09/07/2012

1204, la quatrième croisade reconquière les lieux saints.

J'aurais souhaité, après une semaine de vacances où je décidai et « presque » réussis à m'éloigner de toute forme de nouvelles, bonnes ou mauvaises, écrire sur mes sujets favoris : l'histoire, les sujets chauds et moins chauds de notre vie de tous les jours, la magnifique victoire de Roger Federer...

Les événements en Syrie ne m'en laissent toujours pas l'occasion.

Si la crise syrienne a démontré quelque chose, c'est que les Américains avaient pas mal de valets empressés. A y regarder de plus près, on découvre que ce sont les mêmes, seules les  positions changent.  Pour le poste de domestique en chef, c'est historiquement les Anglais mais il semble que les Français leur disputent la position depuis quelque temps.

Mais la crise a aussi révélé que le temps où les Américains dictaient leurs volontés est révolu. Russes et Chinois, entre autres, se montrent en effet définitivement prêts au combat, plus si nécessaire. Et s'est en partie pour cela, mais en partie seulement, que les Occidentaux ne veulent pas répéter l'aventure libyenne. C'est aussi pour cela que, furieux et hystériques d'avoir perdu le combat mais ne pouvant s'y résoudre qu'ils, les Occidentaux, ont décidé, à la manière du criminel le plus abject qui soit, de détruire le pays, sur la tête de ses habitants.

Criminels et minables.

L'expression "Amis de la Syrie" ne faisant plus rire personne, les conjurés d'Istanbul, à moins que ce ne soit de Doha, du Caire ou d'ailleurs, ont changé de label. Désormais, c'est le concile des Amis du « peuple » syrien qui se réunit à Paris. L'Amicale des terroristes-voyous en quelque sorte. Américains, Anglais, Français et, hélas, Suisses (spécialisés dans la fourniture de grenades aux terroristes), se réunissent pour définir les prochaines actions à entreprendre.

Regardons cela d'un peu plus près, un peu différemment de ce que nous avons l'habitude de lire dans les comptes rendus autant stupides que vides et inutiles de remplisseurs de colonnes de journaux, vous savez, ceux qui se font étiquetés « journalistes ». A supposer même qu'il ne s'agit que de la lutte qu'une partie, les rebelles, mène contre une autre, le régime, que peuvent espérer les « Amis du peuple syrien » ? que les rebelles prennent le pas ? Ils savent pertinemment que cela est impossible. Non, le but, unique et ultime, est la destruction du pays, avec le moins de frais, pour eux, possible.

Vous vous demandez bien sûr ce que le titre de ce billet vient faire ici. C'est simple. Les livres d'histoire, dont certains sont écrits par des spécialistes tout aussi compétents que mes amis les journalistes, nous apprennent que Constantinople est tombée aux mains des Ottomans en 1453, au printemps. Vraiment ?

En 1204, les Croisés, partis pour « re-libérer » les lieux saints et les Chrétiens d'Orient des mains des Sarrasins, s'arrêtèrent à Constantinople, Capitale, précisément, de la Chrétienté en Orient, pour se désaltérer. Ils l'ont trouvée tellement jolie, tellement riche et tellement envoûtante qu'ils décidèrent d'en profiter un peu. Ils ont pillé, violé, tué et ravagé. Constantinople ne s'en releva jamais. En 1453, Mehmed II le Conquérant, ému à la vue de l'état de délabrement de la ville qu'il vient de prendre, a décidé d'arrêter son pillage par ses soldats alors que la première journée n'était pas encore finie et alors qu'il leur en avait promis trois consécutives. Les Croisés n'avaient pas laissé grand-chose à piller.

Le Sarrasin fut moins cruel que les frères en Dieu.

Cela fait 913 ans, depuis la première Croisade en 1099, qu'on essaie de les libérer, les lieux saints et les chrétiens d'orient. Pour l'amour du ciel, ou de qui vous voulez, arrêtons de les libérer.

 

08:14 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : croisades, suisse, usa, france, syrie, gowrié, ottomans, mehmed ii, terrorisme, islam, turquie

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