21/08/2012

En Syrie, les terroristes sont maintenant traqués

Un à un.

Ce qui devait être une bataille « finale bis » à Alep s'est transformée en cauchemar final pour les bandes armés (opposition légitime selon Clinton et Fabius) stipendiées des monarchies moyenâgeuses du Golfe bédouin et de nos « démocraties » occidentales, y compris la nôtre dont les « dons » connus aux terroristes s'élèvent à 60'000 francs jusqu'à présent. Sans parler des livraisons d'armes passant, pour se donner bonne conscience, par ces mêmes monarchies hyper démocratiques.

Cette nouvelle façon de faire est devenue possible pour plusieurs raisons :

En dehors de quelques quartiers décentrés où les terroristes pouvaient, de part la composition même de la population, relevant de l'islam fondamental, avoir quelques appuis et aides, les habitants d'Alep et de Damas, ont dans leur grande majorité totalement rejeté les terroristes et ont largement contribué aux succès de l'armée.

Les renseignements. redevenus efficaces et pour cause. Il aura fallu plus d'une année et demie pour purger les services, où les espions à la solde de l'ASL et des renseignements étrangers pullulaient et renseignaient les terroristes sur les mouvements des troupes. D'où aussi les pertes minimes en hommes de l'armée. A ce propos, sans pouvoir, pour l'instant le confirmer à 100%, il semblerait de plus en plus acquis que la défection du vice président syrien, Farouq Al Charaa, annoncée avec fracas par l'ASL, soit réelle, sauf que...elle a échouée. Certains se posaient effectivement beaucoup de questions sur la pourriture qui doit régner au sein de l'appareil de l'Etat syrien pour que des défections, qu'on peut qualifier d'importantes, telle que celle du premier ministre éphémère, puissent se faire au nez et à la barbe de ces services. Le pourrissement et la corruption étant des faits admis, il semble tout de même que l'avortement de la dernière tentative d'envergure en le domaine, celle du vice président, marque un tournant. Il en va de même pour le vice premier secrétaire du parti Baath, Abdullah Al Ahmar. Ils seraientt maintenant en résidence surveillé. Ils peuventt remercier le ciel car à ce niveau de responsabilité, ils pourraient très facilement être traduits devant la haute cour pour désertion, haute trahison et complicité avec des services étrangers hostiles. C'est la potence à coup sûr.

Ce qui précède est aussi à lier à la "nouvelle" façon de faire, plus moderne, de l'armée syrienne. L'impact psychologique s'en fit immédiatement sentir. L'armée se fait maintenant systématiquement suivre par les caméras, de vraies et non pas des portables, montrant la réalité de ce qui se fait sur le terrain. Seuls nos plumitifs et leurs torchons continuent leur combat perdu aux côtés des terroristes.

 

La troisième raison est à chercher dans la stratégie même de ces bandes de terroristes, appelées, pour la forme, ASL. Ceci marque par ailleurs une première défaite militaire indirecte aux pays occidentaux qui les appuient car ce sont les conseillers militaires de ces pays qui dirigent les opérations de ces bandes. A ce propos,il convient de lire les rapports, de plus en plus nombreux, mettant en cause directement les services occidentaux et les accusant de fournir une aide directe, en rensignements et en logistique, aux terroristes. Voici d'abord un article très intéressant à ce propos du Bild.

http://www.bild.de/politik/ausland/politik-ausland/deutsc...

Et voici un navire d'espionnage allemand, posté en face des côtes syriennes, collectant les informations, notamment sur les communications et les mouvements des troupes régulières et les fournissant, via les services de renseignements britanniques et turcs, aux terroristes.

78614911-dc61-4014-86c4-2ec8a3038725.jpg

 

 

 

 

 

 

La Bataille « finale » de Damas avait deux objectifs. Le premier, direct, espérer un effondrement soudain du régime et s'emparer de la capitale et du pays. Le deuxième objectif étant le détournement de l'attention et des moyens de l'armée d'Alep, où les terroristes comptaient réaliser, pour le compte des occidentaux et des Turcs, la fameuse zone « libre » allant de cette ville jusqu'à la frontière turque. D'où aussi les coups de main spectaculaires consistant à s'emparer de plusieurs points importants allant précisément de ces frontières et jusqu'à la ville d'Alep. Tout le monde criait victoire. On a même lu que Azaaz, très proche de la frontière turque, vit déjà à l'heure de l'après Assad. On y a même installé le QG des insurgés au nord, lequel vient d'être totalement anéanti par une frappe aérienne. C'est précisément à ce moment, comme par miracle, qu'il est devenu école abritant des civiles. Il en est de même de toute la ligne « libérée » par l'ASL allant de la frontière turque jusqu'à Alep. D'où les déboires, manque de ressources et pertes terribles des terroristes.

Pour le reste, les mots ayant une importance extrême, notamment dans ce contexte, sauf pour les Français qui, comme d'habitude, seront les dindons de la farce, les USA viennent, pour la première fois depuis le début de la crise en Syrie, de « souhaiter bonne chance et plein succès » à M. Lakhdar Ibrahimi, nouvel envoyé des Nations Unies en Syrie, dans sa mission. De son côté, ce dernier vient de déclarer que le départ d'Assad n'est en aucun cas à l'ordre du jour. En liant les deux déclarations, on peut supposer que la nouvelle donne, sur le terrain, commence à imposer certaines réalités.

Sauf pour Fabius et, accessoirement, Burkhalter, bien évidemment.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, gowrié, usa.france, terroristes, fabius, didier burkhalter, assad

Commentaires

Le discours « occidental » se modifie assez rapidement… Même si l’on peut continuer à avoir des doutes sur la façon dont les Etats-Unis manipulent (existence, financement, protection…) ou non l’entité Al Qaida, le fait que soit reconnue la présence en Syrie de combattants étrangers change toute la donne.

Une radio israélienne, Kol Israel a déclaré le 08/08/12 que le renforcement de la présence d'Al-Qaïda en Syrie inquiète les SR américains...
Des responsables des services de renseignement américains affirment qu'Al-Qaïda renforce sa présence en Syrie et craignent que l'organisation s'implante dans ce pays comme elle l'a fait en Iraq. Selon des informations détenues par les Américains, les activités d'Al-Qaïda en Syrie dépassent depuis longtemps le niveau de « poches locales ».
Les SR affirment que l'organisation met en place un véritable réseau de cellules organisées dans différentes villes du pays. Plusieurs centaines de combattants d'Al-Qaïda seraient actuellement actifs en Syrie, un nombre qui va en augmentant du fait que des combattants de pays étrangers arrivent tous les jours dans le pays. Les opposants au régime d'Assad sont parfois contraints d'accepter l'aide des hommes d'Al-Qaïda pour compenser leur infériorité en hommes face à l'armée syrienne.

Écrit par : Chamaco | 21/08/2012

Les commentaires sont fermés.