30/04/2012

Juppé le fou, Ki Moon le laquais aveugle

La différence essentielle entre les Russes et les laquais cités plus haut, est que contrairement à ces derniers, les Russes ne se basent pas sur les « rapports » d'Al Jazeera et de ses nombreuses « succursales » ici, la presque totalité de nos journaux et nos médias télévisuels, ni sur les dires de Vannay, Hammouche, Vallélian, Daniels ou encore cette Bouvier, pour décider de la politique à suivre. Ils ont des milliers de « vrais » observateurs sur le terrain, lesquels ont une idée extrêmement précise sur la réalité des événements là-bas.

Dès lors, le soutien sans faille de la Russie à la Syrie n'est pas uniquement dicté par les éternels intérêts géostratégiques dont tous ceux qui fréquentent les bistrots du coin se plaisent à parler, il est aussi largement construit autour d'une parfaite connaissance des réalités sur le terrain. En effet, voyant le « fou » rêver du matin au soir de sa guerre contre la Syrie, ainsi que l'aveugle ignorer totalement plusieurs attentats terroristes ayant fait des dizaines de morts, les Russes ne peuvent pas faire autrement que de soutenir totalement les autorités syriennes. Ils viennent à cet effet de faire une déclaration, la première du genre à être aussi claire et aussi définitive, pour ne pas dire défiante vis-à-vis de l'Occident : la Russie demande aux autorités syriennes de mener une action aussi vigoureuse que possible afin d'éradiquer le terrorisme et d'anéantir les terroristes et leurs soutiens.

A propos de soutien, on vient aussi d'apprendre que les autorités libanaises viennent d'arrêter un bateau en provenance de la Lybie chargé d'armes et de munitions à destination de ces mêmes terroristes.

Il ne vous aura pas échappé non plus qu'aucun pays occidental, y compris, hélas, le nôtre, n'a condamné les attentats terroristes dont on a parlé plus haut. Normal, on ne peut espérer que des terroristes condamnent certains des leurs.

La défaite de tout ce petit monde étant annoncée à plus ou moins courte échéance, viendra un jour le temps des bilans et certains doivent rendre des comptes. Ce sera très cher.

Juppé le bélliqueux veut une guerre avec la Syrie. Juppé représente officiellement son pays, la France. Comme on ne fait pas la guerre contre ses "amis", la France veut être considérée comme un ennemi. Il faut absolument en retour la considérer comme tel, avec toutes les conséquences que cela suppose. Les ennemis, on les combat et, si possible, on les bat, PAR TOUS LES MOYENS.

N'est-ce pas un chef Gaullois, Brennus le vainqueur des Romains en l'an 390 avant JC qui aurait déclaré : « malheur aux vaincus » ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juppé, france.syrie, gowrie, ban ki moon, terrorisme, terroristes, russie, chine

26/04/2012

Pauvre Juppé : d’abord sinistre, il est devenu fou

Alors qu'il commence à faire ses cartons dans la perspective de sa mort politique, il se lance dans une escalade de plus en plus hystérique vis-à-vis de la Syrie. Sa dernière trouvaille : aller, pour la énième fois, au Conseil de la Sécurité de l'ONU, pour y arracher une résolution à l'encontre de la Syrie sous l'article 7. Celui qui autoriserait à recourir à la force si le pays en question ne respectait pas ceci ou cela et blablablablabla.

Je lui souhaite, très sincèrement, bonne chance.

Au fait, il le ferait au nom de qui ? En sa qualité de quoi ?

Pour ne rien vous cacher, j'allais, dans cet article, parler du CNS (pour ceux qui l'ignorent encore, il s'agit du Conseil National Syrien) qui a soudainement disparu de la circulation (peut-être sur ordre des patrons de Juppé, les Américains) et dont personne n'entend plus parler. On n'entend notamment plus son Président, un certain Bourhan Ghalioun, marionnette à peine marrante à qui personne ne donne plus la parole. La dernière fois que ce CNS s'est réuni, Al Jazeera, grand groupe de médias professionnels, disposant de nombreux succursales ici, a arrêté la transmission des débats au moment même où la marionnette allait prendre la parole. Seul Juppé, sur le départ, se rend encore tous les deux jours au club CNS pour nous sortir des déclarations dont il a seul le secret.

Ainsi, à peine la crise syrienne commencée, Juppé s'est précipité pour déclarer que Assad a perdu toute légitimité et qu'il doit « partir ». Une année après...eh, au fait qui doit partir ? Oui, je sais, certains me diront que l'excité partira "démocratiquement".

Depuis, le chauve nous déclare toutes les deux semaines en moyenne le départ imminent, que dis-je, obligé, du Président Syrien. Je vous fais aussi grâce de dizaines et dizaines d'autres déclarations, voire ordres, exigeant de la Syrie de faire ceci ou d'exécuter cela. Je vous fais grâce aussi des nombreuses "dernières chances" gracieusement offertes par la « communauté internationale » (que ce terme est drôle) au régime syrien. Voilà que Juppé "ordonne" maintenant le déploiement "très rapide", deux semaines, pas plus, de la totalité des observateurs onusiens en Syrie. En réponse, le Secrétaire Général Adjoint de l'ONU, Hervé Ladessus, vient de déclarer que ce déploiement se fera "très lentement". Mieux, la Syrie vient, comme elle l'avait promis, de gifler souverainement Juppé et tous ses patrons, Clinton en tête : refus total qu'un seul observateur ayant la nationalité d'un de ces pays  "hostiles", du club des "ennemis de la Syrie" dont, hélas, mille fois hélas, notre propre pays, mette le pied là-bas. Bientôt on appellera l'hystérique, l'enragé.

Pour finir cet article, je me permets d'emprunter un passage à un billet que Louis Deneghien vient de consacrer à ce même sujet. Je le trouve délicieux.

« Alors, et quelles qu'en soient les raisons, cet homme est dangereux et malfaisant : à l'instar de son patron qui improvise en 48 heures un défilé « maison » du 1er mai pour grappiller in extremis des votes populaires et ouvriers, on sent que Juppé ferait tout pour obtenir sa guerre d'ici un mois, avant qu'une majorité du peuple français le renvoie à Bordeaux - ou au Canada, ou à Venise. Alors, faisons tout, de notre côté, pour qu'Alain Juppé soit enfin mis à la retraite ! Une camisole politique, vite, pour maîtriser ce forcené ! »

Au fait, n'est-ce pas Sarkozy qui a déclaré, en mars 2011 déjà que : « ce Juppé est fou ».

Au fait (bis), Juppé le fou, ainsi que d'autres, déclarent souvent que telle ou telle action, en l'occurrence des autorités syriennes, est totalement "inacceptable. Quelqu'un pourrait-il m'expliquer comment ferait-il pour ne pas l'accepter ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juppé, sarkozy, france, syrie, suisse, gowrié, clinton, usa

23/04/2012

François Hollande, vainqueur de demain. Marine Le Pen, de l’après-demain

Ainsi, le calamiteux Sarkozy et, je ne puis m'en empêcher, son triste, lamentable, atlantiste et islamiste ministre des affaires étrangères, sont battus, largement. Ni les gesticulations anti islamistes de dernière minute ni les déclarations fumantes aux relents populistes n'auront suffi à changer la donne. Ils sortiront par la petite porte. Ce d'autant que nous assisterons certainement à un deuxième tour caractérisée par une extrême violence. Pour aller directement en but, je crois que c'est Marine Le Pen, seule réelle vainqueur du premier tour, qui en profitera, j'y reviendrai.

Quant au deuxième grand perdant, celui qui a su se faire « oublier » de tous, c'est bien Jean Luc Mélenchon. Pourquoi ? Parce que le grand holdup de Mélenchon est d'avoir fait croire qu'il faut comprendre sa candidature comme étant celle d'un mouvement à part, ce qui est totalement faux. La meilleure manière pour s'en convaincre est de consulter les chiffres. Mélenchon tournerait autour de 11% et, c'est là que les choses deviennent claires, le résultat cumulé de TOUS les candidats de ce qui est communément convenu d'appeler l'extrême gauche est de 12.85%. Ce même extrême gauche qui, en 2002 avait fait 13.34% et presque 9% en 2007. Finalement, ceux qui ont voté pour lui ne sont autres que ceux qui votaient pour les autres candidats d'extrême gauche. Ils ont simplement vu en lui un meilleur représentant. C'est en quelque sorte le « vote utile » du peuple de l'extrême gauche. Quant à son pari de passer devant Le Pen au premier tour...

Elections présidentielles françaises 2002

Elections présidentielles françaises 2007

Voir, en plus, ce pauvre Mélenchon manger son chapeau et rentrer dans le rang à peine les résultats prononcés, que c'est lamentable.

A ce propos, juste histoire d'enfoncer encore plus le clou au sujet des différents spécialites et autres prévisionnistes dont regorgent les plateaux de télévision, je vais me risquer à une "petite" prévision : Mélenchon est un politicien...fini. J'irai encore plus loin, je ne lui donne pas plus loin que les élections législatives. Après quoi, il disparaîtra probablement de la scène politique française.

Je crois vraiment que le grand gagnant de ce premier tour est le Front National. Lequel réalise un résultat historique de plus de 18%. Cela aurait certainement embêté Le Pen père, qui n'aurait pas su quoi en faire. La fille, elle, sera en profiter. Qu'en fera-t-elle ? Le système électoral français, comme tout système à scrutin majoritaire, est fait de telle manière qu'une formation, arrivant en troisième position avec un cinquième de l'électorat français, 8 millions d'électeurs, 12 millions d'habitants, n'a pas la moindre chance d'être représentée au sein des Assemblées représentatives du peuple. Ainsi, 12 millions de personnes se trouvent potentiellement privés de représentants et, partant, de porte-voix, alors que des "verdâtres version Fjords" se trouvent attribuer un groupe parlementaire, rien de moins que de cela, avec 2.3% des voix. Je n'ai franchement pas d'avis particulier sur la pertinence ou pas d'un tel état de faits. Je dis simplement que si cela paraît salutaire aux yeux de certains au vu de ce qui est véhiculé à propos du Front Nationale, il faut alors songer à changer de système politique et arrêter de se faire les champions  toutes catégories de la démocratie. Je rappelle à ce propos que presque 20% de Français risquaient de ne pas pouvoir voter pour leur candidate, celle-ci ayant peiné à trouver les 500 signatures nécessaires à sa candidature.

Le 6 mai prochain, François Hollande sera élu président de la République et, selon toute probabilité, l'UMP, création sarkozienne montée spécialement pour réussir l'élection de l'actuel Président, éclatera. C'est là où Marine Le Pen entrera vraiment en jeu pour ramasser toute l'aile se trouvant à droite de l'actuelle formation présidentielle et en faire LE grand parti de droite...populaire. Elle en profitera pour...changer le nom de sa formation et faire oublier une bonne partie de la réputation sulfureuse que celle-ci traine derrière elle.

Ce serait en tout cas très intelligent, politiquement parlant.

 

20/04/2012

Corans brûlés, cadavres souillés, civils tués, mais droits de l’homme préservés

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Voilà une quatrième « affaire », c'est comme cela que nos médias appellent les horreurs commises par l'armée américaine en Afghanistan, en quatre mois.

En soi, je le dis quitte à m'attirer les foudres des gentils « gauchos », ces « affaires n'ont rien de si extraordinaire. Notre époque semble non seulement avoir oublié qu'en temps de guerre, il pourrait y avoir des morts, des blessés et handicapés, mais aussi crû que la propreté des guerres modernes, uniquement celles conduites par nos « démocraties occidentales », n'a d'égale que celle d'une chambre aseptisée privée d'une clinique suisse.

Non, ce qui m'insupporte est la manière dont les choses sont présentées, avec la complicité affligeante et lamentable de nos médias. Voici donc une affaire, la dernière, celle où l'on voit des soldats poser fièrement sur les cadavres et les restes éparpillées d'insurgés afghans, qui ne sort que...deux ans après. N'importe quel statisticien débutant vous dira que cela signifie que les horreurs dont nous n'avons pas connaissance doivent représenter plus de dix fois le nombre connu. Donald Rumsfeld, le criminel de guerre, n'a d'ailleurs en son temps pas caché la chose : après les révélations horribles d'Abou Ghraib, il avait clairement indiqué, devant la Commission du Sénat Américain, que des documents plus nombreux et encore plus horribles existent mais qu'ils ne seront jamais révélés au public « pour ne pas compromettre la sécurité de nos soldats là-bas ».

1. Détruire l'Irak, tuer plus d'un million de ses habitants et en déplacer plus de quatre fois ce nombre est un acte « démocratique ». Commettre toutes les horreurs dont nous prenons connaissance petit à petit en Afghanistan est une « lutte contre le terrorisme ». En revanche, les actions de l'Armée Nationale Syrienne contre ces mêmes terroristes sont répression, massacres et terreur.

2. Interdire à la totalité des médias, dans la mesure du possible en Irak comme à Gaza, Jérusalem ou Afghanistan, de publier quoi que ce soit sur les activités « héroïques » des armées américaine et israélienne, voire carrément l'interdiction qui leur est faite même d'aller sur place, est un acte parfaitement légitime. Nos médias ne semblent aucunement s'offusquer de cela. Voir ces mêmes médias falsifier voire fabriquer des événements en Syrie est un acte d'information professionnelle.

3. L'Amérique est un très grand pays démocratique où la loi garantit un traitement équitable à tout le monde. C'est pour cela que ce pays se contente d'actionner seulement sa propre « justice » pour faire régner la loi et, justement, la justice. C'est pour cela aussi qu'il n'y a pas besoin d'envoyer des observateurs Onusiens vérifier sur place. C'est pour cela aussi que des centaines de personnes croupissent depuis plus de dix ans dans une zone de non droit, Guantanamo, sans qu'ils ne sachent même ce qui leur est reproché et sans, là non plus, que des observateurs extérieurs « neutre » puissent aller constater. La Syrie, par contre, est un pays tout sauf démocratique et est, au surplus, incapable d'assurer la justice par ses propres moyens. C'est certainement pour cela qu'il faut l'aider en envoyant des « observateurs ».

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Enfin, je ne peux pas terminer ce billet sans parler de nos valeureux remplisseurs de colonnes de journaux. Il paraît qu'ils s'appellent journalistes. Sans parler de cette grande dame Pilay, grande prêtresse du Conseil des Droits de l'Homme sis 20 Quai Wilson sur les rives du Léman. Les premiers faisaient le siège de cette magnifique institution lorsque celle-ci réunissait ses « membres » pour condamner la Syrie, avec Madame Pilay au bord de la crise des nerfs et des larmes. Ce sont les mêmes, toujours aussi valeureux et toujours aussi professionnels, qui semblent totalement ignorer la Syrie maintenant. Cela fera l'objet de mon prochain billet mais disons dès maintenant que l'ONU, non pas la Syrie, ni la Chine ni la Russie mais la commission d'enquête mandaté par ce même Conseil (des droits de l'Homme) vient de rendre un rapport, le 16 avril et nous sommes le 20, selon lequel les groupes armés, amis de Juppé, Erdogan, Clinton, Hamad et certains gauchistes, et journalistes, d'ici, se sont rendu coupables de « tueries extrajudiciaires de soldats capturés lors de confrontations armées ». Lisez bien le terme choisi : tueries.

Le Monde.fr : des groupes armés se sont rendus coupables de "tueries".

Cela intéresse-t-il certains de nos politiciens et...journalistes ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : usa, gowrié, afghanistan, syrie, france, terrorisme, qatar, insurgés syriens

18/04/2012

Je salue tous les démocrates et ceux qui luttent contre le terrorisme

En particulier les démocrates Qataris et Saoudiens, pour ce qui est de la démocratie

Les Américains, Français, Anglais et quelques autres laquais, en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme.

Pour ne pas répéter Qataris et Saoudiens tout au long de ce billet, je vais les appeler les Bédouins. Avec un B majuscule.

Je salue les Bédouins pour les efforts immenses qu'ils déploient pour la transmission de leur magnifique expérience, que dis-je, expertise, de la démocratie dans le monde arabe...enfin, seulement dans des endroits bien choisis de ce monde.

Je les salue pour l'immense réalisation démocratique remarquablement achevée dans leurs nombreuses institutions démocratiques.

Je les salue sincèrement pour le pluralisme politique, culturel ET confessionnel dont le monde entier chante les louanges

Je les salue pour les efforts déployés pour la transmission de leur expérience en matière de liberté : religieuse, sociale, politique...

Je salue, au passage, le roi du Maroc qui, à l'occasion de la circoncision de son nouveau-né, fit libérer 7'500 prisonniers de ses geôles. Cela fait 750 détenus par millimètre de peau coupée, à supposer que le morceau en question faisait un centimètre.

Je salue les valeureux guerriers des armées Bédouines pour les sacrifices immenses endurés dans leur lutte pour libérer Jérusalem et la Mosquée Al Aqsa, deuxième lieu saint de l'Islam, après la Mecque.

Je salue également ces armées qui sont entrées au Bahreïn pour y ramener la liberté et en faire un sanctuaire démocratique.

Je les salue pour tout ce qu'ils ont fait en 2006 pour le Liban et en ...je ne sais plus depuis quand, pour Gaza.

Je les salue pour leur acharnement, quotidien, à rendre la vie impossible à l'ennemi sioniste (je crois que c'est comme cela qu'ils appellent Israël) exactement comme ils le font pour...le frère syrien

Je m'incline devant cette magnifique institution qu'est le Bureau Qatari des droits de l'homme, ainsi que son équivalent saoudien.

Je les salue surtout pour la liberté de croyance et de culte qu'ils offrent à leurs citoyens Sunnites, Chiites, Alaouites, Druzes, Kurdes, Arméniens, Syriaques, Chrétiens Catholiques et Orthodoxes, Ismaéliens et même Athées.

Je salue en eux ces hommes d'honneur (les bédouins, hommes du désert, sont connus pour cela) qui ont libéré l'Irak, le Lybie, la Somalie et le Soudan, juste après avoir libéré la Palestine.

Je les salue d'avoir regardé sans broncher, voire activement aidé, les Américains à liquider un million d'Irakiens et plus de cent mille Libyens

Je salue ces grands hommes dont l'honneur suprême ce concentre dans à peine une dizaine de centimètres carrés entre les jambes de leurs « femelles ».

Je salue ces grands hommes d'honneur qui, depuis plus de mille ans « rampent » sous les dominations successives des Seldjoukides, Mogols, Mamlouks, Ottomans, Anglais, Français et...Américains.

Je salue en eux des gens fiers de ne point avoir de pays, mais une vague Umma (nation de l'Islam).

Je salue ces grands guerriers dont le souci unique et d'aller faire le Jihad tantôt en Afghanistan, tantôt au Kosovo, en Tchétchénie ou ailleurs, mais point en...Palestine.

Je salue les Bédouins, grands démocrates des temps modernes, d'avoir aidé leurs « frères » irakiens lorsque ceux-ci levaient le drapeau blanc et s'agenouillaient pour baiser les bottes de l'envahisseur Américain lequel, respectant scrupuleusement les « règles » de la guerre, leur tirait dessus.

Le plus grand poète arabe de tous les temps, Al Mutanabbi,  a dit : « n'achète l'esclave que s'il a son propre fouet sur lui ». Tout est dit.

Mais je salue aussi, dans la foulée et très sincèrement, les parties génitales des soldats Américains qui ont pissé sur les cadavres des Talibans morts, comme ils pisseront sur ces temps arabes, que ceux-ci soient printaniers ou pas. Ces temps bédouins qui ont découvert l'ennemi ultime : la Syrie.

Je salue aussi les plus grands défenseurs de la démocratie de l'histoire humaine : les Américains et les Français. Ceux-ci viennent de déclarer vouloir « mener une guerre sans merci » contre le terrorisme. Vous avez bien lu ; contre le terrorisme. Ces déclarations faisaient suite aux "offensives de printemps"  des...Talibans, au cœur même de Kabul. Je les salue aussi pour financer, armer et entrainer les terroristes qui sèment terreur et désolation en Syrie.

Je salue nos valeureux remplisseurs de colonnes de journaux qui continuent à les appeler « manifestants pacifiques » alors même qu'il n'y a plus de manifestations.

Je salue les défenseurs de la liberté et de la démocratie qui oublient le Mali, la Guinée, le Yémen, le Bahreïn et ailleurs pour se concentrer exclusivement sur la Syrie.

Voilà, je vous salue tous, qui vous souciez au plus profond de vos âmes du sort de la liberté et de la démocratie, bien installés partout dans le monde, sauf en Syrie.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, usa, france, qatar, arabie saoudite, démocratie, liberté, terrorisme, bédouins

07/04/2012

Syrie : les opposants et les loyalistes

J'étais très jeune, 11 ans, quand j'ai perdu mon père, mon exemple. Des quelques années qu'il me fut donné de passer avec lui, il me reste très peu de souvenirs, forcément ceux en relation avec des événements heureux, tristes ou saillants.

Je me rappelle notamment de quelques mots qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire. Très croyant, mon père a eu ces paroles, définitives : au-dessus de vous, il y a Dieu. Au dessus de Dieu, il y a votre honneur, votre fierté.

Cela fait 30 ans que j'ai quitté le pays où j'étais né et avec lequel il me reste très peu de relations. Et pourtant.

Comme il est bizarre de constater que ceux, comme moi, ayant pratiquement coupé tout lien, réel, avec leur pays de naissance le défendent aujourd'hui, envers et contre tout, prenant sur leur temps et celui de leurs familles et leurs enfants, alors que ceux, prétendument du pays, le détruisent et font tout pour le ramener au moyen âge, d'où ils viennent.

Voici la traduction d'un magnifique article, écrit par Hussam Yazgi.

Mon cher opposant,

« Laisse-moi tout d'abord corriger une expression qui a circulé dernièrement pour distinguer deux catégories du peuple syrien : les loyalistes et les opposants. Nous sommes en réalité tous loyalistes et tous opposants.

Nous nous opposons à l'incurie, à la corruption, aux passe-droits et aux mafias qui ont amené la Syrie là où elle est aujourd'hui. Mais nous sommes loyalistes lorsqu'il s'agit de justice, de liberté et de suprématie de la loi sur tous.

Vous ne trouverez pas parmi nous des gens qui approuvent la corruption ni qui demandent de limiter les libertés ou de sceller les bouches. En fait, pour catégoriser correctement les tendances, disons qu'il y a deux courants : les aveugles et les voyants.

Les voyants sont ceux qui comprennent clairement qu'il y a une conspiration visant le pays, non pas le régime. Et malgré tout le mal qu'ils peuvent penser du régime, des erreurs de la période passée et leur refus total de cet état de faits, ils considèrent que leur devoir national leur dicte de mettre tout cela de côté et protéger leur pays par tous les moyens. Les aveugles, eux, ne voient pas ce danger et croient que le Qatar et l'Arabie Saoudite se soucient vraiment du sort des Syriens et de l'état de la démocratie et de la liberté. L'aveugle ne se demande pas pourquoi ne les donnent-ils pas à leurs propres peuples d'abord.

Les aveugles croient que les Américains, qui ne se sont jamais préoccupés du sort tragique du peuple palestinien, se font réellement du souci pour le peuple syrien, innocemment.

Ils croient que le colonisateur français qui a colonisé le pays et en a tué l'élite  est devenu aujourd'hui l'ami du peuple. Comme si le sang de Youssef Al Azmeh (héro de la révolution syrienne) a définitivement séché sur leurs mains.

Ils croient que les Ottomans, qui ont colonisé le pays, l'ont pillé, avili son peuple et commis les pires atrocités pendant 400 ans, en sont maintenant devenus les amis et les protecteurs.

Malheur à ceux qui ne se souviennent pas de l'histoire et n'en apprennent pas.

Je suis un simple citoyen syrien, je n'ai jamais profité de quoi que ce soit ni de qui que ce soit et la politique n'a jamais rien signifié pour moi. Je me suis trouvé malgré moi pris dans la tragédie qui secoue mon pays. Je hais les abus et la corruption, je hais les passe-droits, je hais la répression mais j'ai un sentiment et une conscience plus forts que tout cela : mon amour pour mon pays.

Permet-moi, cher opposant (aveugle) d'avoir peur et effroi lorsque je vois les USA et les Occidentaux, amenés par les monarchies de la traitrise, de la perfidie et de la bassesse, prêter main forte à cette soi-disant révolution. Ma crainte et mon effroi sont légitimes. Car les révolutions sont comme les taureaux : vous pouvez les monter mais vous ne pouvez ni les maitriser ni prédire leur direction. Je crois que, indépendamment des motivations des « révolutionnaires », pour autant qu'il s'agisse de cela, ils ne sont que des poupées aux mains de puissances qui ont leurs propres agendas.

La première révolution arabe, celle de 1916, a été appuyée par l'Occident dans un seul but : mettre à genou et chasser les Ottomans. Ces mêmes Occidentaux n'ont même pas attendu le lendemain de la victoire pour dépecer le Moyen Orient et tuer les héros de la révolution. La suite ne fut pas meilleure : Irak, Afghanistan, Libye. Ils veulent maintenant « monter » sur la vague des protestations dans mon cher pays pour le détruire aussi. Ils n'ont amené que destruction, désolation et malheurs.

J'ai lu, mon cher opposant, les plus grandes révolutions de l'histoire : la Française, la Russe, l'Américaine même. Aucune, je dis bien aucune, n'a eu recours à des puissances extérieures pour se réaliser. Pourquoi ? Parce qu'elles étaient des révolutions « populaires ».

Mon cher opposant, nous sommes les enfants d'un magnifique pays et même pendant la « période précédente », celle que vous reprochez au régime, et malgré tous les défauts qu'on peut lui reprocher, notre pays est resté uni, libre, debout et...fier. Nous n'avons jamais été prisonniers dans notre pays. On ne nous tuait pas et nous ne subissions pas d'exactions. Cette idée fut inventée et commercialisée par vos patrons et les médias de ceux-ci. L'idée que nous sommes un peuple soumis, prisonnier et torturé depuis 40 ans. Est-ce vraiment la vérité ? Te rappelle-tu ta vie il y a de cela un peu plus d'un an ?

Mon cher opposant, les régimes vont et viennent. Mais si la patrie s'en va, où trouverons-nous en une autre ?

Cher opposant, avec tout le respect et la compréhension que je dois à ta cause, tu m'excuseras, ma patrie est infiniment plus importante ».

Magnifiques paroles d'un patriote, un vrai. Je souscris entièrement, sauf lorsqu'il parle d'aveugles. Ils ne le sont pas. Ils le font en conscience, ce qui est encore pire.

En effet, que penser de quelqu'un qui est d'accord « à 500% » qu'on vienne bombarder son propre pays. Qu'il réfléchisse simplement à ce que ceux qui le bombarderont vont penser de lui.

Je crois que cela lui est égal. L'exemple des « Libyens Libres » est là pour nous le rappeler.

Les traitres, d'où qu'ils proviennent (je ne dis pas quelle que soit leur patrie car ils n'en ont pas) n'ont jamais eu honte. Ne pas avoir honte est même une condition préalable à leur situation de traitres.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, gowrié, opposition, usa, france, qatar, arabie saoudite

06/04/2012

Joyeuses Pâques

08:32 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : pâques, fairouz, gowrié

05/04/2012

Real Madrid, place financière suisse : honte à nous

1. Logos.PNGL'affaire du Real Madrid. Autant le dire tout de suite, l'affaire de la « minuscule » croix (j'ai vraiment dû chercher pour savoir ce dont il s'agissait) n'a qu'un intérêt secondaire. Je ne savais même pas que le logo du Real en porter une et crois que c'est le cas de 99% des gens.

Ainsi, pour que le "grand" club madrilène puisse réaliser son "grand" projet de complexe touristique aux Emirats Arabe Unis, il a dû sacrifier la minuscule croix sur son blason. Il faut juste rappeler que ce blason représente la couronne du roi Alfonso VIII d'Espagne.

Je ne sais même pas quoi dire. Encore une fois, la minuscule croix en soi n'a qu'un intérêt secondaire. C'est ce renoncement immédiat à tout ce qui fait partie de notre vie « de tous les jours » pour un prix "aussi modique" qui me donne la nausée.

Car, paraît-il, les touristes "musulmans" attendus en masse au futur projet pharaonique du club dans ces contrées à forte densité pétrolière, seraient choqués à la vue de la minuscule croix sur le blason du club.

Jésus Christ, Dieu pour les uns, prédicateur pour les autres, doux rêveur pour certains, avait raison sur toute la ligne : « vous ne pouvez servir deux maîtres ».

2. Place financière suisse, paradis fiscaux, etc.

On se trompe complètement en croyant qu'il s'agit de deux sujets différents. Les deux participent de ce même renoncement immédiat. Nos dirigeants ne se posent même plus la question de savoir ce qui se passerait si on disait : non. C'est à se demander pourquoi nous les avons élus et pourquoi occupent-ils leurs fauteuils puisque ce sont les Français, les Allemands, les Anglais et les Américains qui nous gouvernent et qui décident de ce que nous devons faire ! Comment on est-on arrivés là ? La honte de mourir sans avoir combattu. Savons-nous encore quelle est la signification du mot "honte" ? Sommes-nous à ce point anesthésiés que nous ne réagissons même plus aux insultes, menaces, ordres, injustices, avilissements et mépris ?

Les pays les plus paradisiaques de la planète fiscale nous attaquent pour crime de paradis fiscal et nous ne disons rien, nous courbons l'échine.

Un journal allemand dépose plainte contre un Conseillère Fédérale, parce qu'elle a osé poursuivre des "espions" étrangers exerçant illégalement leurs activités sur notre sol national et nous ne disons rien.

Une commissaire européenne, incompétente, maladroite et...moche, très moche, très très moche, nous insulte ouvertement et nous ne disons rien.

Des criminels récidivistes séjournant illégalement dans notre pays se voient remercier et offrir, au surplus, par une magistrate autant incompétente qu'inutile et dangereuse, 4'000 pour rentrer chez eux. Elle espère en renvoyer...30.

Dans le même temps, essayez, vous citoyen honnête de ce pays, de ne pas payer votre amende de stationnement de 40 francs. On vous pourrira l'existence.

Vous avez dit pleutre ?

Honte à vous, honte à nous.

 

04/04/2012

Islamistes à Paris, Islamistes au Mali

On apprend aujourd'hui que Paris, non pas la capitale mais le régime, continue sa lutte "acharnée" contre les islamistes qui sévissent sur le territoire national. C'est ainsi qu'une deuxième "vague d'arrestations" est intervenue hier. Résultat des opérations : 5 ou 6 islamistes arrêtés, venant s'ajouter aux 15 premiers lesquels, paraît-il, seront déférés au Parquet et 4 ou 5 seront expulsés.

Commençons par la fin. Je prends un pari et vous en êtes témoins : la plupart, sinon tous, rentreront tranquillement en France et personne, je dis bien personne, n'y pourra quoi que ce soit. Il se pourrait même qu'ils poursuivent l'Etat en justice.

Il ne vous aura pas échappé non plus que c'est seulement, et certainement, par hasard si tout cela intervient à deux semaines seulement des élections présidentielles. La France, son Président, son Ministre des affaires étrangères, sa police, sa justice, découvrent seulement maintenant qu'il y a des islamistes dangereux sur son sol. Des pistolets, des grenades, des Kalashnikovs, des projets d'enlèvement, d'attentats...On n'était au courant de rien et on le découvre seulement maintenant. Il paraît même que le mouvement au centre de tout cela serait "Foursan Al Izza". Ah bon ? Voici, pour la deuxième fois en quelques jours, un document que j'ai publié à propos de ce mouvement. Tout cela se déroulait, il y a de cela de nombreux mois déjà, au vu et au su de tout le monde. Ces gens ne se cachaient pas du tout. Seuls les dirigeants de ce drôle de pays semblaient l'ignorer, d'où, probablement, leur stupéfaction à sa découverte "récente" (à deux semaines des élections présidentielles).

Cliquer et regarder ce que font les membres de "Foursan Al Izza" ouvertement, devant la Police de la République

Cela se passait en septembre 2010, il y a de cela un an et demi. Et non pas à deux semaines seulement des élections présidentielles.

Pour ce qui est du Mali, l'excellent Ministre des Affaires Etrangères de cet Etat qui se trouve à l'Ouest de chez nous vient de déclarer, textuellement, que la "France est très inquiète et craint un péril islamiste qui s'emparerait du Mali".

Ainsi, l'excellent Monsieur Juppé craindrait le péril islamiste.

Il y a tout de même quelque chose qui ne va "vraiment" pas, plus, dans ce pays et chez cet homme en particulier. Ce pays était et est encore, en première ligne pour installer officiellement les islamistes les plus radicaux en Tunisie, en Libye (où la guerre que j'ai annoncée dès le départ commence) et en Egypte. Ce pays qui entraine, finance et arme les terroristes islamistes qui sévissent en Syrie, dit "craindre" le péril islamiste au...Mali.

J'emprunte cette expression à M. Deneghien, à propos de Juppé : "qu'il périsse, la Syrie et la France lui survivraient".

10:51 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mali, paris, france, juppé, gowrié, islamistes, islamisme

02/04/2012

Les amis de la Syrie

Ce billet sera très court. Me méfiant beaucoup de tout ce qu'on peut lire ou entendre le jour du 1er avril, j'ai préféré ne rien écrire. Je publie juste la photo "souvenir" de quelques amis de la Syrie réunis pour "rendre service" au peuple syrien.

hillary-clinton-monarques-arabes.jpg

Que pourrons-nous mettre comme légende ?

Les sept nains et blanche neige ?

Il manque juste Juppé et Haig, ne trouvez-vous pas ?

Sinon, voici, tel quel, le dernier billet de Georges Malbrunot à ce sujet. Comme d'habitude, je préfère plutôt citer ceux qui "n'aiment pas" la Syrie, je veux dire son régime.

Georges Malbrunot : un diplomate français met le pied dans le plat

 

11:01 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, qatar, syrie, gowrié, france, turquie, arabie saoudite