30/09/2011

Le Temps...et tous les autres

Il y a de cela quelques semaines, Le Temps publiait un article d'une demie page de journal, rien de moins que cela, sur un « exilé » syrien qui vient de se découvrir une âme d'opposant, encore un. Je vous laisse découvrir l'article ci-après. Article que Monsieur Stéphane Bussard.pdf

Scandalisé, car j'en connais de belles sur le personnage, j'envoie plusieurs courriels à l'auteur, qui semble avoir des comptes personnels à régler avec les autorités syriennes, un certain Bussard. Sans résultat. Ce mutisme peut s'interpréter de deux manières :

1.       L'impolitesse, car on pouvait au minimum s'attendre à ce que ce journaliste « professionnel » accuse réception des messages.

2.       La gêne, à la découverte de son incompétence.

Son silence me poussa à écrire une lettre recommandée à sa supérieure hiérarchique, Madame Angélique Mounier-Kuhn, afin de lui faire part de mes observations quant à l'article de son collaborateur. Il s'agissait en l'occurrence de prendre les points soulevés par M. Bussard et les analyser un à un. Voici, précisément, cette lettre. Lettre au Temps concernant l'article de Bussard.pdf Un seul passage est noirci car il s'agit d'éléments très personnels relatifs au personnage et nous attendons les déterminations des autorités compétentes là-dessus. On est tout de même frappé de voir la légèreté, à moins que ce ne soit une totale incompétence, avec laquelle ce journaliste traite le sujet. Il est certain de s'adresser à des imbéciles qui n'y verront que du feu.

Il se trouve que la supérieure hiérarchique n'a pas répondu non plus. Décidément, ça déteint.

Le hasard faisant bien, ou mal, les choses, un collègue à M. Bussard, Boris Mabillard, vient d'écrire un article sur l'opposition syrienne qui  « envisagerait » de passer à la résistance armée. Article de Boris Mabillard.docx C'est curieux. On dirait que toute la rédaction de ce journal est atteinte du même mal. Car, pour peu que l'on maîtrise notre langue, ce titre signifierait que ceci n'est pas encore le cas. Dans le texte, cet « autre » journaliste admet (on sent qu'il le fait à contrecœur) que les manifestants « pacifiques » auraient déjà tué plus de 700 membres des forces de l'ordre.

Résumons : ce journaliste nous parle d'une résistance « pensant » à passer aux armes mais ayant déjà tué plus de 700 soldats. Les voies du Seigneur sont peut-être impénétrables mais celles de l'imbécilité le sont encore plus.

 

29/09/2011

Médias et information : la débandade et la honte

J'aurais tout aussi bien pu intituler cet article : les médias et leurs charniers.

Alors, Al Jazeera, la TSR, la RSR, France Info, etc. Tous dans le même panier ? Oui. Tous, sans exception.

1.       Le charnier de Tripoli, annoncé avec fracas par tous. Comme d'habitude, monté de toutes pièces. A l'annonce de la trouvaille, tous ces médias ont répété l'information deux jours de suite sans arrêt. Depuis la découverte de la supercherie, plus rien. Simplement un ou deux communiqués laconiques : « le CNT (Conseil National de Transition) s'est peut-être trop vite prononcé ». Bravo les professionnels avides d'information libre et correcte.

2.       Comme pour le cas de Gaëtan VANNAY, dont on n'entend plus parler, peut-être est-il de nouveau entré clandestinement à Hama, la TSR nous présente, dans son 19h30 du 17 septembre un « témoin oculaire » (ils ont appris cela d'Al Jazeera) une certaine Mademoiselle Chardonnens, lors de la manifestation du Collectif Jasmin, pour qu'elle « témoigne » de ce qu'elle a vu en Syrie. Comme pour Vannay (on est frappé par la ressemblance même de la manière de relater) cette dame nous raconte avoir vu l'armée syrienne attaquer des manifestants « pacifiques » et aussi des camions amener  des gens : oui, oui, j'ai vu. http://www.tsr.ch/video/info/journal-19h30/#/info/journal-19h30/3403709-syrie-une-marche-de-soutien-au-peuple-syrien-a-ete-organisee-a-geneve.html C'est fou le nombre de gens qui ont vu mais qui n'arrivent à rien montrer. Alors que la TSR, comme tous les autres, courent derrière n'importe quelle vidéo filmée on ne sait où pour nous dire qu'il s'agit des événements en Syrie, nous n'avons même pas quelques secondes de ce que Mademoiselle Chardonnens « A vu ». Mais on la croit sur parole. Comme la TSR l'a fait. Dès lors, voici ce que ni cette dame, ni la TSR, ni la RSR, ni aucun autre média n' ont voulu voir ou  montrer. Les images sont très dures. Elles montrent la manière de faire des amis « pacifiques » de ces gens. J'en suis navré mais il faut que cela se sache. Voici les deux premières : http://www.youtube.com/watch?v=KW_6sVInUNc

 

Les deux sont traduites.

3.       A propos de VANNAY, nous sommes toujours en attente des preuves irréfutables de sa présence en Syrie. Nous n'avons toujours rien reçu. En revanche, son interview à Al Jazeera est visible sur le site de la RSR.

4.       Al Jazeera...ça c'est le top. Merci Wikileaks, mille mercis. Nous l'avons toujours dit, voici que Wikileaks le prouve : Al Jazeera est en contact permanent avec la CIA et la démission récente de son directeur général est le résultat direct de ses liens avec les Américains dont il recevait les ordres directement.http://www.slate.fr/story/44205/wikileaks-al-jazeera-qatar

 

http://www.rue89.com/2011/09/26/reactions-a-la-demission-du-patron-de-la-chaine-al-jazeera-223652

C'est tout de même curieux, alors que c'est une chaîne d'information (la CNN arabe, parait-il), il n'a en ce moment qu'un seul et unique sujet à traiter : la Syrie. Il semblerait que le Qatar s'est vidé de tous ses habitants. Il ne s'y passe plus rien car, aussi loin que ma mémoire remonte, je n'ai jamais vu un seul sujet sur la Qatar diffusé sur cette chaîne. Il ne se passe rien non plus chez les Saoudiens, ni chez les Bahreïnis, non plus chez les Emiratis, rien.

Demain, je vous parlerai de la manière de faire d'un journal autrement plus respectable : Le Temps.

Dans le dernier épisode de cette série, à moins que des nouveautés ne surgissent entre-temps, on

 

07:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, suisse, média, médias, al jazeera, tsr, rsr, vannay, chardonnens, wikileaks

26/09/2011

Erdogan, le Sultanat et le syndrome de Serengeti

En 1916, année marquant la fin officielle de 4 siècles de domination ottomane du Moyen-Orient, Tendance Oriental, un mouvement né en Egypte, a appelé à la constitution d'un « Khalifat » oriental, sous domination turque, s'étendant du Maghreb au Pakistan (le Sind). Au même moment, un autre mouvement, né en Syrie et au Liban, constitué essentiellement de « patriotes » et d'intellectuels (aujourd'hui on dirait « occidentalisés »), appelait au renouveau du monde arabe, à sa modernisation et à son entrée dans le vingtième siècle.

Aujourd'hui, 100 ans après, les choses ont très peu changé. Lors de la visite d'Erdogan au pays des pharaons, les frères musulmans l'ont accueilli aux cris de : Khalifat islamique en Egypte et en Turquie.

Les Arabes, sont-ils vraiment nés pour être dominés ?

A voir la manière dont les Libyens ont accueilli leurs « libérateurs » Français et Anglais, on le croirait.

Pour revenir au « Sultan » Erdogan, si vous me demandez pourquoi le syndrome du Serengeti (http://independanceetliberte.blog.24heures.ch/archive/201...), il suffit de se rappeler de l'autre événement, autrement plus tragique, marquant l'année 1916. Un à un million et demi d'arméniens, mais aussi de Chaldéens, Assyriens et Syriaques, furent massacrés par les armées turques en l'espace d'un peu plus d'une année.

Pour donner un minimum de crédibilité aux appels d'Erdogan concernant la manière dont certains régimes arabes traitant leurs « sujets », il conviendrait, au minimum, qu'il reconnaisse le génocide.

Logique implacable.

07:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : turquie, erdogan, moyen orient, proche orient, syrie, islam, islamiste, terrorisme

23/09/2011

Drapeau suisse : j'avais raison sur toute la ligne

Ma Patrie, mon amour.

Acte I : juin 2008. Lors d'une conversation très animée avec Antoine*, mon meilleur ami, celui-ci trouva, comme d'habitude, que mes craintes quant à l'avenir de notre pays sont totalement injustifiées. Il n'a, bien évidemment, pas oublié de me rappeler le « truc » habituel : notre démocratie est bien à même de barrer la route à toute tentative en ce sens. Ce jour-là, il peut en témoigner, je lui ai lancé : je te fais le pari, l'enjeu étant l'équivalent de 5 ans de salaire, que certains lanceront, avant 2015, une initiative pour enlever la croix de notre drapeau. Celle-ci, comme  beaucoup d'autres signes distinctifs de notre société, heurte leur sensibilité. Je refuse de parier, même si je suis certain que tu vas perdre, me dit-il.

Acte II : printemps 2010. En conflit avec la Mairie de ma commune au sujet de la crèche, financée à hauteur de 100% par cette dernière mais admettant des responsables  de garde voilées, j'ai tenu le même pari, pour la même somme, avec un autre ami qui se trouve être un de mes voisins. Il a, comme Antoine, refusé le pari, tout en étant aussi sûr que j'allais le perdre.

Je viens de gagner mes deux paris. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point j'eus aimé de les perdre, ainsi que deux fois cinq ans de salaires.

Acte III. Voici  qu'un groupuscule de « deuxième-générationnistes » demande maintenant, 4 ans avant 2015, de « virer » la croix de notre drapeau. Drapeau suisse.pdf

Acte IV. Il y aura très certainement, j'en prends le pari, quelques biens pensants qui n'y trouveront rien à redire. Je peux en citer un, fondateur d'une université éphémère, qui se souleva contre la décision de notre pays de sanctionner des aveugles (bénéficiant de l'AI) qui, par miracle, se transformèrent en « chauffeurs de taxi » une fois rentrés chez eux, tout en continuant à percevoir leurs rentes. Avec certains de ses amis, tueurs de patrie, ils nous expliqueront que tout cela n'a aucune importance : ni la nation, ni notre histoire, ni nos traditions, ni nos acquis, ni notre « drapeau » n'ont de l'importance. Je compte sur eux pour nous apprendre ce qui est important.

Certains me conseillèrent de ne pas écrire sur le sujet pour ne pas leur faire de publicité. Je ne puis m'y résoudre.

A tous les patriotes, simples amoureux de notre pays, je lance un appel solennel : ne laissez pas passer cela. Ecrivez-moi, écrivez-vous et faites connaître le message.

A tous les juristes de notre pays : je leur demande de se pencher sur la question et de nous dire si les moyens existent pour rendre la chose constitutionnellement impossible et ce pour toujours. Je leur demande aussi de nous dire si de telles offenses aux symboles de notre patrie peuvent être pénalement réprimées.

Je ne suis pas natif de ce pays mais lorsqu'il m'a accueilli, j'ai décidé de ne lui offrir que ma loyauté. Ce n'est que comme cela que je conçois le patriotisme.

C'est cela, et seulement cela, que j'inculque également à mes enfants natifs, eux, d'ici.

 

07:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : drapeau suisse, patrie, islam, patriotisme, juriste, patriote

22/09/2011

Freysinger (encore) menacé de mort

J'étais derrière le conseiller national UDC lorsque celui-ci s'était fait entarté et j'ai reçu quelques goûtes de crème, qui par la suite s'avéra être de la mousse à raser. C'est à ce moment qu'un barbu vêtu d'un Sarouel et d'un (une ?) Keffieh autour du cou se précipita vers lui, l'entourant de ses bras et lui demandant : ça va ? ça va Monsieur ? Quelqu'un de l'assistance lui lança alors : arrêtez votre cinéma, vous avez l'air tellement content. C'est ce même Monsieur qui, accompagné de quelques politicards genevois en mal de voix (électorales) circule de temps à autres dans les rues de notre cité appelant à remplacer le président syrien par des « démocrates » pacifiques tout autant barbus que lui, en beaucoup plus méchant.

C'est leur nature profonde, en effet.

Voici que les amis de ces pacifistes qui appellent au meurtre de M. Freysinger.

http://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/Freysinger-menace-...

Il se trouvera toujours des imbéciles, bien évidemment « spécialistes » des mouvements terroristes et salafistes (on se demande où ils ont obtenu leurs diplômes), tel que Jean-Yves Camus, pour nous dire que tout cela n'est pas sérieux et qu'ils ne constituent pas de réel danger. Effectivement :

Ceux qui ont descendu les tours jumelles ne constituaient aucun danger auparavantM. Freysinger.jpg

Ceux qui ravagent les pays du Maghreb ne constituent aucun danger

Ceux qui explosèrent le train en Espagne ne constituaient aucun danger.

Ceux qui lancent des fatwas et des appels au meurtre à tout va ne constituent aucun danger

Ceux qui font exploser les églises en Egypte ne constituent aucun danger

Ceux qui ont massacré les moines de Tibhirine ne constituaient aucun danger

http://www.youtube.com/watch?v=xsWL1h2_9pw

Comme d'habitude, la liste est interminable. Mais tout cela ne constitue pas de réel danger.

Je commence lentement à croire M. Camus et ses amis, tout autant spécialistes que lui. Le vrai danger n'est autre que lui et ses amis. Etant par essence incapable de penser même à les faire taire (je suis pourri par la démocratie et la liberté d'expression), je me demande s'il ne faut pas faire appel au barbu du premier paragraphe et les amis de ce dernier pour le faire.

 

07:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : freysinger, ramadan, média, suisse, islam, islamiste, islamistes, terrorisme, terroriste

21/09/2011

Les délinquants de la République (3 et fin) : sexe, argent et pouvoir

Les délinquants de la République peuvent dormir tranquilles. Il ne leur arrivera rien.

Pour le comprendre, regardez ce qui suit.

Le premier débat télévisé des primaires socialistes eut lieu jeudi soir de la semaine dernière. Quelle que soit sa médiocrité ou l'intérêt qu'on peut y porter, il rassembla quelque 5 millions de téléspectateurs.

Dimanche soir sur TF1, l'interview de DSK, un peu plus de 23 minutes, tout de même, intéressa...13 millions de Français.

Voici le résumé de l'état dans lequel se trouve notre (leur ?) société.

Ainsi, les tribulations sexuelles de l'ancien président du FMI intéressent-elles les hexagonaux trois fois plus que l'avenir de leur pays.

Selon la dépêche.fr http://www.ladepeche.fr/article/2011/09/20/1171601-dsk-l-... cela représente 47% de parts de marché. Presque la moitié des Français ont suivi les ébats de DSK.

A la fin du premier siècle de notre ère (j'espère que je n'offusque personne en considérant que la naissance du Christ constitue le début de notre ère) Juvénal http://fr.wikipedia.org/wiki/Juv%C3%A9nal disait déjà : panem et circenses (du pain et des jeux).

Les Arabes, quant à eux, ont un proverbe qu'on peut traduire par : « comme vous êtes vous serez gouvernés ».

Dès lors, quand on est comme cela, il ne faut pas nous étonner d'être gouvernés par ceux-là.

C'est dans l'ordre des choses.

 

20/09/2011

Les délinquants de la République (2)

Ainsi, les délinquants de la République, et quelques uns de leurs amis, ont décidé qu'il était temps que la France recouvre son lustre d'antan. En effet, on en était même arrivé au point que personne ne prenait plus ce pays au sérieux.

Eternels perdants, il faut bien s'illustrer quelque part. Et alors que leur opposition à l'invasion de l'Irak forçait l'admiration, il se décidèrent à prendre le chemin totalement inverse pour ce qui de la Libye. Sans doute que Khaddafi est plus cruel que Saddam.

Pour revenir aux délinquants, un petit rappel.

1.       Eric Woerth vient à Genève récolter de l'argent, pour financer son patron, auprès de ceux-là mêmes, de ses compatriotes, qui cachent leur argent en Suisse. Cela ne le gêne pas.Sarkosy Ali Bongo.jpg

2.       Le même Eric Woerth, main dans la main cette fois avec son patron, se font remettre des millions par la généreuse Madame Betancourt

3.       Chirac, de Villepin, Bourgi, Ziad Takieddine, les frégates de Taiwan, les sous-marin pakistanais...on ne sait plus où se donner la tête.

4.       DSK, ancien futur président de la République, à moins que ce ne soit l'inverse. Je vous laisse imaginer l'homme en Président de la République. A des hommes normaux, comme vous et moi, on eut certainement conseillé, je veux dire obligé, d'aller se faire soigner dans un institut spécialisé.

Voici la République vertueuse qui veut étendre la démocratie et la liberté dans le monde.

Comme dans l'épisode 1, certains me répliqueront que tout cela est connu, archi connu et que personne n'en est dupe. Je n'en suis pas certain :

  • Cela est vrai, auquel cas nous serions complices et c'est impardonnable.
  • Où alors c'est faux, dans ce cas, réveillons-nous une fois pour toutes. Mettons-les au pas car la démocratie, la vraie n'est rien d'autre que cela. La démocratie ne se réduit pas au suffrage universel.

Des voleurs qui installent des serrures de sécurité.

Des maquereaux qui appellent pour la fermeture des maisons closes.

Des criminels qui gardent les prisons.

Que Dieu me pardonne, j'en ai la nausée.

 

19/09/2011

Les délinquants de la République (1)

 

Tout le monde le sait, notamment lorsqu'il s'agit de postes dans l'administration, il est pratiquement impossible de trouver un emploi lorsque le candidat a un casier judiciaire non vierge. Appliqué à la République française, cette règle en ferait un état sans gouvernement. Remarquez, ce ne serait peut-être pas plus mal.

Les mots me manquent pour décrire l'état dans lequel se trouve ce pays. Je crois que le terme le plus convenable serait : mafia démocratique ou, si vous préférez, démocratie mafieuse. Pauvre démocratie. Il n'est, bien évidemment pas le seul dans ce cas : l'Italie le surpasse largement. Ce qui ne les empêche pas de donner des leçons, y compris et surtout, de morale, à tout le monde. La liste est, encore une fois, très longue.

C'est ainsi que la République a décidé, pour des raisons « uniquement » humanitaires (Sarkosy l'a même juré) de délivrer la Libye du joug de Khaddafi. Il a aussi juré que le « gâteau » pétrolier n'y est pour strictement rien. On le crois sur parole. En son temps, BuSarkosy khaddafi.jpgsh fils avait juré qu'il délivrait le monde de la menace de Saddam et de ses armes de destruction massive. Il a aussi juré que le pétrole irakien n'avait rien à voir dans l'affaire.

Certains me diront que tout cela est trop vieux et que tout le monde le sait maintenant. Vraiment ? Comment alors expliquer que l'on tombe et retombe encore dans le panneau ? Pour cela, il faut peut-être poser la question aux professionnels de l'info : il paraît que les pauvres ne font que transmettre, en « espérant » que ce soit la vérité. Je crois, moi, qu'ils font partie intégrante de la propagande  globale décidée par leurs propriétaires, inféodés aux décideurs politiques.

Voici la liste, impressionnante, de ceux qui gouvernent la République :

1.       Alain Juppé, premier de la classe. Condamné en 2004 en première instance à 18 mois de prison (rendez-vous compte) et 10 ans de privation de droits civiques. Vous pouvez, si vous le souhaitez, lire le compte rendu complet  de cette condamnation. Juppé condamné.docx

2.       Gérard Longuet, ministre de la défense. Inculpé est emprisonné en 1968, déjà. Mis en examen en 1995 pour des raisons de corruption, il ne doit son salut qu'à l'amnistie. Gardé à vue en 2001 pour recel de corruption.

3.       Brice Hortefeux. Condamné en première instance en 2010

Ce sont quelques exemples. En ajoutant les condamnations passées ainsi que celles de députés et d'autres décideurs, la liste serait interminable.

Des délinquants et des ripoux qui décident du sort du monde.

 

16/09/2011

La Turquie : ange du Moyen-Orient

Il est sur tous les fronts, ce cher Edogan. Armé de ses (...) - missiles, il menace tour à tour Israël, avec laquelle il rompt ses relations, et la Syrie, dont le Président n'est « plus » son grand ami, accueille tous les congrès d'opposants possibles et imaginables, fait la tournée des pays arabes et donne des leçons à tout va.

Le top est lorsqu'il déclare, ordonne plutôt, au Caire que la nouvelle Constitution égyptienne doit se faire sur une base laïque, à l'image de celle de la Turquie ? Les Ramadans de tout poil doivent être ravis. La Turquie n'est-elle pas l'exemple à suivre du moment ? Le nec le plus ultra de la mode démocratique ?

Il y a cependant un hic. Les analystes et « spécialistes », là aussi de tout poil, oublient un détail capital : ce n'est ni M. Erdogan, ni le courant qu'il présente, qui introduisirent la laïcité en Turquie. Ils l'ont trouvée déjà en place à leur arrivée, ce qui ne les empêche pas de la malmener de temps à autre. La laïcité à la turque est le résultat d'une décision Kemalienne que l'armée s'efforce depuis à garantir tant bien que mal. Laquelle armée se vit amputée de la presque totalité de son état majeur dernièrement, cherchez l'erreur.

Les USA, Grande-Bretagne et France s'étant soudain tus, est-ce à leur tête de pont dans la région de prendre le relais ? Il y a en effet tout lieu de le croire. La récompense consisterait-elle à assouplir les positions de certains quant à l'entrée de la Turquie dans l'Europe ?

La question reste ouverte

N.B. Un seul lecteur m'a écrit, utilisant des termes très violents, concernant l'expression (...) - missiles. Sans polémiquer, il s'agit d'une expression utilisée, comme vous le savez tous, par Erdogan lui-même. Mais si cela heurte la sensibilité, ne serait-ce que d'une seule personne, alors je peux la retirer, ce qui ne changerait rien à la vérité. Je signale aussi que M. Erdogan a été accueilli en Egypte par les délégations des Frères Musulmans et des Salafistes aux cris de : Erdogan, Erdogan, nous voulons un Kalifat islamiste en Egypte et en Turquie.

09:09 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : turquie, israël, islam, islamisme, islamiste, syrie, egypte, égypte, moyen orient, usa

15/09/2011

Tensions turco-israëliennes : une mascarade ?

Mai 2010, les navires de guerre israéliens abordent un bâtiment turc faisant partie d'une flottille de militants pro-palestiniens, dont neuf périrent dans cette attaque.

Depuis, les relations entre la Turquie et Israël semblent tendues : la première exigeant des excuses alors que le seconde les refuse.

Tout semble ensuite avoir été oublié jusqu'au 31 août, jour de la publication du rapport commandé par l'ONU concernant cette affaire. Le lendemain, alors que rien n'avait en réalité changé au fond, la Turquie décide d'expulser l'Ambassadeur d'Israël à Ankara et de suspendre tous les accords de coopération avec l'Etat Hebreu. Mais quelle mouche les a piqués ?

Aucune, sauf, peut-être, les turbulences actuelles du Moyen-Orient, la Syrie notamment.

La Turquie, réceptacle de tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à des mouvements d'opposition, chapeautés et financés par les USA et leurs alliés (cela n'est même plus à démontrer et il suffit de consulter les pages du Washington Poste à ce sujet) se prépare à un rôle de plus en plus déterminant dans le plan destiné à redessiner le Moyen orient nouveau. Ce plan inclue l'attaque de la Syrie et son éventuelle partition en plusieurs petits états essentiellement sur base confessionnelle. Les autres pays « arabes » n'y trouveront certainement rien à redire, voire pire. On peut en effet difficilement aller contre le grand ami turc qui défend Gaza, défie Israël et, chose que même l'Egypte n'a pas osé faire après la mort de cinq de ses soldats par l'armée israélienne, expulser l'ambassadeur d'Israël et suspendre tous les accords de coopération. Ça passera, y compris et surtout vis-à-vis de l'opinion publique.

Science, ou plutôt politique, fiction ? Peut-être

Ou peut-être pas.

10:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : turquie, israël, tensions, moyen orient, média, médias

14/09/2011

Médias : on déchante

Voici venu le temps des désillusions. Les médias et ceux qui les commandent tirent leurs dernières cartouches dans tous les sens. S'il n'y a plus de manifestations « monstres » dans les villes syriennes, il faut alors trouver autre chose. Car, après Timisoara, l'Irak et tout le reste, on comprend aisément qu'il leur devient de plus en plus difficile de passer encore une fois pour les..dindons de la farce.

Mais puisqu'ils sont en service commandé...

Car comme les scénario égypto-tunisien n'a pas fonctionné en Syrie, on espérait la chute du régime en quelques semaines, il fallait entretenir la flamme par tous les moyens. On en est même arrivé à ce l'ambassadeur américain à Damas sorte lui-même inciter les gens à manifester.

Le voici. Découvert à temps par quelques citoyens, ceux-ci ont scandé des slogans hostiles et l'un d'eux est allé le couvrir d'un portrait du Président syrien. C'est là qu'il fut emmené par ses gardes.

http://www.youtube.com/watch?v=yD_zlCfTQCs

Quant à son laquais, Juppé, il ne sait plus où se donner la tête. Du Conseil de Sécurité aux Droits de l'Homme, pour revenir au Conseil de Sécurité. Il vient de rentrer de Moscou, la queue entre les jambes. Arrivé à Paris, il laisse éclater sa colère. Le Président russe, en personne, ne vient-il de lui signifier une fin de non recevoir en précisant que les « amis pacifiques » de M. Juppé sont des personnes violentes qui peuvent même être qualifiées de « terroristes » ?

Voici sa déclaration à Euro News : http://www.youtube.com/watch?v=GixInuYjL_4

Quant aux laquais « locaux », ligue arabe en tête, leur position a radicalement changé en l'espace d'une petite semaine. L'ultimatum de la semaine dernière s'est transformé en accord de principe entre les deux parties. La raison ? La diplomatie arabe a certainement pris acte, avec quelque retard, de l'essoufflement - confirmé une nouvelle fois ce vendredi 9 septembre - de la contestation en Syrie, de sa marginalisation et aussi de sa radicalisation.

Reste Al Jazeera, décidément (même France 24 l'a lâchée) et quelques journalistes irréductibles ci et là. Voici la dernière trouvaille de cette chaîne (où M. Vannay a été interviewé) : même la Libye devient la Syrie. Al jazeera montre une ville syrienne (Al Rastan). Il se trouve que les images proviennent de la Libye (voir la flèche et l'ovale jaune)

 

13/09/2011

Freysinger - Ramadan : le vrai malaise

Lundi 5 septembre, quelques minutes avant le coup des vingt deux heures, M. Freyinger, conseiller national, se fait entarté par quelqu'un de l'assistance qui, manifestement, n'a pas supporté les propos du conférencier.

Je trouve le geste stupide et inutile. Stupide car le manque d'arguments conduit inévitablement à la violence. Même si, personnellement, je ne partage pas entièrement les thèses de M. Freysinger, il ne me viendrait jamais à l'idée de le faire taire, ni personne d'autre, de cette manière là. Au-delà, il faut tout de même reconnaître qu'en dehors des qualificatifs habituels de fascisme, racisme, etc. ses contradicteurs du jour n'ont pas réussi à lui opposer des arguments valables. Les clichés, de part et d'autre, étaient les mêmes.

Du côté de M. Ramadan, et certains de ses supporters, les choses furent un peu plus compliquées. M. Ramadan a à plusieurs reprises souhaité la bienvenue à Genève à « Oskar », jamais à M. Freysinger. Jusqu'au moment où, inévitablement, quelqu'un lui lança : mais arrêtez, il est chez lui. Il a aussi déroulé la théorie du complot, concernant l'attaque sur les tours du WTC et cité J.J. Rousseau pour nous expliquer tout le bien que le grand philosophe pensait de l'Islam et des merveilles qu'il peut apporter à la civilisation occidentale. Je ne savais pas qu'il s'agissait de la confrontation habituelle Occident-Islam mais M. Ramadan ne pouvait manifestement pas s'en empêcher. A vous ; M. Ramadan, je dis :

1.    Il est curieux, voire même lassant, de vous entendre encore parler de la croisade américaine et, partant, occidentale contre l'islam alors que la meilleure amie au monde de ces derniers n'est autre que l'Arabie Saoudite, pays le plus islamique et islamisé du monde. Il est encore plus lassant d'en parler que les « croisés » que vous mentionnez sont depuis quelques mois derrière tous les mouvements du soi-disant printemps arabe aboutissant à l'installation des islamistes partout. Le dernier en date n'est autre que Abdul Hakim Belhadj, un des leaders d'Al Qaida.

2.    J'ai eu le plaisir de vous entendre à plusieurs reprises, ci et là et toujours à propos du même thème et, à chaque fois, un phénomène étrange s'empare de vous. Vous vous adressez à vos interlocuteurs, auditeurs, téléspectateurs en disant : votre morale, votre civilisation, vos principes, l'occident, vos pays, votre manière de vivre, etc.

N'est-ce pas vrai que cela est votre manière de dire : je viens d'ailleurs ?

Car votre biographie nous apprend que vous êtes né ici même à Genève où vous avez vécu, étudié, côtoyé vos concitoyens. D'un autre côté, vous persistez, ainsi que vos supporters, à soulever systématiquement la marginalisation, stigmatisation et toute la panoplie habituelle de griefs que vous tenez à l'endroit de...vos concitoyens ?

Alors, on ne comprend plus : qui stigmatise qui et qui se met soi-même à la marge de sa propre société ? Comment expliquez-vous ce décalage ? Où trouve-t-il sa source ? Que vous a-t-on inculqué, ici, en Suisse, durant toutes ces années, et qui ?

Cela étant dit, croyez le, ou pas, M. Ramadan, je comprends. Je comprends parfaitement la difficulté que vous pouvez éprouver à concilier l'inconciliable : il n'est effectivement pas facile de tenir très longuement votre discours policé lorsque, à la première interpellation vraiment sérieuse, votre réponse est : aucune règle (édictée par le Coran) n'est caduque. La Charia est ma seule règle.

Alors, M. Ramadan, dites-le une fois pour toutes : en tant que citoyen suisse, si vous en aviez le pouvoir, quelle règle légale, à appliquer à tous les citoyens de ce pays, primera : le Code Civil suisse ou...la charia ?

N'oubliez pas, vous l'avez déclaré vous-même, que les règles islamiques sont à prendre dans leur totalité, en un seul paquet. Aucune n'est caduque.

 

00:41 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : freysinger, ramadan, dialogue, islam, musulman, genève, débat, immigration, isalmiste

12/09/2011

Neuchâtel : bal du millénaire, les 10 ans du Laténium et...le 11 septembre

Nous venons de passer une fin de semaine très agréable à Neuchâtel dont le programme était le suivant :

  • Samedi 10 septembre, bal du millénaire de Neuchâtel
  • Dimanche 11 septembre, les dix ans du Laténium à Hauterive.

Pour l'occasion, le Musée cantonal d'archéologie de Neuchâtel a réservé au grand public une journée remplie de découvertes et d'émotions, où un riche programme d'activités sur des thèmes très variés, des temps glaciaires jusqu'au Moyen Âge, fut proposé au public : ateliers pour les enfants (contes et maquillage, bijoux et peintures préhistoriques, mosaïque, frappe de médaillons), démonstrations d'artisanat antique (tissage, taille de silex, dendrochronologie, fonte du bronze, poterie celtique, musique de la Préhistoire), présentation des métiers de l'archéologie, visites commentées...Les enfants en furent ravis.

En chemin vers les lieux, en parlant de choses et d'autres, les amis qui nous avaient invités pour le W/E nous apprennent qu'un groupe d'américains avaient adressé une lettre de protestation « contre » la célébration de cet anniversaire : comment pouvez-vous célébrer quoi que ce soit alors que nous commémorons le dixième anniversaire des attentats du WTC ?

L'impérialisme, ce n'est rien d'autre que cela.

J'ai le plus profond respect pour les 2'970 morts de ces attentats et leurs proches, comme, par ailleurs, pour toutes les victimes INNOCENTES de la bêtise des hommes.

J'ai le plus grand mépris pour ceux qui utilisent leur mémoire d'une manière aussi abjecte.

 

09/09/2011

TSR, RSR...et les autres

Il y de cela quelque semaines, j'ai publié un article à ce sujet. Le voici :

Vannay, Hama.docx

Voici les commentaires d'autres observateurs qui étaitent à Hama en même temps, c'est édifiant.

Mère Agnès.docx

Mais aussi, les commentaire de M. Piccinin, professeur d'histoire et de sciences politiques. On peut dire ce que l'on veut de leurs témoignages, ils valent au moins celui de M. VANNAY (pour autant que ce dernier ce soit vraiment rendu là-bas et nous attendons toujours les preuves).

http://pierre.piccinin-publications.over-blog.com/article...

De ce fait, on aurait pu s'attendre, au pire des cas, à ce que les médias en parlent au moins autant.

Il n'en était rien, et pour cause, cela n'est pas dans leur cahier des charges. Ce dernier leur ordonne la publication unique et systématique des méfaits du régime syrien.

Enfin, hier, 8 septembre 2011 à 19h30, la TSR diffusait un énième sujet sur la violence de ce même régime. Sans, moi, charcher en aucune manière à dédouaner quiconque, je crois indispensable que le lecteur puisse se faire sa propre idée et en toute connaissance de cause. Ceci n'est possible que lorsque l'information est complète et neutre.

L'information des médias n'est ni complète, ni neutre. A l'autocensure s'ajoute la censure tout court.

Dès lors, voici des images, il est vrai, très dures, au moins tout autant que celles diffusées par la TSR. Elles se passent à Hama, fin juillet. Tiens, au moment que les manifestations "pacifiques" de M. Vannay. N'ouvrez pas le lien si vous ne le souhaitez pas.

http://www.infosyrie.fr/actualite/les-opposants-pacifique...

En voici la traduction

Traduction Assi Hama 31 juillet 2011.docx

Ces documents, ainsi que de nombreux autres, sont entre les mains de la TSR, RSR, ainsi que tous les autres médias, y compris la presse écrite.

05/09/2011

La démocratie et le syndrome du Serengeti

Deuxième parc animalier d'Afrique, le Serengeti abrite des espèces magnifiques et totalement protégées. Cela n'empêche pourtant pas, là comme ailleurs sur ce continent, des trafics de tout genre : défenses d'éléphants, peaux de grands félins, etc. Parfois avec une sauvagerie qui nous horrifie, nous, ici. On ne comprend en effet pas comment certains, là-bas, peuvent agir de la sorte. On s'indigne, ici, de l'inculture, de là-bas : ces espèces n'appartiennent-elles pas à l'humanité entière, donc à nous aussi ?

Drôle de façon de parler de la démocratie ? Pas vraiment.

Je vous la fais court : on s'indigne facilement de ce qui se passe ailleurs, mais on est très vite capable de faire cent fois pire si cela devait nous toucher.

A peine une demie douzaine de brebis tuées et voici que des voix véhéments s'élevant de toutes parts appelant à exterminer le loup, le lynx et autre plantigrade de nos contrées : ils n'ont rien à faire chez nous. Il est en effet très, très facile de donner des leçons, de démocratie et de tout le reste, lorsque cela ne nous concerne pas. Certains éditent même des rapports annuels sur l'état des droits de l'homme dans le monde. Mais, comme pour l'histoire des brebis, lorsque les avions tombent sur leurs gratte-ciels, il n'y a plus de droits de l'homme qui tiennent :

1.       Irak, sans la moindre justification, un million de morts, pays détruit et, comme l'a dit Bush père, revenu à l'âge de pierre (l'analphabétisme a doublé)

2.       Irak toujours, tortures dans le pire sens du terme, encore et toujours justifiées, de nos jours, « pour protéger la sécurité des Etats-Unis ». Les autres, effectivement, torturent pour le plaisir.

3.       Guantanamo, délégation de l'emprisonnement et de la torture, etc. La liste est encore une fois très longue.

Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous. Après l'Irak, c'est la France, disaient-ils. Les choses, à propos de cette dernière, ont changé depuis.

Un peu plus près de nous, les récentes manifestations quelque peu violentes en Angleterre. Il aura suffit de cela pour que le premier ministre, un démocrate très calme, déclare qu'il y a une profonde crise culturelle dans le pays et que...les manifestations sont désormais purement et simplement interdites. Encore une fois, très facile de donner des leçons lorsque les choses se passent là-bas.

Petite questions, Messieurs les libres penseurs s'insurgeant avec véhémence contre tout se qui se passe là-bas : que ferait le premier ministre britannique si les manifestants, violents, devaient tout de même sortir ? Que feraient au surplus ses forces de l'ordre, certains utilisent le terme de puissance publique, si quelques balles sortaient du milieu des ces manifestants ?

Le jours où vous vous insurgerez d'une seule voix, avec la même véhémence, la même détermination, la même manière aussi méthodique, tous les jours ou presque, pendant 6, 7, 8 mois ou plus, ce jour là, je vous en donne ma parole, je descendrai tout seul dans la rue, avec une pancarte sur laquelle est écrit : à bas le dictateur. Relevez le défi, si vous le pouvez.

Je ferais la même chose le jour où l'un d'entre vous, ou cette magnifique institution qu'est Amnesty International, demandera ouvertement la traduction des Bush, Cheney, Rumsfeld et tous les autres devant le TPI. Ô, tiens, les USA n'en ont pas signé le protocole.  Syndrome du Serengeti, encore une fois.

Mais vous verrez très certainement vos arrière petits enfants avant que cela n'arrive.

Indignez-vous, si vous le pouvez encore. Il en va de votre respectabilité et de votre condition d'hommes libres.

 

11:13 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0)

02/09/2011

Indépendance et liberté

Je discutais ce matin avec un journaliste de la presse écrite de l'opportunité de publier sur mon blog des documents et vidéos montrant l'atrocité de certains actes commis par des insurgés à Hama, Deir el Zor et ailleurs. Matériel jamais diffusé par les médias alors que ces mêmes médias n'hésitaient pas à se précipiter pour diffuser le moindre document sur le sujet sans même, parfois, en vérifier l'authenticité. C'est ainsi que nous avons visionné, à la télé, des images montrant un charnier d'opposants s'étant fait fusillés après s'être rendus. Nous avons découvert par la suite qu'il s'agissait de l'exact contraire : c-à-d des soldats syriens exécutés par des bandes armés.

Au-delà, le journaliste en question ne comprenait pas comment il est possible de trouver une seule personne, ici, soutenant le régime, là-bas.

Qu'il soit dit une fois pour toutes : nous, je crois pouvoir parler au nom de beaucoup de personnes, ne soutenons pas un "régime". Je l'affirme d'autant plus tranquillement que cela me fut précisément reproché lors de mon intervention à l'émission Infrarouge, il y a de cela quelques mois. On m'a précisément reproché de ne pas soutenir clairement et ouvertement le "régime" et le président syrien. On m'a reproché d'avoir dit "je ne sais si le président Assad restera ou pas, l'essentiel est que la Syrie reste". On m'a reproché d'avoir répondu à Madame Mamarbachi que M. Assad n'est pas "MON" président car je suis un citoyen Suisse et que mes propres enfants se présentent comme tels.

Comme c'est marrant de constater que d'autres, journalistes ou pas, me reprochent maintenant le contraire. Ces libres penseurs, nés dans le pays qui a inventé la démocratie moderne, ne comprennent pas comment, face à un phénomène quelconque, l'on puisse avoir un autre avis.

La pensée unique, voici leur leitmotiv.

A ceux, me reprochant, à tort, de soutenir un régime, je dis :

1. La démocratie ne se réduit pas à la simple question du suffrage universel. Elle se nourrit de la différence des opinions et DOIT être la garante de celle-ci.

2. Qu'aucun d'entre eux ne s'insurgea contre les atrocités commises pendant l'invasion de l'Irak, alors que TOUS en étaient au courant. Il aura fallu des fuites internes, non pas des prouesses journalistiques, pour nous faire découvrir les abominations d'Abou Ghraib et le reste.

3. Que, curieusement, personne, absolument personne, ne se préoccupe de ce qui se passe au Yémen. Cherchez l'erreur.

La liste, on s'en doute, est très longue.

Mais je leur dis aussi, quitte à me répéter, que très peu d'entre eux se firent entendre lors de l'affaire Hannibal Khaddafi où notre pays a subi les foudres de l'Europe pendant des semaines.

Dites, Mesdames et Messieurs, que tout cela est fait selon la loi du plus fort, je l'accepte très volontiers. Mais ne présentez jamais cela comme la défense de la démocratie et de la liberté. Ceux qui vous dirigent n'en sont pas dignes.

En effet, ceux qui ont fait ça...

TorturesIrak_Chien.jpg

TorturesIrak_Couloir.jpg

TorturesIrak_KluKluxKlan.jpg

TorturesIrak_pyramide.jpg

TorturesIrak_Pyramide2.jpg

n'ont pas le moindre droit de prononcer même les mots démocratie et liberté. Surtout pas pour justifier leurs abominations.

Je dis enfin que la démocratie irakienne a coûté un million de victimes, jusqu'à 4 millions de réfugiés et...encore aujourd'hui, entre 200 et 300 morts par mois.

Lorsque cela arrivera en Syrie, les défenseurs de la pensée unique diront : oui, mais Bachar n'est plus là.

Félicitations

 

 

 

 

USA, France et al Qaida : nouvelle alliance

Pour libérer et démocratiser la Libye, la France a :

1. Mis la main sur 35% du pétrole libyen et, avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et les autres,

2. Se sont alliés avec...Al Qaida

Les faits en bref :

Le chef des forces rebelles ayant "libéré" Tripoli se nomme Abdul Hakim Belhadj, il est le frère du numéro deux d'AlQaida, Abu Yahya le Libyen.

Le voici, ce chef terroriste salafiste, devenu l'ami des forces libératrices :

Abdul Hakim Belhadj.jpg

Le document provient d'Al Jazeera, propriété de l'Emir du Qatar, bras médiatique dans la région des interventions étrangères, révoltes spontanées, etc.

Quant au document télévisé, Al Jazerra "exclusive" aussi, le voici :

http://www.youtube.com/watch?v=XEnEQZPV3J0

Le "journaliste" présente, déjà, le Monsieur en ces termes : voici le "Cheikh" Abdul Hakim Belhadj. Je vous invite à regarder attentivement les personnes qui l'entourent.

Voici une autre vidéo montrant ce même personnage lors de sa première conférence. Le sous-titre est : Ouverture de Tripoli (terme utilisé lors des invasions des premiers musulmans) par Abdul Hakim Belhadj, commandant militaire et l'Emir de l'organisation jihadiste islamiste (Jama'a Islamia).

http://www.youtube.com/watch?v=PfvUke-FCWA&feature=re...

Pour rappel, encore une fois car cela est extrêmement important, il y a de cela à peine un an, ce sont ces mêmes pays, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Espagne, etc. qui nous ont traité de tous les noms, exerçant des pressions énormes et s'indignant de l'attitude de la Suisse vis-à-vis du clan Khaddafi (dans l'affaire Hannibal).


Je ne divague pas, car la logique est strictement la même :

1. Les mêmes qui nous mettent sur la liste noire des paradis fiscaux alors que le plus grand paradis fiscal au monde n'est autre que...Londres.

2. Les mêmes qui nous reprochent nos pratiques financières alors que nous avons les lois et les contrôles les plus strictes du monde (LBA)

3. Les mêmes, Sarko et Voert (à l'époque) qui veulent nous "punir" alors que ce même Voert venait à Genève chercher des sous pour son patron. Le plus drôle dans l'affaire est que ce pauvre Voert fut brisé à cause de l'affaire Betancourt et voilà que nous apprenons que son patron, Sarko le libérateur, touchait des enveloppes de cette même dame.

De la vraie pourriture qui veut installer la démocratie et la liberté dans le monde. Que Dieu me pardonne, cela me donne la nausée.

 

 

11:28 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : etats-unis, france, qaida, qaeda, libye, révolution, démocratie, liberté

01/09/2011

Démocratie, Chère démocratie

On apprend aujourd'hui, coup sur coup, Libération et 2ème page de la Tribune de Genève, que :

1. La France a "mis la main" sur 35% du pétrole lybien (c'est du jamais vu jusqu'à présent). Sans doute que les libérateurs regrettent les pertes des marchés irakiens dont ils étaient exclus lors de la "libération" de ce pays.

2. Ques d'autres témoins se font entendre, parlant d'exactions infligées par les manifestants, selon certains encore pacifiques, en Syrie

M. Juppé déclare ne pas être au courant, on a déjà vu plus idiot, mais qu'il n'est pas choqué "de l'apprendre". Il est normal que les libérateurs recueillent les fruits de leur peine. Il convient tout de même de rappeler que le document date du...17 avril, déjà.

Au temps de la colonisation, on occupait "ouvertement" un pays dont on s'accaparait les richesses. Aujourd'hui, on le fait à distance, mais tout aussi ouvertement, avec, cette fois, la couverture d'une légalité suprême : les Nations Unies.

Pour ce qui est de la Syrie, on revient au Conseil de Sécurité, après avoir été aux Droits de l'Homme. C'est la stratégie adoptée par les USA et leurs laquais. Des allers retours entre les deux instances jusqu'à épuiser les dernières résistances. Décidément, la défaite n'est pas acceptable. Il faut une victoire coûte que coûte.

Oh...le plus beau, vous l'apprendrez demain, savez-vous qui est l'allié des forces de l'Otan en Libye ? Celui qui, à la tête des forces "rebelles" est entré à Tripoli ? Le chef d'alQaida lui-même en Libye : Abdul Hakim Belhadj, frère du numéro deux d'Al Qaida : Abu Yahya le Libyen.

Les détails dans l'épisode de demain. Ce même épisode signera, comme promis, la fin du feuillton "VANNAY" dont nous n'avons toujours pas reçu les preuves de sa visite "clandestine" à Hama.

D'ici là, essayons de ne pas nous faire "berner" tout le temps.

15:55 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : démocratie, france, libye, pétrole, syrie, média, médias, khaddafi, khadafi, révilte