28/09/2012

Rebelles jihadistes en Syrie : et maitenant, c'est la RTS

Ce n'est pas cette note là que je devais publier aujourd'hui. Il se trouve que la RTS, télévision publique à redevance, qui s'est donnée pour mission, malgré l'article 93 de la Constitution, de promouvoir la cause des Jihadistes Islamistes. Du coup, je re-publie la note d'avant hier car la RTS a, précisément, décidé aujourd'hui de promouvoir l'histoire du même jihadiste, armé, comme le montre le reportage, jusqu'aux dents. Ce dernier a bien pris soin, certainement sous les conseils du journaliste, de dire qu'il ne faisait pas le Jihad. Il se trouve que, malheureusement pour lui et le journaliste, il avait déjà déclaré appartenir à la brigade "d'Ansar el Islam". Branche d'Al Qaeda prônant une application pure et dure de la Charia.

Voici le reportage de la RTS.

http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/#/video/info/j...

Vous pouvez ensuite lire le corps du texte.

Lire la suite

27/09/2012

Rébellion en Syrie : on s’est trompé. On s’excuse

C’est, en dehors, bien sûr, de Fabius et Didier Burkhalter, le message que les « soutiens » des terroristes de l’ASL  sont en train de délivrer à ces derniers. Même le pauvre Erdogan, malgré son souriant ministre des affaires étrangères, ne sait plus comment se sortir du « merdier » syrien. Jusqu’alors quartier général et lieu de réunion, entrainement et passage de tous les terroristes, le brave moustachu vient, très probablement, de jeter l’éponge. Il a signifié au commandement, même si celui-ci est fantoche, de l’ASL qu’il doit quitter ses terres ottomanes. Oh, bien entendu, il fallait y mettre les formes. Ce commandement a déclaré qu’il se déplaçait à l’intérieur du territoire syrien. A la bonheur. Ainsi, le bouillant turc s’est rendu à l’évidence : le « régime » syrien a beaucoup de cartes en main et il sait bien les utiliser.

Il semblerait donc « presque » acquis, encore une fois en dehors de Français et, hélas, notre DFAE, que tout le monde cherche une porte de sortie « honorable ». Malheureusement, une telle possibilité ne se présente que devant des gens eux-mêmes honorables. Ce n’est de loin pas le cas des terroristes et leurs soutiens. Il semblerait même que le camp syrien, le vrai, n’acceptera rien de moins que la défaite, je l’espère totale, du camp des terroristes. Ce camp inclue ces derniers et, surtout, leurs soutiens, grosso modo les bédouins ainsi que les Otanistes de tous bords.

Sur le terrain, cela se traduit ces jours-ci pas une accélération du « nettoyage » des différents quartiers, notamment à Alep, des restes des terroristes. Les pertes de ceux-ci se compteraient par centaines alors que celles de l’armée, Nationale Syrienne, sont minimes. J’ai déjà, dans mon billet d’hier, mentionné la diminution drastique du nombre des défections, elles sont devenues pratiquement inexistantes, dans les rangs de l’armée. On peut dès lors en tirer les conclusions suivantes :

  1. Sur une armée de presque 300'000 soldats, un déchet de 10% tout au plus, notamment dans une région minée par les différences ethniques et, surtout, religieuses, est plus que normal.
  2. Les défections, dans leur majorité écrasante, est le fait d’appelés, très peu instruits et venant des régions périphériques, rurales.
  3. Ceux qui restent, ceci est extrêmement important, dont une bonne majorité non active, pour éviter des accrochages intra-ethniques, sont dans une position d’observation. L’arrêt, quasi-total des défections, à tous les niveaux et notamment pour ce qui est des officiers supérieurs, signifie que ces « observateurs » ont une opinion, concernant l’issu du conflit, bien différente de celui espéré par les bédouins du Golfe et les puissances occidentales.
  4. Le plus important est le basculement de l’opinion publique, lassée de cette rébellion factice. Déjà, des centaines de jeunes gens dans la banlieue sud de Damas, très emblématique, se rendent avec armes et bagages, contre une amnistie, qui leur est généralement accordée, s’ils n’ont pas trempé dans le sang.

On le voit et je le regrette, sincèrement, l’issu de ce conflit ne fait, à mon sens, plus de doute. Je le regrette car il va y avoir un gagnant et un, des perdants. Comme d’habitude, les syriens, appelez cela « régime » si vous le voulez, ont bien ficelé leur affaire. Jeu d’alliances de premier ordre. Comme le disait Brennus : « malheur aux vaincus ». C’est cela que je regrette. L’entêtement et l’aveuglement des Occidentaux, mues par leur ignorance historique, fera payer un trop lourd tribut à leurs protégés terroristes. Mais ce n’est pas tout. Je crois très sincèrement qu’ils, les Occidentaux, n’en sortiront pas indemnes non plus et ils le savent. D’où leur acharnement. Ils ont trop parié sur « la disparition du mur de la peur en Syrie ». Ils ont juste oublié que ce principe est valable pour eux aussi. Personne, en dehors des valets du Golfe, ne fait plus attention à eux. Même l’Irak, c’est tout dire, n’a que faire des menaces, de sanctions, américaines.

Concernant ce dernier point, je dois avouer que rien ne me ferait, à titre tout à fait personnel, plus plaisir. Il est absolument immoral que ces pays, du moins leurs dirigeants, continuent à vivre et agir comme si de rien n’était. Un prix doit être payé : au minimum le prix des destructions causées au pays. Ce prix doit être payé comptant.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3)

26/09/2012

Sale temps pour les prévisionnistes.

J’attendais d’être sûr que l’été est bien loin avant d’écrire ce billet. Nous sommes donc le 25 septembre, l’automne est « officiellement » là depuis le 21 et le temps, très maussade, d’aujourd’hui est parfait pour le confirmer.

Allez, commençons par un locataire amovible des « invités » de ce blogosphère, qui se présente comme philosophe et…professeur d’université, pauvres étudiants. J’ai beaucoup hésité mais finalement décidé à lui faire la pub. Je ne recommencerais plus après.

Des prévisions comme celles de son, certainement, ami Alain Minc, qui changent au gré des déclarations de X ou Y. Voici Poutine qui dit que le gouvernement syrien doit répondre aux aspirations de la population et notre prévisionniste qui voit le régime lâché par Mouscou. Clinton qui croit qu’Assad est fini et le prévisionniste qui voit les Marines à Damas en quelques jours, etc. Il a prévu que l’année 2012 sera celle de DSK, que la GB allait envahir l’Iran suite à l’attaque, par des étudiants, de son Ambassade à Téhéran, qu’Israël allait dépêcher une division au Golan pour « fixer » toute l’armée syrienne, que :

  1. Bachar el Assad ne passera pas l’été (d’où l’introduction de mon billet) http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/07/07/la-syrie-l...
  2. Que la bataille de Damas signait la fin du régime http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/07/17/la-bataill...
  3. Que les jours du régime sont comptés http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/07/19/rumeurs-de...
  4. Qu’Assad ne pourra plus reconquérir Damas, qu’il quittera pour Lattaquié http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/07/21/questions-...
  5. Qu’une zone d’exclusion aérienne est pratiquement établie et que la partie pour Bachar est finie  http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/08/12/une-zone-d...
  6. et que…fichtre, il prévoit maintenant qu’Assad pourrait finir par l’emporter. Si cette prévision suit le même chemin que toutes celles qui l’ont précédée, c’en sera effectivement fini pour Bachar el Assad. http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/09/19/titre-de-l...
  7. Remarquez, pour quelqu’un qui a prévu que l’événement de l’année sera le retour et la réhabilitation de DSK, ami de Dodo la Saumure..Que le même DSK reste le « meilleur espoir pour la France ».    http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2011/12/28/l-evenemen...

Un peu de lucidité tout de même. Avec d’autres, il constate qu’il n’y a pratiquement plus de défections dans l’armée, plus rien non plus dans la classe politique. Je vais l’aider un peu. Je ne crois pas du tout que la cause en est que la mauvaise graine s’en est allée et ne restent que les fidèles. Cela ne m’empêche pas d’être très pessimiste, pour les amis de Didier Burkhalter et Laurent Fabius, bien sûr. Les défections ont duré le temps que certains…y croyaient encore. L’arrêt de celles-ci signifie une seule chose : ceux qui en auraient envie n’y croient plus. C’est cela même qui est rassurant et préfigure l’issu de la crise.

En France, il y a le CNRS, Centre national de Recherche Scientifique, où on trouve tout et, surtout, n’importe quoi. On y conduit toutes sortes de « recherches ». L’autre jour, sur France Info, tiens, un CNRS’ist, esquissait le tableau de « l’après Bachar ». Ceci signifie que cela est une « donnée » : « quoi qu’il arrive, ce régime ne peut pas rester ». Admettons.

Il y a tout de même quelque chose qui m’échappe : en admettant qu’il s’agit d’une « guerre ». En admettant même que cette guerre est conduite par le régime. Que se passerait-il si, selon toute probabilité, le régime l’emportait ? Didier Burkhalter deviendra rouge de colère mais comment obligera-t-il Assad, le vainqueur, à partir ?

Voyons maintenant, pour finir, la signification des derniers développements, très riches d’enseignements, « sur le terrain ».

Coup sur coup, on apprend que :

L’armée jordanienne a arrêté un groupe entier de…rebelles syriens, après un bref échange de tirs. On apprend aussi qu’une bande de l’ASL est entrés en territoire libanais et a attaqué ! un poste de la police libanaise. Enfin, la même ASL vient de déclarer qu’elle « a transféré » son commandement de la Turquie en Syrie.

Conclusions : on y croit plus à l’intérieur, à l’extérieur (hors Fabius, Hamad et Burkhalter) non plus. La Turquie, grande ennemie de la Syrie, semble même vouloir se débarrasser du boulet que la France et les USA lui ont imposé. Ils mourront en martyre, les armes à la main, comme ils l’ont voulu. Et ils iront rejoindre leurs 72 Hourries, promises à tout jihadiste digne de ce non, au paradis.

Le résident des Hôpitaux Universitaires de Genève l’a échappé belle.

24/09/2012

Innocence des Musulmans, Charly Hebdo, la dernière tentation du Christ et la décadence occidentale

Pour commencer, je n’ai pas visionné le navet qui a mis le feu aux poudres des fondamentalistes et autres salafistes du monde arabo-musulman. Je n’ai pas non plus vu la dernière tentation du Christ, ni le code Da Vinci, dont je n’ai pas lu le livre non plus. Impossible en revanche d’échapper aux caricatures de Charly Hebdo, dont je n’ai vu que celle de la couverture du journal satirique, par la force des choses. Elle est visible partout sur le net, y compris sur la page « home » de tdg.ch.

Je ne l’ai pas fait parce que je trouve cela au moins sans intérêt. Je ne vois en effet pas ce que tout cela changerait à ma connaissance, ou méconnaissance, amour, ou détestation, des sujets traités. Tout cela n’a pas la moindre importance.

Ce qui est important ce sont les réactions, au mieux comiques, mais le plus souvent tragiques et lamentables des différents « acteurs » de cette pièce dont le niveau s’apparente au mieux à celui d’une série Z.

Je ne commenterais pas les réactions des chefs des trois courants religieux les plus répandus dans nos contrées. Ils sont dans leur rôle et doivent avant tout penser à leurs commerces respectifs. Ce qui est plus significatif est la réaction des chefs « politiques » et, tiens tiens, certains « confrères » de ceux qui ont commis le forfait chez Charly Hebdo.

Ainsi, les gauchistes de tous bords, en France bien sûr, se sont élevés comme un seul homme, Fabius, bien évidemment, en tête pour condamner « l’inconscience » des responsables du journal en question, notamment « dans le contexte actuel ». Comprenez les violences suscitées par la diffusion sur le net du navet de Nakula, alias Bacile. Les Américains ont même été plus loin en déclarant, tenez-vous bien, que l’attaque contre leur consulat de Benghazi et la mort de leur Ambassadeur en Libye en même temps que trois de ses compatriotes, ne peut être considéré comme…un acte terroriste.

Les réactions de certains « confrères » est encore plus, comment dire…marrante. Nous lisons ainsi sur tdg.ch  les dessinateurs de presse romande sont partagés  que, en dehors de Burki, les dessinateurs romands ont des avis « plutôt négatifs » quant à l’opportunité de publier ces caricatures qui « n’apporteraient rien au débat ». Formidable. Je ne savais en effet pas qu’il y avait un débat et encore moins que les dessins de ces gens-là avaient pour but d’éclaircir certaines facettes restées obscures pour les lecteurs moyens que nous sommes. Philippe Becquelin, alias Mix et Remix, va encore plus loin. Il dit que « les Musulmans, extrémistes ou modérés, n’ont pas la culture des dessins de presse. Ces caricatures ne servent donc qu’à choquer ». Il considère par ailleurs qu’il est « délicat de jouer avec les religions des autres, surtout quand on n’en connaît pas les codes ». Et voilà.

Mix et Remix considère :

  1. Que les autres, autres que les musulmans, maitrisent parfaitement la culture des dessins de presse et qu’on peut dès lors y aller sans problème. Ainsi, les Chrétiens ne doivent pas être choqués de voir le Crucifix plongé dans un urinoir.
  2. Que, justification habituelle de la lâcheté de certains, on ne peut s’attaquer qu’à sa propre religion. Je ne savais en effet pas que ces dessinateurs, cinéastes, etc. étaient des catholiques.

Je suis remonté un peu en arrière pour voir quelles étaient les réactions de tous ces gens-là lors de la sortie du Dernière Tentation du Christ, Da Vinci Code, Crucifix dans l’urinoir, etc., et trouvé qu’ils ont aussi condamné. Euh, j’oublie juste de préciser qu’ils ont, systématiquement, condamné les…contestataires, catholiques en général. Ce jour-là, c’est la liberté d’opinion qui était sacrée.

Que peut-on en conclure et quel rapport avec le déclin occidental ?

  1. Que, manifestement et malheureusement, c’est uniquement par la force et l’intimidation qu’on peut soumettre les autres à sa volonté. Les faibles ont toujours tort, même si, dixit le Christ, les portes du Paradis leur seront grandes ouvertes. Les Américains n’ont déguerpis du Vietnam que forcés, de l’Irak qu’au prix de dizaines de milliers de morts et de blessés, de l’Afghanistan, bientôt, qu’au même prix. Les Espagnols ont quitté l’Irak au lendemain de « l’exécution » de 270 des leurs dans les gares d’Atocha, El Pozo del Tío Raimundo, Santa Eugenia, ainsi que dans un train juste en dehors d'Atocha à la Calle Téllez. Les italiens n’ont retiré leurs troupes d’Irak qu’au lendemain des images horribles montrant treize de leurs soldats morts trainés et piétinés dans les rues de Baghdad. Les Israéliens ont le monde à leurs pieds non pas parce que les habitants de celui-ci les adorent et compatissent à leur sort (les divers sondages, mondiaux, à ce sujet sont très claires). Mais parce qu’ils ont su se munir de la force, militaire, financière et politique nécessaires à la réalisation de leur destin. C’est la force, mais aussi la cupidité, qui obligent des Américains traumatisés pour toujours par les attentas « terroristes » du 11 septembre à déclarer que l’attaque de leur consulat à Benghazi n’est pas un acte « terroriste ».
  2. Quant au déclin, prévisible et inéluctable de l’Occident, il suffit de lire les lignes précédentes, si besoin est, pour le constater. Tout commence par le dénigrement de soi, le rejet de ses propres valeurs et histoire. Rome, contrairement à ce que l’on croit, n’est pas tombée en 476. Le 4 septembre 476, l’empereur Romulus Augustule n’a fait qu’abdiquer, comprenez qu’il n’a fait qu’entériner un état de faits établi. La chute, militaire, physique, appelez-là comme vous voulez, de l’empire, ne fut que le couronnement de sa longue et lente décadence, commencée à la fin du deuxième siècle de notre ère. Certains font remonter cela jusqu’à Caligula. La décadence, l’histoire nous l’enseigne, est avant tout morale. Ceux qui croient que l’empire Abbasside a duré jusqu’à la fin du 13e siècle ont tort. Ce sont les Germains des Abbassides, les Seljukides, qui tenaient en réalité les rênes du pouvoir.

Dans notre cas, c’est encore pire. Si, dans les exemples historiques, la décadence morale s’accompagnait systématiquement d’un affaiblissement militaire et économique, ce n’est de loin pas le cas de l’Occident actuel. On dirait que cette décadence est le résultat d’un processus inéluctable de reniement de nos valeurs, d’une détestation de soi. C’est une décision consciente, un suicide programmé.

 

 

19/09/2012

Les crimes (de guerre ?) des terroristes de l’ASL ne s’arrêtent plus

Il y a d’abord eu Vannay, journaliste à la RTS qui, après une immersion d’une dizaine de jours parmi les « manifestants pacifiques » à Hama, est revenu avec une besace pleine d’éloges sur eux. Il a depuis été imité par des Vallélian, Hammouche, Mabillard et d’autres militants de la cause wahhabite. Dernier militant en date, le chef du DFAE qui veut traduire tout le monde devant la justice…internationale.

Tout le monde ? Pas tout à fait. Il ne faut tout de même pas trop pousser. Parmi les acteurs du conflit syriens, il y a ce qu’il appelle « l’opposition légitime », l’ASL.

Je vous mets ci-après plusieurs documents réalisés par les membres de cette « opposition légitime » eux-mêmes. Inutile de vous dire que les précités n’en ont dit mot. Cela se comprend, bien évidemment.

 

ATTENTION : LES IMAGES SONT DURES, TRÈS DURES.

http://breizatao.com/?p=9981

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/09/10/97001-201209...

http://www.france24.com/fr/20120911-asl-syrie-armee-syrie...

Et la toute dernière, datant du mardi 18 septembre.

http://www.youtube.com/watch?v=vg3Q4zojXdg

Comme d'habitude, il se pourrait que Firefox ait de la difficulté à ouvrir certains liens.

Au fait, Messieurs les précités et, surtout, Monsieur le Conseiller Fédéral zélé, où sont les images montrant les exactions de l'armée syrienne ?

Comme je l'ai dit à maintes reprises, l'abjection à l'état pur.

 

18/09/2012

CPI, TPI, ONU, HRW et Conseil Fédéral : l’art de noyer le poisson

Comme on le sait maintenant, ce sont les chancelleries occidentales et les médias de cette partie du monde qui nous l’apprennent, le crise en Syrie n’a pas d’égal dans l’histoire. C’est à peine si la deuxième guerre mondiale a vu autant de pays, de puissances mondiales, de coalitions, etc. s’impliquer à ce point. Et encore.

La dernière trouvaille de notre « puissant » Conseil Fédéral, leader en la matière depuis le début de la crise syrienne, est d’être à la tête du mouvement appelant à traduire la Syrie devant la justice internationale. Pourquoi faire ? Pour juger les « coupables » de crimes de guerre (on ne parle pas encore ouvertement de crimes contre l’humanité mais cela ne tardera certainement pas). La Suisse « se veut exemplaire » en la matière. D’où l’entrain et la véhémence de notre ministre des affaires étrangères.

Voyons déjà ce qu’en dit une de ces organisations.

http://fr.rian.ru/world/20120917/196065699.html

Ils ne sont pas les seuls. Aujourd’hui même, lundi 17 septembre et pour la deuxième fois en l’espace de moins de deux semaines, le Conseil des Droits de l’Homme, sous la houlette de la très agitée Navi Pillay, ne put faire autrement que de reconnaitre, certainement à contrecœur, des exactions, exécutions sommaires, tortures et crimes de guerre commis par les terroristes de l’ASL, ceux que notre DFAE et son chef appellent « opposition légitime ».

Ainsi, notre Conseil Fédéral veut traduire les responsables de crimes de guerre devant la justice internationale. Ayant lu quelque part que cela inclut, c’est cela la nouveauté, « tous les responsables » de quelque bord que ce soit, je puis supposer que les « amis légitimes » de notre DFAE et son chef sont inclus dans cette affaire ! Ils ont même proposé Carla del Ponte, celle qui se donna pour mission de « punir » tous les responsables de crimes de guerre dans l’ex Yougoslavie, surtout si ceux-ci sont Serbes, à l’exclusion de trafiquants d’organes Kosovars, protégés de nos autorités fédérales.

Mais alors. Si les amis « légitimes » de notre ministre des affaires étrangères sont reconnus coupables de crimes de guerre. Comment la « justice » internationale pourra-t-elle qualifier l’attitude de ceux qui ont aidé, financé et fourni armes et aide logistique à ceux-ci ?

Complicité de crime de guerre ? Cela me parait être un minimum.

Une toute dernière chose, histoire de "sourire" un peu. L'enthousiasme de notre ministre des affaires étrangère vaut-il aussi pour "tous" les crimes de guerre, où qu'ils aient pu avoir lieu et par qui que ce soit ?

17/09/2012

Pape Benoit XVI – Cheikh Karadawi : là est toute la différence

 


pape benoit 16,gowrié,syrie,islam,terrorisme,attentats,asl,suisse,didier burkhalter,dfae

Je ne suis pas fan du premier et encore, vous en doutez bien, moins, beaucoup moins, du second. Mais là n’est pas la question.

Le pape vient d’achever une visite « pastorale » de trois jours au…Liban, à deux pas de…la Syrie. Visite triomphale, à en juger par l’accueil et la ferveur populaire, tous bords confessionnels, c’est très important, confondus. Je ne m’attarderai pas sur les détails, politiques ou religieux, de cette visite. Ils ont été relayés et largement commentés, notamment par les médias arabes, tiens, tiens. J’aimerais juste souligner ce qui me parait essentiel dans ce voyage : le message profond que le souverain pontife a voulu délivrer.

Qu’a-t-il dit ?

Le Liban est un cas unique de cohabitation entre une multitude de confessions. Il peut fournir un formidable exemple, non seulement aux pays qui l’entourent, mais au monde entier.

Le peuple syrien souffre et il faut que les puissances et factions ayant de l’influence collaborent pour faire cesser cette souffrance

Il faut pour cela « arrêter » les livraisons d’armes à destination de la Syrie. C’est là que l’opposition armée l’a tout de suite traité de « Chabbiha ». Pour ceux qui ne le savent pas encore, les Chabbiha sont les milices accusés de travailler pour les autorités syriennes.

« j’appelle toutes les autorités, politiques ou religieuses, à combattre le fondalmentalisme ».

Pour finir, il prononça cette phrase : « puisse Dieu condéder à votre pays, à la Syrie et au Moyen Orient le don de la Paix des cœurs, le silence des armes et l’arrêt de toute violence ».

Voilà le message d’un « homme de Dieu ». Qu’on y croit ou pas.

Cheikh Karadawi est, aussi, parait-il, un homme de Dieu. Il est l’autorité sunnite la plus influente dans le monde. Certains « démocrates » ici reçoivent leurs instructions directement de lui, ce qui n’empêche pas notre DFAE de leur accorder des centaines de milliers de francs pour les « aider à réussir leur mission »…humanitaire, bien sûr.

Voici, à quelques minutes près, ce que cet autre homme de Dieu vient de déclarer, à l’adresse de l’opposition syrienne, des musulmans de partout dans le monde ainsi qu’à tous les jihaddistes du monde. « allez, combattez-les. Attaquez leurs casernes et saisissez-vous de leurs armes. Tuez-les et n’ayez pas pitié de ces mécréants.

Le premier : « envoyez la paix en Syrie, non pas les armes »

Le second : « tuez-les. Ouvrez les armureries et envoyez les armes en Syrie ».

Effectivement, là est toute la différence.

 

13/09/2012

Vous avez allumé le feu. Qu'il vous brûle

 

syrie,egypte,libye,cameron,clinton,didier burkhalter,fabius,juppé,terrorisme,islam,salafistes,gowrié

Nous apprenions mardi dernier, coup sur coup, que les « nouveaux » démocrates installés par les soins de Clinton, Juppé et Cameron en Libye et en Egypte, viennent d’attaquer les représentations diplomatiques américaines dans ces deux pays. En Egypte, ce fut l’Ambassade : attaque violente, drapeaux américain arraché et brûlé et un joli drapeau salafiste proclamant qu’il n’y a de Dieu qu’Allah est hissé à sa place. En Libye, Benghazi plus précisément, vous savez, la ville rebelle « sauvée » par BHL, le philosophe cathodique, les choses furent autrement plus sérieuses, voire dramatiques. L’Ambassadeur USA lui-même, ainsi que trois autres fonctionnaires furent tués dans l’attaque perpétrée par leurs amis, oui j’insiste, rebelles.

Ce qui me ferait le plus plaisir, c’est que quelques uns, BHL en tête, nous refassent le joli coup d’une de leurs expressions favorites : ils ne sont qu’une minorité. La grande majorité est pacifique, amicale et démocrate.

Ils ne sont que le produit « exclusif » de votre décadence. La fleur pourrie et malfaisante de la déchetterie de votre propre décomposition.

Mais le plus étonnant dans cette affaire est la "réaction" de LA Secrétaire d'Etat Clinton. Celle-ci, visage défait, déclare "sa difficulté à comprendre" comment "des gens dont nous avons sauvé le pays de la destruction, peuvent nous traiter de la sorte". Et si elle était...sincère ? Je veux dire si elle croit "vraiment" ce qu'elle dit ? Cela expliquerait tout, non ? Ces gens-là sont allés au Vietnam pour le sauver. Ils sont aussi allés en Irak pour le sauver et maintenant la Libye et demain la Syrie. C'est tout de même fou ces Salafistes. Quels ingrats.

Sur un tout autre registre, les amis « pacifiques » de Fabius, Clinton et Cameron, à qui je dois ajouter notre Didier Burkhalter national, sont allés prêcher la liberté et la démocratie sur la route menant à l’aéroport d’Alep. Ils ont rencontré ce qu’ils ont crû être des ouailles. Malheur, pour ces derniers, ils se trouvent être des Syriens d’origine arménienne, de retour de « vacances » à Erewan. Des mécréants en puissance et forcément soutiens au régime d’Assad.

Quatre d’entre eux furent froidement abattus. Ceci 48 heures après que les « manifestants pacifiques » de M. Burkhalter (dont le département finance les activités) ont, tout aussi froidement, abattu une vingtaine d’appelés, ayant les mains liées derrière le dos.

http://www.dailymotion.com/video/xtgtjq_syrie-les-rebelle...

Firefox semble avoir de très gros problèmes pour ouvrir ces liens. Essayez avec d'autres moteurs.

Vous pouvez aussi voir le fichier directement ci-apèrs. Les images sont, bien évidemment, très dures. Nous attendons bien évidemment toujours que nos plumitifs nous présentent ne serait-ce qu'un seul document montrant de telles atrocités commises par les soldats de l'armée syrienne.


12/09/2012

Dominique de Villepin : grandeur et décadence. A qui le tour ?

 

syrie,gowrié,suisse,france,terrorisme,islam,de villepin,dominique de villepin, didier burkhalter,juppé,hollande,fabius,bhl,asl

Voici donc le grand homme, celui du discours historique de 2003 à l’ONU, du discours non moins historique de bienvenue à la Suisse lors de l’entrée, hélas, de notre pays à cette institution, en garde à vue. En garde à vue pour une sombre affaire d’escroquerie visant l’association des relais et châteaux. Laquelle association fut présidée, à l’époque des faits, par un certain Régis Bulot, écroué en 2011 pour escroquerie en bande organisée et blanchiment.

Que du beau monde en somme.

Inutile de vous dire ce qu’il serait arrivé à vous et à moi, pauvres gueux que nous sommes, si nous avions commis le dixième de leurs méfaits. C’est ce même de Villepin, encore une fois celui du discours historique de 2003 à l’ONU contre la guerre en Irak, qui, il y a de cela à peine quelques semaines, appelait à une intervention militaire étrangère directe en Syrie. A l’instar de certains de ses compatriotes, Fabius, Hollande et BHL en tête, il doit, le pauvre, se faire des soucis pour le sort tragique réservés par le régime sanguinaire de Damas à « ses » amis terroristes d’Al Qaeda et jihadistes de tous poils.

Qu’est-ce qui a changé le personnage à ce point ? Mais au fait, était-il vraiment différent à l’heure de sa gloire passée ? Je ne le crois pas. Ce sont seulement les circonstances qui ne sont plus les mêmes. Les accusations, mises en examen, perquisitions et autres gardes à vue se multiplient depuis que l’homme a quitté ses fonctions au sommet de cet état voisin. Tout cela coûte cher, très cher et le Qatar et Saad Al Hariri, ennemis jurés de la Syrie, sont riches, très riches.

Savez-vous quel est le « prix » d’un ambassadeur syrien acceptant de faire défection ? 1.5 millions de dollars et 25'000 de pension mensuelle pendant deux ans. Pour ceux de rang inférieur, les prix descendent graduellement jusqu’à un « minimum » de 200'000 dollars.

Malgré tout cela, savez-vous combien de diplomates, tous rangs confondus, ont fait le pas depuis plus d’une année et demie de conflit en Syrie ? Neuf, en tout et pour tout.

Il semblerait que cette révolution ne soit populaire que dans les têtes mal faites, pour ne pas dire malfaisantes, de Fabius, Juppé, Hollande, Cameron et, puisqu’il nous faut notre part de gloire, aussi minable soit-elle, de Didier Burkhalter. Celui dont le département aide et finance les rebelles syriens. Ceux que même Navi Pillay, locataire du 20, Quai Wilson ne peut faire autrement que de qualifier de criminels de guerre.

 

11/09/2012

Le DFAE aide et finance les rebelles, accusés de crimes de guerre

Lorsque ce département, par la bouche de son chef, déclare officiellement que l’ASL fait partie des représentants « légitimes » du peuple syrien, il se met alors d’office en position de caution pour les actes de celle-ci. Lorsque le même DFAE finance le CNS, soi-disant bras « politique » des terroristes de l’ASL, il devient de fait un soutien direct des crimes de ces derniers, voire même un complice. Même Navi Pillay, Haut Commissaire pour les droits de l'Homme et adversaire notable de la Syrie, n'a pû s'empêcher de déclarer aujourd'hui que les rebelles syriens se sont rendus coupables de crimes de guerre, voire de crimes contre l'humanité.

http://www.rts.ch/info/suisse/4166740-la-suisse-a-finance...

Et là aussi, d'une manière on ne peut plus claire :

http://www.rts.ch/la-1ere : le DFAE apporte son soutient à l'opposition syrienne

Nous apprenons aujourd’hui, lundi 10 septembre 2012, que les protégés de notre gouvernement, opposition légitime selon lui, viennent d’exécuter froidement une vingtaine de soldats de l’armée régulière qu’ils avaient fait prisonniers auparavant. Ces soldats étaient ligotés et les yeux bandés.

Je vous laisse d’abord avec les comptes rendus de médias « hostiles » au régime syrien.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/syri...

Et voici « l’événement », filmé fièrement par les protégés de notre DFAE.

http://www.youtube.com/watch?v=YgO48q174mQ#

La même opposition « légitime », selon le chef du DFAE, vient de faire sauter une camionnette bourrée d’explosifs dans une rue à Alep. Plus d’une trentaine de morts civils et des dizaines de blessés.

Ainsi, M. Burkhalter considère-il qu’il est « légitime » de faire exploser des voitures piégées et d’exécuter sommairement des prisonniers ayant les mains liées.

J’ai, à l’occasion d’une petite recherche, découvert que la complicité de crime de guerre existe. Voici comment elle se définit :

"Situation de celui qui, par aide ou assistance, facilite la préparation ou la consommation d’une infraction, sans en réaliser lui-même les éléments constitutifs, ou encore provoque à une infraction ou donne des instructions pour la commettre".

Je me rappelle aussi avoir entendu le chef du DFAE déclarer, à deux reprises au moins, qu’il faut absolument que les crimes commis en Syrie « ne restent pas impunis ».

Que Dieu vous entende, Monsieur le Conseiller Fédéral. J’aimerais beaucoup voir à quoi vous ressemblerez dans le box des accusés. Je verrais bien notre gouvernement, croulant depuis un moment sous les plaintes pour raisons diverses et variées, être l'objet d'une plainte pour complicité de crimes de guerre.

Certains juristes pourront certainement se pencher sur le sujet.

 

08:03 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : dfae, dider burkhalter, syrie, gowrié, suisse, asl, cns, média, terrorisme, navi pillay

10/09/2012

Syrie : crise humanitaire, DFAE, HCR et CICR

syrie,gowrié,dfae,terrorisme,islam,asl,suisse,réfugiés,irak

Ce qui caractérise le plus la guerre en Syrie, c’est la singularité permanente et systématique avec laquelle les événements qui s’y déroulent sont traités. Les passions, le terme n’est pas exagéré, qu’elle déchaîne, tous les jours, dans toutes les rédactions et les chancelleries du monde « libre ».

Je parlais de singularité car aucun doute n’est plus permis. C’est bien d’un plan, je n’aime pas le terme « complot », mûrement réfléchi dont il s’agit. Le coup des manifestations « pacifiques » n’ayant pas marché (car, ne l’oublions pas, on se demande où ont disparus les manifestants pacifiques alors qu’on nous parle de zones « libérées » sous le contrôle des insurgés), on a sorti, comme par miracle, presque du jour au lendemain, des dizaines de milliers d’hommes armés, ayant décidé de libérer le pays de son tyran. Quelque 14 mois et des dizaines de milliards qataro-saoudiens après, la belle « révolution populaire » s’est transformée en cauchemar islamiste avec son lot d’exécutions sommaires, d’égorgements individuels et collectifs, d’otages pris puis libérés contre paiement de rançon, etc.

Tout cela n’ayant pas marché, on s’est rabattu sur le sort atroce des « réfugiés » syriens, en Turquie, au Liban et en Jordanie. 15 milles « malheureux », puis 40'000, puis, 150'000 et , maintenant, 224'000, précisément. Je ne vais m’étendre ni sur la réalité des chiffres ni, surtout, sur la nature et l’identité réelles de ces « réfugiés » car nous savons que ces camps, surtout ceux en Turquie et au Liban, ne sont rien d’autres que des bases arrières et de repli pour les terroristes de l’ASL et certains sont des « stations » de tri et de passage pour les jihadistes de tous poils. Non, je me contenterais de contempler la manière dont nos politiciens et, surtout, nos journalistes, en parlent. A les entendre, le « drame » des réfugiés syriens n’a pas d’égal dans l’histoire moderne, voire dans l’histoire tout court.

syrie,gowrié,dfae,terrorisme,islam,asl,suisse,réfugiés,irak

J’ai essayé, à propos d’histoire récente, de trouver ce qu’on a dit à propos des réfugiés irakiens, résultat de la libération du pays par les Américains, et dois avouer que je n’ai pas trouvé grand-chose. Et pour cause.

La plupart des études sur le sujet s’accordent pour articuler le chiffre de 4'000'000 de réfugiés irakiens, dont la moitié ont trouvé refuge…en Syrie. Plus de deux millions de réfugiés « accueillis » par la Syrie. Où étaient-ils passés ?

Et bien…nulle part. Ils étaient « chez eux ». Plus de  deux millions, un dixième de la population syrienne en quelques mois, ont trouvé refuge dans le pays même. A Alep, Damas et ailleurs. Pas une seule tente ne fut dressée, pas un seul camp de réfugiés mis en place. Les Syriens ont accueilli les Irakiens « chez eux ». Ce fut pareil lorsque plus de 300'000 Libanais ont trouvé refuge en Syrie en 2006 lors de l’agression israélienne contre leur pays.

Les Syriens ne se sont jamais plaints. Ils n’ont jamais demandé rien à personne non plus.

Ni le DFAE, ni le HCR ou le CICR ne se sont déplacés pour inspecter le sort "tragique" de ces deux millions de réfugiés...Irakiens.

Mais cela, le DFAE et la RTS n’aiment pas trop en parler. Les camps, très voyants, de réfugiés, sont nettement plus « vendeurs ».

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, gowrié, dfae, terrorisme, islam, asl, suisse, réfugiés, irak

03/09/2012

Bravo...Olivier Kohler

Que dire d'autre.

Cela fait plus d'une année que je me bats, avec quelques autres, envers et contre tout, contre la désinformation médiatique effarante, les manipulations d’informations, la fabrication d’images et le militantisme aveugle des journalistes.

Ainsi, plus de 16 mois pour que le professionnalisme et l’honnêteté intellectuelle de l’un d’entre eux puisse enfin sortir la vérité au grand jour. Olivier Kohler n’y va pas par quatre chemins. Il nous parle ouvertement de chancelleries occidentales ayant essayé « d’occulter la réalité ». Chancelleries occidentales, dont la nôtre, aux ordres du Conseiller Fédéral Didier Burkhalter, qui nous ont menti, déformé la réalité, biaisé l’information et promu l’idée d’une révolution pacifique. Nous avons toujours soutenu que cette révolution n’avait de pacifique même pas le nom. Nous avons fait parvenir des centaines de documents, matériel vidéo graphique, aveux et témoignages à nos médias et à nos autorités politiques. Comme réponse, le DFAE n’a rien trouvé de mieux que d’offrir des centaines de milliers de francs aux jihadistes. Le même DFAE qui vient d’en offrir plusieurs autres milliers aux représentants d’une des mouvances les plus radicales de ce courant jihadistes ici en Suisse. Olivier Kohler nous montre la carte des pays "fournisseurs" de terroristes à destination de la Syrie : Libye, Egypte,Tunisie,France et Grande-bretagne. Curieux, les mêmes qui nous parlent d'un régime sanginaire tuant des civiles innocents. Il nous montre la famille, tunisienne, de l'un d'entre eux, parti mourir là-bas, en Syrie et déclarant se réjouir de l'éventualité de voir ses frères suivre son chemin.

C'est donc cela la révolution pacifique en Syrie.

Nous soutenons le terrorisme et le Jihad. Nous sommes devenus des terroristes et des jihadistes.

Lorsque l’on sait, au surplus, que tout cela est fait en parfaite connaissance de cause…

Voici, pour celles et ceux qui ne l’auraient pas vu, le sujet de M. Olivier Kohler. Journaliste, pour une fois, honnête.

http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/#/video/info/j...

 

gowrié,jihad,terrorisme,suisse,olivier kohler,dider burkhalter,islam

Nos finances vont vers ces gens-là. Et M. Burkhalter le sait très bien.

 

08:04 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gowrié, jihad, terrorisme, suisse, olivier kohler, dider burkhalter, islam