31/08/2012

Jean-Edouard LECLERC s’offre une publicité énorme à…trois centimes. Carrefour aussi

Ferney n’est pas loin de Genève et un centre Leclerc se trouve même à quelques mètres de Meyrin. En y arrivant, on est d’abord accueilli par une station service où le gasoil, que nous avons l’habitude d’appeler diesel, était, jusqu’au mardi 28 août, affiché à 1.418 euros. C’est précisément ce jour là que le gouvernement de l’hexagone a décidé d’abaisser le prix des produits pétroliers d’un montant « absolument substantiel », dixit le ministre de l’économie Moscovici, de 6 centimes, dont 3 à la charge de l’Etat, les 3 autres étant supportés par les distributeurs et les compagnies pétrolières. C’est à ce moment là qu’Edouard LECLERC a, comme à son habitude, écumé tous les plateaux des médias disponibles pour nous apprendre que son enseigne participera d’une manière « très substantielle » à cette effort en supprimant totalement sa marge. Il ajouta que cela lui coûtera 20 million d’euros par mois. Waoooo.

Voyons cela.

Jeudi, 30 août, je passe devant les deux enseignes, Leclerc et Carrefour, juste pour voir, et suis frappé par le « nouveau » prix, substantiellement plus bas, affiché à…1.384. Faisons un petit calcul. Trois centimes le litre, cela fait 700 millions de litres vendus par mois. Et plus de 23 millions de litres par jour, samedis et dimanches y compris. A 40 litres le plein en moyenne, cela donne 575'000 voitures faisant le plein chez le sémillant commerçant chaque jour. Et attention, tout cela ne concerne que le montant correspondant à la perte annoncée par M. LECLERC. mais ce n'est pas tout. Monsieur LECLERC a dit vouloir "supprimer" sa marge. Monsieur LECLERC, une marge signifie bénéfice. En la supprimant, comme vous le dites, vous supprimez ce bénéfice. D'où viendrait la "perte" exactement ?

Franchement, Monsieur LECLERC. Pour un commerçant dont le quotidien consiste à manipuler les chiffres, c’est un peu…lourd.

Un coup de fatigue ? Non, une pub d’enfer, pour trois fois rien.

Et qui est le dindon de la farce ?

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : leclerc, hyper marché, essence, diesel, meyrin, genève, gowrié, gasoil

30/08/2012

Britannique, médecin et...terroriste

Pour la troisième fois depuis août 2011, date à laquelle j’ai commencé à écrire sur cette plateforme, je dois rendre humblement hommage aux « vrais » professionnels de l’information que sont les journalistes britanniques. Professionnalisme et indépendance, alors même qu’ils sont soumis aux mêmes impératifs politico-financiers imposés par leurs employeurs. Certains de chez nous seraient bien inspirés d’en prendre exemple. Mais cela est une autre histoire.

John Cantlie est un journaliste, photographe et vidéographe anglais qui a toujours travaillé dans un environnement « hostile ». Comprenez qu’il a écumé tous les endroits chauds de notre planète : Libye, Afghanistan, Irak, Tchétchénie, etc. De retour de Syrie, où il a été retenu « captif » par une bande armée dont l’un des chefs était un ses « compatriotes », médecin dans un centre hospitalier appartenant à l’Etat et parti faire le "jihad en Syrie", il nous livre le récit de son séjour parmi les « combattants de la liberté ». L’accumulation de ces témoignages, images terrifiantes et autres massacres commis par les « rebelles » fait froid dans le dos. Voici, encore une fois, ceux que notre DFAE et son chef financent et soutiennent.

Voici l’article du Daily Mail.

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2193771/John-Cant...

Et sa traduction.

« Le médecin né en Grande Bretagne était un des chefs d’une bande de militants lourdement armés qui a retenu en captivité deux photographes dans un camp d’une Syrie en proie à la guerre.

Le médecin a dit au captif John Cantlie qu’il avait obtenu un congé de son poste dans un grand hôpital londonien pour aller faire la «guerre sainte.»

L’extrémiste – qui a une femme et un enfant en Grande Bretagne – à l’intention de reprendre un emploi au NHS à son retour de Syrie ».

 

par Rebecca Evans, The Daily Mail (UK) 26 août 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les services de renseignements tentaient hier de pister un médecin du NHS qui appartenant à une cellule terroriste qui a kidnappé et tiré sur un photographe Britannique en Syrie.

Le médecin à l’AK-47 fait partie d’une bande d’extrémistes qui a retenu en otages John Cantlie,  un photographe de guerre chevronné, et un de ses collègues de la presse occidentale pendant une semaine.

Ce fanatique islamique a la barbe fournie a indiqué à ses prisonniers qu’il avait pris un congé sabbatique de son emploi au NHS pour faire la ‘guerre sainte’ en Syrie.

Il leur a dit aussi qu’il prévoyait de retourner à son poste de haut niveau dans un service hospitalier de Londres Sud.

Hier soir, le General Medical Council a annoncé qu’il allait enquêter sur le récit de M. Cantlie.

Un porte parole a déclaré : «’Protéger les patients est notre priorité. Nous examinons de très près ces allégations.’

M. Cantlie, 41 ans, avait été capturé le mois dernier avec son collègue Hollandais Jeroen Oerlemans alors qu’ils couvraient la guerre civile entre l’armée du président Assad et les combattants rebelles.

Pendant une tentative d’évasion ratée, M. Cantlie avait reçu une balle dans le bras mais avait été ensuite soigné par le docteur qui utilisait un kit médical frappé d’un écusson du NHS bien en évidence.

Quand ils lui ont demandé son nom, il a dit aux captifs : ‘Appelez-moi simplement docteur – je suis le seul ici.’

Le médecin, qui a dit avoir 28 ans et avoir une femme et un enfant en Grande Bretagne faisait partie des chefs du groupe qui envisageait de décapiter des ‘espions’ et avait été furieux quand l’exécution de deux Syriens considérés comme des espions avait été interrompue.

Cette information intervient à peine quelques jours après que les services de renseignements aient prévenu que des dizaines de Britanniques, dont beaucoup seraient d’origine pakistanaise, se rendaient en Syrie pour participer au djihad, ou guerre sainte. On s’inquiète de les voir revenir en Grande Bretagne radicalisés, posant ainsi un problème de sécurité.

Au sujet de son ravisseur, M. Cantlie a déclaré au Daily Mail : ‘Quand il m’a dit qu’il était un médecin du service de santé publique, j’ai pensé que c’était bizarre.

 ‘Voilà un homme qui a fait le serment de sauver les gens et de les aider, et ici, il se balade avec un Kalashnikov et prêche la charia. Je ne connais aucun docteur qui fait ça.

 Et glissant vers le macabre, le médecin qui parlait avec un accent du sud de Londres et dissimulait constamment son visage avec des lunettes de soleil et un foulard – a expliqué qu’il était content de son expérience en Syrie parce qu’à son retour en Grande Bretagne il souhaitait se spécialiser en traumatologie.

M. Cantlie a ajouté : «Il disait que soigner les djihadistes blessés au combat était un bon entraînement et qu’il avait un pack de soins avec de la gaze, des médicaments, des perfusions et du matériel médical.

«Quand il soignait ma blessure par balle dans le bras, on voyait bien qu’il savait ce qu’il faisait. Il était très bien formé.’

M. Cantlie et son collègue avait été capturés quand ils s’étaient rendus dans un camp qu’ils avaient précédemment visité, ignorant que des terroristes en avaient pris le contrôle entretemps.

Il a dit au sujet du médecin : ‘Comme nous étions tous deux de Londres, je lui ai demandé de l’aide mais il a refusé ne serait-ce que d’envoyer un texto à ma petite amie pour lui faire savoir que j’étais en vie. Il a dit qu’i serait décapité s’il le faisait.

 Il m’a dit, »Je ne peux pas rester ici [avec vous] trop longtemps parce que les autres gars disent que je suis trop sympa avec vous.»’

Le médecin, dont on pense qu’il est d’origine pakistanaise, faisait partie de la quinzaine de ressortissants Britanniques du camp terroriste, en territoire syrien tous près de la frontière, dont la plupart avaient des accents de Londres. Ils faisaient partie d’une cellule forte de 40 hommes appelée Al Absi qui veut convertir les Syriens à la charia.

Quand M. Cantlie avait essayé de s’échapper le deuxième jour d’une captivité qui en a duré sept, un de ceux qui avaient ouvert le feu était un Britannique, le blessant au coude tandis que son ami Hollandais était touché à la jambe.

Il a déclaré : «le médecin était le gars qui nous a soigné par la suite.»

 ‘Il a stabilisé Jeroen avec des perfusions de solution saline qui portaient des logos du NHS, il lui a donné des antibiotiques et a suturé sa blessure. Son assistant, un autre Londonien, a bandé mes blessures. Ce type avait tiré sur moi quant j’avais essayé de fuir.

 ‘Il m’avait aussi donné un coup sur la tête avec la crosse de son fusil après que nous ayons été repris. Certains des Britanniques étaient vindicatifs. Ils nous voulaient morts.’

Il a dit qu’après ça, le docteur ‘est venu dans notre tente où nous étions menottés et les yeux bandés. Les militants m’avaient tapé dessus parce qu’ils prétendaient que j’étais l’instigateur de la tentative d’évasion.

 ‘Il avait dit, «Vous m’avez beaucoup déçu, John. Avant [l’évasion] vous alliez être échangés contre une rançon, mais maintenant je ne sais pas. Je vous avais dit d’être patient, que ça irait bien. Maintenant, ça va mal aller.»

‘Ce n’était pas très amusant d’attendre pour finir dans une vidéo d’exécution entre les mains d’extrémistes – dont l’un soignait des Londoniens comme moi il y a seulement quelques mois.’

Le lendemain, à l’horreur de M. Cantlie, il avait vu qu’on installait une table à tréteaux et il avait entendu le bruit de couteaux qu’on aiguise, mais il avait ensuite appris que ces préparatifs étaient pour les deux Syriens qui seront finalement épargnés après s’être repentis et avoir promis de suivre la charia.

Il a ajouté : ‘Le médecin était ennuyé. Il disait qu’ils auraient dû être décapités parce que c’étaient des espions Syriens.’

Tout au long de son calvaire, M. Cantlie avait été maintenu menotté dans une tente. En une occasion, il avait entendu le docteur téléphoner à sa famille.

‘Il disait, «Hello mes chéris, comment va le petit ? Place-le près du téléphone que je puisse l’entendre. »’ A un autre moment, il s’était même plaint devant ses otages de l’état du NHS.

‘Il nous disait que le NHS était bon quand on a un accident grave mais que c’était terrible d’être sur une liste d’attente pour une prothèse de la hanche,’ explique M. Cantlie.

 S’exprimant hier, M. Cantlie qui a subi des lésions nerveuses sur son bras gauche et dont la motricité des doigts es maintenant réduite, a déclaré qu’il était toujours impatient de retourner en Syrie pour informer sur la guerre malgré son expérience traumatisante.

Il a dit ; ‘Je suis pressé de retourner là-bas. La seule chose qui m’en empêche, ce sont mes appareils photos, je les ai perdus là-bas et il faut que j’en achète d’autres’.

Vous connaissez ce docteur? Appelez le bureau de l’information du Daily Mail au 02079386059

 

Comme d’habitude, il est toujours intéressant de varier ses sources. En voici deux autres : Channel 4 et la BBC.

http://www.channel4.com/news/fighting-rages-in-syrian-cit...

http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-19135839

 

29/08/2012

Attentat contre un convoi « funèbre » à Damas. L’abjection à l’état pur

 

L’irakisation du de la Syrie, je ne dis pas conflit car on ne peut être en conflit lorsqu’on lutte contre des terroristes et des barbares, bat son plein. C’est ainsi qu’hier à Jaramana, proche banlieue de Damas, une voiture piégée a explosé au passage d’un convoi funéraire tuant entre 10 et 15 personnes, 12 étant le chiffre le plus communément admis.

 

Qu’est-ce que Jaramana ? Une banlieue relativement récente, qui a beaucoup grandi à la fin du siècle dernier et la première décennie de ce siècle. Une banlieue comme beaucoup d’autres dans cette partie du monde, sans âme particulière. De petits immeubles de 4 à 5 étages où vivent essentiellement des chrétiens, ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir un appartement à Damas, ainsi que des Druzes, mais aussi la panoplie habituelle de la population syrienne sans toutefois la concentration confessionnelle habituelle de ceux-ci. Durant l’occupation de l’Irak par les Américains, Jaramana a accueilli la majorité des réfugiés irakiens qui ont choisi le chemin de Damas, plus de 400'000, sans le moindre incident pendant plus de 5 ans. Jusqu’au début des récents événements encore, il y en restait une bonne centaine de milliers.

 

Rien de très exceptionnel en soi, en somme.

 

Pas pour les terroristes qui, luttant pour la liberté et la démocratie, contre un régime dictatorial, ont décidé de porter un coup « décisif » à un convoi funèbre. Une noblesse qui force l’admiration. C’est certainement cette noblesse qui pousse François Hollande à les qualifier d’opposition légitime et notre DFAE de les soutenir financièrement. En somme, nous finançons directement, ce n’est même plus un secret de polichinelles, des gens qui font exploser des voitures au passage de convois funèbres et qui jettent des postiers du haut d’un immeuble de plus de 10 mètres.

 

Quant à l’abjection, elle nous a été gracieusement offerte par France Info qui relatait l’événement en ces termes : «  Les violences continuent en Syrie. Les affrontements armés et les bombardement ne cessent pas. Par ailleurs, dans une banlieue proche de Damas, une voiture piégée a explosé au passage d’un convoi funèbre de partisans de Bashar el Assad… »

 

L’abjection à l’état pur.

Il est maintenant 13H10. Le dernier bilan de cet attenat fait état de 27 morts. On ne sait pas qui il faut remercier. 

 

28/08/2012

Hollande exécute le scénario libyen. La Turquie n’accueille plus de Syriens

 

Dans le rôle de chef de fil des pays hostiles, que le nôtre lui dispute âprement, le président français vient de franchir un nouveau pas en déclarant vouloir reconnaître un hypothétique gouvernement syrien de transition, incitant au passage l’opposition syrienne à le former au plus vite. Dans la foulée, le Président « normal » a pour la énième fois parlé de l’institution d'une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie.

 

Pour ce qui est du gouvernement, on peut supposer que la France sera suivie par d’autres pays dont le nôtre, bien évidemment. Reste juste à savoir où va siéger ce gouvernement, sur quel territoire, quelle population représentera-il, qui acceptera qu’il soit représenté par lui ? De plus, contrairement à l’époque de l’ivrogne russe, Eltsine, nul besoin d’être devin pour être certain que Russes, Chinois, ainsi que des dizaines d’autres pays ne reconnaitront jamais ce gouvernement fantoche. On est bien en présence d’une nouvelle guerre froide. Il y aura donc un gagnant et un perdant. Nous verrons.

 

Pour ce qui est de la zone d’exclusion aérienne, force est de constater que les rêves du Français sont un peu étranges. Il en parle en effet comme s’il pouvait en décider. Sachant que l’ONU, grâce aux actions combinées des Russes et des Chinois, ne prendra jamais cette décision, sachant aussi que les amis « maîtres ? » de Hollande ne veulent pas en entendre parler, on se demande en effet comment compte-il s’y prendre, à moins que ce ne soit de nouveau une énième figure de style, voire un constat d’impuissance totale. On se demande aussi comment, techniquement, il va s’y prendre ? Peut-être exigera-il des Syriens que ceux-ci ne tirent pas sur ses avions ? On ne sait pas.

 

La Turquie, elle, a, pour la énième fois aussi, menacé la Syrie d’intervenir directement si la situation, selon elle, devait s’empirer. Traduction : lorsque le seuil fatidique des 100'000 réfugiés syriens aura été atteint. Le plus cocasse dans l’affaire est que, 48 heures après cette annonce fracassante, les autorités turques ont décidé de ne plus accueillir de nouveaux réfugiés. Traduction (2) : les Turcs interviendront sans doute à 100'000, mais arrêteront les comptes à 76'000.

 

Décidément, la crise syrien nous aura fait voir de toutes les couleurs.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : syrie, gowrié, france, terroisme, suisse, hollande

27/08/2012

Syrie : commentaires et réinformation

Ou qu’on ne veut pas vous dire.

Ce billet inaugurera une manière nouvelle dans ma manière de présenter les sujets. Le matériel vidéographique étant diffusé à profusion, sur le net mais aussi dans les médias traditionnels, souvent et malheureusement mainstream, je pensai qu’il serait judicieux de commenter et décortiquer ces sujets autrement qu’uniquement via l’écrit.

Commençons par deux sujets, diffusés la semaine dernière sur la RTS. Le premier, diffusé le 22 août, devait nous expliquer le « quotidien des rebelles syriens à Alep ». Petit rappel préliminaire et je vous laisserai ensuite avec le sujet audiovisuel « commenté ».

Alep, est restée totalement à l’écart des événements en Syrie pendant plus d’une année et demie, jusqu’à il y a un mois en arrière. Une seule question s’impose : pourquoi ?

Les morts, destructions, affrontements violents et…fuite de population ont commencé, à la seconde près, ou presque, avec l’arrivée des combattants armés. La conclusion s’impose d’elle-même.

Regardons la vidéo, très édifiante.

http://youtu.be/NHigYX9bwOc

En revanche, ce qu'on ne vous montre pas est ceci :

 

Ceci, non plus, on ne vous le montre pas.

 

Il s'agit d'un prisonnier fait par les combattants islamistes et dont ceux-ci voulaient faire un kamikaze. Pour information, cette vidéo, à peine connue, a été censurée par la BBC elle-même. C’est la raison pour laquelle je me suis empressé de l’enregistrer dès le moment où j’en ai eu connaissance.

Le deuxième sujet fut tourné à Genève, aux Pâquis, à l’occasion d’une exposition de portraits géants du président syrien. La RTS a décidé d’interroger deux syriens de Genève : Dr. Elias Khouri, pro-Assad et M. Salah Knifati, supposé être, devenu, anti-régime. Voyons cela.

http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/#/video/info/j...

Pour ce qui est du premier intervenant, les choses sont claires et n’appellent « presque » pas de commentaires. Elle l’est beaucoup moins pour ce qui est du second. Quant à savoir si le journaliste a fait tout cela en parfaite connaissance de cause…

Cette personne fut ni plus ni moins le président du Collectif des syriens de Suisse, dont j’ai moi-même l’honneur d’être le porte-parole. Il a même été interviewé par la RTS à ce titre. Il a changé de veste il y a de cela quelque temps. Comme le troisième secrétaire de la Mission de Syrie auprès des Nations Unies, il prétend ne plus pouvoir continuer à "supporter" le régime de Damas. Comme le troisième secrétaire précédemment cité, les raisons réelles sont à chercher ailleurs. Je les connais et respecte mais c'est précisément pour cela que ce monsieur devait rester plutôt discret sur ses motivations.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2)

21/08/2012

En Syrie, les terroristes sont maintenant traqués

Un à un.

Ce qui devait être une bataille « finale bis » à Alep s'est transformée en cauchemar final pour les bandes armés (opposition légitime selon Clinton et Fabius) stipendiées des monarchies moyenâgeuses du Golfe bédouin et de nos « démocraties » occidentales, y compris la nôtre dont les « dons » connus aux terroristes s'élèvent à 60'000 francs jusqu'à présent. Sans parler des livraisons d'armes passant, pour se donner bonne conscience, par ces mêmes monarchies hyper démocratiques.

Cette nouvelle façon de faire est devenue possible pour plusieurs raisons :

En dehors de quelques quartiers décentrés où les terroristes pouvaient, de part la composition même de la population, relevant de l'islam fondamental, avoir quelques appuis et aides, les habitants d'Alep et de Damas, ont dans leur grande majorité totalement rejeté les terroristes et ont largement contribué aux succès de l'armée.

Les renseignements. redevenus efficaces et pour cause. Il aura fallu plus d'une année et demie pour purger les services, où les espions à la solde de l'ASL et des renseignements étrangers pullulaient et renseignaient les terroristes sur les mouvements des troupes. D'où aussi les pertes minimes en hommes de l'armée. A ce propos, sans pouvoir, pour l'instant le confirmer à 100%, il semblerait de plus en plus acquis que la défection du vice président syrien, Farouq Al Charaa, annoncée avec fracas par l'ASL, soit réelle, sauf que...elle a échouée. Certains se posaient effectivement beaucoup de questions sur la pourriture qui doit régner au sein de l'appareil de l'Etat syrien pour que des défections, qu'on peut qualifier d'importantes, telle que celle du premier ministre éphémère, puissent se faire au nez et à la barbe de ces services. Le pourrissement et la corruption étant des faits admis, il semble tout de même que l'avortement de la dernière tentative d'envergure en le domaine, celle du vice président, marque un tournant. Il en va de même pour le vice premier secrétaire du parti Baath, Abdullah Al Ahmar. Ils seraientt maintenant en résidence surveillé. Ils peuventt remercier le ciel car à ce niveau de responsabilité, ils pourraient très facilement être traduits devant la haute cour pour désertion, haute trahison et complicité avec des services étrangers hostiles. C'est la potence à coup sûr.

Ce qui précède est aussi à lier à la "nouvelle" façon de faire, plus moderne, de l'armée syrienne. L'impact psychologique s'en fit immédiatement sentir. L'armée se fait maintenant systématiquement suivre par les caméras, de vraies et non pas des portables, montrant la réalité de ce qui se fait sur le terrain. Seuls nos plumitifs et leurs torchons continuent leur combat perdu aux côtés des terroristes.

 

La troisième raison est à chercher dans la stratégie même de ces bandes de terroristes, appelées, pour la forme, ASL. Ceci marque par ailleurs une première défaite militaire indirecte aux pays occidentaux qui les appuient car ce sont les conseillers militaires de ces pays qui dirigent les opérations de ces bandes. A ce propos,il convient de lire les rapports, de plus en plus nombreux, mettant en cause directement les services occidentaux et les accusant de fournir une aide directe, en rensignements et en logistique, aux terroristes. Voici d'abord un article très intéressant à ce propos du Bild.

http://www.bild.de/politik/ausland/politik-ausland/deutsc...

Et voici un navire d'espionnage allemand, posté en face des côtes syriennes, collectant les informations, notamment sur les communications et les mouvements des troupes régulières et les fournissant, via les services de renseignements britanniques et turcs, aux terroristes.

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La Bataille « finale » de Damas avait deux objectifs. Le premier, direct, espérer un effondrement soudain du régime et s'emparer de la capitale et du pays. Le deuxième objectif étant le détournement de l'attention et des moyens de l'armée d'Alep, où les terroristes comptaient réaliser, pour le compte des occidentaux et des Turcs, la fameuse zone « libre » allant de cette ville jusqu'à la frontière turque. D'où aussi les coups de main spectaculaires consistant à s'emparer de plusieurs points importants allant précisément de ces frontières et jusqu'à la ville d'Alep. Tout le monde criait victoire. On a même lu que Azaaz, très proche de la frontière turque, vit déjà à l'heure de l'après Assad. On y a même installé le QG des insurgés au nord, lequel vient d'être totalement anéanti par une frappe aérienne. C'est précisément à ce moment, comme par miracle, qu'il est devenu école abritant des civiles. Il en est de même de toute la ligne « libérée » par l'ASL allant de la frontière turque jusqu'à Alep. D'où les déboires, manque de ressources et pertes terribles des terroristes.

Pour le reste, les mots ayant une importance extrême, notamment dans ce contexte, sauf pour les Français qui, comme d'habitude, seront les dindons de la farce, les USA viennent, pour la première fois depuis le début de la crise en Syrie, de « souhaiter bonne chance et plein succès » à M. Lakhdar Ibrahimi, nouvel envoyé des Nations Unies en Syrie, dans sa mission. De son côté, ce dernier vient de déclarer que le départ d'Assad n'est en aucun cas à l'ordre du jour. En liant les deux déclarations, on peut supposer que la nouvelle donne, sur le terrain, commence à imposer certaines réalités.

Sauf pour Fabius et, accessoirement, Burkhalter, bien évidemment.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, gowrié, usa.france, terroristes, fabius, didier burkhalter, assad

20/08/2012

Gloire à Allah. Allah est grand

Lui seul est capable de ressusciter les morts. Quoique, depuis le début des événements en Syrie, on assiste à d'étranges phénomènes semblables, sans que l'intervention divine y soit pour quoi que ce soit. J'ai toujours pensé que le seul salut de l'humanité sera dans le développement technologique. Il y a un début à tout et nous nous contenterons pour l'instant des possibilités offertes par les téléphones portables et les réseaux sociaux sur internet.

Il n'aura échappé à personne qu'aucun média, notre RTS nationale en tête, ne diffusera ce matériel. Savez-vous pourquoi ? Très simple. Cela a déjà été diffusé, sans les dernières secondes et donnant l'information comme étant la mort du jeune garçon après le viol et l'assassinat de sa mère.

Gloire à Allah et à nos médias aussi.

http://www.youtube.com/watch?v=jhiwsU6TITQ






Une toute dernière chose. Laissez Alla, Dieu, appelez-le comme vous voulez, là où il est, essayer de gérer les malheurs de ce monde. Ne l'invoquez pas toutes les deux secondes. Surtout pas lorsque vous égorgez, comme des moutons, les malheureuses victimes de votre barbarie. Des victimes dont le seul tort aura été d'appartenir à une autre obédience, une autre pensée.

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : allah, dieu, syrie, gowrié, média, manipulations médiatiques

19/08/2012

Fabius aboiera. La caravane syrienne passera

Dans la série escalade verbale et stupidités typiquement françaises, le guignol BHLien vient de franchir une nouvelle étape.  Assez discret ! en Jordanie et au Liban, il s'est complètement lâché chez le Turc déclarant que le régime syrien doit être « abattu » et que Bachar el Assad « ne mérite pas » de rester sur terre.

Brrrrr, on commence à avoir peur.

Il a juste oublié de dire comment il comptait faire. Peut-être en intervenant lui-même ou en confiant le job au Turc. Nous verrons.

Plus sérieusement, il faut avouer que cette déclaration fracassante, à laquelle le corps diplomatique ne nous a pas habitués, a de quoi...rassurer. Car avec l'expérience des 18 derniers mois, statistiques aidant, on remarque qu'à chaque fois leurs protégés terroristes et voyous wahhabites au bord de l'asphyxie, les Clinton, Cameron et autre Fabius montent au front pour nous sortir une batterie, devenue classique, de menaces et d'annonces fracassantes. Le guignol doit en effet pester aux nouvelles en provenance du « front ». La bataille « finale » de Damas s'est transformée en nettoyage totale de la capitale et de sa banlieue. Celle d'Alep, toute aussi « finale » s'est avérée l'être pour les terroristes. Mieux, ou pie, selon de où l'on se place, les Aleppins, dans leur écrasante majorité, se montrent totalement hostiles à ces bandes de barbares et commencent à constituer des comités de défense mettant les terroristes entre eux et l'armée régulière. D'où les pertes, en matériel et en voyous, par centaines chaque jour. Coupés de leurs sources de ravitaillement, Turquie et Liban, à court de munitions, mais aussi d'hommes, ils n'ont plus que deux issues : se rendre ou mourir.

Pour revenir à Fabius, certains s'étonnèrent de l'étrange silence des Russes toute la semaine dernière. Et bien ceux-ci ont parlé et calmement, comme d'habitude. C'est la marque du sûr de soi, bien évidemment. Pour dire quoi ? D'abord pour mettre les Américains, très sérieusement cette fois-ci en garde contre toute aventure mal calculée en Syrie, puis...pour ne rien dire sur Fabius. Ils estiment, à juste titre, que s'adresser aux laquais est une perte inutile de temps. Adresser un avertissement au maître est plus productif et moins coûteux, en énergie.

Enfin, les musulmans fêtent aujourd'hui l'Al Fitre. Les Syriens, les musulmans d'entre eux, le feront chez eux. Tout comme les égyptiens, Tunisiens, Libyens et...Saoudiens et Qataris. Eh oui. Les bédouins avaient prévu de le faire à Damas. Je crains, pour eux, qu'ils ne doivent patienter encore longtemps, très longtemps.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, fabius, gowrié, france, turquie, islam, terroristes, wahhabites

18/08/2012

Syrie : les hystériques

Fous à l'idée même qu'ils puissent perdre la guerre qu'ils ont déclenchée en Syrie, Clinton, Fabius, Cameron et Didier Burkhalter, car notre DFAE devient maintenant leader dans le domaine de l'hostilité vis-à-vis de la Syrie (ce qui nous coûtera très cher plus tard), franchissent un pas supplémentaire dans l'hystérie qui les anime depuis le début de la crise dans ce pays. Ainsi, la Suisse durcit, sous les ordres de qui ?, ses sanctions à l'encontre de la Syrie et adopte maintenant même une attitude de délinquant. En effet, notre Conseil Fédéral a décidé que les créances, que la Syrie a contre la Suisse, ne seront pas honorées.

Fabius fait le tour du « pourtour » syrien, en commençant par la Jordanie. Il veut apporter le soutien de la France. Petite question : puisque, comme  je le mentionnais jeudi, 70% du territoire syrien se trouve sous le contrôle des « l'opposition légitime », pour Fabius n'y va pas ? Je laisse aux plumitifs de certains torchons le soin de répondre.

Clinton, avec le colérique Erdogan, veulent instaurer des zones d'exclusion aérienne sur certaines parties de la Syrie. A peine 24 heures après, le ministre yankee de la défense, un certain Panetta, déclare que cela n'est actuellement pas la priorité. Remarquez que, malgré l'opposition à 180 degrés des deux, ils en parlent comme si c'était à eux d'en décider. Bref.

Eh bien, à tous ceux-là je dis : votre guerre est « déjà » perdue. Oh, elle durera encore, assez longtemps malheureusement car vous continuerez à financer, équiper et soutenir les terroristes, vos semblables en réalité. Mais cela ne changera rien à l'affaire. La Syrie semble définitivement décidée à éradiquer vos troupes de mercenaires islamo-wahhabites et elle y parviendra. Le jour où cela arrivera, ce sera une victoire historique, contre les terroristes, bien sûr, mais surtout et avant tout contre vous. Ce sera historique car ceci marquera le début de votre déclin. Votre arrogance vous a à ce point aveuglés que vous êtes incapables d'amorcer un mouvement pour vous sortir du piège dans lequel vous vous êtes vous-mêmes enfermés. Ce sera aussi historique car la Syrie, meurtrie, en sortira malgré tout beaucoup plus forte et bien plus aguerrie. Elle sera à ce moment là prête pour vous affronter...directement. Il serait en effet tout à fait immoral que vous puissiez rester à l'écart des souffrances que vous infligez aux autres. La Syrie aura payé un lourd tribut, humain et matériel. Il serait juste qu'elle en demande réparation au criminels qui ont causé cela : vous. Et vous le ferez.

Je divague ? Non, je lis l'histoire.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, gowrié, didier burkhalter, cameron, clinton, fabius, suisse, asl, terroristes, islam

17/08/2012

La Syrie n’est plus islamique, alors qu’elle n’est déjà plus arabe

Ainsi en ont décidé quelques bédouins, réunis à la Mecque pour l'occasion. Rappelons aussi que la Ligue des Bédouins avait déjà exclue la Syrie de ses rangs il y a de cela quelques semaines déjà.

A là bonheur. Les bonnes nouvelles, pour la Syrie, s'accumulent. A commencer par les succès, militaires, psychologiques et populaires indéniable de ces trois ou quatre derniers jours.

La toute dernière, une des plus belles, est la « libération », oui, libération, par la force, de l'équipe de la télévision Al Ikhbaria, enlevée par l'ASL vendredi dernier alors qu'elle effectuait un reportage dans le quartier d'Al Tal. Un commando de l'armée syrienne, la vraie, celle de l'Etat souverain qu'est la Syrie, a « arraché » les membres de l'équipe aux voyous de l'ASL tuant au passage plusieurs chefs notables de cette dernière : Maher Ismaïl al-Tahhan, Yasser Charif al-Ahmar et Mouafaq Ismaïl al-Taleb. Voici la journaliste Yara Saleh, libérée. Elle est belle, moderne, à l'image de la Syrie que les Syriens veulent et qu'ils obtiendront, au nez et à la barbe de Clinton, Fabius et Burkhalter. N'en déplaise aussi aux plumitifs de certains torchons dont je ne citerais même plus les noms et qui n'ont même pas levé un petit doit pour condamner l'enlèvement de « leurs confrères ». Comment le faire alors que certains d'entre eux sont directement payés par le Qatar ? Au-delà, cette libération "au corps" montre un fait extrêmement important, techniquement parlant. Le retour au premier plan des services de renseignements militaires et leur efficacité légendaire. Ils sont entrés au coeur du repère des rats. Pourquoi seulement maintenant ? Parce qu'il fallait effectivement tous ces mois pour dénicher les et nettoyer tous les rats "internes" à ces services. Découvrir aussi les méthodes et le matériel de communication des terroristes. Les succès récents, en partie "chirurgicaux" en sont la preuve.

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Des succès militaires aussi. Le nettoyage, mètre par mètre, de Damas et d'Alep, se poursuit. Cette nouvelle stratégie de l'armée syrienne vise surtout à s'assurer définitivement du non retour des terroristes dans les quartiers résidentiels, prenant la population de ces quartiers comme otage et causant des destructions terrifiantes. Des dizaines de « pickups » équipés de mitrailleuses lourdes furent détruits, avec leurs occupants. Les pertes en hommes des terroristes se comptent par centaines, en même temps, celles de l'armée sont minimes. L'ascendant psychologique de tout cela est indéniable.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Dans cette vidéo, les images parlent d'elles-mêmes, on voit le résultat du nettoyage, par l'armée syrienne d'Al Tal et d'Ariha. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Tous ces pickups, blindés ou pas, équipés de mitrailleuses lourdes. Oops, pardon, c'est pour transporter les manifestants pacifiques.

Succès populaire, enfin. Alep, deuxième plus grande ville du pays et centre économique très important, est, comme Damas par ailleurs, restée totalement à l'abri des troubles pendant plus d'une année et demie. Pourquoi ? Pour une raison très simple : les gens ne voulaient simplement pas de cette pseudo-révolution. C'est ce qui semble ne pas avoir plu à Clinton, Fabius et Burkhalter, qui, par le truchement des Wahhabites Qataro-Saoudiens, ont envoyé leurs troupes de terroristes « libérer » la ville, de qui ? On ne sait pas. Succès populaire aussi car des comités de résistance commencent à s'organiser dans certains quartier de la ville. C'est ainsi qu'avant-hier, une attaque terroriste contre le quartier d'Al Meskana (à l'est de la ville) fut repoussée par les habitants. Le chef des terroristes, un certain Abou Hamza, a été tué.

La meilleure manière de voir l'évolution de la situation dans ce pays est de suivre Al Jazeera, Al Arabiya, ainsi que quelques une de leurs succursales ici. On voit très bien que le cœur n'y est plus. Ils n'arrivent même plus à faire passer les mensonges habituels. Leur combat sera très bientôt terminé. Et eux avec.

 

16/08/2012

AFP ou l’abîme du journalisme. Et le terrorisme selon Europol

Deux sujets dans un même billet car ceux-ci parlent d'eux-mêmes. Je vais même vous dire que les deux documents m'ont été fournis par un lecteur. Je l'en remercie.

Commençons par cette grande institution, que d'aucuns affublent du qualificatif « prestigieuse », qu'est l'AFP. Que celle-ci, à l'instar de la plupart des autres médias de nos contrées, commette boulette sur boulette, mensonges et désinformations à la chaîne, n'est en soi pas le problème principal. Le hic est qu'elle est « fournisseur » des autres. C'est dire l'état de l'information quand elle arrive en bout de chaîne.

Revenons au sujet de ce billet. Il y a de cela quelque temps, Ahmedi Najad rendait visite à son homologue vénézuélien Hugo Chavez. Lors de son discours, le président du Venezuela a tancé les médias et « quelques laquais » qui, eux, non pas lui, disent que son pays allait attaquer les USA. L'AFP, grande agence d'information, n'a repris, sur un discours d'une trentaine de minutes, que la deuxième partie des propos de Chavez. Le lecteur, même averti, ne pouvait avoir le moindre doute : Chavez est belliqueux et le Venezuela cherche à attaquer Washington. Devant le tollé des internautes, AFP est revenue, partiellement, sur la nouvelle en ajoutant la phrase : « Chavez ironise sur l'attaque sur Washington » mais elle a laissé les mêmes propos sans dire un seul instant qu'il s'agit de reproches qu'il faisait aux médias.

Je vous laisse avec la vidéo, censurée à maintes reprises par DailyMotion et d'autres. Elle est entièrement traduite en Français.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Pour ce qui est du second sujet. Je vous laisse tranquillement lire la définition, officielle, qu'Europol donne du terrorisme.

Dites-vous bien que ce sont ces gens-là que Clinton, Fabius, Cameron et Didier Burkhalter considèrent comme opposition « légitime ».

http://rhubarbe.net/blog/2011/01/11/le-terrorisme-selon-e...

Au registre de "l'abîme", je ne puis résister au plaisir de vous livrer un énième bijou journalistique de premier ordre. Comme je m'y attendais, je ne voulais commenter cela avant que nos habituels plumitifs se risquent à publier cela. Je me contente de l'édition du 19h30 du TJ de la RTS et de l'article de la TDG que voici :

http://www.tdg.ch/monde/Assad-ne-controle-que-30-de-la-Sy...

Au fait, puisque l'armée syrienne, la TDG parle d'Assad, ne contrôle plus que 30% du terrotoire, qui contrôle les 70% restants ? Ah..ha ! Allez, je vous aide : serait-e les...rebelles (ceux qu'on a vu jeter de pauvres postiers du haut de l'immeuble où ceux-ci travaillaient) ? Si cela est le cas, où sont-ils exactement ? Mieux. Puisqu'ils contrôlent 70% du territoire, pourquoi ne pas y faire sortir les fameuses manifestations "pacifiques" monstres ? S'y soulever en un mouvement populaire général ? Mais il est vrai qu'ils ne sont pas payés pour réfléchir.

15/08/2012

10 jours en Allemagne, impressions (2) : l’UDC, a-t-elle raison ?

Une des premières choses qu'un « nouvel arrivé » (appelons-les comme cela) en Allemagne doit faire, après s'être débarrassé de ses papiers d'identité, est de s'adresser à un « spécialiste » de l'immigration, entendez par là quelqu'un qui connaît à la perfection les démarches et la tactique à suivre.

Le candidat à l'immigration part de Syrie, d'Irak, de Turquie ou d'ailleurs. Il est pris en main par un « passeur » (prix moyen 7'000 euros par personne) lequel commence par le débarrasser de ses papiers d'identité. Certains passeurs « honnêtes » ne touchent l'argent que si la personne arrive à destination. Une fois cette étape terminée, le candidat est pris en main par des locaux, la plupart du temps des membres de la famille. Il est « briefé » pendant quelques jours sur le discours et les termes exacts qu'il doit employer. Ce n'est qu'une fois certain que la « leçon » est bien apprise qu'il se livre aux autorités. La procédure est la suivante : les candidats, parfois des familles entières, sont mis dans des centres d'accueil (des « Heims ») où ils doivent passer quelques semaines avant d'être présentés devant le juge pour une première audience. D'après mes observations, le taux de rejet approche les 100%. C'est dire sur les convictions des autorités quant aux motivations réelles des candidats. Cela étant, tout le monde le sait et c'est le lendemain ou le surlendemain au plus tard que le candidat fait appel du jugement. Quelques mois passent, les enfants sont scolarisés et le cas repasse devant un autre juge. Cette fois, plus de 70% des cas reçoivent un avis favorable et un permis de séjour est délivré. Finalement, une infime minorité, la plupart du temps des jeunes hommes seuls, est vraiment renvoyée.

Je viens de décrire, à la virgule près, le parcours de la famille Halabi (nom d'emprunt) que je connais très bien. Le père de famille était cadre dans un service étatique. Propriétaire de son logement et dont la situation pouvait être qualifiée de normale, sous réserve de quelques pots de vin touchés par ci par là. Il a vendu sa maison, ainsi que toutes ses possessions et parti, avec sa famille, chercher « refuge » en Allemagne où d'autres membres de sa famille l'avaient précédé. Il vient, après trois passages devant les juges, d'obtenir un permis de séjour « annuel », ce qui le rendit furieux car il en voulait un permanent. L'Etat lui a offert une allocation pour logement de 600 euros (largement suffisant dans la région en question), ainsi que diverses autres allocations pour lui et sa famille. En Allemagne, ainsi que dans les pays scandinaves, on dit "être au social". Je lui pose une seule question : à supposer que ton parcours se répète exactement de la même manière et à la virgule près. Que les autorités allemandes ne forment aucune opposition à ton séjour et qu'elles te donnent toute la liberté et tous les droits de n'importe quel autre citoyen mais...sans un centime. On te laisse te débrouiller, chercher un travail, n'importe lequel et prendre ton destin en main.

Sa réponse fut sans équivoque : « t'es fou ? »

 

09/08/2012

Reuters et Jaulmes : c’est la peur panique

Dans le nouveau style tragi-romantique, mais plus sérieusement tragi-comique, du Figaro, le plumitif auteur de l'article affublait à trois ou quatre reprises les voyous et les terroristes islamistes à Alep de « combattants de la liberté ». Dès lors, je vais, moi aussi, l'espace d'un billet, les appeler ainsi, histoire de mettre un peu de baume aux cœurs des « combattants de la désinformation » du genre Vannay (RTS), Mabillard (Le Temps), Jaulmes (Le Figaro), de même  que d'autres plumitifs dont la totalité de ce billet ne suffirait pas à contenir les noms.

C'est ainsi que Reuters rapportait hier qu'un mouvement de panique s'est emparé des « combattants pour la liberté » à Salahuddine, quartier emblématique d'Alep d'où devait partir la « reconquête » totale de la Syrie par ces derniers (composés pour l'essentiel de voyous, civils armés, combattants étrangers et quelques déserteurs). Reuters nous parlait de « combattants » fuyant aux cris de « l'armée entre, l'armée entre ».

Moi qui croyais qu'Alep était aux mains des « combattants de la liberté », que le chemin vers la Turquie est libéré et que la fameuse zone d'exclusion n'attendait plus que la venue de Clinton, Fabius, Erdogan et...BHL !

http://www.lefigaro.fr/international/2012/08/02/01003-201...

Lisez juste le nombre de fois où le terme "combattants de la liberté" revient dans l'article.

Bref, l'armée est entrée à Salahuddine, tué des dizaines de combattants et en a capturé des dizaines d'autres. Le plus extraordinaire dans l'affaire est que la nouvelle est rapportée par le correspondant...d'Al Jazeera qui se trouve sur place. Jaulmes, le plumitif et ex parachutiste du Figaro, ne devait pas être loin non plus. On se demande juste quant nos Jaulmes à nous vont nous gratifier de leurs perles habituelles. Ceci n'empêche pas, de temps à autre, certains de nous sortir une "petite" réalité qui, malheureusement, a dû échapper à notre ami Mabillard lors de son "immersion" de 17 jours parmi les combattants de la liberté. Voici donc une article du Nouvel Observateur parlant de ceux que Mabillard n'a pas pu rencontrer :

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120804.REU2861/a-a...

Comme vous pouvez le constater, de liberté et de démocratie, on n'a retenu que...la Charia. Mais bon, dans le dictionnaire utilisé par Mabillard et les autres plumitifs, Charia doit certainement avoir pour définition : "Constitution de la République Démocratique de l'Islam".

Comme je l'avais déjà annoncé lors de la bataille « finale » de Damas, ainsi que lors de l'annonce de « l'autre » bataille, toute aussi finale, d'Alep, voici les pleurs lamentables et la désolation quant au sort réservé aux terroristes succédant au triomphalisme abject et malsain aux nouvelles des succès fulgurants de l'ASL. Effectivement, je l'avais presque oublié : comment ne pas soutenir, tout terroristes qu'ils soient, des Jordaniens, Afghans, Égyptiens, Soudanais, Libyens, Turques, Qataris et Saoudiens, venus combattre pour la liberté et la démocratie en Syrie. C'est en tout cas Mabillard, Jaulmes, Vannay, Hammouche, Sieber et Vallélian, entre autres, qui nous le confirment.

Pauvres de vous. A Alep, ce sont les fous de Dieu, chez nous, c'est les imbéciles des écoles de journalisme.

Enfin, pour eux mais aussi pour tous les autres, voici les paroles que le nouveau ministre de la défense, Al Freij, Sunnite et natif de Hama, a prononcés au moment où il a reçu sa nouvelle charge :

  1. « Ne vous référez pas à nous pour tout. Agissez selon la situation que vous aurez à affronter…Tout immeuble où se cacherait un tireur n’a plus de raison de rester debout… Rasez-le. Toute personne que vous identifiez comme soutien des traîtres, matériellement, moralement ou logistiquement, frappez-la immédiatement. Si vous voyez mon père porter les armes contre l’Etat, tuez-le, car c’est un traître à son pays.
  2. Je ne veux entendre de vous que les nouvelles des victoires écrasantes… Je vous donne les pleins pouvoirs pour mener à bien cette mission… Agissez immédiatement. »
  3. « Je n'ai guère de cœur et je ne supporte rien... Je n'ai pas davantage de morale... Et je n'ai aucune patience... ».

Alep a voté avec les pieds, pour ce qui est des terroristes de l'ASL. Il n'y a guerre que Clinton, Fabius, Erdogan et nos plumitifs qui voient les choses autrement.

 

 

08/08/2012

Syrie : histoires ordinaires d’une "révolution" pourrie.

Jameel et Elias, prénoms réels de deux jeunes gens de 24 et 27 ans respectivement. Les deux habitent Alep et travaillent dans la proche banlieue de celle-ci dans une des nombreuses fabriques textiles qui fleurissent dans la région. Mardi 24 juillet 2012, ils se rendent, comme chaque jour sauf le dimanche mais avec un peu plus de précaution, à leur travail. A peine la zone plus ou moins sûre franchie, leur voiture est arrêtée par des révolutionnaires « pacifiques » (certainement semblables à ceux parmi lesquels M. Mabillard, journal le Temps, a effectué une « immersion » militante il y a de cela quelques mois). Ces derniers leur demandent de descendre et de monter dans leur propre véhicule.

Le lendemain, les familles des deux jeunes personnes sont contactées. On leur demande à chacune 4 millions de livres, 40'000 francs (prix actuellement pratiqué). La famille de Jameel est assez aisée, elle peut se permettre et n'hésite pas à verser la rançon. Jameel est « rendu » à sa famille, laquelle décide de quitter le pays immédiatement. Elle se trouve actuellement en Allemagne, où je me trouve aussi en ce moment et c'est le père, que j'ai rencontré, qui m'a raconté les détails de l'histoire.

Le sort d'Elias fut différent. Sa famille, assez pauvre, ne peut réunir la somme demandée. Les ravisseurs, se réclamant de l'ASL, lui adresse un ultimatum : la somme sous 24 heures où alors ils peuvent venir chercher le fils, ou plutôt les morceaux de celui-ci.

La famille est allée, le surlendemain, chercher les morceaux de jeune homme.

Voilà. La liberté et la démocratie dans leur expression la plus noble. Alors, bien sûr, nos politicards et, surtout, nos plumitifs, à l'instar de tous les autres phénomènes qui pourrissent lentement notre vie, y compris ici, vous diront qu'il ne s'agit que d'une minorité et que la majorité n'a rien à voir avec cela.

Bien sûr.

J'avais, le 25 janvier, écris un petit billet dont le titre fut, précisément : ils ne sont qu'une minorité. Je vous laisse le parcourir.

http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2012/01/2...

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, gowrié, mabillard, le temps, révolution, islam, asl

02/08/2012

Syrie : un « petit » quiz médiatique

Et attention, il n'y a aucun piège. Il suffit de répondre "journaliste" et vous tomberez juste. Quant à savoir lequel d'entre eux, est-ce vraiment important ?

Concentrez-vous surtout sur le magnifique style tragi-comique, mais surtout très romantique, façon révolutions du 19e siècle, de l'auteur. Comme il est drôle de constater la ressemblance frappante avec certains "articles" de notre Hebdo national.

Voici d'abord l'extrait en question :

http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/29/01003-201...

« Après la préparation d'artillerie vient l'attaque. Elle est brutale. En début de matinée, samedi, des fusillades nourries éclatent dans plusieurs secteurs de l'est et du sud de la ville, où se trouvent les positions rebelles. Vers 11 heures, au quartier général des rebelles, installé dans une école du quartier de Sakhour, deux pick-up chargés de combattants arrivent en trombe. Les révolutionnaires débarquent en larmes, s'effondrent en sanglotant sur les marches de l'école. Ils sortent de la voiture le corps criblé de balles de l'un des leurs, qu'ils étreignent en pleurant. Dans la caisse du second véhicule, trois autres corps de révolutionnaires tués. Ils enroulent les corps dans des couvertures. Ils sont bientôt évacués vers les villages du nord pour des funérailles.

«On n'a même pas eu le temps de voir d'où venait l'attaque», explique un des combattants. «Les balles ont plu sur nous comme de la grêle, venues des toits et de troupes au sol.» Il montre le pistolet et la kalachnikov de l'un de ses camarades, le métal déformé par les impacts.

Dans la journée de samedi, plusieurs positions rebelles subissent des attaques du même genre. Les uns après les autres, plusieurs commandants des groupes de l'Armée syrienne libre qui ont mené l'audacieux raid vers Alep sont tués. Ces pertes sont particulièrement cuisantes pour des combattants qui manquent de chefs expérimentés et dont la cohésion est assurée par des liens familiaux ou de voisinage.

Au lieu des soldats démoralisés qui se débandaient devant eux, les rebelles se retrouvent soudain face à des troupes motivées, agressives. L'initiative et la surprise ont changé de camp. »

Le plumitif "révolutionnaire" semble regretter ces pertes chez ses amis terroristes. Et maintenant, la réponse au quiz : il s'agit de notre ami Adrien Jaulmes, ami, lui-même d'une certaine Florence Aubenas, elle aussi hôte de nos amis terroristes-révolutionnaires.

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Au-delà de ces considérations d'ordre purement comique. L'article de notre ami romantique nous renseigne cependant - oui c'est possible, ils peuvent aussi informer même quant ils ne le font pas exprès- sur deux choses, essentiellement :

  1. Les mensonges, à condition que la partie lésée puisse résister un peu, ne durent qu'un moment. Ainsi, sans le vouloir, notre ami Jaulmes confirme les allégations des autorités syriennes sur les lourdes pertes subies par les terroristes.
  2. Encore plus important, le dernier paragraphe de notre conteur, parlant de soldats motivés, agressifs et volontaires. Avec, c'est le plus important, l'effet de surprise.

Je parlerai de ce dernier point dans mon billet de demain, consacré à la "grande bataille" FINALE de Damas et ce qui s'y est réellement passé.

D'ici là, je présente mes condoléances à Monsieur Jaulmes.

 

01/08/2012

Premier août, fête nationale

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Le billet d'aujourd'hui a été repoussé à demain. En effet, je ne pouvais raisonnablement écrire sur autre chose alors que le feu de joie s'allumera ce soir sur les hauteurs et ailleurs dans des milliers de communes, grandes ou petites.

721 ans depuis le pacte fondateur et 121 depuis la première fois où cette fête a eu lieu, en 1891. Ce dont il faut se rappeler en ce jour de réjouissances « nationales » est que le but en a été dès le début la consolidation des liens entre les cantons et, partant, entre les Suisses, tous partis et toutes tendances confessionnelles confondues. Que les Confédérés se sentent appartenir à UNE patrie qui les rassemble.

Fait extraordinaire, la première fête de 1891 devait être « sans lendemain ». Ce n'est que sous la pression des Suisses de « l'étranger » qu'il fut décidé qu'elle devienne une fête annuelle. Où qu'ils se trouvaient, les Suisses voulaient se retrouver ensemble, ne serait-ce qu'un jour par an, afin de resserrer, symboliquement, les liens qui les unissaient avec leur mère patrie.

Quant au 1er août, le jour ne fut institué comme jour férié qu'en ... 1994.

Au moment où ce billet sera publié, je serais à plus de 1'000 KM loin d'ici. Je fêterai avec les Suisses « du coin ». Nous boirons quelques verres, allumerons un feu et nous rappellerons fièrement que notre drapeau est de couleur rouge avec une croix blanche au milieu.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : suisse, fête nationale, premier août, feu de joie