21/06/2012

Hé Barak : au pied

1720873_3_970b_les-presidents-poutine-et-obama-le-18-juin_7a56d8d15608589b45f374df2b4a4b65.jpg

Après le larbin, Hollande, c'est autour du maître, Obama, de mettre de l'eau, beaucoup d'eau, dans son vin. Plus de deux heures d'entretien n'ont pas fait bougé Poutine d'un millimètre sur sa position concernant la Syrie. Si le Russe peut à ce point se le permettre, c'est qu'il est absolument certain qu'il en a les moyens.

Tant mieux.

Je dois vous l'avouer, ce que je trouve de plus jouissif dans cette affaire est ce constat d'impuissance totale et absolue des Occidentaux, Américains en tête. A voir la tête de mort que Barak Obama affichait à la fin de la conférence de presse et le refus des deux dirigeants de se regarder, on peut imaginer les gifles que le Russe a dû infliger deux heures durant au Yankee.

Pas la moindre allusion au départ nécessaire du Président Syrien

Pas d'intervention étrangère, sous quelque forme que ce soit

Pas de chapitre VII, ni aucun autre chapitre, de la charte de l'ONU

Rien du tout, nada, peanuts, zéro.

Loin de consentir la moindre concession, la Russie durcit au contraire sa position. Lavrov vient en effet d'exiger l'arrêt immédiat de toute livraison d'armes aux terroristes ainsi que l'arrêt, immédiat, aussi, de la guerre médiatique contre la Syrie. Vous pariez qu'il va les obtenir ? Au fait, préalablement à cela, la Russie avait, le 7 juin, procédé a deux tirs de missiles balistiques intercontinentaux. Vous savez ce que cela signifie ?

Pauvre Barak, pauvres larbins, pauvres journaleux, clandestins ou pas, de la RTS, du Temps ou d'ailleurs. Que vont-ils maintenant faire de leurs torchons ? Tous ces chapeaux à avaler ! Remarquez, ils ont bien essayé de nous faire avaler leurs conneries.

Erdogan l'Othoman l'a définitivement fermé, de même que les bédouins du Qatar et de l'Arabie Saoudite. Restent Al Jazeera et Al Arabiya, avec quelques unes de leurs succursales ici : RTS, France Info, France 24, Libération, Le Temps, La Liberté, Le Courrier et l'Hebdo. Je me réjouis déjà de voir comment vont-elles procéder pour changer de veste. Mais je ne me fais pas trop de soucis. Ils trouveront certainement le moyen de s'excuser, exactement comme ils l'ont fait après l'invention de Timisoara, des armes de destruction massive en Irak, des avions imaginaires de Kadhafi bombardant des civils, du massacre de Houla perpétré par leurs amis islamistes et attribué à l'armée syrienne, du journaliste Gilles Jacquier assassiné par les amis de Haammmouche (c'est, paraît-il, un journaliste travaillant pour un journal fribourgeois) sous les yeux de ce dernier, ce qui ne l'a pas empêché d'en attribuer la responsabilité à l'armée syrienne, des Palestiniens dansant et sautant de joie à l'annonce de l'attaque des tours du WTC (alors que les images provenaient en réalité de la deuxième Intifada), etc.

La vague médiatico-terroriste qui se brise sur le mur de la Syrie. Reste à éradiquer définitivement les terroristes eux-mêmes, à l'intérieur du pays. Ce sera pour très bientôt.

 

Commentaires

Toujours cette hypocrisie monstrueuse de la part de « l’occident » et des pays du Golfe. D’un côté ils demandent à la Russie de ne pas livrer d’armes et de l’autre – même l’AFP l’avoue ! – on nous sert ce genre d’info :
--début--
AFP Mis à jour le 21/06/2012 à 10:50 - Des agents de la CIA surveillent en Turquie les livraisons d'armes aux rebelles syriens pour s'assurer qu'elles ne tombent pas entre les mains de membres d'al-Qaida, a rapporté aujourd'hui le New York Times.
Le quotidien américain citant des responsables américains et des membres de services arabes de renseignement précise que les armes sont achetées par la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar et acheminées à travers la frontière par un réseau de l'opposition syrienne.
Ces livraisons comprennent des fusils automatiques, des lance-grenades, des munitions et certaines armes anti-chars qui ont permis aux rebelles de résister aux forces très supérieures du président Bachar el-Assad. Selon le New York Times, des agents de la CIA postés dans le sud de la Turquie surveillent les livraisons d'armes et rassemblent des informations sur l'opposition syrienne, une force fragmentée.
--fin--
On ne veut pas empêcher le trafic d’armes mais contrôler le bon acheminement contrairement à ce qui s’est passé en Libye où les armes ont été largement distribuées à des gens d’Al Qaida comme Belhadj venu depuis aider les « rebelles » syriens ! Et lorsque l’on connait la composition de l’ASL… on est en droit de bien se marrer !!

Mais, reconnaissons-le, cette dépêche a au moins le mérite d’exister et de confirmer ce qu’on savait depuis longtemps.

Une autre info passée assez inaperçue dans nos médias, la déclaration de Poutine lors du G20 : « 20/06/12 - 07h55 Source: belga.be Le président russe Vladimir Poutine a défendu mardi la politique russe de non-intervention en Syrie, en notant que ce n'était pas aux étrangers de décider qui doit gouverner un pays. "Nous pensons que personne n'a le droit de décider pour d'autres pays qui devrait être au pouvoir ou pas", a déclaré M. Poutine à l'issue du sommet du G20 »

Ceux qui pensent (ou pensaient) pourvoir infléchir les positions des dirigeants russes devraient se souvenir du coup tordu qu’on leur a joué en Libye… ils ne sont pas encore prêts à pardonner.

Écrit par : Chamaco | 21/06/2012

Il est indispensable de saisir les enjeux stratégiques de la base russe de Tartous en Syrie pour comprendre l'attitude de la Russie dans ce pays et toute la région.

Écrit par : archi-bald | 21/06/2012

"Une photo vaut plus que mille mots"

Si les mots, ceux qui relatent la réalités, sont indispensables pour comprendre, pour savoir, par contre une photo telle que celle illustrant cet article dit tout (pour ceux qui connaissent le contexte, bien sûr)

Le "messie" Prix Nobel (Nobel: inventeur de la dynamite) déclencheur de massacres qui fait la gueule, ça fait vraiment plaisir à voir

Le patron de la Russie ne vaut certainement pas mieux que tous les autres dirigeants de la Planète, mais je dirais: l'hypocrisie en moins

Cela lui sera-t'il crédité le jour J"?

Peu importe: savourons cette victoire momentanée du "un peu moins perverti" sur le "un peu plus perverti", si cette victoire pouvait être celle des populations victimes de ces tsars, qu'ils soient de l'Est ou de l'Ouest, du Sud ou du Nord ou de n'importe où ailleurs

Écrit par : Fred | 21/06/2012

@ archi-bald

Certes la base est importante mais elle n'est qu'un facteur très annexe.
Il faut penser filière Iran, Syrie, Hezbollah.
Il faut également penser au "containment" voulu depuis longtemps et poursuivi par les EU contre la Russie. L'encerclement progressif que font peser les EU du nord au sud en installant les ABM, en favorisant des révoltes "colorées" ou en noyautant des états et régimes. Pologne, Ukraine, Roumanie, Géorgie, Afghanistan, Kirghizistan (Base de Manas), etc. (Le Pakistan ne joue pas le jeu !)

En fait la chute de la Syrie est le point de rencontres d'intérêts momentanément convergents.
1 - Israel qui serait bien aise de voir le Hezbollah affaibli et ses frontières Nord et Est sécurisées (ne pas rendre le Golan syrien, un rêve !) de rester la seule puissance 'atomique' de la région en contrant l'Iran (assassinats, virus, etc..),
2 - les pays sunnites du Golfe qui veulent se débarasser des chiites trop envahissants à leur yeux,
3 - Les EU qui aimeraient bien se débarasser de l'Iran en douceur (autrement c'est illusoire) et aider Isarel, son protégé, à dominer la région. Les mêmes pratiquent le double-jeu en Egypte qu'ils ont réussi à affaiblir et empêtrer dans ses affaires internes. Pendant ce temps l'Egypte n'est une menace pour personne - ni pour Israel ni pour le Golfe (l'intervention en Libye relève du même objectif). L'Irak semble mal tourner pour les EU puisque la majorité chi'ite ne se laissera pas manger, il faut la casser par le biais de l'autonomie imposée des Kurdes (Kirkouk, Erbil...) et du pétrole qui va avec.

La Russie tient à sa base de Tartous mais tout le reste lui déplait beaucoup plus.

Écrit par : Chamaco | 21/06/2012

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