07/02/2012

Banques et argent, oui. Sport, talent et succès, non : le cas Alisson Perticheto

Alisson_Perticheto.jpg

Diamant pur, comme certains, à commencer par son ex-entraineur, la nomment, Alisson Perticheto, grand espoir du patinage artistique suisse, ne patine déjà plus à Genève et ne patinera certainement plus jamais pour la Suisse.

Lisez bien, vous n'en croirez pas vos yeux : elle n'arrive pas à trouver assez d'heures d'entrainement dans nos patinoires. A Annecy, où elle a décidé de s'exiler, elle pourra passer tout le temps qu'elle souhaite sur la glace. Qu'à fait notre pays pour la retenir et lui permettre de faire éclater tout son talent ? Rien, absolument rien.

En Suisse, c'est encore plus valable pour le patinage artistique que pour les autres sports, tout, absolument tout, repose sur le talent pur de la sportive et les capacités financières de...sa famille. L'heure d'entrainement, hors finances d'inscription au club et frais accessoires, coûtant entre 80 et 120 francs, et le besoin d'entrainement journalier étant de l'ordre de 1 à 4 heures, selon l'âge et le niveau, vous pouvez imaginer les sommes astronomiques que les parents doivent consacrer au sport de leur enfant. On peut juste espérer que certains sponsors viennent mettre la main à la pâte mais cela n'intervient jamais avant la confirmation du talent de la fille (au moins podiums récurrents nationaux, voire européens), du garçon, et ne couvrira pas plus de la moitié du budget.

Allison concourra désormais pour les Philippines, pays d'origine de sa maman. Je ne serais pas étonné de savoir que ce pays prenne à sa charge la totalité des coûts, ce serait tout à son honneur.

 

Les commentaires sont fermés.