31/05/2012

L’Occident expulse des diplomates syriens, c’est tant mieux, pour la Syrie

On n'y échappera pas. L'Occident, dont la caractéristique essentielle est la lâcheté, devra y aller perso, directement, avec ses avions, matériel de guerre et, je l'espère, hommes.

Lâches parce qu'on n'y va jamais sans être à 100% sûr de pouvoir gagner.

Lâches parce qu'on n'y va que lorsqu'on a la certitude que ceux qu'on attaque n'ont pas les moyens de répliquer : Libye, Irak, Afghanistan, Serbie, etc.

Lâches, menteurs, criminels, pourris et corrompus.

Cela fait 14 mois que la crise syrienne a débuté. Depuis, une alliance implacable, politico-médiatique, occidentale, s'acharne sur ce pays. Mensonge, images truquées, témoins inventés, évènements fabriqués, tout y passe. C'est du jamais vu dans l'histoire. Mais l'histoire, précisément, saura se venger et sera terrible.

On a commencé par inventer l'ASL, Armée Syrienne Libre constituée, paraît-il, par des dizaines de milliers de « déserteurs » de l'armée régulière. Quelques mois après, on découvre qu'il s'agit tout au plus de 2 à 3 mille soldats, de bas rang, souvent des appelés et, surtout, de milliers de voyous, de repris de justice, de jihadistes et des trafiquants de tous genres : armes, cigarettes, stupéfiants, etc.

C'est au moment même où l'armée régulière semble avoir pris la mesure des voyous et des terroristes, que, comme par hasard, la « Ligue des Bédouins » décide d'envoyer des observateurs, deuxième vague de barbouzes après celle des « journalistes clandestins », pour donner un peu d'air aux voyous.

Observateurs des bédouins partis, il y eut Baba Amr, Rastan, Idleb et Zabadani. Les voyous, pris à la gorge, sont pratiquement éliminés de partout. C'est là, comme par hasard aussi, que l'ONU a décidé d'envoyer la troisième vague de barbouzes : ceux du général Mood, donnant une grande bouffée d'air aux terroristes.

Quatorze mois après le début de l'offensive occidentalo-bédouine, pas un seul diplomate, pas un seul, même pas en employé de dixième rang, n'a fait défection. Ce malgré des pressions (Quai d'Orsay, Maison Blanche, etc.) et malgré des incitations, monétaires, énormes. Les Saoudiens et les Qataris ont mis, sur les tables des Ambassadeurs Syriens à Paris, Londres, Washington et ailleurs, des dizaines de millions de dollars, dans le but d'obtenir ne serait-ce qu'une seule défection, rien n'y fait.

D'où cette hystérie généralisée.

Les représentants de voyous ici jubilaient hier à l'annonce des expulsions des diplomates syriens. C'est le propre de tous les traitres tout au long de l'histoire. Le hic, dans le cas de la France et de la Suisse, notre pays n'a pas, encore, annoncé des expulsions et pour cause, est que les Ambassadeurs expulsés resteront sur place, eh oui. C'est pour cela que Didier Burkhalter n'a pas, encore, suivi Paris, Londres, Madrid et les autres. Il sait que cela ne servirait presque à rien car les diplomates en question le sont auprès des organisations internationales. C'est aussi le cas de Madame Shakkour, Ambassadrice de la Syrie à Paris, qui y restera au nez et à la barbe de Fabius, car représentant son pays auprès de l'UNESCO.

Je ne crois pas que ces expulsions soient une mauvaise chose pour la Syrie. Je crois même que ceux-ci, les Syriens, devront désormais prendre l'initiative, au lieu de passer leur temps à réagir. Cela doit commencer par l'expulsion des barbouzes de l'ONU, suivi par l'éradication totale des terroristes à l'intérieur du pays, même si, c'est nouveau, les Russes n'étaient pas d'accord. Les Syriens doivent comprendre que les Russes ne peuvent plus se permettre de reculer quoi qu'il arrive. Ils doivent faire comprendre aux Russes, si ces derniers n'en sont pas encore convaincus, que les bédouins et les Occidentaux ne pardonneront jamais à la Russie son attitude, quels que soient les accords et les concessions, déclarés ou secrets, qu'ils feignent offrir. Les Syriens disposent de bien plus d'atouts, vis-à-vis des Russes, qu'ils n'y croient. Ces derniers, pour les raisons invoquées plus haut, ont beaucoup plus à perdre, en lâchant la Syrie, qu'il n'y paraît.

Dans cette crise, comme dans tout dans la vie, la seule question à se poser et que personne ne se pose jusqu'à présent est la suivante : que se passerait-il si les Syriens agissaient de la sorte ? Rien, absolument rien. Si, peut-être : les occidentaux devront y aller eux-mêmes, s'ils le peuvent et s'ils osent. Cela s'appelle déclarer la guerre à la Syrie. La Syrie, pays attaqué, a dès lors le droit de se défendre, par tous les moyens. La Syrie saura, j'en suis certain, faire souffrir énormément les assaillants, partout où ils peuvent se trouver. Ce serait de la légitime défense.

 

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