23/03/2012

Nicolas 1er, Président de la République Française

Ainsi, le Président de la République Française vient de nous « pondre » une de ces idées dont il a seul le secret. Dès maintenant, tout de suite :

1. Ceux qui « consulteront », vous avez bien lu, des sites islamistes faisant l'apologie du fondamentalisme, du terrorisme, etc (tout ce qui tourne finalement autour de l'islamisme) seront punis, pénalement.

2. Ceux qui iront faire du « tourisme » dans des endroits réputés pour leur tendance à fabriquer des jihadistes seront aussi poursuivis pénalement.

On se demande comment il va appliquer tout cela.

On comprend aussi l'état de délabrement lent de ce pays dont le gouvernement se mettra bientôt à pondre une loi chaque fois que quelqu'un éternue sur son territoire. En effet, les projets de loi dont il fut question plus haut ont été annoncés alors même que le corps inanimé du terroriste islamiste n'avait pas encore refroidi.

Plus concrètement, on aimerait vraiment savoir comment Sarko fera pour faire appliquer ces lois. On se demande surtout ce qu'il faisait jusqu'à maintenant. A entendre ce président, on croirait qu'il vient de découvrir l'existence de ces terroristes, qu'il vient de découvrir l'islam radical et, choqué, il s'empresse de nous pondre les lois qui nous garantiront son éradication.

Sarkozy voudrait ainsi pénaliser tous ceux qui s'intéresseraient de près à l'islam radical, au fanatisme, au salafisme, au jihad, etc. Je me demande s'il se rend même compte de ce qu'il dit.

Qu'il fasse un petit tour dans les innombrables « lieux » de prière se trouvant sur son territoire, il y apprendra beaucoup sur le salfisme. Va-t-il  tous les arrêter ?

Qu'il écoute les prédicateurs et imams les plus imminents, à la tête desquels se trouve Al Qaradawi, Président du Conseil Mondial des Oulémas et « conseiller » en chef en matière religieuse de la chaîne Al Jazeera, propriétaire du PSG. Que va-t-il lui faire ? Connaît-il le nombre de ses concitoyens qui écoutent quotidiennement Qaradawi, Aarour et les autres ?

Qu'il regarde certains de « ses » propres concitoyens fouler aux pieds le code pénal.

Capture.JPG

Je sais déjà que certains vont rire disant que ce ne sont quelques excités et qu'il ne faut pas leur prêter trop attention. On se demande juste ce qu'en pensent les familles des militaires froidement abattus ou les enfants de l'école juive de Toulouse.

Déjà que les prisons françaises sont pleines à craquer, on se demande où va-t-il « caser » tous ces nouveaux venus. Car il y en aura, du monde.

Surtout, on se demande où il va ... se caser lui-même, ainsi que son super ministre des affaires étrangères. Car, des salafistes, jihadistes et autres fondamentalistes, ils en ont installés par milliers, en Libye, Tunisie et Egypte et ils continuent à faire de leur mieux pour les installer en Syrie, qui résiste. Des salafistes, il en a bien armé, financé, entrainé et envoyer faire..le Jihad en Syrie ! Ce faisant, il a non seulement légitimé le salfisme, il l'a officialisé. A moins que je ne me trompe complètement : Mohammed Merah & Cie sont des salafistes terroristes, alors qu'en Syrie ce sont des salafistes...pro-démocratie.

Là, je comprends mieux.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : islam, islamisme, terrorisme, syrie, gowrié, juppé, sarkozy.france, toulouse, ferah, qaradawi

Commentaires

Bien sûr qu'il se rend parfaitement compte de l'inefficité, voire de l'inapplicabilité de ses mesures. Mais ceci explique cela : en allant chercher les extrémistes là où ils croissent et multiplient, physiquement, on on risque... non, non, pas la guerre civile, au pis des émeuteus, non, on risque... que les courbes ne se croisent pas comme ils devraient. En clair, on risque des perdre des voix. En revanche, en allant surfer sur le Web, par-ci, par-là, ou en arrêtant provisoirement 2-3 "touristes" à destination du Pakistan, on ne risque pas grand-chose... De la poudre aux yeux.

Quant aux bons et mauvais salafistes, c'est simple : mettre l'étiquette "modérés" là où la politique du moment l'exige. Les médias se chargeront du reste.

Écrit par : Nicolas Popoff | 23/03/2012

Les commentaires sont fermés.