans)

Boniche : la présentatrice de l’édition. Je n’ai pas réussi à dénicher son nom. Avec elle, sa correspondante de Beyrouth, Valérie Crova.

Le sujet commence déjà très bien : l’armée régulière devient « l’armée de Bachar El Assad. La suite est aussi ahurissante que surréelle.

« L’armée de Bachar el Assad a accepté de déposer les armes ». Je n’avais bien sûr pas besoin de cela mais je suis tout de même allé chercher dans le dictionnaire et trouvé : "reconnaître sa défaite en abandonnant la bataille". Ainsi, nous apprenons, par la bouche de la…journaliste de France-Info, que l’armée de Bachar a reconnu sa défaite et abandonna la bataille.

La boniche continua : l’armée de Bachar (sans el Assad) a rompu la trêve et bombardé les villes de Maarat Numan ainsi que Douma et Harasta. Aucun doute pour l’idiot pestant au volant de sa voiture dans le trafic : c’est le « régime » qui a « re » commencé les hostilités.

Pour étayer ses dires, elle fait appel à sa correspondante à Beyrouth, une certaine Valérie Crova. A priori, dans de pareilles circonstances, les « correspondants » confirment, par des témoignages oculaires, les nouvelles données par leurs rédactions. On pouvait donc s’attendre à voir Crova nous décrire les bombardements du régime et les dégâts, surtout humains, que cela a causés.

A moitié endormi par cette perspective, l’idiot, toujours derrière son volant, se réveille d’un seul coup : Valérie Crova nous parle des attaques et bombardement des…rebelles. http://www.franceinfo.fr/actu/un-monde-d-info/syrie-la-fr...

Notre ministre des Affaires Étrangères est certainement arrivé à son bureau au Palais Fédéral avant l’intervention de Valérie Crova. Il n’a donc gardé à l’esprit que ce que la boniche a dit. C’est peut-être à cause de cela que notre pays a décidé de renforcer les sanctions contre la Syrie et ses autorités.

Pendant ce temps-là, au Conseil de Sécurité de l’ONU…

Les pays occidentaux ont refusé de condamner l’attentat « terroriste » de Dams. Perpétré à côté d’un jardin d’enfants et qui a causé la mort d’une trentaine de personnes. M. Burkhalter nous dira certainement qu’il s’agit d’un attentat perpétré par « l’opposition légitime » dans sa lutte contre la dictature de Bachar. Madame Del Ponte confirmera aussi sans doute cela.

Quarante huit heures plus tôt, le monde, occidental, s’est élevé comme un seul homme pour condamner l’attentat qui coûté la vie au chef des renseignements militaires libanais.

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4)

24/10/2012

Obus de mortier tirés sur la Turquie : c’est l’OTAN

Ainsi en conclue un journal…turc.

Voici d’abord l’article en question.

http://www.mondialisation.ca/selon-un-journal-turc-le-mor...

Cette nouvelle « affaire » ressemble-t-elle donc parfaitement à toutes celles qui l’ont précédée :

  1. Le massacre de Houla, œuvre des insurgés mais mis sur le dos de l’armée. On rappelle tout de même que c’est ce massacre qui a « poussé » les pays Occidentaux à rompre leurs relations diplomatiques avec la Syrie.
  2. Massacre de 120 soldats à Jisr Al Shoughour. Les 120 soldats sont devenus, après l’AFP et France 24, civils froidement massacrés par l’armée régulière.
  3. La mort du reporter Gilles Jacquier. Ce fut aussi, selon quelques torchons bien de chez nous, un crime d’état. On découvre vite que l’obus fut tiré par les insurgés. Pour ce qui est des torchons, ainsi que les plumitifs qui y officient, ils se reconnaîtront.
  4. La dévastation du vieux Souk d’Alep et de la grande mosquée Omeyyade de cette même ville. Œuvre aussi des insurgés, proclamant Allahu Akbar, n’est-ce pas Monsieur Ramadan, à tout bout de champ. Pour des soldats au service d’Allah…
  5. Et depuis quelques semaines, l’histoire des obus de mortiers tiré sur la Turquie.

Ainsi, chaque fois que ces terroristes, criminels et voyous, sont aux abois, on (les commanditaires) sort une nouvelle affaire, histoire de ranimer la flamme et donner des prétextes pour imposer des sanctions et menacer le pays d’interventions diverses et variées.

C’est dans ce contexte que le dernier attentat contre le chef des services des renseignements militaires libanais s’inscrit. Les ennemis de la Syrie n’ont même pas attendu 24 heures pour déclarer que c’est elle qui en est responsable, à l’instar de l’attentat qui a coûté la vie à l’ancien premier ministre libanais Rafik Harriri. Sauf que, cette fois, la sauce ne semble pas pouvoir prendre pareillement. On se demande effectivement comment des services secrets, syriens, aussi peu efficaces dans leurs propre pays, aient pu exécuter avec une telle perfection cet attentat, alors même que personne, même les collaborateurs les plus proches, ne savait où se trouve l’homme. On pourrait peut-être poser la question aux services secrets israéliens et…français. On rappelle que le Monsieur se trouvait à…Paris et que, pour se rendre à Beirut, il avait pris un vol privé et…secret.

La Syrie est responsable aussi du massacre de Chevaline, des ouragans qui viennent de dévaster les côtes est des Etats-Unis, des pluies torrentielles qui ont inondé les rues de Lourdes. On découvre aussi que c’est la Syrie qui est derrière l’augmentation du taux de chômage en Europe, que c’est elle qui a envoyé les frelons asiatiques qui massacrent, tiens tiens, les abeilles européennes. C’est aussi la Syrie qui est derrière le prolongement interminable de la durée des travaux dans les rues genevoises. C’est aussi elle qui a payé les employés des quelques banques suisses pour que ceux-ci livrent les noms des clients au fisc américain. Il se pourrait même que la Syrie soit responsable du divorce de Nicolas Sarkozy d’avec Cécilia. Mais là, on est moins sûr.

17/10/2012

Au nom d’Allah et Allah Akbar. Ou Dieu est grand, si vous préférez

En regardant les centaines de vidéos, amateurs ou pas, postées à longueur de journée sur le net, notre ouïe est surtout attirée par les interminables « Allah Akbar, Allah Akbar, Allah Akbar… ».

Qui filme ? Que filment-ils ? Pourquoi invoquent-ils sans cesse le nom d’Allah ?

Dans la tradition arabo-musulmane et contrairement à ce que l’on croit, Allah Akbar ne sert pas « uniquement » à invoquer le non d’Allah ou à proclamer sa toute puissance. Celui qui prononce ces mots montre « aussi », parfois surtout, sa satisfaction quant à l’action qu’il est en train d’entreprendre. C’est comme si, après un bon repas ou toute autre action procurant un plaisir particulier ou intense, on disait : ah, que c’est bon. Il semblerait bien que les combattants de la « liberté », opposition légitime selon notre inénarrable ministre des Affaires Étrangères, mais terroristes lorsqu’ils se trouvent sur sol français, n’aient compris que cette partie du message.

La mosquée d’El Omeyyade d’Alep, que je connais très bien et qui jouxte par ailleurs le souk de cette même ville, le plus vieux et le plus long du monde, est, comme n’importe quelle autre mosquée, un lieu de prière et de recueillement où le simple fait de ne pas enlever ses chaussures à l’entrée causerait au coupable pas mal d’ennuis. Au-delà, c’est un chef-d’œuvre architectural vieux de plus de mille ans. Ceci n’a pas empêché les amis de MM. Fabius, Clinton et Burkhalter d’y entrer, avec armes, munitions et…chaussures, pour en faire un de leurs repères et un lieu de rassemblement d’où partaient leurs attaques contre l’armée nationale syrienne avant que cette dernière ne les en déloge après deux jours de « combats ». Comme baroud d’honneur, les combattants de l’Islam et, accessoirement, d’Allah, n’ont pas trouvé mieux que de faire exploser des grenades incendiaires à l’intérieur même de la mosquée. Le Monde, un journal « mainstream » tout sauf pro régime, nous apprend que, selon l’AFP qui, elle, est carrément estampillée pro rebelles, "l’ingénieur Mohammed Marwan Jarada, qui accompagnait lundi un comité d'experts envoyés dans la mosquée pour constater les dégâts, a été touché par un tir rebelle et est mort des suites de ses blessures, selon son frère".

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/10/15/a-...

Ainsi, tout islamistes qu’ils soient, les rebelles n’ont pas hésité à transformer en champ de bataille la mosquée historique des Omeyyades à Alep. La religiosité de ces gens-là semble se limiter aux éructations permanentes du nom de Dieu, et aux égorgements rituels ainsi que, plus généralement, à l’extermination des Syriens réputés apostats, infidèles ou tièdes.

Les voici, filmant leurs exploits dans la mosquée d’El Omeyyade.

http://www.youtube.com/watch?v=KKBoX3Co_Hs

A la trentième seconde, le vidéaste invoque, pour la énième fois, Allah Akbar suivi de « et merci à Dieu ».

Les voici aussi, entrants dans l’enceint de la mosquée, après en avoir fait sauté le mur.

http://www.youtube.com/watch?v=uU_uO6Ojn7g

Effectivement : Allah Akbar, Allah Akbar, Allah Akbar.

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (7)

15/10/2012

La France (combat ?) le terrorisme

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Jeudi dernier, devant trois journalistes de l’Hexagone, le Président Français déclarait, je cite, « vouloir combattre le terrorisme, en l’occurrence islamique, où il se trouve : en France comme au Mali ». Il n’est pas allé plus loin. C’est au cours du même entretien qu’il a déclaré que la cellule « terroriste hautement dangereuse » qui vient d’être découverte en France, avait, entre autres, planifié d’aller faire le Jihad en…Syrie.

Le lendemain, vendredi 12 octobre, on apprend que 7 membres de cette cellule auraient été mis en examen pour « tentative d’assassinat en lien avec l’appartenance à une religion et en relation avec une entreprise terroriste ». Aucun doute quant à la signification des termes n’est permis.

Faisons l’hypothèse, confirmée par le Président Français lui-même, suivante. Supposons que certains membres de cette cellule, si ce n’est déjà fait, soient effectivement partis en Syrie. Ceux-ci se trouveraient parmi tous les autres combattants qui, le président Français l’a de nouveau très clairement confirmé jeudi, reçoivent de l’aide, entre autres matérielle, de la France. La France se trouverait en position d’aider des personnes qui, chez elle, sont mises en examen pour…terrorisme.

La France met en examen, chez elle, des terroristes qui, rendus en Syrie, deviennent des combattants de la démocratie aidés par cette même France.

Vous avez dit que les voies du Seigneur étaient impénétrables ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, gowrié, opposition, terrorisme, islam, fabius, suisse, france, didier burkhalter

08/10/2012

Extrémisme islamique : le boomerang

Tout cela a pris beaucoup moins de temps que ce qui a été prévu. Car cela a bien été prévu. Seuls nos politicards, leurs conseillers et…les spécialistes de la chose, toujours eux, ne l’avaient pas prévu.

Je n’ai jamais, jamais, crû que l’homme apprend de ses erreurs. Ce serait d’ailleurs dramatique si ce principe était vraiment vérifié car à voir la fréquence de répétition des mêmes erreurs dans les mêmes circonstances, on se demande vraiment si les auteurs en sont des hommes en pleine possession de leurs capacités mentales.

Ainsi, la France, grand soutien de tous les islamistes autres salafistes que cette mascarade appelée printemps arabe a produit, vient de découvrir l’existence de cellules « terroristes » radicales qui fomentaient le projet de s’attaquer à « l’Occident » et plus précisément à la présence juive dans celui-ci.

En soi, les faits ne sont que classiques si ce n’est que les membres de ces groupuscules sont, dans leur presque totalité, des « convertis ». Tous sont nés et ont grandi en France.

Qu’est-ce qu’un converti ? c’est quelqu’un qui, pour faire simple et quelle que soit la raison du changement, ne trouve pas satisfaction dans sa croyance, ou non croyance, actuelle. Jusque là, il n’y a toujours rien de si extraordinaire. La seule vraie question à se poser est de savoir pourquoi, dans le processus de conversion de ces jeunes gens, leur préoccupation première est de s’en prendre à leur propre pays ? Et de la manière la plus violente qui soit ?

A force de fuir les problèmes qui se posent à nous, à instituer des tabous, à éluder les questions essentielles, à minimiser les problèmes et à contourner les écueils, on finit toujours par avoir des réveils où la gueule de bois l’emporte largement sur les chants des oiseaux.

La question essentielle que personne ne veut donc se poser est la suivante : des croyances et des conversions, il y en a dans tous les sens. Le nombre des convertis au bouddhisme et à nombre d’autres croyances est bien plus grand que ceux, dans nos contrées, qui embrassent l’Islam. Pourquoi, dès lors, la violence, la dérive jihadiste, le terrorisme et le takfirisme http://fr.wikipedia.org/wiki/Takfirisme ne touchent-ils que ces derniers ? Et d’une manière quasi systématique ?

Attention, les réponses habituelles, répétées jusqu'à en avoir la nausée : ce n'est qu'une minorité, la pauvereté, la marginalisation, l'exclusion sociale, etc., je les connais par coeur.

Voici, à propos de boomrang, la réponse des jihadistes, considérés par Monsieur Didier Burkhalter et son homologue français comme les représentants "légitimes" de l'opposition syrienne.

http://www.youtube.com/watch?v=bL58pyB7kYM&feature=plcp

En résumé : nous sommes là, en Syrie, pour faire le Jihad au nom d'Allah. Une fois victorieux, nous viendrons chez vous, les mécréants.

Je sais, ce ne sont qu'une minorité. C'est certainement ce que se sont dit MM. Burkhalter, Fabius et Erdogan lorsqu'ils ont décidé de les aider à combattre le régime de Damas.

 

08:25 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : islam, islamisme, terrorisme, gowrié, france, religion, extrémisme, jihad

04/10/2012

Comment sommes-nous devenus des terroristes

Nous ? Oui, nous, les citoyens de ce pays, sept fois centenaire et plus vieille démocratie du monde. Et puisque, précisément, notre démocratie, unique en son genre, est directe, nos gouvernants sont supposés nous représenter, tous…directement.

D’où notre implication.

Aujourd’hui, alors que je me rendais à mon bureau en centre-ville, j’entendis le présentateur de la radio que j’écoutais annoncer l’explosion de deux, voire trois, voitures piégées à Alep, ville où une partie de ma famille vit encore. J’appelai immédiatement ma mère de 86 ans qui me dit avoir entendu les trois explosions jusque chez elle, à plus de trois km du lieu des attentats.

Au moins 48 personnes périrent dans ces attentats.

En quoi tout cela nous concerne ? Il faut poser la question à Monsieur Didier Burkhalter, notre Conseiller Fédéral chef du DFAE, notre représentant…légal. Ce dernier a clairement qualifié les auteurs de ces attentats, je pèse mes mots, oui, les auteurs de ces attentats, d’opposition « légitime ».

Ainsi, les auteurs d’attentats terroristes à la voiture piégée sont des opposants « légitimes » selon M. Burkhalter.

Pouvons-nous vraiment en arriver à cette conclusion ? Pour en avoir le cœur net, je ferai appel au syllogisme d’Aristote : « l’homme est mortel, les Grecs sont des hommes, etc. ». Appliqué à notre gouvernement, cela donne : ceux qui commettent des attentats sont des terroristes, notre gouvernement soutient les auteurs de ces attentats, notre gouvernement est dès lors…terroriste. C’est comme cela que nous sommes devenus, par le truchement de nos représentants, des terroristes.

Voici les images des lieux des attentats, avant et après ceux-ci. Regardez bien les "petits" immeubles devenus poussière. Je les connais très bien. Ils datent de plus de 150 ans et sont uniques dans leur genre au monde. Regardez bien le premier étage "suspendu" en bois sculpté.

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D’un autre côté, les Turcs affirment que cinq de leurs citoyens périrent dans l’explosion d’un obus de mortier tiré de…Syrie. Il va sans dire que les Turcs en ont immédiatement accusé l’armée « régulière » syrienne. Soit.

A supposer même que cela soit vrai, ce dont je doute fort car on peut très sérieusement penser que ce sont les Turcs eux-mêmes, dans leur fuite en avant, qui ont « commandité » le tir à leurs « poulains » terroristes à l’intérieur de la Syrie, ceux que notre DFAE qualifie d’opposition légitime. Que pouvons-nous en conclure ?

Je n’analyserais pas l’évènement mais irais directement à mes prévisions. Le problème d’Erdogan le Turc est d’avoir surinterprété les intentions réelles de ses amis Américains. Il crut très sérieusement que ces derniers n’attendaient qu’un signe pour déverser un déluge de feu sur la Syrie. On voit ce qu’il en est. L’OTAN vient de déclarer être totalement « solidaire » de la Turquie. On en est content.

Pour enfoncer le clou, les autorités de Damas viennent d’envoyer un message « officiel » on ne peut plus claire à Ankara : « les autorités turques feraient mieux de revenir à la raison, de surveiller leurs frontières et d’arrêter d’en faire le point de passage des terroristes et salafistes de tous poils. A défaut, les conséquences en seront incalculables ».

Il faut mettre cela en parallèle avec le message de « solidarité », sans plus, de l’OTAN à l’adresse de la Turquie pour tout comprendre.

Erdogan semble être le seul à avoir de la peine à le faire.

Quel est, enfin, le rapport entre les deux "événements" ? A priori rien. Sauf que, alors que les deux eurent lieu le même jour à quelques heures d'intervalle, les Occidentaux ont "très vivement" condamné les tirs sur la Turquie. Pour ce qui est des "attentats" d'Alep, pas un mot.

Celui qui ne dit mot...consent. Non ?

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : suisse, syrie, gowrié.didier burkhalter, otan, turquie, erdogan, islam, salafiste

03/10/2012

Le déclin de l'empire

Saakachvili est le président qui vient de perdre les élections en Géorgie. Saakachvili est le président qui, avec les encouragements de ses maîtres d’outre Atlantique, a crû bon de défier son puissant voisin. Saakachvili l’a crû parce que ses maîtres d’outre Atlantique croyaient eux-mêmes que Yeltsine était encore vivant. Du coup, Saakachvili a vu son armée mise en pièces en quelque 48 heures. Il eut un temps, à l’époque de l’ivrogne du Kremlin, où les Américains croyaient dur comme fer qu’il s’en était fini de l’empire russe, qu’ils appelaient encore soviétique. Ils le croyaient tellement qu’ils ont décidé de pousser leurs pions/valets au cœur même de la Russie : Ukraine, Géorgie, pays baltes, quelques pays d'Asie centrale, ex républiques soviétiques, etc. Et voilà que le plus servile, mais véhément, des pions qui tombe à son tour. A peine trois semaines après que l’annonce de la fermeture définitive de la dernière base militaire et stratégique américaine en Asie Centrale, celle du Kirghistan. Le même Kirghistan qui a annoncé le maintien de la base militaire russe sur son territoire. On croit rêver. La Russie qui, pour enfoncer le clou, a annoncé qu’elle fournira une aide à hauteur de deux milliards de dollars. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Un peu la manière de faire…américaine, non ? Oui, lorsque ceux-ci en avaient les moyens.

Ainsi, en l’espace d’à peine une dizaine d’années, ce qui devait être la consécration de l’hégémonie définitive de l’Amérique, pendant des décennies encore, sur le monde, s’est transformée en début de déclin pitoyable. Partis la queue entre les jambes d’Irak, bientôt d’une manière encore plus humiliante de l’Afghanistan, les Américains sont plus que jamais acculés à s’accrocher à ce qu’il leur reste dans la région : les Qataris et les Saoudiens, quel déchéance. Même leurs nouveaux amis, les islamistes fondamentalistes du Caire et de Tripoli, l’ancienne capitale de Khaddafi, leur échappent.

Je voulais aussi un peu parler de la France. Pays qui a crû, ou à qui on a fait croire, qu’il a sa place parmi les grands, ceux qui ont les moyens de décider. Mais cela ne vaut vraiment pas la peine. Car ce faisant, je m’abaisserais à devoir parler des bédouins. Ceux qui dictent à la France ce qu’elle doit faire. Je laisse cela aux Guignols de l’Info et à Leonardo, porte-parole de "la" Prince auprès de ces mêmes guignols.

Quel rapport tout cela a à voir avec le sujet auquel je consacre plus de 90% de l’espace que j’occupe sur cette blogosphère, la Syrie ? C’est simple, la Syrie fut la dernière cartouche tirée par les Américains dans la série du printemps salafiste. Le temps a manifestement joué contre eux.

Je vous laisse dès lors volontiers avec le commentaire d’un de mes lecteurs, qui le fait pour la première fois. J’en profite pour saluer sa lucidité et présence d’esprit.

Il se fait appeler Collin.

"La dernière carte que les pays "du golfe" envisageaient de jouer, c'est de constituer un corps expéditionnaire militaire pour porter main forte aux "rebelles" Syriens et tenter démettre le gouvernement Syrien légal.

Or il est curieux de constater que cette idée "lumineuse" a fait pschitt....quand ils ont réalisé qu'en envoyant leurs militaires, leurs armées, guerroyer en Syrie, ils faisaient un boulevard à une très légitime révolution populaire dans leurs propres pays qui ne laisserait pas passer une si belle occasion de renverser ces dictatures sanguinaires des Saoud, et du Qatar...

Bientôt échec et mat,c'est une affaire de quelques coups....les Russes et les Iraniens sont décidément de grands joueurs d'échecs..."

01/10/2012

A Alep, les rebelles « Burkhalto-Fabiusiens » lancent le 3e offensive FINALE.

Il eut d’abord l’offensive « finale » de Damas, saluée par les « prévisionnistes » du monde entier comme étant la fin du régime  http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2012/09/24/sale-temps-pour-les-previsionnistes.html : revers sanglant avec, à la clef, des milliers de terroristes mis hors de combat. Suite à cet échec, la coalition Otano-bédouine a décidé de lancer sa deuxième « offensive finale », sur Alep, cette fois. Avec la complicité du chef de la sûreté intérieure de la région d’Alep (celui-ci a négocié sa fuite sécurisée vers la Turquie avec l’ASL. Laquelle ASL n’hésitera pas à l’abattre tout près des frontières), plus de 5'000 combattants, dont une bonne partie de Jihadistes étrangers, mais aussi des porteurs de « permis B suisse » http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2012/09/25/rebelles-jihadistes-en-syrie-le-dfae-les-finance-les-hug-les.html ont réussi à enter dans la ville, restée jusque-là totalement hermétique aux appels des terroristes wahhabites. Deux mois et plus de 3'000 terroristes tués plus tard, les protégés de Fabius et Burkhalter, notre cher Conseiller Fédéral, lancent leur 3e offensive finale sur Alep.

Aux dernières nouvelles, il semblerait bien que nous nous dirigions vers un scénario à l’irakienne. La défaite des terroristes étant acquise, ceux-ci semblent se rabattre de plus en plus sur la tactique des attentats à la voiture piégée. La dernière en date étant celle de la ville de Kamecheli, au nord-est de la Syrie et à quelques mètre de la frontière…turque. Un mini van bourré de 1'400 kg d’explosifs a sauté. Regardez justes les images de cet attentat.

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Sur la photo ci-dessous, on voit les devantures d'échopes se trouvant à plus d'un kilomètre du lieu de l'explosion. Je connais très bien celle se trouvant tout à gauche de l'image. Elle est celle du photographe qui a filmé la cérémonie de...mon mariage.

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Ce sont ces gens-là que notre ministre des affaires étrangères, un certain Didier Burkhalter, soutient en les appelant opposition légitime. Nous nous trouvons citoyens d’un pays dont le ministre des affaires étrangères soutient les terroristes les qualifiant même d’opposition « légitime ». Le terrorisme est une action « légitime » pour notre ministre des affaires étrangères.

Ainsi, en guise de 3e offensive finale, les terroristes de Fabius ont réussi à incendier le centre commerçant de la ville. Une sorte de punition pour une ville qui n’a pas voulu de leur « révolution ».

http://www.infosyrie.fr/actualite/action-48/

http://www.infosyrie.fr/actualite/action-49/