30/11/2011

Grande-Bretagne, Iran, Syrie, ambassades, consulats, vandalisme, saccage, etc.

Ce billet sera court..une petite comparaison qui en embêtera, je l'espère, certains.

1.       Mardi 29 novembre, des manifestants attaquent l'ambassade britannique à Téhéran.

Samedi 8 octobre, des manifestants attaquent le consulat de Syrie à Genève.

2.       Les manifestants iraniens escaladent les murs et entrent dans l'enceinte de l'ambassade.

Les manifestants de Genève escaladent les murs, fracassent les fenêtres et entrent dans les locaux du consulat.

3.       Les manifestant iraniens arrachent le drapeau britannique

Les manifestants de Genève arrachent le drapeau syrien

4.       Les manifestants iraniens plantent le drapeau iranien

Les manifestants de Genève plantent le drapeau...kurde.

5.       Les manifestants iraniens ramassent des documents, en jettent certains et en brûlent d'autres.

Les manifestants de Genève détruisent des bureaux et jettent des documents et des classeurs.

Acte final

Mardi 29 novembre, le Conseil de Sécurité, rien de moins que cela, se réunit spécifiquement pour condamner énergiquement l'attaque de l'ambassade britannique à Téhéran

Samedi 8 octobre, personne n'intervient, ou plutôt si : certains leaders de partis de gauche étaient présents pour soutenir et encourager les saccageurs du consulat de Syrie. L'évènement a même été spécifiquement « couvert » par un certain Ezzedine Haykel, photographe et accessoirement observateur à Genève pour les élections en Tunisie. Il l'a même intitulé : action surprise et spectaculaire. On se demande comment il a pu tout préparer et photographier alors qu'il s'agissait d'une action « surprise ». La même question se pose quant à la présence des représentants des partis de gauche.

Qu'en pensez-vous ? Marrant, non ?

Les narrateurs et rapporteurs d'évènements, auraient-ils un avis sur le sujet ?

 

28/11/2011

Syrie : encore un petit effort

Ils ont de la peine à le dire franchement, alors ils le distillent à coup de petites annonces par ci par là et du bout des lèvres.

Eux, c'est qui ? Vous ne l'avez pas encore deviné ? Mais alors ? Les grands démocrates et leurs succursales médiatiques, gardiens et commerçants de libertés diverses et variées, de droits de l'homme et de l'épanouissement des peuples dans un monde « libéré » de ses geôliers dictateurs.

Je vous la fais courte : depuis quelques jours, on ne parle plus tellement de liberté, de démocratie et de manifestations « pacifiques » en Syrie. On parle carrément de plans pour « armer » l'insurrection. Je le dis en toute modestie : ils vous le font découvrir maintenant, je l'ai, quant à moi, annoncé dès le premier jour.

Ils se sont trompés depuis le début, ils se trompent encore aujourd'hui et se tromperont demain aussi.

Un article publié dans la TDG du 25.11.2011 le dit bien : il n'est point question de manifestations pacifiques, de démocratie ou de liberté, mais d'armer ce qu'ils appellent la « rébellion » syrienne. Cela commence à me convenir parfaitement.

Article de la TDG du 25.11.2011.pdf

Les plans et scénarios, je le précise encore une fois, en rien spontanés mais planifiés dans les moindres détails dès le premier jour, et même bien avant, ayant échoué les uns après les autres, il fallait bien essayer autre chose. Comme il ne restait précisément plus grand-chose à essayer, ils, les démocrates et les gardiens des libertés mondiales, ne pouvaient plus faire autrement que de sortir leurs vrais plans, petit à petit, au grand jour. Comme ils n'osent, et n'oseront jamais, refaire le coup de la Libye (car ils savent très bien qu'ils s'en mordront les doigts), ils poussent vers la solution ultime : la guerre civile et ils y prennent ouvertement parti.

Je le répéterais jusqu'à saturation : la démocratie et la liberté n'y sont pour rien. C'est la même vieille histoire colonialiste habituelle qui se répète.

On a aussi appris, il y a de cela quelques jours et l'article de la TDG semble le confirmer, que des bâtiments de guerre russes se sont dirigés et stationnent désormais dans le port de Tartous. J'en ai déjà parlé la semaine passé mais je ne pouvais le confirmer, Syrie : la nouvelle offensive, voilà qui est fait. Je ne me mettrais bien évidemment pas à répéter les analyses et interprétations des uns et des autres. Je dirais simplement que l'époque maudite de Eltsine est révolue, Dieu merci. Elle est révolue l'époque où LE navire de guerre envoyé par la Russie post gorbatchévienne pour soutenir la Serbie tombe en panne au milieu de la route. Non, ce n'est un avertissement ni pour les Ottomans, ni pour les croisés. C'est peut-être un retour franc vers la guerre froide, voire tiède. Vive la guerre froide, si c'est vraiment le cas.

Dans une guerre, une vraie, il y a des gagnants et des perdants. Brennus disait : malheur aux vaincus. Dans cette guerre qui s'annonce, une guerre déclarée, planifiée, dirigée par les puissances occidentales et financée par leurs banquiers bédouins, il y aura forcément des vainqueurs et des vaincus. Les vainqueurs, aux bookmakers du malheur et de la bêtise de les deviner, ne passeront jamais l'éponge.

Surtout, la France, en reconaissant et en appelant à reconnaître cet assemblée de traîtres collaborateurs qui n'ont ni pays ni territoire, a virtuellement, mais officiellement, déclaré la guerre à la Syrie. Ne pouvant me résoudre à m'en prendre à ce pays, que j'aime profondément et où j'ai des amis, c'est de l'Etat que je parlerai. Cet Etat est en guerre contre la Syrie. Il est dès lors un ennemi qu'il faut combattre, et vaincre, par tous les moyens.

Pour mémoire, ceux qui courent maintenant pour reconnaître toutes les assemblées possibles et imaginables qui, par ailleurs, n'ont ni territoire ni qui représenter, refusent depuis plus de soixante ans de reconnaître l'existance même d'un peuple légalement représenté, ayant un territoire reconnu. Je laisse aux amoureux fous de la démocratie et de la liberté le soin d'imaginer de qui il s'agit. Alors, Mesdames et Messieurs les représentants de nos médias "libres, bien sûr", encore une comparaison malheureuse de ma part ?

Au fait, quelqu'un a des nouvelles du mandat d'arrêt international à l'encontre du Président soudanais, accusé de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide ?

Au fait (bis), quelqu'un a des nouvelles de cette malheureuse journaliste de FR3 au Caire et des dizaines de milliers de femmes qui ont disparu des manifestations "pour la démocratie et la liberté" en Egypte ?

 

07:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, suisse, gowrié, médias, tdg, journalistes, tsr, opposition, armée, rébellion, turquie

22/11/2011

Printemps arabe, Egypte, Syrie, etc.

A l'instar du blogueur Maurice-Ruben Hayoun, qui se délectait hier, à juste titre,  de la victoire « posthume » de Hosni Moubarak, beaucoup commencent à être déçues par la froideur de l'hiver qui prend ses quartiers dans les pays arabes.

J'ai, quant à moi, annoncé ce qui arrive maintenant dès le premier jour.

M. Hayoun nous parle de l'erreur sur l'appréciation de la nature même des islamistes, qu'il appelle Frères Musulmans. Quelle surprise ! On ne le savait donc pas, pauvres ignares que nous sommes.

Non, M. Hayoun, certains le savaient très bien. Au point de tout planifier dès le départ, et même avant le départ. C'est maintenant seulement que l'on découvre que les fameux blogueurs « libres » ont commencé à recevoir une instruction spécifique dès 2007 déjà.  Je le répète pour la énième fois : non, pas la moindre aspiration à la démocratie et à la liberté. C'est simplement la même histoire qui se répète, servie à la sauce des années 2000. Certains sont restés trop longtemps en place, il faut les remplacer. Frères Musulmans ou pas, ce sont les intérêts, des 40 prochaines années qui comptent.

Mais on se trompe, lourdement.

Je vous résume : "les pays arabes doivent s'occuper eux-mêmes de leurs affaires". Oui, absolument. Mais pourquoi nous dites-vous ça ? Est-ce une autre manière de dire qu'il faut arrêter de nous en mêler ? Est-ce de la Naïveté ou du cynisme ?

Vous nous dites ensuite que ces pays doivent arrêter de guerroyer contre Israël. Cela signifie que c'est le cas. Ah bon ? A moins que je ne sois une victime précoce d'Alzheimer, il me semble que la dernière fois que ces ex dictatures, futurs khalifats, étaient en guerre contre Israël remonte à...1973 ! Vous finissez votre phrase en disant : seul pays démocratique de la région. C'est la deuxième, ou troisième fois, en deux jours. Vraiment ? Ne confondez-vous pas démocratie et suffrage universel ? Et l'Irak alors ? Moi qui croyais qu'on a sacrifié entre 500'000 et 1'000'000 d'irakiens pour y installer la démocratie.  Pour le reste, au moins techniquement, le Liban, n'est-ce pas une démocratie ?

Vous nous annoncez aussi la chute « khaddafienne » de Bachar el Assad. Qui s'en chargera ? En Libye, c'était l'Otan et en Syrie ? L'Otan, la Turquie ou...Israël ? Nous verrons. Je crois quant à moi que lui, il va en rire de son « vivant ». Pour autant que nous les laissions régler leurs affaires seuls. C'est ce que vous préconisez, non ?

En fait, toujours à propos de l'Egypte, avez-vous remarqué la différence entre le premier « soulèvement » des « démocrates » égyptiens et celui de ces jours ? Alors que des dizaines de milliers de femmes ont participé au premier, les avez-vous comptées dans le second ?  Cela vous dit quelque chose ?

Vous vous êtes réveillé bien plus tôt que d'autres, ceux qui ont essayé de nous vendre le fameux printemps arabe. On ne peut que vous en féliciter.

Vive la démocratie, la liberté...et tout le reste

Ecoutez bien ce reportage, sur France Info, qu'on ne peut pas qualifier de pro Assad. Cette journaliste de RTBF s'est, elle aussi, rendue en Syrie. Elle a vu et entendu des choses bien différentes de celles véhiculées par Al Jazeera et ses succursales ici.

Syrie : une journaliste de la RTBF a pu entrer dans le pays. Elle se trouve à 80 km de Damas, à Homs...

 

 

 

08:05 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, suisse, hayoun, gowrié, printemps arabe, liban, egypte

21/11/2011

Syrie : la nouvelle offensive

Une nouvelle offensive, essentiellement médiatique, a commencé hier. Celle-ci, comme toutes celles qui l'ont précédée, a été pensée à Washington, est financée par le Qatar et sera exécutée par les médias du monde « libre », lequel a décidé d'être gouverné par Goldman Sachs.

Permettez-moi de faire un petit détour avant de revenir au sujet central de ce billet. Il y a de cela quelques semaines, les journaux de toute la Romandie n'avaient pour seul souci que les malheurs d'un certain opposant, qui s'est trouvé poursuivi par les services secrets syriens et dont la voiture a été sabotée par ceux-ci. Un petit rappel : un journaliste du Matin a même réussi à photographier l'agent secret en question. Il paraît même que cet opposant ait déposé une plainte. D'autres journalistes, a qui je reprochais d'écrire tout et n'importe quoi, surtout n'importe quoi, sans la moindre vérification et en fabriquant même les événements, certains me répondirent disant que l'essentiel du métier du journaliste consiste à « investiguer », vérifier et relater. Je les crois sur parole et c'est pour cela que je leur demande : où en est cette histoire ? Vous ne vous sentez plus envahis par cette envie dévorante d'investiguer et de suivre le résultats de vos « enquêtes » si professionnelles et si « neutres » ?

La presse romande touche le fond

Revenons à notre sujet du jour.

Voici les détails du plan.

1.       Brouiller, voire couper, la réception des médias audiovisuels syriens. Je rappelle à ce sujet que cela a déjà commencé. En effet, les démocrates d'ici ont déjà réduit au silence la chaîne Al Dounia. Celle-ci se contentait de « rediffuser » les images d'Al Jazeera, France 24, Reuters et autres en montrant la manière dont elles éraient « fabriquées ».

2.       Saboter les réseaux de communications et diffuser des informations disant que l'institution militaire syrienne est tombée.

3.       Diffuser des images « filmées au Qatar » montrant des soi-disant défections en masse dans l'armée syrienne. Ceci a par ailleurs été déjà confirmé par certains observateurs.

4.       Les pays du Golfe, cherchez l'erreur, demanderont une intervention militaire étrangère. C'est probablement la Turquie qui s'en chargera. Je l'avais déjà prédit et les événements de ces derniers jours viennent le confirmer.

ONU dehors, bonjour l'OTAN

La Tuquie, ange du Moyen-Orientl

Voici aussi un lien qu'un de mes lecteurs vient de m'envoyer :

http://www.wikistrike.com/article-la-syrie-deploie-son-ar...

Ainsi, tout ce que nous avions prévu et avancé, depuis le début des événements, se révèle être juste et vérifié par les faits.

Ainsi, tout ce que les médias on écrit et relaté, depuis le début des événements, se révèle faux et démenti par les événements.

Pour les « prévisionnistes » libres et démocrates, aveugles au point de ne pas voir ce qui se passe en Tunisie et en Libye, j'offre une perle, en provenance de l'Egypte.

On y voit une journaliste d'une télévision égyptienne, interviewant un barbu démocrate, refusant de parler directement à la journaliste et exigeant une voile entre elle et lui.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Enfin, il semblerait que des bâtiments de guerre russes aient atteint les rives orientales de la Méditerranée, face à Lattaquié. Message parfaitement claire à Obama, le nabot français et le lanceur de missiles turque ? Je le crois.

 

16/11/2011

Goldman Sachs sauve l'Europe

Il y a de cela 3 jours, le vieux président italien chargeait Mario Monti de constituer un nouveau gouvernement. Le mot d'ordre : sauver l'Italie.

Voici, déjà, ce qu'en disent les commentateurs : « une personnalité sérieuse et respectée, négociateur habile et intransigeant, fin technicien, grand connaisseur des marchés financiers, etc., etc., etc.). On se demande où il se cachait jusqu'à présent.

Je crois que c'est au même moment que Lucas Papademus a été appelé au secours de la..Grèce. Vous l'auriez compris : on utilise les même termes élogieux pour le qualifier. Et voilà quelques colonnes de journaux remplies.

Bien.

Voyons maintenant les premières déclarations de ces super héros et de leurs entourages respectifs, ainsi que, pourquoi s'en priver, de quelques commentateurs et spécialistes, encore eux, bien informés et très qualifiés.

1.       Lutte contre la spéculation (on l'entend à longueur de journée).

On comprend que la guerre est désormais déclarée contre Goldman Sachs et les autres.

2.       Mesures draconiennes pour combler le trou béant des finances publiques .

On rappelle que Goldman Sachs conseille à ses clients de spéculer contre les dettes publiques, entre autres et surtout celle de la Grèce. La guerre leur est donc déclarée. On rappelle aussi que c'est Goldman Sachs qui a guidé et aidé les autorités grecques à masquer et falsifier l'état des finances publiques. Goldman Sachs fut nommée banquier conseil du gouvernement grecque au moment même où elle spéculait sur la dette du pays.

3.       Séparation des activités de crédit, désormais très honorables, de celles d'investissement (très joli nom donné aux activités de spéculation). Ces dernières seront désormais soumises à des contrôles très stricts.

Goldman Sachs et les autres seront désormais sous la tutelle des gouvernements.

Inutile et dresser toute la liste, c'est fastidieux et sans intérêt.

Il y a cependant un « petit » hic ! Savez-vous quel est le trait commun entre Monti et Papademus ? Ils sont tous les deux des anciens de...Goldman Sachs. Trait d'union entre Mario Monti et Lucas Papademus

N'est-ce pas fabuleux ?

Des pompiers pyromanes, en quelque sorte.

Le triomphe des financiers spéculateurs n'a jamais été aussi complète.

Réjouissons-nous...tout va bien

 

15/11/2011

Questions aux amoureux fous de démocratie

Le 14 août 2008, le TPI (traduisez Tribunal Pénal International...Waoooo), dont les USA n'ont pas signé le protocole, lance un mandat d'arrêt international à l'encontre d'Omar El-Bechir, le Président du Soudan. Lisez bien ce qui suit :

Luis Moreno-Campo, Procureur de la CPI (traduisez Cour Pénale Internationale) affirme détenir « des preuves » irréfutables permettant d'accuser El-Bechir de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Rien de moins que cela. Savez-vous ce que cela signifie ? On met ce Monsieur au même niveau que Hesse, Goering, Ribbentrop, Rosenberg, Frick, Keitel, etc. A souligner aussi que Slobodan Milosevic est mort dans les geôles du même tribunal et que Mladic et Kardzic y croupissent pour des faits bien moins graves, du moins numériquement.

Nous sommes le 14 novembre 2011, trois ans et trois mois plus tard.

Entre-temps, le Soudan a été coupé en deux, El-Bechir a exécuté tout ce que les Amérciains et leurs laquais lui ont demandé.

Ma question est la suivante : où en est le mandat d'arrêt international pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide. Un rapport de l'ONU situait le nombre de morts entre 200'000 et 250'000 en 2008.

Alors, Juppé ?

Alors Obama ?

Alors, Sarkosy ?

Alors, Cameron ?

Alors, Calmy-Rey ?

Alors, les nabots ?

Et...surtout : alors, Messieurs les journalistes, si indépendants et si férus de liberté, de démocratie et bla...bla...bla ?

Sans doute que le Darfour et ses centaines de milliers de morts...on s'en fout. De plus, George Clooney s'en occupe tellement bien, ça laisse tout le temps aux Juppé, Sarkosy, Obama, Cameron et...TOUS les journalistes libres de nos médias pour se consacrer entièrement...à la Syrie.

Quelqu'un a des réponses à mes questions ?

Un minimum d'honnêteté et de professionnalisme, ça vous dirait ?

Non ?

 

09/11/2011

Une Fatwa contre Maître Bonnant ?

J'aurais tout aussi bien pu intituler cet article : hommage à Maître Bonnant. Je le lui dédie, s'il a la délicatesse de l'accepter, ainsi qu'à toutes celles et tous ceux dont l'esprit n'a pas encore été pourri par la mollesse ambiante qui règne dans nos contrées, autrefois chrétiennes.

Alors oui : la résistance, est un droit et...peut-être même, un devoir. Le devoir de défendre une identité, une culture et une manière de vivre héritées de plus de deux mille ans d'histoire « commune ».

Article de Me Bonnant.jpgArticle de Me Bonnant.jpg

Dans une langue, on le savait déjà, parfaitement maitrisée, Me Bonnant nous parle « d'idéalistes croyant pouvoir modifier la réalité en la niant ». Non, Cher Maître. Les Sarkosy, Juppé, Cameron et autre Obama ne sont pas des idéalistes même s'ils se trompent complètement, par ignorance historique et myopie cynique. Les idéalistes sont celles et ceux qui regardent le journal télévisé et consultent les autres médias qui se sont donnés pour mission de nous « vendre » ces coups d'état respectifs en les présentant comme des mouvements populaires aspirant à la démocratie et à la liberté.

Vous nous parlez ensuite de « peuples qui ne sont pas faits pour la liberté ». Nous demandez-vous de lire entre les lignes ? Je le crois. Permettez-moi alors de détailler cela à ma manière.

On nous dit que c'est la pauvreté et la misère qui engendrent le fanatisme et  le repli sur soi. Je réponds que l'Arabie Saoudite et les Emirats du Golfe sont les pays les plus riches du monde, et pourtant. Je réponds aussi que les pays de l'Amérique du Sud étaient il n'y a pas si longtemps parmi les plus pauvres du monde. Ils sortaient au surplus de plus de cent cinquante ans de dictatures diverses et variées. Ceci ne les a pas empêchés de devenir des pays totalement démocratiques.

Je vous demande de chercher ce qui différencie les premiers des seconds.

Mieux, l'Inde n'est pas connue pour être le pays le plus riche du monde. Elle est cependant connue pour être la plus grande démocratie du monde.

Encore mieux, C'est le même peuple (lisez bien : le même peuple) qui accède à l'indépendance le 15 août 1947. L'Inde se scinde alors en deux pays : l'Inde actuelle et le Pakistan. Regardez juste où se trouvent les uns et les autres maintenant. Là aussi, je vous demande de chercher ce qui différencie les deux.

Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de parcourir comme cela la carte du monde. Ce ne serait que répétition des exemples précédents.

Alain Juppé avait déclaré qu'avec la mort de Khaddafi, « c'est une phase de construction d'un état de droit » qui commence. C'est bien. M. Juppé sait sans doute que c'est le même droit (je crois que l'utilisation même du terme est abusive) qui règne en Arabie Saoudite et...en Afghanistan.

Alors, une Fatwa à l'encontre de Me Bonnant ?

Haine, aveuglement, terreur et peur. Quel fondement pour des sociétés libres et démocratiques. Certains me diront que je ne déborde pas d'amour non plus pour tout le monde. Peut-être. Seulement moi, je ne penserais jamais à lancer des Fatwas, des cocktails Molotov, des appels au meurtre, etc. Lorsque cela s'avère absolument nécessaire, je fais appel à la justice « civile » de mon pays pour obtenir réparation. Ce, quelles que soient mes croyances personnelles.

Alors, Me Bonnant : merci, vraiment.

 

08/11/2011

Syrie : et maintenant

Les Etats-Unis viennent, par la voix de la porte parole du ministère des affaires étrangères, de demander, pardon conseiller, aux insurgés syriens de « ne pas » livrer leurs armes aux autorités. Lesquelles autorités avaient promis l'amnistie à tous ceux qui le feraient.

La Croix : les Etats-Unis conseillent les insurgés de pas livrer leurs armes

Le Point : les Etats-Unis conseillent les insurgés de pas livrer leurs armes.

On peut bien évidemment émettre des doutes quant à la sincérité des autorités, mais la question n'est pas là. Il se trouve que le mensonge n'a que trop duré et que même ceux qui  l'ont fabriqué ne croient plus à leur propre mensonge. Il reste Al Jazeera et ses succursales ici pour nous montrer des images en boucle sur des manifestations par ci par là demandant la chute du régime. C'est proprement pathétique, oui : pathétique.

Ainsi, les Etats-Unis reconnaissent ouvertement que les manifestants, certains d'entre eux en tout cas, ne sont pas pacifiques. C'est ce que nous avions annoncé depuis le début et c'est ce que les médias ont essayé de nous cacher aussi depuis le début. Ils reconnaissent également, ouvertement, qu'ils sont derrière ce mouvement et que les ficelles de celui-ci se trouve entre leurs mains.

Alors, révolte pacifique ? Non, simple lutte pour le pouvoir, à l'image de ce qui s'est passé en Tunisie, Egypte et Libye et avec les mêmes espoirs. Il se trouve seulement que la Syrie n'est ni la Tunisie, ni l'Egypte et encore moins la Libye. Mieux : elle ne doit rien à personne.

De quoi s'agit-il exactement ? Dans la suite de ce que certains commencent à appeler maintenant l'hiver islamiste, des bandes organisées et financées principalement par les Etats-Unis et les monarchies du Golfe, commencent à semer le chao dans différentes villes du pays. Tout le monde croyait que l'affaire serait pliée en quelques semaines. C'est précisément là où tout le monde s'est trompé. La raison essentielle étant une méconnaissance totale des spécificités syriennes :

1.       Quoi qu'on  en dise, le mouvement n'est pas du tout populaire. Il a dès le début été voué à être violente.

2.       Le mouvement, vieux de plus de sept mois maintenant, n'a jamais pu prendre dans les plus grandes villes du pays, ce malgré les tentatives de l'ambassadeur américain à Damas.

3.       L'armée, élément que tout le monde semble avoir oublié. Après l'échec de toutes les autres tentatives, j'insiste : pilotées par l'extérieur, on a essayé de nous vendre la thèse des défections, que certains ont même qualifiées de « massives » dans l'armée. Il n'en est en fait rien. Selon les estimations les plus pessimistes, ou optimistes (cela dépend de notre positionnement) il s'agirait tout au plus de quelques dizaines d'éléments totalement insignifiants. Comme il est est drôle par ailleurs de constater que personne ne parle plus de ces soi-disant défections depuis quelques semaines. C'est la même chose pour tout le reste ; une petite invention, cela ne prend pas, alors on passe à autre chose.

4.       Dans le même registre, cela semble aussi avoir été oublié par tout le monde, pas une seule défection dans les rangs des fonctionnaires internationaux. Ceci est valable même s'agissant des fonctionnaires de rangs subalternes.

5.       La mosaïque ethnico-religieuse de la Syrie ne ressemble en rien à « l'homogénéité » islamisante des autres exemples. Ceci se traduit pas une véritable aversion et une résistance authentique quant à l'éventualité d'une telle emprise.

Que reste-il dès lors aux Américains et leurs laquais pour sauver la face ? Une intervention militaire ouverte et franche, sans mensonges et justifications stupides en invoquant des droits de l'homme dont tout le monde se fiche éperdument,  peut-être par le truchement de quelques alliés «  locaux », Turquie en tête. Cette éventualité n'est pas à écarter. Nous pouvons seulement garantir le désastre qui suivra, y compris et surtout pour ceux qui tenteront le coup. La Syrie a d'innombrables cartes à jouer. Car, disons-le ouvertement, ses autorités n'ont pas passé les 40 dernières années à jouer...aux cartes.

 

07/11/2011

Syrie, printemps arabe, Charia, etc.

Comme certains d'entre nous, probablement le plus lucides et certainement les moins cyniques, l'avions annoncé dès le début, les événements en Syrie n'ont rien à voir avec des aspirations à la démocratie et à la liberté. Ce n'est pas non plus la dictature insupportable des Assad qui en est l'origine. Il s'agit ni plus ni moins d'une lutte pour le pouvoir sous la forme la plus classique qui soit, même si les moyens de communication modernes et, cela devient un grand classique, les médias font de leur mieux pour nous vendre la chose comme une grande révolution populaire.

Mais, je le prédis, le retour de bâton risque de leur être plus que douloureux.

Populaires et spontanés ? peut-être. A mon avis, cela n'a duré que quelques minutes, les toutes premières, le temps que ce malheureux vendeur ambulant tunisien s'immole pour crier son ras le bol devant tant injustices. A partir de cet instant, tout, ou presque, fut planifié, organisé, instrumentalisé.

1.       En Tunisie même, personne n'est dupe, c'est l'armée qui a « gentiment » demandé à Ben Ali de partir.

2.       Les choses furent un peu plus compliquées en Egypte et le résistance de Moubarak plus forte. N'empêche que, dans ce cas aussi, ce ne fut qu'un coup d'état avec, comme d'habitude, une main mise absolue de l'armée sur tout.

3.       Au Yémen, c'est une mini guerre civile qui oppose partisans et opposants au Président Saleh. Le plus étonnant dans ce cas, c'est le silence « presque » absolu des puissances « démocratiques » et leurs bras médiatiques. Il paraît que , selon certains, le Yémen, on s'en fout.

4.       La Libye est, pour l'instant, la dernière en lice. Je ne reviendrai pas sur le coût de cette « libération ». Dans ce cas, je soulignerais seulement l'attitude de nos « fédéraux », se mettant à genou devant le défunt dictateur, l'actuelle Présidente de la Confédération qui a : « presque de la peine » pour son ancien collègue (Merz). Elle a juste oublié qu'elle l'a bien accompagné à certains moments, les révélations récentes à son sujet de la part de la police genevoise sont à ce propos délicieuses. Elle a aussi oublié qu'elle s'est fait photographiée, voilée, sous un portrait géant de Khomeini, quelques mois auparavant.

Aucun de ces ex grands amis de nos puissances « libres » n'est à regretter. Mais la question n'est pas là. Il se trouve que personne ne s'est posé la seule vraie question qui s'impose : les remplacer ? Oui, mais par qui, par quoi ?

N'oublions pas, tout cela a été fait au nom des...droits de l'homme, malmenés dans ces pays. Bravo pour les visionnaires qui applaudissent maintenant l'instauration de la Charia partout.

On m'a conseillé de ne pas faire d'articles longs pour ne pas ennuyer le lecteur. Je me contenterais de ces lignes aujourd'hui et je publierai le reste demain.