15/06/2012

Fabius a décrété : ce régime doit partir

Fabius_BHL2.jpgUn tout petit rappel d'abord. Le précédent locataire du Quai d'Orsay, un certain Alain Juppé (où est-il maintenant ?), avait en son temps, à peine deux semaines après le début de l'insurrection armée en Syrie, décrété lui aussi le départ du Président Syrien. Nous souhaitons le même succès pour Monsieur Fabius. A ceux qui ne le savent pas encore, c'est le nouveau ministre des affaires étrangères de la France.

Regardons tout d'abord cette photo. Il est en tout cas bien entouré, le Fabius.

BHL à droite et Kouchner à gauche...

Cela promet. Bref, comme dirait l'autre.

Ainsi, ce brave Monsieur, qui se débat pour se débarrasser des couches de naphtaline qui se sont superposées sur sa carcasse fatiguée et bouffie, veut revenir, encore une fois, au Conseil de Sécurité pour obtenir une résolution sous le chapitre VII.

Voici, une fois pour toutes, ce fameux chapitre VII.

Charte de l'ONU : chapitre VII pour celles et ceux qui ne savent pas ce dont il s'agit.

Pour résumer, une résolution votée sous ce chapitre permettrait aux Nations Unies d'entreprendre toutes les mesures nécessaires, y compris l'emploi de la force armée, pour contraindre la partie causant «  une menace contre la paix » à respecter les injonctions de l'Organisation.

Bien.

Sans faire des analyses inutiles, allons-y directement aux prévisions.

La Chine ayant déjà annoncé une fin de non recevoir à l'appel du fatigué du Quai d'Orsay, la Russie infligera, au surplus, une leçon mémorable. Ceux qui espèrent un changement, ne serait-ce que symbolique, dans l'attitude russe, en auront pour leurs frais. Plus le temps passe, plus je crois que ceux-ci deviennent intransigeants sur le dossier syrien. Je prends même le pari d'annoncer qu'ils ne négocieront même pas le départ du Président Syrien. Je vais même prendre un autre pari : dans le cas d'une intervention armée, de quiconque, la Russie interviendra, physiquement, militairement, pour défendre la Syrie. Je crois même que les Occidentaux en doutent.

Est-ce que c'est bien ? Cela dépend de savoir pour qui.

Fabius et compagnies savent pertinemment que les Chinois et les Russes ne voteront jamais une telle résolution, sous quelque prétexte que ce soit. Pourquoi dès lors s'acharnent-ils à vouloir revenir devant le Conseil de Sécurité ? Et bien pour une raison très simple : Tout d'abord parce que cela leur permettra de se donner bonne conscience. Ce n'est pas eux qui empêchent l'évolution de la situation en Syrie, mais les Russes et les Chinois. Ensuite et c'est plus important encore, ceci leur évitera d'intervenir. Surprenant et contradictoire ? Absolument pas. Tout le monde sait maintenant pertinemment que les Occidentaux ne souhaitent et ne peuvent pas intervenir en Syrie. Ceci est définitivement acquis. Dès lors, la manière la plus simple, la moins coûteuse et, surtout, la plus valorisante, de se débarrasser de cette tâche est de le mettre sur le dos des...Russes. « C'est finalement ces derniers qui nous empêchent de le faire ».

Vous y êtes ?

La Syrie souffrira encore, beaucoup. Mais finira, plutôt tôt que tard d'ailleurs, par venir à bout des terroristes...et de leurs soutiens. J'en donne RDV à Fabius et aux autres.

Chaque chose en son temps.

 

08:03 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : france, syrie, gowrié, fabius, russie, chine, terroristes, onu, chapitre 7

Commentaires

Non, "les carottes ne sont pas encore cuites" pour l'Occident, agressif contre la Syrie

Son pouvoir de nuisance reste considérable et la Russie en est bien consciente

Grâce à Thierry Meyssan, une fois de plus, des infos équilibrées nous parviennent:

http://www.voltairenet.org/Moscou-exige-l-arret-immediat-de

Nos medias sont vraiment à ger..., on nous prend vraiment pour des pommes (je reste poli!): tout est unilatéralement repris de AFP et autres officines nauséabondes de désinformation

Tiens, grâce à eux, on atteint le point Godwin (non, ce n'est pas le gode de la mainstream media qui sert à nous empapaouter qui est en train de gagner -remarque, ça pourrait-. Non, c'est un truc à chercher sur Wikipedia, pour les curieux), car c'est ici que je compare cette propagande à celle des nazis de l'époque

L'issue risque d'en être encore plus tragique du fait qu'à l'époque l'arme nucléaire n'existait pas

SOS (Sauvez nos âmes)

Écrit par : Fred | 15/06/2012

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