31/10/2011

Je persiste et signe : oui, on a touché le fond

J'ai, depuis le 19 août, publié 31 notes sur ce blog, la plupart traitant de la problématique syrienne, des menaces islamistes, ici et là-bas, du démantèlement de certaines de nos valeurs les plus essentielles et, surtout, du traitement médiatique de ces sujets.

Tout allait "plus ou moins" bien jusqu'au jour où, entre le 10 et le 11 octobre, j'ai publié une note intitulée : presse romande, on touche le fond.

Le lendemain ou le surlendemain, je ne me le rappelle plus, mon blog a disparu des blogs citoyens et se trouva perdu, comme un de mes lecteurs l'a si bien dit, dans la "fosse commune" de tous les blogs. En essayant d'en savoir plus, le médiateur me répondit que la raison en était les insultes que j'aurais proférées à l'endroit des...journalistes. J'ai, par trois fois, demandé à ce que l'on me montre UNE SEULE insulte lancée sur la trentaine de notes publiées, j'attends toujours la réponse.

J'attends toujours la réponse.

Je connais, quant à moi, la vraie raison. Tant que je restais loin de la corporation, ça allait bien. Il se trouve que le 10 octobre, je m'en suis approché beaucoup trop près.

Et bien oui, nous n'avons malheureusement pas de médias libres. Les journalistes de ces médias, je ne leur en veux même pas, sont des « employés », comme vous et moi, recevant des ordres qu'ils doivent exécuter du mieux, ou pire, qu'ils le peuvent. Seule différence, vous et moi on se fait renvoyé pour faute pofessionnelle.

Il y a de cela un peu plus de deux semaines, un journaliste d'un média visuel me dit ne pas comprendre mon attitude. Il se demandait quelle intérêt aurait ce média, public, à être partial, à prendre position et déformer la réalité.

Je lui retourne la question.

Quel intérêt, Cher Monsieur, aurait la TSR à diffuser plus de 150 sujets, totalisant plus de 300 minutes d'antenne à l'opposition syrienne, ici et là-bas, et seulement...57 secondes à nous ?

Quel intérêt aurait la TSR à ne pas diffuser le seul et unique sujet qu'elle a consacré à notre manifestation d'il y a une dizaine de jours, prétextant des priorités de derrière les fagots et courir une semaine après pour diffuser, vendredi 28 octobre, un sujet Ô combien important sur la réunion, Ô combien importante, d'une dizaine « d'opposants » syriens à Lausanne ?

Non, les médias ne sont pas libres

Oui, ils sont totalement partiaux.

Oui ils sont instrumentalisés.

Oui, ils sont tendancieux.

Non, ils ne recherchent pas la vérité.

Oui, ils déforment la réalité.

L'honnêteté, professionnelle et intellectuelle n'est malheureusement pas votre point fort.

A propos, où en est-on de la plainte, déposée par un opposant syrien, contre un agent du régime syrien qui le traquait, lequel agent était même photographié par le journaliste du Matin ? Cette affaire a bien été l'unique souci de la...totalité de la presse romande pendant une semaine, non ?

Pas de nouvelles ?

 

Commentaires

Oui, et on touche aussi le fond quand une chaine française, met un vote en ligne "pour ou contre la guerre en Syrie".... Ou comment jouer avec la vie des autres !!!!
Honte à cette chaine diabolique.

Mesdames et Messieurs les journalistes, il faudrait quand même que vous écoutiez l'autre son de cloche, c'est à dire celui de la très grande majorité de syriens qui manifestent encore et toujours pour soutenir son président, non seulement en Syrie mais partout dans le monde (vous êtes vraiment très peu à en parler).
Si les choses devaient mal tourner en Syrie, vous auriez une très grosse part de responsabilité.

Courrier d'une lectrice ; puisque la vérité n'est pas donnée :

http://www.silviacattori.net/article2141.html

Vive le nationalisme du peuple syrien.

Écrit par : Bahia | 01/11/2011

La campagne politico-médiatique contre la Syrie orchestrée depuis 7 mois reste et restera sans résultats.
Aujourd’hui, après ce qui s'est passé en Irak, en Yougoslavie et en Libye, personne ne cède devant ce bourrage de crâne.
Car se qui se déroule en Syrie n'est pas une révolution démocratique mais une tentative violente de certaines forces extrémistes d’imposer un nouveau régime.

En soutenant ces extrémistes nos gouvernements et nos médias ont une très grande part de responsabilité pour le sang qui coule

Écrit par : Truth Seeker | 01/11/2011

Merci Truth Seeker.

Écrit par : Bahia | 02/11/2011

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